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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Scène de ménage: l'austérité (vidéo)

Publié le 24 Décembre 2011 par CN-PCF dans Politique France

 


Comme à son habitude, le PCF a  décidé de donner un éclairage particulier à  la traditionnelle cérémonie des vœux. Vous vous souvenez sans doute des (faux) vœux de Sarkozy <http://www.youtube.com/watch?v=Btvsawlx58w> de l'an passé. Sur fond d’austérité et de rigueur, nous avons cette année  encore pris l'initiative d'un peu de bonne humeur pour entamer cette nouvelle année 2012...
A découvrir et à partager d'urgence, ces deux vidéos...

  - http://www.dailymotion.com/video/xn6c16_scene-de-menage_news
  - http://www.dailymotion.com/video/xn6cd6_je-file-au-boulot_news

 

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Une présence renforcée de la gauche et des élu-e-s Communistes à la Métropole.

Publié le 21 Décembre 2011 par Elus µPCF dans Conseils municipaux et communautaires

 

 

 A l’occasion de la désignation par le Conseil Municipal des délégués de la Ville de Nice au Conseil de la Métropole « Nice Côte d’Azur » l’ensemble des conseillers municipaux de gauche ont été élus.

 

Ce résultat permettra une présence renforcée des élus Communistes au sein du Conseil de la Métropole, avec Emmanuelle Gaziello et Robert Injey du Groupe Communistes et Républicains du Conseil municipal de Nice et Michel Santinelli du Conseil Municipal de Cagnes sur Mer, Président du Groupe la Gauche et l’Ecologie à la Communauté Urbaine. Cette présence renforcée sera un atout supplémentaire pour faire entendre les exigences des habitants, nous nous en félicitons.

 

Le Groupe Communistes et Républicains du Conseil Municipal à Nice

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Estrosi, ou l'exercice personnel du pouvoir...

Publié le 19 Décembre 2011 par Bob Injey dans Politique France

Ce matin en entrant dans la salle de la communauté urbaine, surprise!

Sur les tables une délibération a été rajoutée. La pratique est fréquente, en général il s'agit d'une question relevant d'une véritable d'urgence (catastrophe naturelle), ou présentant un caractère très consensuel.  Là le sujet s'avère n'avoir ni caractère d'urgence et encore moins consensuel. La délibération présentée en dernière minute porte  ni plus ni moins sur   la convention de partenariat 2011-2026 pour l'OIN plaine du Var. Dans le prolongement des prises de positions précédentes, dénonçant la méthode du fait accompli pour un projet qui va conditionner les aménagements sur la plaine du Var pendant un siècle et cela sans véritable concertation, j'ai une nouvelle fois porté l'exigence d'un grand débat public sur l'OIN. Prenant appui pour cela sur un communiqué de la commission nationale du débat public. Christian Estrosi, outre les amabilités habituelles (mensonges....) a lu une partie du communiqué, en particulier le passage où celle-ci note qu'elle ne peut pas s'autosaisir d'un dossier, pour argumenter que le débat avait eu lieu, qu'il fallait circuler plus rien à débattre et que le grand débat public n'avat pas lieu d'être....

Malheureusement  Estrosi n'est pas allé au bout de la lecture de ce document. En particulier le passage où la commission nationale pointe l’intérêt d'un tel débat et la pertinence d'inscrire dans le futur décret que les OIN puissent faire l'objet d'un grand débat national.  Une invitation qu'un vrai  démocrate soucieux de l'intérêt public aurait pu saisir au bond pour engager une procédure associant largement la population. Mais pour Estrosi, concernant la plaine du Var (et nombre d'autres dossiers) il considère être le seul à décider, seul son avis compte.   Pour cette raison le débat sur le devenir de la plaine du Var le gène, et il préfère tronquer la réalité.  Heureusement pour la France il n'est plus ministre, dommage pour Nice.....
Pour information le document de la commission nationale du débat public lettre CNDP debat public OIN-3 lettre CNDP debat public OIN-3

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L'imposture sociale de Le Pen et du Front National

Publié le 16 Décembre 2011 par Bob Injey dans Politique France

Discours après discours l'imposture sociale de Marine Le Pen se renforce.

Il y a la dénonciation des maux du libéralisme. C'est devenue une banalité. Sarkozy dans son 1er discours de Toulon avait versé dans le registre, plusieurs grands milliardaires y vont de leur couplet. Marine Le Pen s'inscrit dans cette suite . Mais comme les autres,  "sa découverte"  des tares des marchés financiers est assez récente. Il faut n'y voir aucune conversion soudaine, mais plus l'adaptation d'un discours face à une crise devenue sans  cesse plus dévastatrice.

Il y a la compassion pour les invisibles. Marine Le Pen tente d'apparaitre comme la porte parole de la majorité silencieuse et des oubliés. L'explosion des inégalités, la peur de basculer dans la précarité, la crise de la démocratie représentative,  l'impuissance des gouvernements face aux marchés,  autant d'éléments qui  "nourissent" le discours de circonstance de Le Pen.

 

Mais une chose n'a pas changé c'est la nature des solutions avancées. De la stigmatisation des étrangers à la sortie de l'euro, Marine Le Pen évite systématiquement  certains sujets. Ainsi c'est le vide quasi sidéral quand il s'agit de parler salaires, droits des salariés, pouvoir d'achat. Le peu de fois où elle évoque le sujet c'est pour considérer que "l'augmentation du SMIC est une mesurette" ou bien que "le blocage des loyers une idée communiste..."

Très prompte à partir en guerre contre l'euro,  Marine Le Pen est bizarement silencieuse sur la domination du  dollar. Tout aussi virulente pour exiger la sortie de l'Euro, responsable de tous les maux elle est silencieuse sur les conséquences économiques et sociales  d'une telle mesure et surtout sur les motivations profondes de celles et ceux qui utilisent l'euro contre les peuples. Et pour cause une dimension est totalement absente du discours de Le Pen c'est l'oppostion capital-travail qui se traduit depuis des années par un recul massif de la part de salaires dans la valeur ajoutée. Bien au contraire les charges du FN contre les syndicats, sont l'illustration d'une permanence des combats de l'extrême droite contre le mouvement ouvrier.

 

A l'heure où la colère monte contre le capitalisme et ses méfaits, certains n'hésiteront pas à tout mettre en oeuvre pour détourner cette colère . Face à cette imposture  il faut mener la bataille sur le terrain des idées. C'est l'objectif de l'argumentaire que vient d'éditer le PCF (disponible sur le site nartional) auquel va s'ajouter  dans les semaines à venir une brochure à large diffusion et une vidéo.

 

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Ras le bol de la discrimination médiatique contre le PCF!

Publié le 15 Décembre 2011 par Pierre Laurent dans Politique France

« C dans l'air » du 13 décembre sur le communisme : Pierre Laurent écrit à Yves Calvi

Mardi 13 décembre, France 5 diffusait un « C dans l'air » dont le thème était « le communisme 20 ans après ». Yves Calvi recevait à cette occasion, Stéphane Courtois et Alexandre Adler sur le plateau. Suite aux propos scandaleux tenus par certains sur le plateau, vous trouverez ci-dessous le courrier de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, envoyé ce jour à Yves Calvi.

 

 

Depuis maintenant des mois, la discrimination à l’égard du Parti communiste français dans les émissions politiques dont vous avez la charge, et plus globalement dans celles du groupe France Télévisions, est une constante. Toutes nos demandes pour qu’il y soit mis un terme sont - plus ou moins poliment - mais systématiquement écartées.

 

Mais cette fois, trop c’est trop. Le mardi 13 décembre, l’émission « C’est dans l’air » avait pour invité Stéphane Courtois, dont la seule fonction historique reconnue est l’anticommunisme professionnel. C’est votre choix éditorial, je n’ai pas à le contester. Toutefois, au cours de cette émission, cet invité, qui ne m’a jamais rencontré de sa vie, s’est livré à une violente attaque personnelle en déclarant je cite « Pierre Laurent (…) un fils d'apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié». 

Cette pitoyable déclaration est restée sans réponse. Insultante et diffamatoire, elle ne mériterait de ma part que le mépris. Elle s’inscrit dans le registre des poncifs anticommunistes dont Monsieur Stéphane Courtois s’est fait une spécialité, en lieu et place de celle d’historien dont il s’affuble à propos du Parti communiste français.

Je ne peux me taire car cette déclaration intervient alors que la discrimination à notre égard est un scandale qui n’a que trop duré. Élu secrétaire national du PCF en juin 2010, je n’ai été invité à aucune émission politique importante dont vous avez la responsabilité, et quasiment aucune sur l’ensemble des  antennes de France Télévisions. Ce boycott est en contradiction avec toutes les règles déontologiques en matière de pluralisme du débat d’idées, et avec toutes les règles du CSA qui invitent à respecter l’ «équité» des temps de parole des formations politiques, singulièrement celles qui  disposent d’une représentation politique parlementaire.

Cette situation devient plus insupportable encore depuis que nous sommes entrés, de fait, dans la campagne présidentielle. Le Front de gauche, dont le Parti communiste français est totalement partie prenante, et son candidat Jean-Luc Mélenchon dont je préside le conseil national de campagne, y jouent un rôle de premier plan. Pourtant, la discrimination perdure. Elle devient même chaque jour plus flagrante au fur et à mesure que des candidats, subitement touchés du jour au lendemain par la grâce sondagière, occupent aussitôt le hit-parade des apparitions médiatiques.

L’argument selon lequel  je ne suis moi-même pas candidat ne résiste pas une seconde à l’examen.

 

Un, notre campagne et notre candidat sont loin de bénéficier de l’égalité de traitement qu’ils méritent. Le respect des règles du CSA nécessite bel et bien  l’augmentation globale du temps de parole du Front de gauche, donc tout à la fois celle de Jean-Luc Mélenchon et celles d’autres représentants nationaux du Front de gauche.    

Deux, le rôle politique et parlementaire joué par le Parti communiste dans cette campagne ne peut échapper qu’à ceux qui cherchent à nier la réalité.

Trois, ceux qui avancent cet argument à mon égard devront m’expliquer pourquoi il ne s’applique ni au secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé, ni à la première secrétaire du PS Martine Aubry, ni à la première responsable d’Europe Ecologie Les Verts, Cécile Duflot, sans parler des dizaines de responsables d’autres formations politiques qui sont des invités permanents de vos émissions, sans que jamais un seul responsable communiste ne puisse y trouver place.

Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple récent sur lequel nous vous avons alerté avant l’émission, comment se fait-il qu’aucun parlementaire ou aucun maire de notre parti, très actif sur le droit de vote des étrangers depuis trois décennies, ne trouve place le lundi 12 décembre sur le plateau de « Mots croisés » quand Rama Yade, qui n’a plus aucun rôle politique, et l’improbable Arno Klarsfeld, sur ce sujet auquel il ne s’est jamais intéressé, y figurent en bonne place ?

Et pour n’en prendre qu’un seul autre un peu plus ancien, puisque l’histoire du PCF semble vous intéresser quand il s’agit d’inviter Stéphane Courtois, comment expliquer que le discours que j’ai prononcé devant plus de sept mille personnes le 23 octobre dernier dans la carrière de Châteaubriant aux côtés du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, en hommage aux 27 résistants fusillés il y a soixante ans par les nazis, ait été totalement ignoré ? La mémoire de Guy Môquet et de ses camarades n’intéresse-t-elle que quand elle est instrumentalisée par un président de la République qui en trahit chaque jour les idéaux ?  

Aussi, je vous demande d'agir pour mettre un terme à cette mise à l’écart du PCF et de moi-même comme secrétaire national de ce parti dans vos émissions. Ainsi, sera défaite cette anomalie anti-démocratique qui, j’en suis sûr, suscite la réprobation de très nombreux journalistes de vos propres rédactions, que je sais attachés aux valeurs du pluralisme.

Si les propos insultants de Stéphane Courtois sur votre antenne ont été, vous l’aurez compris, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, vous comprendrez que ma requête, au-delà de ce lamentable incident, est plus large. Elle n’a qu’un seul but : faire droit au respect du pluralisme sans lequel la démocratie n’est qu’une coquille vide.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,

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Libération de Salah Hamouri

Publié le 14 Décembre 2011 par

Libération de Salah Hamouri : « une formidable nouvelle » (Pierre Laurent) Je viens d'apprendre que le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, privé de liberté par les autorités israéliennes depuis près de 7 ans, devrait être libéré dimanche prochain. C'est une formidable nouvelle. Je tiens à saluer le courage et l'action permanente des parents, ami-e-s et proches de Salah qui n'ont cessé d'agir pour sa libération ainsi que les organisations et associations qui se sont mobilisées pour cette cause juste. Après l'entrée de la Palestine à l'UNESCO, l'annonce de la libération de Salah Hamouri est la deuxième très bonne nouvelle de la semaine. Jugé par un tribunal militaire d’occupation, illégal au regard de l’ONU, et sans qu’aucune preuve ait été apportée quant à sa culpabilité, Salah Hamouri est incarcéré depuis le 13 mars 2005 en Israël. Je me réjouis que des dispositions politiques et diplomatiques aient enfin été prises auprès des autorités israéliennes pour que Salah retrouve la liberté. Nous espérons cependant que cette libération soit accordée sans conditions permettant au jeune franco-palestinien de reprendre ses études et de vivre où il le souhaite, en France comme à Jérusalem. Toutefois, pour les 6 000 prisonniers palestiniens encore détenus en Israël, le combat doit continuer pour la liberté. La France et ses partenaires européens doivent reconnaître immédiatement l'État palestinien et s'engager avec détermination pour obtenir d'Israël la garantie d'une application des résolutions des Nations unies afin d'aboutir à un règlement politique pour une paix juste et durable. Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Paris, le 14 décembre 2011.

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Produire français : « la droite a trouvé sa tarte à la crème » (PCF)

Publié le 14 Décembre 2011 par PCF dans Politique France

La droite a trouvé sa tarte à la crème. D'un côté Nicolas Sarkozy veut un label « origine France garantie », de l'autre François Bayrou défend  l'idée de « produire en France ». Cette bataille de slogans n'a qu'un objet : maquiller la réalité de leur absence d'ambition industrielle pour la France.

« Produire français », dans la bouche de Nicolas Sarkozy relève de la fable. L'homme des fausses promesses de Gandrange et du permis de délocaliser à tout va, avec sa politique, a accéléré la destruction de plus de 400 000 emplois industriels. Son bilan est calamiteux.

La réalité est glaçante tant l'action du gouvernement, quand elle accepte de vendre pour trois fois rien un patrimoine industriel entier à des fonds de pension étrangers, est destructrice d'emplois et de vies humaines.
Le PCF, avec ses partenaires du Front de gauche, veut développer et rétablir le potentiel industriel de la France, et cela passe par la relocalisation des entreprises et de toute l'économie.
Pour produire, acheter et consommer français, il faut garantir à la France son indépendance économique, son modèle social et son développement écologique.
Parce que la première richesse de la France n'est pas la finance mais le travail humain, le Front de gauche, dans son programme « L'humain d'abord » veut engager une politique d'aménagement et de développement industriel du territoire fondée sur des exigences d'emploi, de salaires, de qualification et de recherche.

Le Front de gauche est disponible pour un réel débat avec les partis de gauche comme de droite, sur la politique industrielle de notre pays.

Communiqué de presse: Parti communiste français,

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Votation citoyenne à Nice (photos)

Publié le 10 Décembre 2011 par Bob Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

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Quelques jours après l’adoption par le Sénat du texte sur le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, les militants communistes organisaient, ce samedi 10 décembre,  une votation citoyenne dans le quartier très populaire de Bon Voyage à Nice.

Succès de l’initiative puisque entre 9h et 10h30, 101 personnes ont participé à cette votation, qui pour beaucoup de femmes et d’hommes aura constitué une première.  A l’image de cette mère de famille  déclarant en déposant le bulletin dans l’urne « Cela fait 40 ans que je suis en France, c’est la première fois que je vote ! ». Les commentaires de ce type, ou bien encore ceux traduisant la fierté de pouvoir voter,    auront été multiples tout au long de la votation .  A l’heure où l’UMP, pour parler des populations des quartiers populaires, les stigmatise systématiquement en parlant « d’assistanat », de  « fraude sociale », « d’incivilité », « d’insécurité », cette expérience  illustre avec force que la citoyenneté c’est aussi l’exercice du droit de vote. En refusant ce droit de vote c’est une manière pour les tenants du système de laisser cette population dans une forme de silence forcé.

 

Le résultat de la votation illustre un très large accord des populations française et étrangère de ce quartier avec pour 101 votants: 99 pour le droit de vote et 2 contre.

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L'honneur retrouvé du Sénat

Publié le 9 Décembre 2011 par Bob Injey dans Politique France

Le Sénat vient  d'adopter le texte  sur le droit de vote des résidents étrangers. C'est un fait important à plus d’un titre.

D'une part, enfin, le France se met au diapason de ce qu'une majorité de pays Européens font depuis des années, voir des décennies.

D'autre part, le Sénat d'une certaine manière sur la question du  "droit de vote" retrouve son honneur.

Voilà 11 ans que le Sénat avait enterré ce texte. 11 ans.... mais ce n’était pas la première fois que la haute assemblée pratiquait ce blocage, il y a un précédent.

Le Sénat, pour la petite histoire, c’est l’endroit qui durant tout l’entre deux guerres aura refusé d’accorder le droit de vote aux femmes. Ainsi les députés,  le 20 juillet 1936 votaient par 495 pour et 0 contre  ce droit. Le Sénat le refusa. Entre la première proposition de loi (1901) et le vote de la loi accorda ce droit (1944) plus de 40 ans se sont écoulés. 

 

Par ailleurs les arguments avancés hier contre le droit de vote des femmes sont comme ceux de Fillon aujourd’hui contre le vote des résidents étrangers : ils jouent sur la peur.

Extraits :

L’inénarrable sénateur (radical) des Deux Sèvres Réné Héry dans les années 30 : « A l’heure actuelle, les intérêts les plus élevés, les plus graves, les plus poignants de notre pays sont débattus à Lausanne, à Genève, et vous y feriez apparaître les femmes avec leur faiblesse infiniment respectable, leur manque d’équilibre physiologique, et vous ne seriez pas inquiets ? ».

Ou bien encore "Entre la nature féminine et la fonction politique, il y a incompatibilité"
ou encore " mais qu'une femme parce qu'elle est électeur, éligible ait le droit de quitter le domicile conjugal, d'y recevoir qui elle veut, quand elle veut et bien d'autres libertés encore, c'est la subversion totale du mariage ».

Son collègue Raymond Duplantier (Radical lui aussi…) déclare le 28 juin 1932 « Les hommes ont été appelés à diriger la cité, la femme à rester au foyer, à s'occuper de la maison, à être, quand il le faut, dans son domaine propre, la consolatrice, le guide et le soutien de l'homme. Ne changez pas ces attributions traditionnelles qui résultent de la nature même des êtres et des choses. N'allez pas faire à la femme ce dangereux présent de lui accorder un suffrage qu'elle ne réclame d'ailleurs pas. N'allez pas jeter la discorde dans les ménages et dans les familles, n'allez pas compromettre l'éducation de l'enfant et les soins auxquels il a droit. N'allez pas troubler le pays, à l'heure surtout où il a besoin de l'union de tous ses enfants. »

Faire peur, c’est la même méthode qu’use Fillon 80 ans plus tard… extraits : « (La gauche) prend le risque de vider la nationalité et la citoyenneté française de leur substance», «nous perdrions beaucoup si nous voyions fleurir des listes de candidats se réclamant de leur nationalité étrangère pour briguer des voix (…). Il n'est sans doute pas de pire ferment du communautarisme que l'onction du suffrage universel donné à des candidatures qui seraient tentées de miser sur leur caractère ethnique».

Hier le « danger » c’était l’incapacité des femmes, aujourd’hui le communautarisme. Aujourd’hui. La réalité c’est que hier comme aujourd’hui ce qui menace notre démocratie c’est le sectarisme, l’étroitesse au-nom de la quelle on décrète qu’une partie de la population n’est pas apte à participer à l’élaboration des choix de la cité.

C’est l’honneur de cette majorité sénatoriale d’avoir voté ce texte. A la fin des années 30 il n’y avait plus que la France, la Suisse, la Belgique et la Yougoslavie à refuser le droit de vote des femmes. Serons-nous encore dans le peloton de queue  concernant le vote des résidents étrangers aux élections locales ???

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l'archaisme de Ciotti

Publié le 7 Décembre 2011 par Bob Injey dans Politique France

Communiqué de presse

 

 

 60% des français,  pour le droit de vote des résidents étrangers

 

Eric Ciotti vient de déclarer que le "droit de vote des étrangers serait une forfaiture".  Une prise de position qui reflète une nouvelle fois la "chasse"  des électeurs du FN par l'UMP.

Cette  "prise de position " appelle quatre remarques:

1: De quoi s'agit-il d'abord? Le texte défendu par la majorité de gauche du Sénat est clair:  "Le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales peut être accordé aux étrangers non ressortissants de l'Union européenne résidant en France. Ils ne peuvent exercer les fonctions de maire ou d'adjoint, ni participer à la désignation des électeurs sénatoriaux et à l'élection des sénateurs."

2: Cette proposition n'a rien de particulièrement inédite,  16 pays de l'Union Européenne ont déjà accordé le droit de vote aux élections locales aux résidents étrangers.

3: C'est une nouvelle  illustration de  l'archaisme de M. Ciotti. A une autre époque M. Ciotti aurait sans nul doute fait partie de ces parlementaires qui bataillaient contre le droit de vote aux femmes. Il a fallu attendre le 24 mars 1944 et un amendement du député communiste Fernand Grenier pour que les femmes aient le droit de vote.

4:Dans sa course aux électeurs du FN, monsieur Ciotti perd son âme. Il en vient même à prendre la position inverse de celle avancé par un certain Nicolas Sarkozy en 2005 "A titre personnel, je considère quil ne serait pas anormal quun étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales ».

 

Cette exigence démocratique mérite mieux que les déclarations de monsieur Ciotti, aussi Samedi 10 décembre  matin les militants communistes et du Front de Gauche organiseront une votation citoyenne à Bon Voyage à Nice  sur la proposition du Sénat

 

                                                                                                         

Robert Injey

Conseiller Municipal de Nice

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Sarkozy-Merkel : cerbères des marchés financiers !

Publié le 6 Décembre 2011 par dans Politique France

L'actualité de ces derniers jours, est marquée par la soumission grandissante de nos gouvernants vis à vis des marchés financiers. Jeudi dernier à Toulon, Sarkozy  dans discours qui masque péniblement  l’échec de sa politique, s’est livré à  une justification de l’austérité et des plans de rigueur. A  l’endroit même où il y a trois ans  il dénonçait avec « conviction » les marchés financiers, il vient une fois de plus de leur céder en prônant une  intégration européenne plus poussée, une rigueur budgétaire marquée par la  règle d’or avec des «sanctions sévères»   et de nouveaux reculs de souveraineté.

Lors de sa rencontre hier avec Merkel, il va encore plus loin en   s'engageant avec celle-ci à ne plus contraindre les banques privées à contribuer à la restructuration des dettes des états de la zone euro! Les rentiers  et autres spéculateurs peuvent dormir tranquilles les cerbères Sarkozy et Merkel protègent les intérêts des 1% les plus riche

A gauche, les réponses de F. Hollande s'inscrivent dans  d'un «pacte de responsabilité de gouvernance et de croissance» pour « donner du sens à la rigueur », sans parler de la main tendue à Bayrou.  Une attitude qui n'en fini plus de désespérer nombre d'électeurs de gauche dont de nombreux socialistes.

Cette logique de soumission aux marchés financiers est une fuite en avant sans fin. Aux discours de Sarkozy et Merkel,  l'agence Standard & Poor's répond par la menace de dégrader les notes de la zone euro, illustrant ainsi l'avidité sans
limite des marchés.

Loin de cette soumission, la campagne du Front de Gauche, à l'image des interventions de Pierre Laurent et de Jean-Luc Mélenchon à Talence, est ancrée sur le terrain de la lutte contre l’austérité, des réponses à la crise, de
l’espoir et de l’alternative  à gauche Pour cela nous ne partons pas de rien. Toutes les  études d'opinion montrent que les gens sont  favorables à des réformes progressistes.

Ainsi 62% des français  pensent qu’il faudrait s’attaquer aux marchés financiers, 60% d'entre-eux  sont favorables au vote des résidents étrangers aux élections locales....
RI

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Meeting de Talence: Pierre Laurent (vidéo)

Publié le 2 Décembre 2011 par Front de Gauche dans Politique France

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