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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

C. Estrosi bat en retraite face aux nostalgiques de l'OAS!

Publié le 24 Avril 2011 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

En moins de 48 heures Christian Estrosi,  qui ne cesse proclamer sa fibre de gaulliste social, vient de battre en retraite à deux reprises face aux nostalgiques de l’Algérie française et de l’OAS.


Premier repli, annoncé dans Nice Matin le vendredi 22 avril c’est,  sous la pression de quelques  associations de rapatriés, le report aux calendes grecques, voir même l’abandon,  du projet d’implantation de la statue du Général de Gaulle sur la place du même nom. Cette statue, identique à celle placée au rond point des Champs Elysées à Pari,  représente le Général  en en 44. D’un coût de 400 000 euros, elle  devait ouvrir la perspective qui du haut de l’avenue Malausséna va jusqu’au quai des Etats Unis et la mer.

 

Second repli c’est samedi 23 avril,  l’autorisation en dernière minute de permettre aux nostalgiques de l’OAS de déposé une gerbe au pied du mémorial  de l’Algérie française, à la mémoire des généraux putschistes.

Pour être complet ce monument comporte une inscription à la mémoire de Roger Degueldre, responsable des commandos Delta de l’OAS qui le 15 mars 1962 assassinèrent 6 dirigeants des centres sociaux à El Biar. Degueldre fut condamné à mort et fusillé la même année.

En cédant ainsi très facilement à tous ces nostalgiques de l’OAS et de l’Algérie française Christian Estrosi  espère-t-il récupérer les électeurs du FN ???

 

Face à l’immonde, au racisme et à la xénophobie il ne faut rien lâcher.

Face à la tentation de réécriture de l’histoire, à tous les révisionnismes et tous les mensonges, il ne faut pas faiblir.

Dernier exemple en date, la thèse de l’invasion de la France et de son islamisation. Un nouveau sondage Ifop dans le JDD du 24 avril 2011) donne les indications suivantes  à la question « Personnellement êtes vous » :

Catholique : 61%

Protestant :4%

Mulsuman :7%

Juif : 1%

Autre religion : 2%

Sans religion : 25%

 

Des chiffres assez stables depuis un grand nombre d’années qui illustrent à eux seuls l’ampleur des mensonges du FN…..  Un FN dont « l’utilité » pour  les tenants du système est véritablement de détourner la colère sociale en la transformant en haine contre « l’autre ».   

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L'hypocrisie sans bornes des Etats européeens

Publié le 19 Avril 2011 par

 

 

La blocage de la frontière à Vintimille illustre une nouvelle fois le jeu malsain que se livrent les pays européens sur le dos des migrants. Dans la déclaration suivante, Marie Christine Vergiat,députée européenne du Front de Gauche élue dans la grande circonscription Sud-Est, revient sur quelques réalités de la conception, pour le moins très limitée, des droits de l'Homme en Europe.

  

Bruxelles,  le 19 avril 2011

 

 

Blocage des immigrés à Vintimille :

L'hypocrisie sans borne des Etats européens


Le blocage du « Train de la dignité » ce 17 avril à Vintimille n'est rien d'autre qu'une nouvelle péripétie du "chacun-pour-soi"que les Etats membres, et notamment la France et l'Italie, jouent en matière d'immigration.

Avec ces migrants tunisiens, baladés entre deux Etats membres de l'espace Schengen, on franchit une nouvelle étape dans l'hypocrisie.

Les autorités françaises ont suspendu unilatéralement les liaisons ferroviaires entre l'Italie et la France via Vintimille pendant une bonne partie de la journée de dimanche au mépris des règles communautaires.

Cette décision met une nouvelle fois les autorités françaises au ban de la Communauté européennemais les pouvoirs publics italiens ne sont pas en reste.

L'Italie n'est en effet pas très crédible d'en appeler à la solidarité européenne alors qu'au cours des derniers mois, elle a fait cavalier seul en signant des accords bilatéraux avec la Libye et la Tunisie de Ben Ali pour refouler massivement des immigrés notamment d'Afrique sub-saharienne vers ces pays où leurs droits les plus fondamentaux, et notamment leur droit à l'asile, n'étaient pas respectés.

Il est assez logique que l'Union européenne refuse de mettre en œuvre la directive 2001/55 (*) qui permet à l'Union européenne de prendre des mesures de solidarité entre les Etats membres en cas d''arrivée massive de migrants.

Comment le gouvernement de l'Italie (pays de plus de 60 millions d'habitants) peut il soutenir que tel est le cas avec ces Tunisiens dont le nombre est estimé à 23 000depuis le 1er janvier à comparer avec les quelques 150 000personnes fuyant la Libye que les Tunisiens (très petit Etat en période de transition) ont accueillies avec une grande dignité et un grand esprit de solidarité ou encore avec les quelques 600 000 personnes accueillies par l'Allemagne au moment de la guerre du Kosovo.

Fidèle à ses déclarations xénophobes successives, Claude Guéant lance la chasse aux Tunisiens à la frontière franco-italienne et les deux gouvernements font de la surenchère en ce qui concerne l'application du droit européen qu'une fois de plus on brandit au service des égoïsmes nationaux. C'est pitoyable !

Quelle image envoit-on au peuple tunisien qui vient de se débarrasser de son dictateur et aspire à la démocratie et plus largement aux milliers de Franco-tunisiens qui vivent sur notre sol !

Décidément cette Europe là n'est pas à la hauteur des enjeux actuels sur le pourtour  méditerranéen.

Le groupe GUE/NGL interpellera une fois encore la Commission européenne sur le respect du droit européen et notamment sur la conformité à celui-ci de la circulaire du 8 avril dernier en espérant qu'elle saura, un jour, exercer la même vigilance pour le respect des droits de l'Homme que pour le droit économique conformément aux promesses du Traité de Lisbonne.

(*) Cette directive permet d'accorder une protection temporaire (une sorte d'asile) et une répartition de ces personnes entre les Etats membres, pour des ressortissants d'Etats tiers fuyant une zone de conflit ; elle a été adoptée après que l'Allemagne ait géré à peu près seule les réfugiés fuyant le conflit au Kosovo.

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Alger 1961: un soulèvement contre la République

Publié le 18 Avril 2011 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

 

A l'heure où une bande  de nostalgiques de l'OAS veulent "célébrer" le putsch d'Alger, plussieur organisation (LDH, les Alternatifs les Amis de la Démocratie, ADN, ATTAC, CGT, FASE, MRAP, Nicea, NPA, Parti de Gauche, PCF, Sud-Ptt, Vie&partages, ANPROMEVO  et ANPNPA  organisent une conférence

 

Mercredi 20 avril à 18H30,

à l'Hôtel Splendid, 50, boulevard Victor Hugo à Nice

 

 

ALGER 1961 : un soulèvement contre la République

 

Cette conférence sera animée par Gilles Manceron, historien, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme avec le témoignage de Jean-Philippe Ould Aoudia, président de l'associaton Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons

 

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Métropole: le retour du lien féodal

Publié le 13 Avril 2011 par dans Conseils municipaux et communautaires

Le conseil communautaire de Nice Côte d'Azur vient d'acter le lancement de la métropole niçoise. Première du genre, dans le prolongement de la loi du 16 décembre 2010, cette mise en place illustre à sa manière la dérive quasi-féodale que porte cette conception des métropoles avec la concentration de la quasi-totalité des pouvoirs dans les mains d'un seul individu, Estrosi dans le cas présent. Les populations sont bien évidememnt absentes de ce processus, quand aux maires (45 au total) , ceux qui ne seront pas vice-présidents (limités par la loi à 15) seront  sans doute chargés de mission... être redevable au suzerain, c'est le propre du lien féodal....

Ci-dessous mon intervention lors de cette séance.

RI

 

Monsieur le Président,

La délibération proposée ce soir est grave et marque une rupture profonde dans la vie démocratique de nos territoires et de nos communes.

Depuis la nuit des temps, les peuples aspirent à être maitres de leur destin et s'opposent à tous les  despotes qui prétendent décider à leur place.

Ici même, Nice c'est dotée dès le 12ième  siècle  d'un consulat élu pour gérer la ville.

Aujourd'hui ce n'est pas au nom du peuple et pour le peuple qu'on nous impose, en catimini, d'en finir quasi totalement avec un des piliers de notre démocratie, la commune. Non c'est au nom de la compétitivité, de la concurrence entre les  territoires et d'une cohérence qui ne profite qu'aux grands groupes privés et aux marchés financiers.

La décision que vous nous forcez à prendre aujourd’hui, s’inscrit très logiquement dans votre vision des  métropoles et des pôles métropolitains portée par la loi du 16 décembre 2010,  une vision inégalitaire du développement et de l'aménagement du territoire.

Une vision au seul service de l'intérêt de quelques grands groupes financiers, en liquidant totalement une des valeurs de la république: la solidarité.

Solidarité entre les générations, solidarité entre les territoires, tout cela l'UMP n'en veut plus.

Avec la loi qui créée les métropoles vous prétendez simplifier le paysage institutionnel.  La réalité c'est que nous sommes  passés de quatre échelons – commune, intercommunalité , département et région – à dix : commune, commune nouvelle, intercommunalité, ancien canton – les chefs-lieux qu’il faut garder –, territoire, département, métropole, pôle métropolitain, région, et collectivités « sans nom », avec la fusion départements-région et les interrégions à venir.

Autrement dit, nous sommes passés du millefeuille, certes perfectible, mais  qui avait du goût à un pudding indigeste ! 

Mais l'essentiel pour vous n'est pas que cela aie du goût, mais bien que les citoyens soient dissuadés de s'en mêler.

Vous prétendez la mise en cohérence: mais laquelle ?

Celle de répondre aux besoins de nos concitoyens ou bien aux exigences de rentabilité à deux  chiffres des actionnaires du CAC 40?

La Métropolisation c'est  permettre aux grands groupes privés de faire main basse sur ce qui est aujourd’hui assuré par les entreprises locales et les services publics.

Les entreprises et les services publics peuvent bien se réduire à la portion congrue. Bouygues, Vinci et quelques autres prendront la suite.

 

C’est déjà le cas pour la construction et le fonctionnement d'équipements publics comme le Nice Stadium, et les nouvelles crèches jetées en pâture aux appétits de grands financiers AGF, Allianz, Vinci…, dans le cadre des partenariats public privé, qui n’ont de partenariat que le nom.

Les usagers et contribuables paieront, les actionnaires empocheront.

 

Plus rien ne pourra se décider et se contrôler localement. Certes, formellement les communes continueront d’exister. Mais comme le prévoyait le rapport Balladur, elles vont s’évaporer, elles disparaîtront peu à peu, sans que le législateur, ni le peuple, n’aient eu à en décider.

Au final,  elles seront totalement vidées de toute substance, elles seront devenues des coquilles vides.

Ainsi, nos communes  foyers du débat démocratique local et national, ces lieux de construction de lien social vont disparaître. Les besoins quotidiens de nos concitoyens ne seront plus pris en compte, ou plus exactement ils seront noyés dans une  grosse machine administrative, sur laquelle ils n’auront plus de prises.

Les conseils municipaux n’auront plus aucun pouvoir.

La proximité n'aura plus qu'un seul visage, celui d'un numéro vert.

 

Et pour être certain que nos concitoyens  n’auront pas la mauvaise idée de vouloir  réagir,  vous voulez régler l'affaire en catimini, sans débat public.

Le débat démocratique est nécessaire. Les sénateurs l'avaient bien compris puisqu'ils avaient adopté   le principe de la  consultation des citoyens pour les fusions de communes.

Hélas,  à l’Assemblée Nationale votre majorité  l’a supprimé !

Le débat dérange, l'avis de notre peuple dérange et pour être sûr que celui-ci ne se mêlera pas de cette affaire, le calendrier qui nous est imposé oblige les conseils municipaux à s'exprimer pendant la période estivale.

La force de l'abstention lors des dernières élections devrait, monsieur le président, vous interpeller sur le décalage grandissant entre les institutions et notre peuple.

Un seul exemple en mars 2008 vous êtes élu maire de Nice avec seulement 24% des inscrits.

Sur Nice le 27 mars de cette année, sur 8 cantons, ils ne sont que 3, Olivier Bettati, Benoit Kandel et Jacques Victor à dépasser au second tour les 20% des inscrits.

Et dans cette situation dramatique de la démocratie représentative, vous persistez, vous continuez, vous aggravez le fossé démocratique.

L'aspiration démocratique des peuples c'est un peu comme l'eau. On peut essayer de la contenir, mais elle finit toujours par déborder pour retrouver sa liberté et  son chemin vers la mer. Et quand elle déborde plus rien ne l'arrête, vos anciens amis, Moubarak et autre Ben Ali, en savent quelque chose.

 

Au-delà de cette délibération, ce qui s'oppose aujourd'hui se sont deux conceptions de la démocratie locale.

-Nous avons une conception axée sur la proximité entre les élus et les citoyens, là où la vôtre éloigne chaque fois un peu plus les citoyens des lieux de décisions.

-Notre conception est fondée sur   la libre administration des collectivités territoriales, là où le fait du prince  dessine à la hache la carte de l'intercommunalité et de la Métropole en fonction d’une circonscription électorale, la votre.

-Notre conception ne tourne pas le dos à la ruralité, où les fermetures de bureaux de poste et de services publics sont autant de catastrophes ! La vôtre, au contraire, aggrave cette disparition de l'intervention publique dans nos territoires.

-Notre conception est  fondée sur l'humain et la dimension humaine de nos territoires, là où la vôtre  vise à créer des entités globales, des grands ensembles, comme la métropole Nice Côte d’Azur,  vaste usine à gaz technocratique et sans visage, uniquement vouées aux exigences des marchés financiers

-Notre conception est  fondée sur le soutien et la création d'emplois publics, si importants dans la lutte contre la crise, quand votre projet a pour objectif principal la suppression de dizaines de milliers de postes de la fonction publique territoriale pour livrer les services publics locaux au privé et supprimer les moins rentables.

-Notre conception s'appuie sur nos communes et sur les élus municipaux,  ces élus de proximité plébiscités par les Français qui font vivre la République au jour le jour, pour répondre aux besoins de leurs administrés.

 

La votre, au nom de la compétitivité,  avec la concentration de la quasi-totalité des pouvoirs dans les mains d’un seul, c’est une conception quasi totalitaire,   c'est le retour d'un lien féodal.

 

Pour toutes  ces bonnes raisons nous voterons contre cette délibération.

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Nice Métropole: la disparition de la démocratie locale!

Publié le 11 Avril 2011 par dans Conseils municipaux et communautaires

Christian Estrosi a décidé, dans le prolongement de la loi votée le 16 décembre 2010,  d'accélerer la procédure pour la mise en place de la métropole niçoise. Sans concertation publique et en cantimini,  sur une procédure qui concerne plus de 500 000 personnes, le maire de Nice a décidé de convoquer un conseil communautaire mercredi 13 avril à 20h sur cette question. Au même moment différentes communautés de communes de l'arrière pays sont "invitées" à faire de même. Pour la commune de la Tour sur Tinée, il n'y aura même pas à faire semblant puisque elle sera incluse d'office dans la métropole.

Face à cette mascarade démocratique qui vise, à  travers de la Métropole,  à faire disparaitre les communes et à éloigner défintivement les citoyens des centres de décisions,  nous vous invitons  à venir faire entendre un autre son de cloche devant le CUM (promenade des Anglais) mercredi 13 avril à partir de 19h30.

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2012: la résolution du conseil national du PCF

Publié le 9 Avril 2011 par dans Initiatives PCF

 

Vendredi et samedi se tenait le conseil national du PCF  pour engager la préparation de la conférence nationale de juin sur les choix de 2012. Les médias ont  beaucoup fait état de ce CN avec beaucoup de commentaires, sans toujours donner les  éléments et la nature du processus engagé. Ci-dessous la résolution adoptée à la fin de ce CN.

RI

 

 

Résolution adoptée par le Conseil national

des 8 et 9 avril 2011

 

Vote :

POUR 87

CONTRE 30

ABSTENTIONS 9

 

Le Conseil national s'est réuni les 8 et 9 avril. Il a tiré le bilan des élections cantonales. Compte tenu du niveau de l’abstention, les résultats de ces élections ne peuvent conduire à des projections hâtives sur les futures échéances politiques. Les grands traits de la situation qui en découlent sont cependant clairs : notre pays est plongé dans une crise et une instabilité politiques inédites, qui appellent des réponses alternatives fortes à gauche. Faute de cela, les  dérives droitières, voire d’extrême-droite, risquent de s'accélérer.

 

Dans cet objectif, les bons résultats du Front de gauche nous incitent a poursuivre la démarche engagée avec nos partenaires pour crédibiliser un chemin pour sortir la France de la crise et réussir le changement.

 

Nous vivons, depuis 2008 et la crise financière mondiale, une situation politique exceptionnelle:  Nicolas Sarkozy n'a fait qu'enfoncer la France dans cette crise et a fragilisé l'économie nationale en sacrifiant la production des richesses aux intérêts du capitalisme financier. Notre peuple souffre mais n'a pas renoncé à l'espoir : les résistances continuent d'être massives et multiformes. A l'échelle européenne, le pacte de l'euro + constitue une machine de guerre contre les travailleurs, les services publics et la souveraineté des Etats. Au plan international, Sarkozy engage notre pays dans des aventures guerrières, contraires au rôle positif que pourrait jouer notre pays.

 

Comment ouvrir dans cette situation le chemin d'une alternative avec nos concitoyens ?

 

C'est à cela qu'il convient de consacrer toute notre énergie et notre créativité politique. 

 

Alors que la gauche n'apparaît pas capable de s'unir sur la politique de changement attendue par les Français, le Front de gauche est pour nous la meilleure chance de relancer la gauche et de contribuer à son rassemblement pour gagner une majorité de gauche à la hauteur de ces attentes.

 

Dans le contexte des échéances de 2012, le Conseil national identifie deux conditions de la réussite :

 

- La première est que se conclut entre toutes les forces actuelles du Front de gauche un accord à la hauteur des défis posés par la situation politique actuelle,un accord qui permette à chacune, et toutes ensemble, de s’engager pleinement dans la bataille, où chacun soit respecté et où le Parti communiste tienne toute sa place.

 

Après l'adresse aux communistes adoptée en janvier, la délégation du PCF a acté avec nos partenaires un texte portant sur notre ambition politique. Des discussions sont aussi engagées sur le programme partagé et sont résumées dans un document de travail provisoire. Ces textes sont soumis  à l'appréciation des communistes et doivent être enrichis, évalués puis validés par la Conférence Nationale. Nos ambitions pour les élections législatives sont également partie intégrante des choix que nous voulons arrêter en juin sur les échéances de 2012 et sont elles aussi débattues nationalement. Elle doivent se poursuivre en intensifiant les échanges avec les fédérations, avec les communistes dans les circonscriptions, et ouvrir dès maintenant le débat sur les candidatures en plaçant la parité des candidatures titulaires ainsi que l'ouverture au monde du travail et aux forces citoyennes engagées à nos côtés au cœur de nos objectifs.

- La deuxième condition de la réalisation de notre ambition politique est que le Parti communiste investisse pleinement la démarche du Front de Gauche, avec toute l’énergie, l’esprit d’initiative et de rassemblement dont il est capable, comme viennent encore de le montrer les cantonales, après la bataille des retraites et bien d’autres avant.

Nous devons ambitionner une campagne du Front de Gauche 2012 qui mette au cœur du débat politique les choix de la future majorité législative pour battre la droite et l'extrême droite et sortir la France de la crise. Nous pouvons mener une campagne qui s'appuie sur des centaines de candidat-es qui portent l'objectif d'ouvrir les portes du pouvoir au peuple pour en faire l'acteur du changement : 1200 voix pour porter nos objectifs de transformation sociale et exprimer la diversité et la force collective de notre rassemblement. L'objectif essentiel sera d'aboutir à un groupe du front de gauche où la composante communiste sera renforcée pour mieux répondre aux attentes de la population.

 

Dans cet objectif, le Conseil national verse au débat des communistes les propositions suivantes :

 

1)      Construire des fronts autour des grandes urgences sociales : la lutte contre la précarité, pour le logement, l'école, la santé, les transports, l'égalité femmes hommes, contre les discriminations. ... Nous proposons en particulier un front contre la vie chère, pour l'augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux ; autour de grandes réformes sans lesquelles le changement sera impossible : maîtrise publique bancaire, renouveau industriel et technologique, construction d'une 6ème République, planification écologique  .. Nous proposons notamment un front contre le pacte euro+ et pour une autre Europe avec l'organisation d'un meeting du Front de gauche et du PGE le 3 mai à Paris.

2)      Travailler à l'élargissement de la dynamique du Front de gauche en mobilisant l'engagement citoyen d'une part croissante des forces vives du pays à travers des assemblées citoyennes ou sous toute autre forme : en construisant dès maintenant des dynamiques de débats, d'ateliers, d'actions, de mobilisations. Nous pourrions par exemple créer des ateliers législatifs pour élaborer avec les citoyens dans les circonscriptions des propositions de lois qui répondent aux attentes populaires.

3)      C'est avec cette ambition de déploiement populaire du Front de gauche que le conseil national a instruit la question de la candidature à l'élection présidentielle.

 

Quatre candidatures sont soumises au débat des communistes, celles d'André Gérin, d'Emmanuel Dang Tran, d'André Chassaigne et de Jean-Luc Mélenchon. Compte tenu de l'engagement très majoritaire des adhérents dans la stratégie du Front de gauche, nous considérons que l'essentiel de la discussion des communistes porte déjà sur le choix entre ces deux dernières candidatures.

Le conseil national invite les communistes à faire leur choix non pas en soutien à une personnalité  car aucune de ces deux candidatures à elle seule ne clôt l'accord d'ensemble  mais au regard de deux critères politiques :

-        une volonté, celle d'aboutir à un accord qui permette à la dynamique que nous avons initiée de franchir une étape décisive en 2012 .

-        Une exigence claire, celle que le choix d'une candidature respecte les objectifs que nous exprimions dans l'adresse aux communistes adoptée début janvier. Elle est pour nous  conditionnée à la conclusion d'un accord d'ensemble satisfaisant nos objectifs politiques, un accord qui garantisse le respect d'engagements collectifs, la diversité de notre rassemblement, et la place de notre Parti.

Le processus de préparation de la conférence Nationale est désormais ouvert.

Nous versons au débat des communistes l'ensemble des éléments issus de ce Conseil National :

L'introduction au débat de Pierre Laurent, secrétaire national de notre Parti, les analyses et les opinions  qu'elle contient,en particulier celle qu'il exprime sur la candidature à la Présidentielle,  la discussion qui a suivi, les textes discutés avec nos partenaires, l'adresse, toujours d'actualité, que le Conseil national a adressé aux communistes en janvier.

Nous appelons dès maintenant à la tenue d'assemblées générales de communistes pour mener un débat le plus large possible permettant la participation de toutes les adhérent-e-s.

 

Ces réunions doivent faire l'objet de compte rendus envoyés à la Présidence du Conseil National . La présidence mettra en place une commission, représentative de la diversité des opinions exprimées,  chargée de récolter ces procès verbaux ,  de les mettre à la disposition de tous les communistes, ainsi que tous les éléments qui les aideront à formuler leur choix, notamment les argumentaires explicitant le sens des différentes candidatures..

 

Chaque fédération décidera de la forme la plus efficace que pourra prendre  la mise en commun départementale de ces discussions.

Nous avons en effet besoin de l'apport et de l'implication de tous les communistes, dans un débat serein et responsable, pour que nos décisions soient élaborées collectivement et que chaque adhérent se retrouve dans les décisions qui seront prises.

Les fédérations devront veiller à envoyer des délégations à la conférence nationale représentatives de la diversité de leurs débats, sur la base d'une proposition de représentation conforme à nos statuts : des délégations élues par les conseils départementaux que nous proposons de fixer à 3 délégué-e-s par département plus 1 par tranche de 5OO, l'ensemble des membres du Conseil National qui sont délégué-e-s de droit, et des délégations des parlementaires communistes, dans lesquelles nous proposons qu'ils soient tous et toutes présentes.

La conférence nationale serait ainsi composée de 800 délégué-e-s environ, à jour de leurs cotisations.

Cette conférence nationale des 3, 4 et 5 juin, après  débat instruit à partir de tous ces éléments d'appréciation, élaborera le bulletin de vote comportant la proposition de candidature pour l'élection présidentielle et les adhérents se prononceront en toute souveraineté les 16, 17 et 18 juin sur cette proposition.

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Echos du conseil municipal de Nice

Publié le 8 Avril 2011 par dans Conseils municipaux et communautaires

 

Voici les deux voeux que nous avons présenté avec Emmanuelle Gaziello lors du conseil municipal de Nice et que Chrisitan Estrosi n'a pas voulu faire adopter. Loin des discours d'Estrosi sur "sa fibre sociale" ou bien encore sur le "Gaullisme social" son refus traduit la réalité de ce qu'il est et demeure.. à droite toute!

 

 

CONSEIL Municipal de Nice

Séance du 8 Avril 2011

 

Vœux de Emmanuelle Gaziello, Robert Injey,

Elu-e-s du groupe communistes et républicains

 

 

1/ Vœu pour commémoration des victimes des accidents du travail

 

Considérant que, selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ce sont 2,2 millions de salariés qui meurent chaque année d’un accident du travail,

 

Considérant que la priorité est bien évidemment de mettre en place une prévention suffisante pour limiter et si possible faire disparaître les 750 accidents mortels qui se produisent en France chaque année,

 

Considérant qu’il est tout aussi nécessaire que les familles des accidentés reçoivent une juste indemnité,

 

Considérant que les employeurs condamnés pour « faute inexcusable » doivent être durement sanctionnés,

 

Considérant que la ville de Nice a connu le 16 octobre 1979 un véritable drame sur la zone de l'Aéroport où 11 ouvriers sont morts,

 

Considérant l’intérêt que la Municipalité niçoise accorde à la sécurité sur ses grands chantiers,

 

Considérant également

- que les victimes d’accidents du travail ne sont jamais honorées,

- que jusqu’alors l’Etat n’a jamais rendu hommage ni même officiellement réagi face à ces accidents qui tuent plus que les guerres ou les accidents de la route,

-

Le Conseil municipal de Nice émet le vœu que :

  • La date du 16 octobre devienne une date de commémoration des victimes des accidents du travail à Nice ;

  • soit apposé un monument commémoratif rendant hommage aux victimes niçoises des accidents de travail sur la Promenade des anglais, à hauteur de l’aéroport, lieu de la catastrophe de 1979 ;

  • Le Maire de Nice s’adresse au ministre en charge de l’emploi pour permettre de contraindre par la loi à la commémoration des victimes du travail en faisant que, dans tous les chantiers, les lieux où sont morts des salariés au travail, il y ait des plaques, sur place, leur rendant hommage ;

  • Les parlementaires niçois s’engagent à défendre cette démarche législative.




2/ Vœu pour conserver au sein de nos quartiers, une école de qualité,

riche de ses mélanges et représentative de sa population.

 

Des fermetures de classes ont été décidées notamment sur les groupes scolaires Fuon Cauda, Risso, Bischoffsheim, Saint Sylvestre, Von Derwies, ainsi que deux postes de RASED (Réseau d’Aide aux enfants en Difficultés) à l’Ariane et à St Barthélémy.

Considérant les problématiques rencontrées par ces écoles, dans des quartiers populaires en pleine expansion démographique, où le brassage de population y est important ;

 

Considérant également les difficultés que rencontrent un peu plus chaque année les enseignants face à des enfants en détresse sociale, morale ou psychologique ;

 

Considérant qu’en grande section de maternelle, les classes accueillent déjà chacune trente élèves qui, l’année prochaine, se retrouveront en grande majorité en CP avec, n’en doutons pas, l’apport d’enfants nouvellement installés dans le quartier ;

 

Considérant qu’Il en va de même pour les autres niveaux dont les effectifs s’accroissent inexorablement.

 

Considérant qu’il ne semble pas opportun dans ces conditions de surcharger les classes et, conséquemment, mettre en péril les bons résultats scolaires de l’ensemble de ces groupes scolaires

 

Considérant également l’intérêt communal de permettre à des enfants de milieux sociaux différents de pouvoir ensemble s’épanouir et bénéficier d’un enseignement de qualité au sein de l’école publique, garante d’une société où chacun peut trouver sa place.

 

Le Conseil municipal de Nice émet le vœu que :

 

Le rectorat des Alpes-Maritimes suspende tout projet unilatéral de suppression de classe sur la commune de Nice, et engage une concertation préalable avec la communauté enseignante, les parents d'élèves et la ville de Nice.

 

 

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2012: "le candidat c'est le Front de Gauche" (P. Laurent).

Publié le 7 Avril 2011 par

Vendredi 8 et samdedi 9 avril se tiendra un conseil national important dans le cadre de la préparation de la conférence national du mois de juin sur les choix des communistes pour 2012. Comme c'est chaque fois le cas quand il y a des orientations à prendre importantes (congrès....), il y a une certaine frénésie sur le net. Frénésie d'autant plus virtuelle dans le cas présent que pour avoir participé à plusieurs débats (AG de section, conseil départemental) sur le sujet, il en ressort à chaque fois une grande qualité dans les échanges, beaucoup de lucidité et une très forte envie de réfléchir et de décider sereinement loin de toute crispation en tout genre.... Le résultat des cantonales conforte une orientation et l'atout que représente pour le front de gauche la présence de candidats communistes implantés sur leurs territoires participe grandement de ce résultat. La capacité du Front de Gauche à progresser fortement en 2012 dépendra tout à la fois à notre capacité collective à rendre sa démarche populaire  et  à prendre appui sur la réalité de  l'implatation locale.

RI

 

Pour information le contenu d'une dépêche AFP

 

 

"Laurent prévient Mélenchon: "pour moi, le candidat c'est le Front de gauche" (AFP - Publié le 06/04/2011 à 18:07). Click here to find out more!Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a prévenu mercredi Jean-Luc Mélenchon que sa candidature à la présidentielle pour le Front de gauche ne pourrait être soutenue par le PCF que si un accord global incluant une très large majorité de communistes aux législatives était trouvé.

"Pour moi, le candidat c'est le Front de gauche" (FG), a-t-il déclaré à des journalistes, à deux jours du Conseil national du PCF où les échéances 2012 seront débattues. Il a précisé qu'il donnerait vendredi matin, lors de son rapport, son "avis" sur la meilleure candidature, alors que tous les signaux penchent vers M. Mélenchon (Parti de gauche).

"Si on veut un accord gagnant-gagnant, il faut que tout le monde soit respecté pour ce qu'il est dans le FG", a-t-il ajouté, soulignant qu'"actuellement ni la candidature d'André Chassaigne (PCF) à elle seule, ni celle de Jean-Luc Mélenchon à elle seule, ne font l'accord d'ensemble" pour 2012.

Pour le numéro un communiste, "l'accord législatives doit respecter la place du PCF". "Qui peut croire que Jean-Luc Mélenchon sera candidat avec seulement 50% de députés communistes" comme le souhaite le PG ?, a-t-il demandé, la base de discussion du PCF reposant sur 80% de candidats issus du Parti.

Actuellement, le PCF a 17 députés à l'Assemblée nationale (dont 5 apparentés), le PG trois. "10 à 12 circonscriptions sont gagnables", selon lui.

Alors que M. Mélenchon "souhaite une circonscription gagnable" pour quitter le Parlement européen comme l'a écrit Libération, M. Laurent entend "sanctuariser" des circonscriptions où le PCF "est en reconquête ou a des positions municipales fortes", comme en Isère ou Ile-de-France, a-t-il précisé.

"Il faut que tout le monde bouge", a-t-il concédé : "il y aura un soutien (à Mélenchon) s'il y a accord mais il n'y aura pas de soutien s'il n'y a pas d'accord". "Ce n'est pas un bras de fer" mais "une discussion politique".

Pour M. Laurent qui compte être "une des voix" du FG en 2012, "il y a mille raisons de continuer le Front de gauche", les communistes en sont "très convaincus" mais ils restent "interrogatifs" sur la candidature et la personnalité de M. Mélenchon"

 

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Laïcité

Publié le 4 Avril 2011 par


Nous refusons l'instrumentalisation de la laïcité et des croyances religieuses. C'est le sens de l'initiative prise par le PCF avec une rencontre organisée à  l'espace Niemeyer avec la participation d' universitaires et d'intellectuels spécialistes des questions religieuses et de la laïcité. Très riche débat qui est aux antipodes des tentations stigmatisantes et dangereuses de L'UMP. Compte rendu a lire dans l'Huma. A lire, ou à  relire la brochure édité par le PCF en 2005 "la laïcité au cœur des enjeux sociaux et sociétaux". Cette brochure est disponible sur le site web du PCF.

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St Roch fete la victoire de J. Victor

Publié le 1 Avril 2011 par


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Bilan des cantonales et préparation 2012

Publié le 1 Avril 2011 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Ci dessous le texte de la conférence de presse de ce matin pour faire le point sur l'appréciation des cantonales et la préparation de 2012.

RI

 

"Le gouvernement craignait particulièrement ces élections, et il avait raison. Il aura tout fait pour tenter d’en limiter la publicité et de ce point de vue il aura contribué à l’importance de l’abstention.

Le très haut niveau de l’abstention pour ce scrutin est, avec la remontée du FN, un des aspects inquiétants de ce scrutin. L'importance de l'abstention est le reflet d'une crise de plus en plus profonde de la représentation politique, mais aussi l’illustration d'une véritable absence de perspective crédible à gauche.

Malgré le profond désaveu à l'égard de l'UMP et de Sarkozy, nous n'assistons pas à une véritable poussée à gauche. Au contraire celui qui est   renforcé par ce scrutin c'est le FN, avec tout ce que cela représente comme régression.

Dans ce contexte les progrès du Front de Gauche et du Parti Communiste constituent un aspect intéressant et encourageant.

 C'est le troisième  scrutin consécutif  où nous mettons en œuvre cette démarche.

Si aux Régionales nous confirmions les résultats des Européennes, la perte d'élus du fait du mode de scrutin n’avait pu nous permettre d’apprécier pleinement le résultat. Là nous progressons en % et nous gagnons des sièges au plan national. C'est la première fois depuis 1998.

Dans notre département l’objectif était la réélection de nos deux sortants et de conforter la progression du Front de gauche.

Le premier  objectif est atteint avec la réélection dès le 1er tour de Noël et celle de Jacques au second, après un duel difficile avec le FN dans un canton où celui-ci réalise historiquement ses meilleurs scores à Nice  (avec le 12 et le 14). Dans un contexte marqué par une sur-médiatisation du FN qui plaçait le   3ème canton de Nice  parmi ses priorités, et face à un silence assourdissant des leaders locaux de l'UMP, la réélection de Jacques Victor  a été arrachée grâce à la forte présence de Jacques sur le terrain et à la formidable implication militante. Elle participe au fait que les communistes aient remporté 36 duels sur les 37 qui nous opposaient au FN.

La réélection de nos 2 sortants est un atout pour faire entendre une autre voix.

 

2ième objectif, nous pouvons noter avec satisfaction la progression du Front de Gauche et en particulier des candidats communistes. Cette progression   est conséquente dans notre département.

Comparativement sur 2004, à l’époque sur l’ensemble du résultat des 26 cantons nous réalisions 13 888 voix  et 7,21%%  en étant présents dans   20 cantons sur 26

En 2011, avec une présence, du fait de nos accords sur un nombre moindre de cantons, 17 sur 26 (dont 13 titulaires communistes et 4 PG), nous obtenons 12 423 voix et progressons  à 8,32%.

Sur ces 17 cantons  il y a en 15 où nous étions présents en 2004 et en 2011. Sur ces 15 cantons nous passons de 11,14% à 14%

La réelle dynamique à gauche est au Front de Gauche, et nos bons résultats qui confortent la réélection de nos sortants, nous placent dans les Alpes-Maritimes en situation offensive dans une situation où le PS et EEVL sont pour le moins en difficulté.

Les résultats du PS dans le 06 sont inquiétants pour l'ensemble de la gauche.

Dans notre département du fait du rapport de force droite-FN-gauche le moindre fléchissement prend plus d'ampleurs.

Masqué au niveau national par le gain de plusieurs départements le score du PS, tout comme la force de l'abstention, sont le  reflet d'une véritable absence d'alternative dans notre pays et confortent notre volonté d’agir pour apporter des réponses aux exigences populaires.

Cette situation nous donne une responsabilité particulière. Avec nos partenaires au sein du Front de Gauche nous faisons la démonstration qu’il est possible de regagner du terrain. Certes cela est encore  largement insuffisant, mais nous avons réussi à inverser une tendance lourde.

Les résultats des cantonales dans ses différents aspects (abstention, score du FN, sanction de la droite, manque d’élan du PS et d’EELV et progrès du Front de gauche) sont le reflet d’une situation politique qui présente plusieurs caractéristiques :

-       La première que portait le mouvement social, c'est la très forte exigence sociale face à la crise, ses conséquences et les choix du gouvernement.

-       Une droite et un exécutif, au plus bas dans les résultats électoraux mais dont  la détermination  à ne  rien lâcher est très forte. Aucune illusion sur le pseudo virage social de Christian Estrosi…Une droite qui se trouve en grave difficulté prise au piège de sa tentative de récupérer l'électorat du FN.

-       Une gauche qui se trouve dans une situation où elle peut gagner mais tout aussi bien échouer. Échouer dès 2012 lors des scrutins présidentiel et législatifs où gagner par défaut en 2012 et échouer après faute de répondre aux exigences populaires.

-       Concernant le Front de Gauche si pour la troisième fois   nous confirmons et enregistrons une progression, il ne faut pas non plus masquer l'ampleur de l'effort qui est devant nous pour relever le défi des échéances de 2012.  Ce qui passe par rendre le Front de Gauche  plus populaire dans sa démarche et dans son appropriation populaire.

C’est dans cet esprit que nous abordons la période qui s’ouvre où les communistes auront à définir leur choix pour 2012.

Nous l’abordons avec quatre objectifs :

1)   D’une part  battre Nicolas Sarkozy et sa majorité, et créer les conditions d’une véritable alternative à gauche.

2)   Elaborer avec les femmes et les hommes de ce pays un programme populaire et partagé autour des grandes priorités sur ce que la gauche devra faire...

3)   Travailler à un élargissement populaire et citoyen du Front de gauche avec un dispositif collectif de campagne qui  soit à l’image de la pratique politique que nous voulons aux antipodes de la très grande personnalisation du scrutin présidentiel. 

4)   Enfin nous voulons lier très étroitement Présidentielle et Législatives et redonner à celles-ci toute leur importance.

 

La volonté de la direction départementale du PCF c’est de créer toutes les conditions pour une nouvelle étape dans le développement du Front de Gauche.

Sur toutes ces questions, jusqu’au choix du candidat à la présidentielle et des candidats au législatives les communistes des Alpes-Maritimes vont débattre dans les semaines à venir et créer les conditions du débat.

Ainsi nous prenons l’initiative d’une rencontre publique à Nice le 10 mai 2011 sur le thème «  La meilleure façon de combattre l’extrême droite : Réussir à gauche en 2012. »

 

Concernant les choix des communistes,  avant le vote définitif qui interviendra  à la mi-juin nous tiendrons un congrès départemental qui se tiendra le samedi 21 mai au Claj à Nice.

A cette occasion outre la question de nos choix pour 2012, nous allons procéder à un rajeunissement de la direction départementale du PCF et  le changement de secrétaire départemental, responsabilité dont j’ai la charge depuis 1998.  Dans ce cadre le conseil départemental du PCF  a avancé une proposition et la met en discussion dans le parti, il s’agit de Cécile Dumas,   conseillère municipale d’Antibes, conseillère communautaire de la CASA, et membre de la direction nationale du PCF.

 

Dans le prolongement de nos bons résultats aux cantonales les communistes nourrissent beaucoup d’exigences et d’ambitions pour 2012, et  cela sera au cœur de la fête du Château qui se tiendra les 25 et 26 juin."


Robert Injey

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