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Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France

L’enjeu : mettre en échec la casse de notre société

Publié le 9 Janvier 2020 par injey06 in Macron, 9janvier, PCF

L’enjeu : mettre en échec la casse de notre société

La prestation d’Emmanuel Macron le 31 décembre lors de la présentation de ses voeux a choqué et conforté la colère. 

L’arrogance et le mépris du personnage n’étonnent plus personne. Il ne doute de rien et ne recule devant rien, osant même faire référence au Conseil National de la Résistance. Il ose tout, à l’image de la fin de son propos lors de ses voeux où il reprend l’expression « La France en Commun », qui est le titre du programme du… PCF ! 

Au fil des événements et des mobilisations contre la casse des retraites, le grand public a pu découvrir l’ampleur des liens qui existent entre ce pouvoir et le monde des affaires. Sans être exhaustif, il y a l’affaire Jean- Paul Delevoye oubliant de déclarer qu’il officiait dans le monde des assurances. Il y a les liens Macron avec le fonds de pension BlackRock qui s’est illustré de manière totalement cynique avec l’attribution, sur le contingent du 1er ministère, du grade d’Officier de la Légion d’Honneur de Jean-François Cirelli, le patron de BlackRock France. Et cela en plein mouvement sur les retraites. 

Il y a toute une série de mesures prises souvent dans la plus grande discrétion mais qui participent à un véritable démantèlement du service public et visent à favoriser la mainmise du privé sur les destinées du pays. 

Dernier exemple en date, la confirmation par le Conseil Constitutionnel le 20 décembre sur le fait que le gouvernement peut faire appel au privé pour écrire une loi ! Revenons en arrière: le gouvernement a lancé le 12 janvier 2018 un appel d’offres pour sous-traiter à une entreprise privée la rédaction de l’exposé des motifs de la loi, qui n’était pas encore présentée en Conseil des ministres. Ce texte accompagne toute loi pour expliquer ses objectifs, en détaillant chaque article et en précisant comment elle modifie le droit. En clair il présente la philosophie de la loi et donc son orientation politique. Une fonction normalement dévolue au gouvernement, ou au ministre, dont c’est la fonction de justifier les lois qu’il présente. C’est la loi dite « mobilités » promulguée le 24 décembre, qui a déjà fait l’objet de « ce traitement », suscitant les inquiétudes de certains parlementaires. Cet appel à la sous-traitance de manière officielle est une première. Jusqu’à présent cela pouvait se faire de manière informelle ; aujourd’hui, profitant d’un vide juridique, le gouvernement l’institutionnalise, ouvrant la porte, de fait, à la mainmise de grands groupes privés sur la rédaction des lois. On passe là à une étape supérieure de l’influence des lobbies sur les parlementaires et le gouvernement. 

Dans ce cadre là, le parlement et les corps intermédiaires sont réduits à peau de chagrin. C’est bien l’ambition d’un Macron qui cherche par tous les moyens à réduire les pouvoirs du parlement et n’a que faire de l’avis des organisations syndicales à l’image de l’hypocrisie des pseudos négociations dans le cadre de la réforme des retraites. Et chacun aujourd’hui comprend bien que les dirigeants de BlackRock ont joué un rôle de premier plan dans l’élaboration du projet de loi sur les retraites porté par le gouvernement. 

Mettre en échec ce projet, en obtenir le retrait et repartir sur une véritable négociation avec l’ensemble des partenaires sociaux pour construire un projet de loi qui pérennise notre système de retraites et réponde à l’attente de notre peuple c’est une urgence. 

Une urgence qui tourne le dos à la volonté du gouvernement de soumettre notre pays aux exigences des Fonds de pension. Une urgence pour éviter d’enclencher une étape supplémentaire contre les conquis de la société française. C’est pour ces raisons, entre autres, que le mouvement en cours et que son issue sont déterminants pour l’avenir de notre peuple. 

Robert Injey

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