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Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France

Casse de l'école et gros salaires....

Publié le 15 Février 2011

 

Mesurons-nous l'ampleur catastrophique de la politique mise en œuvre par ce gouvernement?

Certainement si l'on observe la courbe de popularité de l'exécutif, mais sans doute enfumés par le discours des biens pensants une grande partie de nos concitoyens ne se doutent pas que nous atteignons les « grands fonds ». Ainsi dans les classements internationaux la France dégringole, extrait d'un article dans le Monde:

 

« Après la justice, c'est au tour de l'éducation nationale de marquer un recul dans les classements internationaux. Selon une note du Centre d'analyse stratégique (CAS), organisme rattaché à Matignon, notre pays est celui qui possède le plus faible nombre de professeurs par élève parmi les 34 membres de l'OCDE.

Avec 6,1 enseignants pour 100 élèves ou étudiants, la France est bonne dernière, loin derrière la Suède, connue pour son fort taux de fonctionnaires, mais aussi très en dessous de la Grèce ou du Portugal, où le taux d'encadrement monte à 9 professeurs pour 100 élèves ou étudiants. Plus précisément, si la France est dans la moyenne pour le collège et le lycée, avec un taux de 7,1 enseignant pour 100 élèves, elle dégringole pour le primaire et l'enseignement supérieur, où on ne compte que 5 enseignants pour 100 étudiants ou élèves. »

 

Dans le même temps, mais cela est-il étonnant, les patrons du CAC40, en clair la bande du Fouquet'S, sont les patrons les mieux payés d'Europe. Quelque soit le critère que l'on prend en compte, l'accès à la propriété, à la santé, les revenus, l'école, le pouvoir d'achat.... toutes les inégalités se creusent de plus en plus profondément. Et loin de vouloir « se calmer » nos gouvernants rêvent maintenant d'un pacte de compétitivité européen marqué par la généralisation des cadeaux fiscaux, un nouveau report de l'age de la retraire et une logique permanente de vouloir «réduire le coût du travail». Mais ce qui plombe nos sociétés aujourd'hui ce n'est pas le coût du travail, c'est le coût des actionnaires et autres rentiers qui exigent des rendements de plus en plus élevés. Une logique qui pousse la cupidité à son paroxysme, au détriment du bien être de millions de personnes et d'une planète exsangue.

Sauf à faire une croix sur le devenir de celle-ci et des générations futures, l'avenir ne pourra s'accommoder d'une poursuite de cette logique libérale ni même de simples «mesurettes » pour réduire les inégalités les plus frappantes.

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