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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Le préfet des Alpes-Maritimes bâillonne la démocratie!

Publié le 27 Août 2011 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Suite aux scandaleuses déclarations du préfet des AM menaçant de sanctions celles et ceux qui veulent organiser le référendum dans la Roya, le 4 septembre,  sur la question de l'intercommunalité voici la déclaration de Francis Tujague au nom de l'ANECR 06.  RINum-riser0001

 

L’intercommunalité dans la Roya :

Le Préfet voudrait empêcher les habitants de donner leur avis

 

Nous avions alerté il y a quelque temps sur les dangers que faisait courir aux libertés publiques la dérive autoritaire du pouvoir actuel et de ses mandataires locaux. Le Préfet des Alpes-Maritimes vient d’en produire une inquiétante illustration en menaçant des communes de la vallée de la Roya et leurs élus puis des associations et leurs représentants.

 

Quel grave crime ont-ils donc commis pour se voir ainsi promis à un châtiment sans merci par le représentant de l’État ? Celui de vouloir organiser la consultation de la population de communes concernées par le nouveau Schéma Départemental de Coopération Intercommunale et qui voient comme une menace pour la démocratie locale et leur autonomie territoriale l’inclusion de force de leurs communes dans la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française, et pourquoi pas demain dans la Métropole Nice Côte d’Azur alors qu’ils souhaitent s’organiser dans une communauté de communes de la Roya.

 

Voilà donc le forfait qui amène le Préfet à brandir la menace de sanctions à l’égard de quiconque oserait se livrer à cet exercice de démocratie pourtant exemplaire ; sans aucun fondement juridique puisqu’il menace même les associations qui s’étaient proposées, face aux pressions exercées contre les maires par le Préfet, de relayer les communes pour l’organisation de cette consultation.

 

Non seulement l’opposition à la nouvelle loi de casse des collectivités territoriales n’est pas tolérée, mais l’État n’hésite pas à restreindre le champ des libertés publiques afin d’empêcher que s’exprime, par la voie la plus démocratique et républicaine qui soit, l’avis de populations très directement concernées par la mise sous tutelle des collectivités territoriales et en premier lieu des communes. Car la perte de prérogatives essentielles de la part des collectivités et la remise en cause frontale de leur autonomie fiscale et de toute marge de manœuvre aura à l’évidence des conséquences sur la vie de chaque habitant de nos communes.

 

J’en appelle, au nom de l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains, à tous les citoyennes et citoyens, à mes collègues élu(e)s de terrain, à toutes les associations afin de nous mobiliser, au-delà de la diversité des convictions qui nous animent, pour nous opposer à ce coup de force contre la République et ses valeurs fondamentales. La pétition que nous avons lancée fin juin a déjà recueilli des milliers de signatures. Amplifions l’expression de notre protestation contre cet abus de pouvoir et exigeons que ces consultations puissent se tenir afin que la démocratie locale ne soit pas bâillonnée et bafouée.

 

Pour l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains des Alpes Maritimes

 

Francis TUJAGUE

Maire de Contes

Président de la Communauté de Communes du Pays des Paillons

Conseiller Général

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La crise financière expliquée à des ami-e-s

Publié le 18 Août 2011 par dans Luttes sociales

Depuis plusieurs semaines, les discussions entre amis, ou sur les points de rencontres, sont marquées par le développement de la crise financière et l'ardeur de nos dirigeants à nous en faire payer le prix.  Au sentiment profond que les peuples sont les dindons de cette affaire,  se mêlent la difficulté à percevoir les mécanismes de cette arnaque et les possibilités de faire autrement.

Très modestement, sur la base de ce que les uns et les autres[1]  ont pu écrire, voici pour celles et ceux  qui, comme moi, cherchent à y comprendre quelque chose quelques pistes pour décrypter ce que nous subissons et essayer de dégager des pistes pour faire autrement. 

 

R. Injey

 

 

Pourquoi la crise?

 

Après la crise financière de 2009 les États sont intervenus financièrement et très massivement pour sauver le système bancaire, s’endettant au passage très lourdement.  Aujourd’hui  ceux-là même qui avaient « fauté »  par leur imprévoyance face à l’évidence (les agences de notations par exemple) viennent donner des leçons aux États. Les marchés dont la cupidité nous a plongé dans la crise en viennent maintenant à exiger des mesures d’austérité. Mesures d’austérité qui visent ni plus ni moins à faire payer cette crise aux  peuples  et à  rassurer les « investisseurs », c'est-à-dire  leur garantir qu’ils vont pouvoir continuer à se gaver sur le dos du plus grand nombre. Les causes de la crise sont nombreuses, on peut essayer d’en distinguer quatre plus particulièrement :

 

1: Une cause endémique au système, à sa la logique profonde c’est la course effrénée au  profit . Des colonisations à la mondialisation, des guerres aux frappes chirurgicales, peut importe « comment »[2] , ce qui compte c’est « combien » cela rapporte.

 « La course au profit est destructrice : elle est, explique Marx, indifférente aux valeurs d'usage, c'est-à-dire au sort fait aux personnes et à la nature » [3].

Pour répondre à cet objectif, après une période où dans le prolongement de la seconde guerre mondiale les « possédants » ont du beaucoup lâcher, ils n'ont de cesse depuis les années 70 de reprendre du terrain et d'en gagner de nouveaux[4].

 

2 : Des Etats qui doivent recourir aux banques pour se financer. L’obligation faite à l'État en 1974, généralisée et consacrée avec le traité de Maastricht de 1992, de se tourner vers le privé pour ses besoins de financement a des conséquences dramatiques. Auparavant l'État pouvait emprunter directement et sans intérêts auprès de la Banque Centrale. Cette possibilité perçue comme un manque à gagner par les banques a été interdite au profit de l’endettement sur les seuls marchés financiers. Pour Michaël Chetrit, économiste, « la somme actualisée des intérêts de dettes payées aux marchés depuis 1974 représentent pour la France près de 1200 milliards d’euros », à comparer avec les 1641 milliards du total de la dette publique ![5].

 

Cette situation permet ainsi aux  banques  de se refinancer auprès de la BCE à moins de 1% et de fixer des taux exorbitants aux États. Plus de 4% pour la France qui bénéficie pourtant d’un AAA auprès des agences de notation, plus de 6% pour l’Italie, plus de 14% pour la Grèce[6].

Loin de jouer un rôle de financement auprès des Etats, la BCE crée des centaines de milliards de liquidités pour refinancer les banques et les marchés sans contreparties sur l’utilisation de ces fonds.[7] 

 

Un système devenu totalement pernicieux avec la mise en place  d’outils spéculatifs  qui «à l’œuvre dans la crise de 2007-2008 sont restés quasiment intacts: Paradis fiscaux, opacité des transactions, «produits dérivés» et  «ventes à découvert» utilisés sur des marchés orientés à la baisse, avant souvent de racheter plus tard des titres à prix diminués» [8]. 

Et la motivation des spéculateurs ne s’embarrasse d’aucun état d’âme, « L’Italie est visée par des spéculateurs qui ne cherchent plus à se faire rembourser mais parient sur sa faillite. » (Jacques Attali)

 

3 : Explosion de l’endettement privé. Depuis 30 ans, la part des salaires dans la redistribution des richesses n’a cessé de baisser au bénéfice des revenus du Capital qui ont ainsi récupéré plus de 10 points. Résultat  «pour maintenir le niveau des débouchés économiques le capitalisme financier a généré un endettement massif de tous les agents économiques»[9] et il  a pris le dessus sur l’économie réelle.  Selon Jacques de Larosière, ancien directeur du FMI, en 2007 aux USA, 40% des profits étaient réalisés par les seules institutions financières.  

L’endettement privé (banques, ménages, entreprises) est devenu gigantesque. Les crises américaines, irlandaises, espagnoles, sont d’abord des crises de dettes privées, le  sauvetage des banques,  les auront transformées en dettes publiques.  « Privatiser les profits et socialiser les dettes » telle est la politique mise en œuvre par  les politiques libérales.

4 : Avec  les cadeaux aux banques, les cadeaux aux riches. Après avoir réduit les marges de manœuvres financières des Etats, après avoir généré l’endettement massif des agents économiques, les politiques libérales se sont attachées à réduire au maximum le poids de l'impôt  sur les plus riches. De cadeaux fiscaux en réductions de l’impôt sur les bénéfices, cette politique a fait perdre des milliards aux finances publiques. Pour la France les cadeaux fiscaux représentent 110 milliards par an…..

Une situation que résume  avec force  le milliardaire Warren Buffet "Alors que les classes pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, alors que la plupart des Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous,  les mégariches, continuons de bénéficier d'exemptions fiscales extraordinaires".[10]

 

Quelles sont les conséquences ?

Pris en tenailles entre des marchés financiers voraces et des moyens d’agir volontairement réduits les États et les peuples sont exsangues. Cela entraine automatiquement :

1 : Les États voient leur endettement public explosé. Pour la France il est passé de 14% du PIB en 1974 à 81% aujourd’hui.

Cette situation n’est pas due aux acquis sociaux qui coutent trop chers ou bien encore au poids de la masse salariale. Non, c’est la résultante d’une politique soumise aux exigences de rentabilité, de profit d’une minorité et à la soumission d’une grande partie de la classe politique, à droite bien sûr mais aussi à gauche.

De ce point de vue les déclarations des candidats à la primaire socialiste sont inquiétantes: ils ne s’émancipent pas des marchés financiers[11].

2 : Le cercle vicieux de l’austérité et des récessions.

Non seulement les Etats et les Banques Centrales ont du injecter des milliards de liquidités pour soutenir les banques et les marchés financiers, mais cette crise financière s’est répercutée sur « l’économie réelle » entraînant récession, chômage, pertes de recettes publiques et dépenses supplémentaires. Par exemple pour la France, 1% de croissance en moins c’est près de 10 milliards de recettes publiques en moins. Autrement dit, soit le déficit s’aggrave mécaniquement de 10 milliards, soit patronat, gouvernement et instances européennes coupent dans les dépenses publiques et dans la protection sociale utile, renforçant le marasme économique et l’impasse financière !

En 2009-2010, les déficits publics et de la Sécurité Sociale ont été accélérés par ce manque de recettes, et les « politiques de relance », pourtant couteuses ont largement été inefficaces car aspirées pour l’essentiel par le soutien aux marchés financiers. Il faut sortir de ce cercle vicieux.

 

3 : La compression du  pouvoir d'achat de l'immense majorité des salariés et de leur famille,  influe directement sur  l'activité économique réelle qui est en panne, et que l’Etat exsangue est incapable de compenser par une politique économique adaptée.

Loin de tirer les leçons des crises à répétions et de l’impasse dans laquelle nous pousse la cupidité des marchés financiers, nos leaders politiques ne font que suivre les recommandations de  ceux –là même qui ont échoué.

Des recommandations qui malgré les erreurs et les échecs, qui se cumulent plan après plan, vont toujours dans le même sens : privatiser, démanteler….. Il en est ainsi de la BCE qui, début août 2011,  adresse une lettre au gouvernement Italien pour exiger « d’adopter au plus vite »  des mesures pour "Moins de rigidité sur les contrats à durée indéterminée, interventions sur l'emploi public, contrats de travail stimulant la productivité" et la privatisation "des sociétés municipales gérant déchets, transports ou distribution d'électricité".

Le cynisme n’a plus de limite quand le dirigeant d’une agence de notation  déclare : en France la réforme des retraites en 2010 était "une mesure intelligente" "un exemple de politique budgétaire bien conçue".[12]

Est-il possible de faire autrement ?

A  entendre et  à  lire, l'immense majorité de la classe politique et des experts répètent à l'infini le même discours  « rassurer les marchés financiers, réduire les déficits, faire des efforts »....

En décrypté cela donne « ne vous inquiétez pas, les dettes publiques seront honorées au centime d'euro près, le problème de la crise ce ne sont pas les marchés financiers mais les incertitudes que fait planer le poids de la dette publique; pour résoudre la crise il faut réduire la dette publique et par la même engager de nouveaux efforts et cela passe par privatiser, précariser le marché du travail, réduire les budgets sociaux ».

Le problème de ce raisonnement est double : D’une part  sa mise en œuvre ne ferait qu'accroitre les inégalités et accélérer la récession. Christine Lagarde elle-même l'illustre à sa manière quand, dans une déclaration du FMI le 16 août, elle demande aux gouvernements de ne pas pénaliser la croissance mondiale en instaurant des politiques de rigueur trop lourdes. Le prix Nobel, Joseph Stiglitz est encore plus clair : «Renforcer l’austérité n’aura pour résultat que de ralentir la croissance de l’Europe et d’accroitre ses problèmes budgétaires » [13] 

D'autre part  ce raisonnement part d'un postulat erroné: «la crise c'est l'endettement public». Au lieu d'agir sur une des causes de la crise on essaye d'agir que sur un de ses multiples effets. Loin de résoudre quoique ce soit on laisse les raisons profondes de la crise perdurer.

Loin d'un alignement sur les diktats des marchés financiers des propositions alternatives existes. Elles n’ont pas droit de cité dans les grands médias, mais pourtant elles existent. Ainsi trois  propositions fortes[14] pour rompre avec la spirale de la crise financière:

 

1 : Pour  un moratoire sur la dette publique et un audit citoyen sur celle-ci. On l'a vu précédemment depuis l'obligation faite aux États de se refinancer auprès des marchés financiers, ceux-ci se gavent littéralement de la dette.  1200 milliards d’euros de service de la dette, en total actualisé, versés par la France depuis 1974, cette année cela va représenter 45 milliards d’euros !

Un audit pour déterminer la part illégitime de la dette, due par exemple au sauvetage des banques et des fonds spéculatifs et de décider le non remboursement de cette part illégitime.

L'occasion aussi d'examiner les nécessaires  restructurations de dettes à engager, pour  dégonfler  la sphère financière au profit de l'économie réelle 

 

2 : Pour un financement de l’économie et des États émancipé des marchés. Pour ne pas replonger dans les dérives actuelles il faut remettre en cause le recours aux marchés  comme mode privilégié de financement des Etats.

Il faut  revenir à un financement direct des Etats par la Banque Centrale. Cela passe nécessairement par une refonte des statuts et des missions de la  BCE. Sortir les Etats des griffes des marchés financiers, c'est sortir du chantage permanent que ceux-ci exercent. C’est retrouver la maitrise d’une véritable politique économique.

 

3 : Pour un crédit sélectif à l’économie. En lien étroit avec un  nouveau rôle de la Banque Centrale, la constitution d’un pôle public bancaire privilégiant  un financement utile et efficace  de l’économie vers les ménages et les entreprises

L'objectif est de permettre un crédit à très faible taux d’intérêt pour les projets porteurs d’emplois, de salaires, de qualifications, et au contraire à taux dissuasifs pour les opérations spéculatives.

 

Ce dispositif autour de 3 mesures fortes renforcera  les réformes fiscales, la lutte contre les inégalités,  le développement de l’emploi et de droits nouveaux des salariés dans la  gestion.

 

De la même manière cela pose avec force l’émergence d’outils monétaires nouveaux, pouvant se substituer progressivement au dollar dans les transactions internationales[15].

 

 

« Et maintenant ? »

 

Deux perspectives s’ouvrent devant nous.

 

Soit, ceux-là même qui ont échoué à « maitriser la crise », ou bien encore à « refonder le capitalisme », qui se sont montrés incapable de  « sanctionner les patrons voyous », de « brider les pratiques spéculatives », ni de créer la moindre  relance, continuent dans la même logique. Même sous l’égide d’une « gouvernance européenne » une telle politique  de soumission aux marchés échouera  mettant en péril les conditions de vie des peuples

 

 Soit nous nous engageons dans la construction d’un changement politique radical. Cela commence par briser la spéculation, s’émanciper des marchés, sortir de l’impasse de l’austérité.

Pour les  forces de gauche cela commence par refuser au parlement  la règle d'or, les résultats du sommet européen de juillet qui sont nocifs pour la France (ils majorent de 15 milliards la dette de la France) et pour les peuples grec, italien, espagnol,….plongés  dans des cercles vicieux sans fin d’austérité et de récession.

L’enjeu pour chacun d’entre nous c’est de ne pas nous laisser imposer  des choix dont nous ne voulons pas. La mobilisation, l’intervention de chacun sera déterminante c’est l’ambition que se donne le Front de Gauche…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1]     Ce texte n'a pas la prétention d'être exhaustif. Il doit beaucoup aux éditos et articles de Jean Paul Duparc dans le Patriote des mois de juillet et août 2011, aux articles de l’Huma et de différents articles de presse.

[2]     « Apporter la civilisation, s'ouvrir au monde, droit d'ingérence, guerre propre... »  les va-t-en guerre du système ne reculent devant rien pour justifier leur main-mise.

[3]     Jacques Bidet, congrès Marx international V, octobre 2007.  

[4]     Dans le monde daté du 17 août un texte de Sylvain Cypel fait état de la publication du nouveau livre de Jeff Madrick « Une ère de cupidité : le triomphe de la finance et le déclin de l’Amérique, de 1970 à nos jours ». l’auteur y décrit 40 ans de  confrontations où le tenants de la finance se sont imposés.

[5]     Libération du 22 juillet,  cité dans le Patriote du 28 juillet.  

[6]          Pour tout connaitre ou presque de la dette de l’Etat en France : http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/dette_20_questions_69/index.html

[7]     Dernier exemple en date le rachat par la BCE pour 22 milliards d'euros d'obligations publiques auprès des ….marchés financiers!

[8]     JP Duparc « Le Patriote du 28 juillet

[9]     Edito  « Le Patriote du 11 aout  juillet

[10]   Tribune dans le « New York Times » du lundi 15 août.

[11]        Il y a F. Hollande qui propose un amendement à la Règle d'Or. Il y a les récentes tribunes (Le Monde et le JDD)  de Martine Aubry où il n'y a rien sur la BCE. Enfin la proposition du PS d'Euro-obligation est une fuite en avant dans la logique des marchés financiers.

[12]        Pour rappel, les agences de notation attribuaient une bonne note à la banque Lehman Brothers quelques jours seulement avant sa faillite.

[13]        Le Monde daté du 17 août 2011

[14]        Cf J.P Duparc dans le Patriote du 18 août 2011

[15]        Il ne s’agit ici que de pointer quelques pistes. Pour celles et ceux qui veulent approfondir la question je vous invite à prendre connaissance des propositions des communistes (http://www.pcf.fr/)  et celles du Front de Gauche au travers de son programme populaire et partagé qui sera publié dans les semaines à venir.

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Reniement et ralliement : la grande spécialité de la droite niçoise

Publié le 18 Août 2011 par dans Conseils municipaux et communautaires

 

Le ralliement de M. Chauvet à la majorité municipale de Christian Estrosi est la dernière péripétie du sport favori de la droite niçoise : le reniement–ralliement

 

Après 1995, des membres de la liste  de Jean-Paul Barety  rejoignent Jacques Peyrat. Avant les municipales de 2007 une grande partie de l’équipe de ce dernier déclare allégeance à Christian Estrosi, et depuis 2007 les élus de la liste Peyrat, à l’exception d’un seul,  ont rejoint Christian Estrosi.

 

Il n’échappe à personne que les motivations de ces reniements et ralliements multiples et successifs qui affectent la droite niçoise  ne doivent pas grand-chose à une quelconque « conviction politique». Ils sont, par contre,  fortement motivés par l’importance des délégations promises.

 

C’est le reflet d’une droite niçoise bien peu soucieuse des préoccupations quotidiennes des habitants de cette ville et plus attentive  à son « déroulement de carrière ».

 

A Nice aussi le peuple a de quoi être indigné.  

 

 

 

Robert INJEY 

 

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