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Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France

De l'utilité des 19 avril, 1er et 5 mai...

Publié le 9 Avril 2018 par injey06 in 5mai, PCF, Ruffin, Mouvementsocial, manifestation, macron

Ruffin a lancé l'idée d'une marche nationale le samedi 5 mai.

Peut m'importe qui lance l'idée, celle-ci me paraît utile pour plusieurs raisons.

Pour l'instant la mobilisation des salarié.e.s est importante dans certains secteurs et d’autres continuent à s’organiser pour mieux se défendre.

Les questions soulevées par les mobilisations du monde du travail sont nombreuses mais se rejoignent autour d’un axe évident : travailler pour qui, pourquoi et comment. La question du bon fonctionnement de la société est posée : services publics, protection sociale, cotisations sociales…le chantier à ouvrir est vaste pour répondre à ces revendications. Ce sont des luttes d’intérêt général que les salarié.e.s développent. Le besoin de convergences interprofessionnelles est posé et se construit.

Les luttes à l'université posent une nouvelle fois avec force  l'enjeu que représente le droit aux études pour toutes et tous. Aujourd’hui au nom d'une plus grande adaptabilité aux exigences capitalistes,  le gouvernement fait une nouvelle tentative pour casser notre système de formation et  instaurer une véritable sélection pour l'accès aux études.

Les luttes des retraités, celle dans les EHPAD posent elles aussi une question de société, celle de la place de nos ainé.e.s dans notre société et des moyens que celle-ci y consacre. 

Que nous soyons retraité.e.s, étudiant.e.s, salarié.e.s ou privé.e.s d'emploi, dans toute  la société une  aspiration de transformation sociale s'exprime. Pour l'instant cette aspiration  ne converge pas, elle est très sectorisée. 

Nous ne gagnerons pas face à  Macron et ses contre-réformes chacun dans notre coin. D'un point de vue tactique il faut toujours se souvenir du combat des Horaces et du Curiaces. Il y a besoin de moments très forts de la mobilisation, qui fassent évènement par le nombre et donne à voir d'un rapport de force. C’est en ce sens que la question d’une manifestation nationale mérite d’être posée

Il y a  une responsabilité collective pour  parvenir à des convergences: des forces syndicales mais aussi  des forces politiques de Gauche et d'une partie du mouvement associatif.  

Dans le mouvement syndical, comme politique et associatif des divergences existent sur les réponses à apporter. II est tout à fait illusoire de croire que nous parviendrons dans les semaines à venir à porter ensemble  un projet commun . Néanmoins dans l'immédiat, mettre en échec le projet de régression sociale de Macron et de son gouvernement est une priorité qui peut nous permettre de rassembler largement. Une priorité pour éviter qu'ils démantèlent totalement les avancées sociales de notre pays ou bien encore qu'ils transforment totalement notre démocratie en une monarchie présidentielle avec des baronnies métropolitaines. 

14 avril, 19 avril, 1er mai, 5 mai... toutes les dates doivent constituer autant d'occasions d’élargir le mouvement et de construire un rapport de force. Les mobilisations ne s'opposent pas, mais elles peuvent s’additionner en élargissant le nombre de femmes et d'hommes qui jugent que cela peut-être utile d'agir pour mettre en échec Macron.

Robert Injey

 

De l'utilité des 19 avril, 1er et 5 mai...
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jean chambon 09/04/2018 08:44

Pas d'accord avec ce point de vue.
Le succès du 19 avril et du 1er mai doit être la seule priorité des communistes
Des camarades m'interrogent sur ce que je pense de la proposition de Mélenchon d’une manifestation nationale à Paris le 5 mai ayant pour thème « Faire la fête à Macron » ? Voilà ce que je pense en toute franchise.
Je ne crois pas que le mouvement social actuel porte une telle exigence politique, que l’état d’esprit de ceux qui se mobilisent et de l’opinion publique en soit là et qu’il soit juste et pertinent de la part d’un parti politique de définir à la place des premiers intéressés les contenus, objectifs et formes des luttes. Et ce d’autant que les syndicats n’ont pas été, ni consultés ni réunis pour échanger sur la question d’une manifestation le 5 mai pour un objectif très politique.
En cette période, c’est à dire au tout début d’un mouvement social dont les enjeux sont énormes pour le service public ferroviaire et l’ensemble des services publics et donc pour le devenir du pays, l’objectif des politiques doit être en toute priorité de ne pas chercher à se substituer aux syndicats mais d’agir complémentairement et solidairement avec eux.
Leur rôle je pense, est de s’engager pour la réussite des mobilisations fixées, d’aider à la solidarité usagers/salariés, de contribuer par leurs explications à ce que la vérité émerge et fasse basculer l’opinion publique de façon positive et permette le renforcement de l’unité d’action syndicale qui isolera Macron et son gouvernement. De ce point de vue, il y a un énorme travail à réaliser car rien n’est acquis d’avance, rien n’est joué, et nous voulons que le mouvement social actuel gagne !
Pour que ce mouvement gagne, le rôle du politique, selon moi, est donc de contribuer à ce que les enjeux de la lutte soient connus et partagés par les salariés, les usagers et les citoyens et que des alternatives radicales claires émergent et deviennent le ciment du rassemblement du plus grand nombre. C’est ainsi que les luttes seront encore plus puissantes, convergeront et que le rapport des forces basculera et permettra aux cheminots de l’emporter ouvrant des portes aux autres services publics eux aussi gravement mis en cause.
Il découle de ces données, pour les communistes, d’une part d’assurer leur présence physique auprès des cheminots aux entrées et sorties du travail, dans les manifestations et Assemblées Générales, d’autre part de pousser le débat public sur les alternatives à la casse du service ferroviaire organisée par ce gouvernement de droite.
Ce qui progresse très vite dans les têtes, c’est que les enjeux de services publics exigent de poser politiquement les questions de l’utilisation de l’argent, et que ces enjeux sont communs à toute l’Europe. Le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé de créer 2 500 milliards d’euros pour les injecter sur les marchés financiers, et de réduire à moins de 0 % le taux des 700 milliards prêtés aux banques pour financer les entreprises. Comment utilise t-on cet argent ? Pour la spéculation financière ou pour le progrès social, l’emploi et les Services Publics ? Tel est l’enjeu de fond.
Dans le cas de la SNCF, on ne peut simplement demander que la dette de la SNCF soit prise en charge par l’État, c’est-à-dire par l’ensemble des Français qui paie l’impôt. Il faut libérer le service public ferroviaire du coût du capital. Cela veut dire que la BCE doit acquérir une partie de la dette de la SNCF pour la transformer en une dette à très long terme et à 0 %, après le transfert de cette dette à une caisse de « defeasance », comme le propose la Fédération CGT Cheminots.
On doit aller plus loin et proposer que l’argent créé par l’Eurosystème serve à financer un fonds de développement du service public des transports ferroviaires dans toute l’Europe. Cela intègre l’accès de tous les salariés des transports ferroviaires à un statut équivalent à celui des cheminots.
Telles sont les propositions du PCF, elles doivent être débattues, portées, popularisées afin que chacun se les approprie. Le mouvement social en a besoin pour s’élargir, se consolider et percuter les partis politiques sur le fond. Nous le constatons, cela va demander encore beaucoup d’efforts au plan idéologique pour convaincre, entraîner et rassembler sur ces questions qui sont au cœur de la bataille.
Alors que les communistes font des efforts importants pour faire connaître leurs propositions, je suis sidéré que Mélenchon n’ait rien à dire au mouvement social. Je pense que devant ce vide, il cherche à faire diversion en focalisant les militants sur autre chose que les enjeux et contenus de la lutte.
Se faisant, il fait courir le risque de la confusion, de la division et de l’échec du mouvement social naissant. Avec son slogan « Faire la fête à Macron » il mêle sa voix à celle de la meute qui interprétre de façon malhonnête le mouvement en cours en un duel Macron – Martinez alors que les enjeux sont tout autres.
C’est encore une fois une instrumentalisation du mouvement social. C’est à mon avis, une grave faute politique qui peut être lourde de conséquences pour les cheminots comme pour les politiques qui ne sortiront pas indemnes de telles manœuvres.
Cette proposition inopportune et au contenu politicien peut entraîner l’échec du mouvement. Sacré responsabilité, qui me conduit à dire à Mélenchon et à tous ses aficionados : mêlez-vous de vos affaires et laissez les syndicats faire leur boulot sereinement. Ils sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire, à décider et à construire. Leur tâche est rude, compliquée pour ne pas leur rajouter des peaux de bananes, provenant en plus de leur propre camp. Je l’espère.
Bien évidemment, il faut se positionner pour être cohérent avec nos propres engagements et agir en visant l'efficacité des initiatives. Pour ma part, je suis mobilisé pour que les cheminots et les services publics gagnent. Je suis mobilisé pour que la grève des cheminots soient largement suivie, comprise des citoyens et pour que le 19 avril soit énorme et permette un 1er mai unitaire, puissant, rassembleur et aux objectifs clairs.
Face à la déferlante archaïque néolibérale, aucune organisation, syndicale, politique ou associative peut affirmer qu'il parviendra seul à faire retirer les projets réactionnaires de Macron ou à gagner qu'une majorité de députés refuse de les ratifier au parlement.
Ce sont de vastes fronts de luttes, unitaires, avec la participation du maximum d'organisations (syndicales, politiques, mouvements et associations) rassemblés sur un objectif clair, qu'il faut s'attacher à construire avec en ligne de fond, ancrer ce mouvement unitaire dans les entreprises et les villes afin que les initiatives quotidiennes prises soient réussies, et organiser l'expression publique de cet enracinement avec de grandes manifestations, elles aussi unitaires, locales, départementales, régionales ou nationales.
Personnes n'attend personne pour faire, et personne ne peut chercher à récupérer le mouvement car cela est contre-productif et rejeté. Il faut donc proposer, débattre, peser ensemble le plus efficace et décider ensemble. Personne ne détient seul ni la force ni la vérité de ce qu'il faut faire. Cela est dynamique car l'on sait où l'on va après les 7 et 8 avril, il y a le 19 avril et le 1er mai.
La CGT en prenant l'initiative du 19 avril a permis au mouvement syndical de garder la main sur la prérogative syndicale d'organiser l'action. Que Mélenchon ait besoin de mobiliser les médias sur ses lunes est une chose et que la France ait besoin que les cheminots gagnent en ait une autre.
Entre les médias et la réalité, il y a un océan! Est-ce pour cela que les insoumis tentent d'utiliser le mouvement syndical qui fidèle à ses principes n'entend pas lâcher d’un pouce son indépendance et ses prérogatives et encore moins se mettre à la remorque d’un leader qui renie les syndicats alors qu’ils sont sur la brèche depuis plusieurs semaines.
Ma critique est sévère, mais ça n’est pas la première fois que Mélenchon organise ces manœuvres politiciennes. Et comme la première fois, lors de lutte contre les ordonnances, c’est au moment où la mobilisation grandit et s’enracine, qu’elles ont lieu. Une fois ça va, deux fois c’est trop !
Comme le précise Igor Zamichiei dans sa contribution hier « Voilà un exemple du populisme de gauche » en acte. Voilà ce dont cette marche est le nom. Le peuple est réduit à un rôle d'acclamation des échéances d'un leader. » Très peu pour moi !
Au final, chaque citoyen fera ce que bon lui semble, bien évidemment sans engager son organisation. Du moins, le PCF qui n’a pas encore ni débattu ni pris de décision. C’est pourquoi, je ne partage pas l’appel émis publiquement par certains de nos députés alors que les communistes n’ont pas encore débattu et le CN n’a pas pris de décision. Il y a, il me semble, un écart d’appréciation entre certains de nos élus et les adhérents et la direction nationale. Cela devrait être pointé lors du débat préparation au congrès des communistes.
Le mécontentement voire la colère est grand, partagé assez largement dans toutes les catégories socioprofessionnelles mais affirmer vouloir faire « La Fête à Macron », n'est-ce pas beaucoup trop globalisant au regard de l'objectif immédiat qui est le retrait de la réforme ferroviaire qui conditionne la mobilisation des esprits, l'évolution des jugements, la mise en mouvement consciente du plus grand nombre.
L'alternative à la réforme Macron doit aller beaucoup plus loin, la CGT porte des propositions très pertinentes et les communistes également avec la sécurité d'emploi et de formation et l'utilisation de l'argent avec un autre crédit et un autre rôle des banques et de la BCE.
Que chacun nourrisse le mouvement de ses propositions est une chose légitime et que chacun prenne ses initiatives pour les populariser va de soi, mais appeler à se rallier à un mouvement politique, à côté du mouvement général unitaire, et pour un contenu non partagé par beaucoup est autre chose, qui m'interroge fortement surtout quand la date décidée à quelques-uns, va percuter les mobilisation du 1er mai.
En l'état, cela m'apparaît plus comme un élément de confusion et de division qui embarrasse tout le monde et fait le jeu de Macron, du gouvernement par les divisions que cela entraîne.
Le 5 mai sera donc pour moi, s’il est confirmé, la manifestation des Insoumis. On pourra toujours affirmé que cela est complémentaire, histoire de ne fâcher personne ! Certes elle peut s'inscrire dans une dynamique bien que je trouve dommage que l'on grille des cartouches dès le départ alors que la lutte sera longue, mobilisera les énergies et des moyens qui seront utiles pour tenir et qu'il ne faut surtout pas gâcher !
Jean Chambon
Membre du Conseil Départemental de la Fédération du Rhône du PCF
Ancien dirigeant national de la Fédération de la métallurgie CGT

philippe dumont 29/04/2018 17:00

Renseignez-vous sur le Conseil national de transition qui fait une manifestation à 11h place de la Concorde le 5 mai pour destituer Macron