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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Quelle gauche, quel processus pour 2017?

Publié le 11 Février 2016 par injey06

Quelle gauche, quel processus pour 2017?

En regardant, mercredi sur TF1, Jean Luc Mélenchon faire son annonce pour 2017, le premier sentiment que cela m’inspire c’est une profonde exaspération.

Le scénario est déjà compliqué, mais plus que jamais le commun doit prévaloir.

Depuis plus de 20 ans, nous subissons les mêmes politiques qui produisent les mêmes effets : toujours plus de cadeaux aux plus riches, toujours plus de chômage et de précarité pour la majorité d'entre nous, toujours moins de pouvoir d'achat, toujours moins de protection sociale et de services publics....

Tout cela est voulu et soutenu par un MEDEF qui en veut toujours plus.

La droite, et depuis 2012 Hollande, Valls et la direction le PS, ont appliqué ces politiques avec zèle, anticipant les exigences du MEDEF.

Maintenant, avec l’affaire de la déchéance de la nationalité et de la constitutionnalisation de l’état d’urgence, ce gouvernement court après les thématiques les plus réactionnaires de notre pays, rompant avec l’esprit de la République.

Sommes-nous condamnés au pire ?

Sommes-nous condamnés à devoir nous soumettre aux exigences des actionnaires?

Sommes-nous condamnés à la guerre des égos et à l’émiettement de celles et ceux qui partagent au moins la volonté de transformation sociale ?

Sommes-nous condamnés à rester les simples spectateurs d’une pièce qui va décider, ni plus ni moins, de notre avenir et de celui de nos enfants ?

Sommes-nous condamnés à subir le scénario du pire en 2017 ?

Je ne le pense pas.

Nous sommes sans doute une majorité à gauche à avoir soif de vivre, soif de justice sociale, de progrès, de liberté, d'égalité et de fraternité.

Une majorité à ne pas vouloir subir la séquence 2016-2017.

Au-delà des motivations, parfois différentes, de ceux qui les portent, la multiplication des appels pour des primaires traduit une aspiration à pouvoir décider.

Mais décider de quoi au juste ?

Décider de désigner un seul candidat de gauche pour 2017, quand bien même celui-ci pourrait porter la continuation des politiques désastreuses depuis 2012 ? Très peu pour moi.

Désigner un/une candidat-e qui porte une alternative de gauche aux politiques que nous subissons et qui redonne une espérance ? Je préfère et pour 2017 c’est la seule chose qui puisse déjouer le scénario à 3.

Et dans ce cas, sur quelle base, sur quelle plateforme, quelles engagements ? Cela doit-il être le fruit d’une élaboration et d’une validation collective, ou devons-nous nous rallier à un programme déjà « ficelé ».

Les questions sont nombreuses dans les têtes, alors que nous assistons à des manœuvres politiciennes dans tous les sens.

Celles d’une gauche du PS qui essaye de contraindre Hollande à une primaire pour s’en débarrasser, celles d’une partie de la direction du PS qui tente de reprendre la main, celles d’un Valls qui calcule sur l’échec de Hollande pour se projeter sur le coup d’après en 2022... La liste est longue.

Une chose est certaine cependant, ce qui se joue en 2017, c’est le risque de la disparition, dans ce pays, des courants politiques qui portent la transformation sociale. C’est le risque de voir disparaitre, pour de longues décennies, une espérance sociale qui rime avec progrès et solidarité.

Dans cette situation la précipitation n’est pas la meilleure chose à faire.

Prenons le temps de réfléchir ensemble

Ne vaut-il pas mieux s’arrêter, un instant, pour réfléchir.

Réfléchir collectivement sur un processus subversif pour renverser la logique mortifère de la présidentialisation.

Processus subversif par exemple, en inversant la logique « Proclamation du candidat puis présentation du programme ». Faisons précéder « la primaire » pour le choix d’un candidat par une élaboration et une validation collective (pourquoi pas au travers d’une votation) d’une plateforme portant l’ambition collective d’une alternative de gauche aux politiques libérales.

Après cette première phase du processus, une seconde pourrait avoir lieu pour désigner celui ou celle mieux à même de porter cette plateforme lors de l’échéance présidentielle.

Un tel processus, ou quelque chose de cet ordre liant élaboration et désignation est-il, souhaitable, concevable et possible?

Peut-être avant d’aller plus en avant dans le débat des primaires, ou bien d’apporter son soutien à tel ou tel candidat autoproclamé, faut-il pousser ce débat.

Ce temps de la réflexion et de la construction collective est indispensable, car sinon nous n’auront devant nous que des choix par défaut et une indifférence populaire.

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Stef 13/02/2016 19:49

La logique des primaires nous vient des USA, donc sauf à vouloir copier un système qui ne laisse pas la place à un 3 ou 4 eme.....
Cela laisse croire que les électeurs décident de leurs sort alors qu'il n en est rien.
Nous avons la possibilité de présenter un candidat PCF ou fg et on va aller demander la permission aux barons socialistes?
La primaire en France s'appelle l'élection du premier tour.....
Jusqu'à preuve du contraire......

grevinn 12/02/2016 17:56

arrêtons de réfléchir et AGISSONS !!!!

Torri Jean Pierre 12/02/2016 15:59

Salut Bob voila ma contribution a ton excellent Texte .

Sommes nous condamner au pires ?
Comme toi je ne le pense pas non plus, le formidable élan mondial lors des attentats et les innombrables scènes de soutien au symboles de nôtre pays m’on convaincu n’on pas quel s’adresser a notre drapeau ou Marianne ou au mot France mais bien a des valeurs bien plus profonde que sont la liberté , la fraternité , égalité et la solidarité et le fais que le bout de territoire appeler France en porte il est vrai l’étendard.
Et bien sur tu as raison nous sommes une grande majorité a vouloir être heureux sent marcher ou écraser r la tête de nôtre voisin mais nous sommes trop disperser pour l’instant et nos outils sont très tres mal utiliser .

Mais décider de quoi au juste ?
Je ne suis pas pour des primaires a gauche ( déjà je ne sais pas comment on fait pour associer le mot gauche au parti socialiste c’est sur sont a la gauche des républicains vais pas faire de l’anti socialisme primaire mais quand même il est clair maintenant qui sont avant tous dévouer a l’argent et au pouvoir plus qu’aux peuple . Avec les primaires nous nous diviserons nous et laisseront beaucoup d’énergie pour pas grands chose au mieux du mieux assouplir pour le peuple’un peu de souffrance étant évident que le rouleau compresseur d’un Hollande n’est as celui d’un Sarkosi mais sa ne fais que ralentir et sa éradiqueras jamais la misère pour le peuple et croire a autre chose et tous simplement vouloir volontairement porter des œillères …
Je suis a l’inverse pour une candidature unique après un travail approfondi pour du long terme présidentiel, législative etc. ect avec les vert de gauche et qu’au final le candidat sois issue de nos rang ou du leur m’importe peu ( a titre personnel) j’ai confiance .
Nous devons absolument travailler le contenus avant en ayant comme préalable que nous n’abordons pas la question du nucléaire de la même manière et que sur ce sujet ben nous serons obliger de faire des concessions les un et les autres , une fois cette question tranchie sur tous le reste nous ne pouvons que nous enrichir mutuellement , nous somme pour ma pars trop productionniste et franchoulliard et ils ont pour moi le default de trop de radicalité et un manque d’organisation militante.
Mais c’est pour moi le seul chemin qui permettras un d’arrêter l’hémorragie de trop de citoyens qui veulent une vrai gauche et ne la trouvant pas se refugie dans le pire …
Ce chemin seras difficile mais il est pour moi le seul qui puisse permettre de construire l’espoir dans l’avenir.

Amitié