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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Quartier du Ray: Et c'est encore... Vinci!

Publié le 31 Mai 2016

Quartier du Ray: Et c'est encore... Vinci!

Après avoir obtenu le marché pour la construction et l'exploitation du nouveau stade, c'est encore Vinci - via l'une de ses filiales et dans le cadre d'un groupement avec Adim et Logirem - qui remporte le projet de réaménagement du quartier du Ray portant sur 6 hectares.

Cette décision votée par le conseil municipal du 30 mai, clôt ainsi une première phase sur le devenir de ce quartier. Un dossier ouvert avec le départ, en 2013, de l'O.G.C. Nice du Ray pour rejoindre la plaine du Var, avec un risque important : celui de voir se apparaître une vaste opération immobilière sur la dernière surface d'importance significative en ville. Un risque d'autant plus important que dans le PLU (Plan local de l'urbanisme) adopté en 2010, le secteur du stade est classé en «Zone urbaine dense», ce qui permet des constructions de 21 mètres. Face à cette menace les élu-e-s et les militants communistes lançaient, en octobre 2013, une consultation auprès de la population sur les attentes concernant le devenir du quartier. Initiative qui, à quelques mois des Municipales, devait contraindre Christian Estrosi à s'engager dans un processus de concertation plus large que la pratique habituelle. A l'arrivée 1042 personnes avaient participé à la consultation à l'initiative des militants communistes, 1911 à l’initiative de celle de la mairie. Une mobilisation assez exceptionnelle pour un enjeu d'aménagement qui l'est tout autant. Assez logiquement, les deux consultations traduisaient les mêmes attentes en terme d'équipements sportifs, de parkings, de crèches et d'espaces verts et dans une moindre mesure de logements. A l'arrivée le projet porté en 2016 par C. Estrosi marque une différence avec les promesses du candidat Estrosi en 2014 avec, par exemple, une part plus importante pour les surfaces commerciales et le logement. En mai, lors de la présentation du projet, dans un rare moment de vérité, Christian Estrosi en donne la raison : « L'argent public n'est pas en mesure de financer un dojo, l'argent public n'est pas en mesure de financer une salle d'escrime, l'argent public n'est pas en mesure de financer des espaces verts... ». Une déclaration qui en dit long sur la réalité des finances de la 5ème ville de France, qui n'est donc plus en état de financer ses projets et doit en passer par les promoteurs privés, avec comme contrepartie un « droit à bâtir » en conséquence. Les promoteurs récupérant le coût de la réalisation des équipements publics dans le prix de vente des logements, il n'est pas bien sûr que ce projet immobilier, conséquent, participe à résoudre la dramatique crise du logement qui touche notre ville et notre département….

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