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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Intervention au meeting de l'Ariane

Publié le 25 Janvier 2014 par Robert Injey in Actualités Nice et Alpes Maritimes

C’est un très grand plaisir, Jean Luc et Alima,  de vous accueillir à Nice ;

 

Une ville, à l’image du département,  marquée par les contradictions entre une bande littorale -une vitrine de quelques centaines de mètres de profondeur, où se cumulent et s’affichent  toutes les richesses- et le reste,  l’arrière-boutique pour ainsi dire,  que les leaders locaux de l’UMP voudraient cacher, ignorer, faire oublier.

 

Faire oublier qu’ici le taux de chômage est plus élevé que la moyenne nationale.

Faire oublier que la précarité est la règle générale dans des pans entiers de l’activité économique.

Faire oublier que derrière le bling-bling, 10% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Faire oublier qu’ici aussi, les salariés luttent, comme à la Poste à l’Hôpital ou à l’Action sociale, contre la casse des services publics.  

Faire oublier ces salariés du privé qui luttent pour préserver l’emploi.

 

Il y a des choses par contre qu’ils ne cherchent même plus à masquer.

 

 C’est le mépris et l’arrogance qu’ils ont à l’égard du peuple.

 

C’est la volonté de recycler les idées du Front national pour tenter de récupérer les électeurs de ce dernier.

En la matière Estrosi et Ciotti se sont fait une spécialité.

Il y a Ciotti, celui qui stigmatise systématiquement les pauvres qui, pour lui, ne sont que des fraudeurs du RSA et des allocations familiales. Mais ce qu’oublie Monsieur Ciotti c’est que la fraude sociale à 80% est le fait des entreprises et du patronat. Contre cette fraude là, Ciotti est silencieux.

Estrosi, lui, c’est plutôt dans la stigmatisation des autres, des étrangers, des Roms, des musulmans….

Au final c’est la même volonté : stigmatiser pour mieux détourner l’attention des vrais responsables.

 

Arrogance, stigmatisation, voilà bien les qualités premières des ténors de l’UMP, des Estrosi, Ciotti, Léonetti, des Lucas et autre Tabarot.

 

Triste vitrine pour notre département, notre ville.

 Mais Nice et les Alpes Maritmes c’est aussi, et heureusement, autre chose. 

 

Et le plaisir, de se retrouver ce soir à Nice, se renforce du fait que c’est ici à l’Ariane,  dans un  des quartiers les plus populaires de Nice, dans ce beau Théâtre Lino Ventura. 

 

A l’Ariane, dans cette belle vallée du Paillon qui,  comme d’autres territoires,  se distingue dans ce département.

Ainsi  lors des derniers scrutins, le Front de gauche réalisait des scores entre 15 et 20% à la présidentielle avec Jean Luc et de 15% jusqu'à près de 40% aux législatives.

 

Terre de résistance, terre d’espoir qui est la démonstration qu’il est possible de faire autrement.

 

Je salue tous les amis, les camarades présents ce soir,  qui engagent la bataille pour conserver ou gagner des espaces de liberté dans cette vallée :

 

Je pense à Adeline à la Trinité,

à Marc à Drap, et je salue Emmanuelle,

à Francis à Contes,  

à Noël à Touët de l’Escarène

à Joël à Bendejun

 

Une pensée aussi pour celles et ceux qui dans un contexte plus difficile –celui du littoral- vont livrer  de belles batailles, avec ;

 

Hervé à Mandelieu,

Jean Michel et Madeleine au Cannet,

Dominique à Cannes,

Gérard et Cécile à Antibes,

Michel à Cagnes,

Jean Michel à Menton…

 

Et ne m’en voulez pas si j’en reste là, mais il y a 163 communes dans le département : j’ai renoncé à faire la liste car nous sommes nombreux !

 

En effet, une chose est sûre, il y a ce jour, et cela va encore progresser,  plus de 500 femmes et hommes qui, dans la diversité de leur engagement politique, syndical, associatif,  se sont d’ores et déjà engagés sur des listes initiées par le Front de gauche dans les Alpes Maritimes.

 

Nous sommes sans doute, après l’UMP, la force politique la plus présente sur nos territoires lors de ces municipales.

 

C’est une force pour faire entendre une autre voix dans nos communes.

C’est une force pour contribuer à bousculer l’UMP,

C’est une force pour faire reculer le Front national, et autres identitaires à l’idéologie fasciste.

C’est une force pour ouvrir un espoir quand certains nous poussent à renoncer. 

 

C’est bien l’ambition qui est la nôtre avec la liste « Nice, l’humain d’abord »

 

 « Nice, l’humain d’abord », c’est pour une part des femmes et des hommes issus des forces du Front de gauche : le Parti communiste, le Parti de gauche, Ensemble la nouvelle force qui s’est constituée.

Un Front de gauche rassemblé, et au-delà des débats que nous passionnent, ici et ailleurs,  c’est toujours la même volonté d’engager une véritable dynamique pour sortir des logiques  libérales qui nous animent.

 

Et cette dynamique se traduit par la place importante que prennent et vont prendre sur cette liste les femmes et les hommes  impliqués dans le mouvement social, le mouvement associatif, impliqués dans les luttes,  au quotidien, pour la dignité et le progrès,  dans leur quartier, leur entreprise

Des femmes et des hommes, qu’avec Roseline et Arthur,  nous aurons le plaisir de présenter à la mi-février.

 

« Nice, l’humain d’abord », c’est un programme, que nous présenterons dans sa globalité,  le 30 janvier à St Roch. Nous serons les premiers à le faire. Et, sans nul doute, certains vont tenter de s’en inspirer, pour coller au plus près des aspirations que porte ce programme.

Il sera amusant de voir les tentatives de copier-coller.

Mais il est une chose qu’ils ne copieront pas: c’est la volonté politique de rompre avec les logiques d’austérité et la soumission aux marchés financiers.

 

La volonté de replacer l’intérêt général comme priorité.

 

La liste « Nice, l’humain d’abord » c’est la volonté de rendre le pouvoir aux Niçoises et aux Niçois.

 

La volonté d’en finir avec les pratiques clientélistes, où un clan met en coupe réglée notre ville, lorsque l’attribution d’un logement, par exemple,  relève d’une totale opacité.

Le clientélisme c’est la porte ouverte à toutes les dérives mafieuses. C’est la gangrène de la République.

Lutter contre cela ne doit souffrir d’aucune hésitation.

 

Et nous ferons de la lutte contre ces pratiques, dans toutes les structures dépendant de la ville et de la Métropole, une priorité avec une détermination implacable !

 

 

Roseline et Arthur vous ont donné un aperçu ; aujourd’hui c’est une évidence, l’actuel maire de Nice décide de tout, tout seul, sans même demander l’avis des siens.

 

Il ne décide qu’en fonction d’un seul critère : ses intérêts et ceux de sa caste.

 

Cette ville, notre ville, ils veulent en quelque sorte la privatiser pour les intérêts de quelques-uns.

Ainsi des pans entiers de la formation et de la santé le sont déjà, ou en cours de l’être.

C’est le cas de la pédiatrie, cela sera  le cas de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur.

Ils veulent s’accaparer le centre ville, en renvoyant le plus loin possible ceux qui ne sont pas de leur caste,  les autres, les pauvres, les couches populaires, les couches moyennes.

 

Certains pourraient penser que j’exagère et pourtant deux exemples :

 

Un qui concerne directement ce quartier :

Pourquoi le tram n’arrive-t-il pas à l’Ariane, pourquoi la ligne 16 s’arrête-t-elle maintenant à Vauban ? Parce que ces gens là ne veulent pas que les habitants de l’Ariane puissent descendre directement dans le centre.

Et pour cela ils sont prêts à utiliser tous les mauvais arguments.

Ainsi le député Rudy Salles,  prétend qu’il n’y a pas besoin de tramway car il y a une gare, là, de l’autre côté du Paillon. Monsieur Salles, qui ne connait des transports publics que la voiture de fonction avec chauffeur, devrait venir vivre à l’Ariane pour voir ce que cela représente, chaque matin,  de traverser le quartier, le pont sur le Paillon pour rejoindre la Gare et attendre... Rudy Salles est l’illustration du mépris de l’UMP pour les gens de ce quartier!

Autre exemple : le logement. 70% des habitants de Nice peuvent prétendre au logement social. C'est-à-dire au logement à loyer modéré.

 

Ces logements sur Nice ne représentent que 12%. Très loin des 25% qu’impose la loi.

 

Pour justifier cette situation, une seule réponse « c’est difficile : c’est un problème foncier ».

Mensonges ! Comptez le nombre de bâtiments en construction ou en réhabilitation, il y en a des dizaines ; le problème ce n’est pas le foncier, c’est la volonté politique de répondre aux besoins de logement.

Cette volonté n’existe pas chez la droite.

 

Bien au contraire, au travers du  logement et du transport, c’est une véritable ségrégation urbaine qui se met en place pour nous repousser toujours plus loin du centre.

Ils veulent nous interdire de vivre dans notre ville.

Voilà la ville qu’ils sont en train de nous construire, mesure après mesure.

 

Et cette réalité, Christian Estrosi, ne veut pas en débattre.

 

Aujourd'hui le maire de Nice refuse tout débat contradictoire sur sa politique, son bilan et le devenir de la ville de Nice.

Il préfère communiquer des heures durant devant  un auditoire qui lui est acquis, plutôt que d'affronter le débat et l'opposition.

 

Et pour cause, c’est plus simple. Celui qui veut déjà trainer en justice toutes celles et ceux qui contestent sa gestion n’aime pas du tout la moindre contradiction.

 

Celui qui se vante d’être un grand écologiste n’aime pas qu’on lui fasse remarquer que son éco-vallée est une vallée de béton ;

 

Celui qui pense avoir été un grand Ministre de l’Industrie n’aime pas qu’on lui rappelle que c’est sous son ministère que la destruction d’emplois industriels a été la plus massive ;

 

Celui qui se vante d’une fiscalité qui n’augmente pas ne veut pas qu’on lui rappelle qu’entre 2008 et 2014,  Nice est une des 5 villes où la hausse a été la plus forte ;

 

Celui qui se vante de vouloir faire de Nice une référence en terme de santé ne veut pas qu’on lui mette sous le nez le fait que le CHU de Nice –dont il préside le conseil de surveillance- a vu son service pédiatrie privatisé, avec l’aide des leaders locaux du PS et du MRC.

 

Celui qui se vante de sa politique en faveur des séniors veut faire oublier qu’à Nice il n’y a que 236 places en maisons de retraite publiques

 

Celui qui se vante de ses réalisations ne veut pas que soit précisé qu’en terme de tramway Nice est la lanterne rouge des réalisations. 450 mètres de lignes ouvertes à l’exploitation depuis 2008, là où toutes les grandes villes ont ouvert des kilomètres et des kilomètres.

 

Celui qui se vante d’être un grand républicain aura du mal à justifier l’opacité de l’attribution des logements à Nice.

 

Celui qui se vante de considérer toutes les Niçois et les Niçoises de la même manière, ne veut pas expliquer pourquoi le tramway ne vient toujours pas jusqu’à l’Ariane, comme la ville de Nice s’y était engagée dès 2001 auprès de l’Etat, lequel avait versé sa contribution.

 

Si, il y a deux choses réalisées effectivement, c’est le stade et la coulée verte.

C’est joli, même si dans les deux cas il faut changer les pelouses tout les 3 mois.

 

Et là, je l’avoue, il est même champion ;

Champion, car  au m2 ce sont sans doute le stade et le jardin les plus chers de France.

 

Et si d’aventure il devait être réélu je vous annonce qu’il ajoutera un troisième trophée, avec  son projet de tunnel pour la ligne 2 du Tramway,  qui sera une des plus chères au monde.

 

Dans les grandes villes de France, en fonction des contraintes, le coût est de 25 à 30 millions d’euros.

A Dubai (Etanche, climatisé, 3 classes…) pour 10km, il coûte 550 millions d’euros (55 millions le km).

A Nice, en raison du tunnel, le coût actualisé est de 850 millions d’euros pour plus de 11km, soit près de 74 millions d’euros le Km….

Le surcoût pour le 1er, le second et le troisième kilomètres… représente la réalisation du prolongement de la ligne 1 jusqu’à l’Ariane et la Trinité et de la ligne 3.

Avec le surcoût pour les 3 km suivants on équipe la ville en crèches et maisons de retraites suffisantes.

Et pour les 5 km qui restent, on peut se permettre de réduire le recours à l’endettement.

 

74 millions d’euros le Km, voilà la réalité de l’action de C. Estrosi.

Et à toutes celles et tous ceux qui soutiennent ce projet :  vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !

 

On comprend mieux pourquoi il refuse le débat, la confrontation directe et en public.

 

Il se contente, simplement, de désigner son adversaire principal.

Ce ne sont pas les électeurs qui décident, c’est lui.

Toujours ce besoin de décider de tout, et en la matière, il choisi la facilité.

 

Un peu comme dans ces vieux films, quand un boxeur, pas au mieux de sa forme, veut se trouver pour le prochain combat un adversaire facile.

En l’occurrence, là  il a désigné comme adversaire principal  le candidat du PS, mais aussi porte parole du gouvernement dans le 06.

 

Oui effectivement, on comprend pourquoi,  ce n’est pas le candidat le plus en forme.

 

Très en difficulté par le surpoids d’impopularité qu’accuse le gouvernement. Pas très réactif pour porter des coups à Estrosi, car sur bien des sujets ils font les mêmes choix (la métropole, les cadeaux au patronat).

Très en difficulté par son jeu de jambes à l’image du Tramway où il a changé quelques fois d’avis et de parcours.

Franchement, ce n’est pas de là que viendra la confrontation sur les choix que nous subissons.

 

Et cette situation m’amène à deux remarques :

 

La première : Aujourd’hui les Niçois et les Niçoises sont en droit d’avoir une véritable confrontation d’idées et de projets.

En droit de pouvoir débattre de l’avenir de leur ville,  de pouvoir confronter les points de vue sur les priorités à mettre en œuvre ;

Les Niçoises et les Niçois ont droit  à autre chose  que  subir le monologue d’Estrosi.

 

Alors je le dis   très solennellement, ce soir, je mets au défi Christian Estrosi d’avoir publiquement cette confrontation. Où et quand il veut débattons ;

 

Débattons, à égalité  de temps de parole, et non pas comme au dernier conseil municipal, où nous n’avons pu parler que 15 minutes quand l’UMP a disserté  8 heures d’affilées !

Débattons car les sujets ne manquent pas

 

Nous sommes le 24 janvier, le scrutin c’est dans 59 jours, les possibilités existent ; ici ou dans une autre salle je mets au défi Christian Estrosi d’affronter un vrai débat contradictoire.

 

La seconde remarque concerne toutes ces femmes, tous ces hommes électeurs socialistes ou écologistes, adhérents parfois encore de ces partis, qui n’en peuvent plus.

 

D’une part, comme eux, je suis affligé du spectacle offert localement. Je n’ai pas envie d’en rajouter, mais il y a quand même beaucoup d’élus socialistes qui, non content de soutenir une politique nationale au service du MEDEF,  quémandent des places sur des listes de droite. Crapiz à Cannes, Concas avec le copéiste Bettati à Nice.

 

Tout cela est  pitoyable.

 

D’autre part il y a la situation nationale. Ces électeurs, ces militants, ils ont presque honte d’affronter le regard et la colère de celles et ceux qu’ils avaient convaincu de voter Hollande au 1er tour.

 

Beaucoup ont depuis longtemps abandonné tout espoir et s’apprêtent à s’abstenir, ou pire parfois.

 

Certains veulent encore se convaincre qu’il « n’est pas possible de faire autrement ». « Qu’il faut attendre le retour de la croissance » pour en partager, comme le dit Hollande, les fruits.

Pour celles et ceux qui, de bonne foi pourraient encore croire cela, une information sur la situation aux Etats Unis :

« 1% des Américains les plus riches ont accaparé 95% des fruits de la croissance depuis la crise financière de 2009 ; et 90 autres % de la population américaine s'e sont appauvris depuis 2009 ».

 

François Hollande le sait et ment quand il dit que le retour de la croissance profitera à tous.

Il ment  et il assume totalement les choix qui sont les siens et ceux du patronat.

 

A ces hommes et ces femmes qui n’attendent plus rien, je le dis très sincèrement :

-Ne leur faites pas ce cadeau de vous abstenir, ils n’attendent que cela, que vous deveniez invisible sur l’échiquier politique.

 

Aux autres, qui espèrent encore un peu, ou qui ont encore des hésitations à faire un autre choix,  je le dis fraternellement :

  il n’est plus possible de suivre des gens qui viennent nous expliquer qu’après les 7 milliards pillés dans nos poches avec la hausse de la TVA, pour compenser les milliards de cadeaux au patronat, ils vont nous racketter de 36 milliards supplémentaires pour compenser la suppression des cotisations sociales patronales.

 

A toutes celles et ceux qui ne veulent plus se laisser berner, qui ne veulent pas se résigner à renoncer, la liste « Nice l’humain d’abord » est la vôtre.

 

Peu importe d’où nous venons, ce que nous avons en commun c’est la volonté de ne pas renoncer à changer nos vies.

 

C’est permettre à chaque famille de pouvoir se loger dignement, à chaque enfant de pouvoir étudier, à tous de pouvoir se déplacer, avoir accès aux loisirs.

 

Est-ce utopique ?

 

Non, c’est seulement faire le choix de l’Humain d’abord sur celui de la finance, des égoïsmes individuels et du clientélisme.

Ce choix nous l’assumons et j’invite toutes celles et tous ceux qui le partagent à se rassembler avec la liste « Nice l’Humain d’abord » (…..)

 

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