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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Sur le revenu de base....

Publié le 23 Janvier 2017 par Bernard Friot dans Politique France

Une vidéo éclairante de Bernard Friot,  sur les enjeux derrière le débat du revenu de base, revenu universel....

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Revenu universel: un leurre!

Publié le 20 Janvier 2017 par injey06

Revenu universel: un leurre!

Le Parti socialiste a cette capacité, régulière, de cristalliser le débat autour d'une question, permettant ainsi d'occulter le reste. L'affaire du revenu universel en est une nouvelle illustration.

D'abord de quoi s'agit-il ?

Le « Mouvement pour le revenu de base » le défini ainsi :

« Tous les membres de la communauté le reçoivent, quels que soient leurs revenus ou leurs situations professionnelles. Il est versé à chaque membre du foyer, sans considération des revenus de ses autres membres. Pas besoin de justifier une recherche d’emploi ni de travailler en échange.Il s’additionne avec tout autre revenu (salaire, certaines allocations…). Il est versé automatiquement de la naissance jusqu’à la mort et assure ainsi un filet de sécurité tout au long de la vie. »

 

Benoît Hamon nous présente une version légèrement différente, avec une première phase en direction des jeunes (sans en préciser le montant), une augmentation du RSA à 600 euros et une généralisation du dispositif en 2022.

Au sein même du PS les principales critiques sur la mesure portent sur l'impasse budgétaire de cette mesure. Un rapide calcul, 500 euros mensuels versés à tous les habitants de ce pays représente 396 milliards par an, soit plus que le budget de la nation !

Mais la question n'est pas que budgétaire.

Quelques remarques :

Cette idée n'est en rien «nouvelle ». Nous la retrouvons déjà il y a 500 ans (!) chez Thomas More dans Utopia. Plus près de nous un des socialistes utopiques français, sans doute le plus sympathique, Charles Fourier, la portait au XIXè siècle . Enfin des prix Nobel (James Meade prix Nobel, en 1977 ou bien encore Paul Krugman ) ont défendu cette idée. Donc l'idée n'est pas neuve, et souvent des hommes et des femmes politiques, y sont favorables dans les débats et cela au-delà des frontières gauche-droite.

La motivation souvent affichée est de permettre d'éradiquer la pauvreté et de ne plus faire dépendre le revenu exclusivement d'un travail. Certains y voient même une forme d'émancipation face à l'aliénation du travail...

Si l'idée généreuse, peut se concevoir dans la perspective d'une société « idéale », le capitalisme financiarisé et mondialisé en 2017 est tout, sauf une société idéale.

A partir de là quelques objections, non pas sur le principe dans l'absolu, mais dans la réalité concrète capitaliste.

D'abord le soutien de libéraux à cette mesure, sous une forme ou une autres n'est pas innocent. L'objectif est simple : rationaliser le système d’aide sociale, en regroupant l’ensemble des prestations sociales existantes dans une seule. Et la solidarité nationale se réalisant au travers de ce revenu universel, cela ouvre la porte au démantèlement de la protection sociale, sans parler de la remise en cause du salaire minimum, des prestations sociales. Mais aussi une plus grande fléxibilisation du marché du travail.

Pour les libéraux, le revenu universel est en quelque sorte la pitance que l'on donne à l'esclave pour maintenir simplement la force de travail.

Une belle idée peut-être dévoyée, le capitalisme est devenu expert en la matière.

Mais là, en l’occurrence, elle participe aussi d'occulter toute une série de débats. Il est intéressant, par exemple, de noter que l'affaire du revenu universel épargne aux candidats de la primaire du PS de dire des choses sur la question du salaire et du SMIC. De la même manière en déportant le débat sur cette question on ne parle pas de droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises et très peu sur la maîtrise des banques . Et pourtant si nous n'abordons pas ces questions du pouvoir, dans l'entreprise et sur la finance, rien n'est possible pour changer profondément cette société.

En définitive la proposition de Benoit Hamon est un leurre.

Outre le fait qu'avec une augmentation du RSA à 600 euros/mois nous sommes très en deçà du seuil de pauvreté (845 euros), sans parler du seuil pour pouvoir vivre dignement (1), cette mesure évacue les questions du rapport au travail, des rémunérations, de la réduction du temps de travail, sans parler de la formation.

Des associations comme le Secours populaire, le Secours catholique et ATD Quart Monde considèrent qu' « il s’agirait de verser aux plus fragiles un “solde de tout compte”, sans se soucier de prendre des mesures favorisant le retour à l’emploi». Pour le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, c'est "la négation du travail", pour Boris Plazzi, un autre membre de la direction confédéral CGT « le débat sur le revenu universel n’intervient pas par hasard, cela vise à mettre à mal le système de protection sociale ».

Des propositions existent dans les programmes du PCF ou de Jean Luc Mélenchon, pour permettre tout à la fois d'établir un statut protecteur pour les jeunes, d'accorder des droits nouveaux aux salariés dans l'entreprise, créer une véritable sécurité d'emploi et de formation (PCF) , ou bien encore une sécurité sociale intégrale (JLM)... Des propositions qui visent à dépasser le marché du travail.

Certes cela fait moins le buzz, mais sans doute parce que cela remet en cause la logique du système. Ce qui n'est pas le cas dans la version actuelle de la proposition de revenu universel....

Robert Injey

(1) Une étude de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale fixe à 1424 euros pour une personne seule et 3284 euros pour un couple avec deux enfants le seuil pour pouvoir vivre dignement dans un logement social.

 

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Crise démographique

Publié le 19 Janvier 2017 par injey06 dans Politique France

Crise démographique

La baisse du taux de fécondité se confirme en France. Jusqu’à ces dernières années la France était un des rares pays où ce taux dépassait le seuil symbolique des 2 enfants par femme. En tombant à 1.93, nous nous retrouvons dans la situation classique des pays dits développés. Si les raisons de cette baisse sont multiples - crise économique, évolution du mode de vie, recul d’une véritable politique familiale, crainte de l’avenir- la conséquence c’est un vieillissement accéléré de la population française. Au 1er janvier 2017, 19,2 % des habitants avaient 65 ans ou plus, soit 3 points de plus en dix ans.

Face à cette situation les pays en Europe répondent de manière très différente. L’Allemagne connaît un taux de fécondité inférieur à 2 depuis 1971. Aussi est-elle confrontée depuis longtemps à un vieillissement de sa population avec des perspectives de recul démographique à l’horizon 2050 de 8 à 14 millions d’habitants. C’est cette réalité qui explique l’attitude d’Angela Merkel sur l’accueil des réfugiés.

Pour la France, un repliement tel que le prône une partie de la droite et l’extrême droite serait une catastrophe démographique dans les décennies à venir. Y répondre c’est mettre en œuvre, dès à présent, une politique migratoire dynamique et partagée avec les pays d’émigration. C’est aussi apporter une réponse à la hauteur, en termes de solidarité et de développement des services publics, aux problématiques que posent le vieillissement de la population et à la perte d’autonomie. Des questions qui sont absentes du débat présidentiel.

Robert Injey (Edito du Patriote du 20 février 2017)

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Point de rupture

Publié le 13 Janvier 2017 par injey06

Point de rupture

L’épidémie de grippe que nous sommes en train de connaitre met en évidence l’impasse dans laquelle notre système de santé est plongé. Réforme après réforme, la logique financière prend le pas sur la notion de service public. Au nom de l’équilibre des comptes, l’hôpital public connait le plus grand plan de licenciements de notre pays, avec 22000 suppressions de postes et 16 000 fermetures de lits programmées.

Fonctionnant déjà à flux tendu au quotidien, les services des urgences sont littéralement saturés avec l’épidémie en cours. La ministre de tutelle parle d’ « urgences qui atteignent les limites de leurs capacités » et propose seulement de « retarder les opérations non-urgentes » ! Pour Christophe Prudhomme porte-parole de l'association des urgentistes de France (CGT-Santé), le constat est dramatique, "Les limites ont déjà été dépassées depuis plusieurs jours. Cela se traduit par une surmortalité évitable, des gens qui attendent 24 heures sur des brancards",

Pour les usagers et les personnels soignants aussi, le point de rupture est largement dépassé. Les heures d’attente faute de lits en nombre suffisant explosent, tout autant que la souffrance au travail des personnels.

Mais, là aussi, la crise n’est pas la même pour tout le monde. Pendant que l’Hôpital public est asphyxié par les politiques d’austérité, Sanofi, premier groupe pharmaceutique en France, croule sous les dividendes. En 2016 le groupe vient de racheter ses propres actions pour 6,6 milliards, tout en distribuant 3,75 milliards de dividendes.

Préserver la santé de la marchandisation et de la cupidité des actionnaires est un des enjeux des échéances de 2017.

Robert Injey

Edito du Patriote  de cette semaine

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Acharnement contre les citoyens solidaires de la Roya

Publié le 9 Janvier 2017 par injey06 dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Pierre-Alain relaxé

Pierre-Alain relaxé

Vallée de la Roya

Vallée de la Roya


La semaine qui vient de s’écouler manque sans doute un tournant dans le dossier des citoyens solidaires avec Réfugiés à la frontière italienne. Après la forte mobilisation, les réquisitions du parquet contre Cédric (Huit mois avec sursis, délibéré en février) ont provoqué une réelle colère. relaxe de Pierre-Alain, prononcée par le tribunal de Nice ce vendredi, constitue une décision importante pour la solidarité avec les Réfugiés. Certes le parquet fait appel, mais la solidarité citoyenne se trouve confortée par ce jugement. Mais bien évidement cela est insupportable, non seulement pour la droite et son extrême, mais aussi pour le représentant du gouvernement dans le département, à savoir le Préfet.

Ainsi, l’après midi-même de la relaxe, quatre nouveaux citoyens solidaires étaient arrêtés à Sospel (Ci-dessous communiqué de l’association Roya Citoyenne). Après 24 heures de garde à vue, Françoise, René, Gibi et Dan ont été déféré hier samedi et sont convoqués au tribunal pour "délit de solidarité" le 10 mai. Au total, actuellement 12 citoyens solidaires sont poursuivis en quelques mois dans le 06.
Loin d'apporter une réponse à la hauteur du drame humain des réfugiés, le gouvernement et la préfecture jouent la carte de l'acharnement contre les citoyens solidaires des vallées de la Roya et de la Bevera.

Plus que jamais nous devons être solidaires….

Robert Injey

« Communiqué de l’association Roya Citoyenne

Le 8/1/2017

Ce vendredi 6 janvier, le jour même où la justice décide de relaxer Pierre-Alain Manonni pour avoir convoyé trois réfugiées, quatre autres citoyens solidaires sont interpellés entre Breil et Sospel et maintenus 24 h en garde à vue.

Françoise Gogois, René Dahon, Gérard Bonnet, et Dan Oudin, cherchaient simplement à déplacer six jeunes réfugiés vers d'autres lieux d'hébergements privés présentant des conditions d’accueil dignes et sécurisées.

Rappelons que le Procureur de la République, lors du procès de Cédric Herrou, lui a reproché, entre autres, de « loger des réfugiés dans des conditions indignes », car ils étaient sous des tentes ou des caravanes. Cette action allait dans le sens même de ce que demande le Procureur.

Rappelons aussi que:
- les hébergeurs bénévoles de la Roya sont débordés par l'arrivée de plusieurs dizaines de réfugiés
par semaine ;
- la reconduite à la frontière est toujours de mise ;
- les accueils en foyer de l'enfance sont saturés, car insuffisants et inadaptés.

Ce même Procureur a par ailleurs fait appel de la décision de justice concernant Pierre-Alain, refusant ainsi toute indulgence pour la solidarité citoyenne.

La chasse au faciès et aux citoyens solidaires continue donc, malgré la relaxe prononcée. Cette dernière met en colère M. Estrosi, et l'amène à insulter la justice de notre pays. Nous lui rappelons que « l'insulte aux forces de l'ordre » est bien plutôt le fait de ceux qui utilisent ces forces de l’ordre pour traquer sans relâche les réfugiés, les mettant en danger, alors même que la vocation des policiers et gendarmes est de protéger les personnes, quelle que soit leur origine ou couleur de peau. Le malaise des forces de police, et notamment de gendarmerie, est de plus en plus évident face à cette politique décidée par des pouvoirs publics qui n'ont rien vu, rien entendu et rien compris de ce que vivent les réfugiés et les populations de nos vallées. Avec une faible partie du coût de cet immense déploiement de forces répressives, on pourrait largement accueillir dignement les quelques centaines de réfugiés qui souhaitent transiter par nos vallées.

Combien de temps, combien de souffrances ou même de morts, notamment pendant les froids de cet hiver, combien d’arrestations de citoyens solidaires faudra-t-il pour que les pouvoirs publics prennent les mesures nécessaires de protection de ces femmes, hommes et enfants ? Nous appelons encore une fois à un soutien sans faille de tous les citoyens solidaires, et à leur présence massive lors du procès de Françoise GOGOIS, René DAHON, Gérard BONNET (dit Gibi), et Dan OUDIN, poursuivis pour aide à l’entrée ou au séjour irréguliers (sur la base du Ceseda Art.L 622-1 et L-622-3 [ ICI ]) Le MARDI 16 MAI 13H30 près du Tribunal de Grande Instance de Nice.

TOUS SOLIDAIRES : »

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Estrosi, complice de la colonisation des territoires palestiniens.

Publié le 5 Janvier 2017 par injey06

Estrosi, complice de la colonisation des territoires palestiniens.

Le 23 décembre 2016, le conseil de sécurité de l'ONU adoptait la Résolution 2334, réitérant "sa vision d’une région où deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, en paix, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues" et condamnant, pas la même, tous les processus de colonisation menés par le gouvernement israélien.

 

Cette adoption, par 14 voix, n'a été possible que grâce à l'abstention historique des États Unis, sans doute lassés de la fuite en avant du gouvernement israélien. Cette volonté de trouver le chemin d'une issue politique et pacifique a un conflit vieux de 50 ans, n'a pas trouvé grâce aux yeux de Christian Estrosi. Celui-ci s'est immédiatement fendu d'une déclaration pour annoncer son "départ pour Israël où [il va] témoigner [son] soutien à Benjamin Netanyahou, après la décision de l'ONU dangereuse qui attaque la seule démocratie de la région". Joignant la parole aux actes, le président de la Région PACA, une fois sur place, a annoncé une aide, sur des fonds publics, de 50 000 euros au Fond National Juif (KKL). Un organisme paragouvernemental qui joue un rôle fondamental dans la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, laquelle est condamnée par la résolution de l'ONU.

Dans une déclaration l'UJFP Paca (Union juive française pour la paix) dénonce "cet acte de collaboration active avec une colonisation qui perdure depuis des décennies", et le soutien de Christian Estrosi à "un gouvernement d’extrême droite qui prône l’apartheid séparant les Juifs et les non-Juifs."

 

L’alignement du président de la Métropole et de la Région PACA sur les positions de la droite extrême Israélienne est une rupture profonde. Rupture non seulement avec les positions portent la droite gaulliste, mais aussi avec la quasi-unanimité des nations, qui condamnent, résolution après résolution l'insupportable oppression imposée au peuple palestinien. En justifiant cette colonisation effrénée, Christian Estrosi sera politiquement comptable d'une politique qui est « une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux États et à l’instauration d’une paix globale, juste et durable » (extrait Résolution 2334.)

Comme le signale l'association « Citoyens pour la dignité » il y a une forme de syndrome de la droite niçoise dans la position de C. Estrosi. En effet, en 1974 déjà, au lendemain d'un vote du conseil de sécurité de l'ONU qui qualifiait l’apartheid en Afrique du Sud de crime contre l'humanité, Jaques Médecin se précipitait pour jumeler Nice avec le Cap.

Au-delà des motivations profondes de cette opération (volonté de se singulariser, visées électoralistes, méconnaissance profonde de la situation...), la prise du position du Président de la Métropole et de la Région PACA, renforce la nécessité de mener campagne pour faire prévaloir les droits du peuple palestinien.

Robert Injey

(Patriote Côte d'Azur n°169 du 6 au 13 janvier 2017)

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