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Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France

Les bonnes raisons de voter NON en Grèce

Publié le 30 Juin 2015

Les bonnes raisons de voter NON en Grèce

L'image est saisissante, 10 ans après les mêmes qui voulaient nous imposer le TCE se mobilisent contre le NON des Grecs. Les mêmes arguments, la même soumission aux marchés financiers, les mêmes mensonges...

L'attitude du FMI, de la BCE et de l'Eurogroupe est suicidaire obligeant même un DSK, ex président du FMI, à pointer les aberrations du chantage opéré contre la Grèce.

En vérité ce qui se joue dimanche en Grèce dépasse les frontières de ce pays. Ce qui se joue, et qui est insupportable aux tenants du système c'est la possibilité pour un peuple d'exprimer un autre choix que celui que nous impose la finance.

Dimanche si le NON l'emporte cela constituera une victoire pour tous les peuples en Europe.

Aussi d'ici dimanche mettons tout en œuvre pour faire entendre notre solidarité au peuple Grec.

Ci-dessous quelques éléments pour décrypter les arguments avancés par les tenants du oui. (Source Attac France)

La gabegie grecque ?

Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7 % de l’emploi total en 2001, et 8 % en 2011, contre 11 % en Allemagne et 23 % en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42 % du PIB contre 45 % (Allemagne) et 52 % (France). Comme en France, ce ne sont pas les dépenses publiques mais les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette.

(Source : Contre les bobards médiatiques Attac France )

Un puits sans fond ?

De 2010 à 2013 la Grèce a reçu 207 Milliards d’euros en prêts des États européens et des institutions européennes assortis de plans de réformes. Il s’agirait « d’aides à la Grèce ». 77 % de ces prêts ont servi à recapitaliser les banques privées grecques (58 Mds €) ou ont été versés directement aux créanciers de l’État grec (101 Mds €), pour l’essentiel des banques européennes et américaines. Pour 5 euros empruntés, 1 seul est allé dans les caisses de l’État grec !

(Source : Contre les bobards médiatiques Attac France )

L'austérité ça paie?

En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007. L’investissement a chuté de 67 %. Quel bon boulot ! Le taux de chômage est de 26 % alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46 % des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43 %. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7 % cette année-là.

(Source : Contre les bobards médiatiques Attac France )

Des Prix « Nobel » d'économie soutiennent le « NON »:

Joseph Stiglitz écrit : «Soyons clairs : la Grèce n'a profité de presque aucune des sommes qui lui ont été prêtées. Elles ont servi à rembourser les créanciers du secteur privé – dont les banques allemandes et françaises. La Grèce a obtenu guère mieux que des miettes, mais a payé un énorme prix pour préserver les systèmes bancaires de ces pays. Le Fonds monétaire international et les autres créanciers "officiels" n'ont pas besoin de l'argent qui est demandé. Dans un schéma de commerce classique, l'argent qu'ils récupèrent serait probablement prêté à nouveau à la Grèce.»

«Ce que l'on voit aujourd'hui, 16 ans après que l'eurozone a institutionnalisé les relations entre ses membres, est l'antithèse de la démocratie : de nombreux leaders européens veulent voir la fin du gouvernement de gauche menée par Aléxis Tsípras». En conclusion, Stiglitz soutient le «non» au référendum de dimanche – seule possibilité selon lui pour que la Grèce puisse prendre son destin en mains.

Paul Krugman explique sur son blog pourquoi il voterait non au plan d'aide des créanciers, s'il était grec.

« Je voterais non, pour deux raisons. D'abord, [...] la Troïka est en train d'exiger que le régime politique des cinq dernières années soit poursuivi indéfiniment. Quel espoir y a-t-il là-dedans? [...] Ensuite, les implications politiques d'un vote positif seraient profondément inquiétantes », écrit Paul Krugman lundi sur son blog.

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