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Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France

Commentaires sur les élections en Espagne.

Publié le 21 Novembre 2011 par Bob Injey in international

Le résultat des élections en Espagne est inquiétant. Inquiétant pour le peuple espagnol tout d'abord, car la nouvelle majorité va aggraver la situation d'une population qui a déjà payé plein pot la crise.

Inquiétant car il est comme un avertissement de ce qui pourrait se passer en France si une gauche victorieuse de Sarkozy devait -encore- décevoir dans les mois qui suivent.

L'effondrement du PSOE est massif et explique, plus que les progrès en voix du PP, l'ampleur de la victoire de ce dernier. Car si le PP gagne plus de 500000 voix sur 2008, c'est le PSOE qui en perd surtout plus de 4,3 millions. Sanction terrible à l'égard d'une gauche qui renonce face aux marchés financiers. Illustration de l'impasse que constitue pour la gauche la mise en oeuvre d'une politique libérale. Ce résultat va-t-il aider le PS à s'interroger sur l'impasse que constitue ce type d'orientation?

Impasse économique car sans une remise en cause du rôle et de la responsabilité des marchés financiers dans la crise, l'austérité aujourd'hui c'est la récession dès demain.

Impasse pour les peuples, saignés à blanc pour satisfaire les exigences des agences de notation, bras armés des spéculateurs.

Impasse politique pour une gauche qui croit donner des gages de bonne conduite aux marchés. Illusion d'une dramatique naivité, car "pour ces gens là", ceux qui exigent des rendements à 2 chiffres, la droite est toujourd plus crédible pour mettre en oeuvre une politique d'austérité que la gauche. De ce point de vue Sarkozy n'a pas encore perdu...

Il faut en sortir de ce renoncement. Et de ce point de vue le score du Parti communiste d'Espagne, Izquierda Unida et EUIA (Gauche unie et alternative de Catalogne) est la bonne nouvelle de ce scrutin.

Avec une augmentation de 700 000 voix et de 9 députés par rapport à 2008, c'est une véritable progression dans un pays où pèse le bipartisme et une règle électorale très injuste. Ce résultat est la reconnaissance du rôle d' Izquierda Unida auprès des populations et du mouvement des indignés. Cela traduit avec force l'exigence d'une gauche qui ose remettre en cause la soumission aux marchés financiers. Une progression qui peut ouvrir la voie à de nouvelles  progressions en Europe en 2012...

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surmely alain 27/11/2011 19:11


Dérive libérale de la social-démocratie européenne


 


La catastrophe politique(pour le PSOE) qui s'est produite récemment en Espagne n'a pas été interprétée.Cela est logique car une
interprétation de gauche de cette défaite historique du parti socialiste au pouvoir nécessiterait de remettre en cause la dérive libérale de la gauche européenne.Cela reviendrait surtout à
admettre que la social-démocratie européenne s’est transformée bon an mal an en un social-libéralisme de gouvernement:abandon de toute référence au marxisme,refus de toute règlementation du
marché,soumission de l’Etat aux intérêts privés,renoncement à toute dynamique populaire(le peuple c’est-à-dire la démocratie en réalité)autrement que sous la forme d’une aide aux pauvres,dérive
technocratique(la politique est l’affaire exclusive des professionnels de la politique,des experts et des technocrates pourtant responsables de l’actuelle faillite de l’Europe néolibérale).Ce
social-libéralisme n’est pas assumé par ses tenants.J’y vois là une certaine fausseté et la cause au mieux d’un malaise au pire de troubles psychologiques assez inquiétants.Ainsi le célèbre
chroniqueur Ivan Levaï affirmerait que « Nicolas Sarkozy n’est pas de droite »(source :Le Monde).C’est inquiétant.Le néolibéralisme est plongé dans une faillite historique tandis
que le social-libéralisme est en bout de course.Pour bien discuter,pour analyser en profondeur les causes de la faillite de l’Europe néolibérale et envisager une issue économique et politique
cohérente il faudrait déjà recourir à des concepts valables,à même de rendre intelligible la réalité.Ainsi la loi française de 1973 dessaisissant l’Etat du pouvoir de création monétaire(la seule
 charge de la dette est sur le point de devenir le 1er poste budgétaire de l’Etat français,c’est la broutille de 50 milliards d’euros
d’intérêts par AN à partir de 2012 !)est d’inspiration libérale voire néolibérale.Il faudrait en débattre.Le parti socialiste français s’y refuse parce qu’il n’est plus
social-démocrate.