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Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France

Ouverture le dimanche: Estrosi harcèle les salariés du commerce

Publié le 30 Juillet 2010 in Actualités Nice et Alpes Maritimes

Le 26 Mars, le conseil municipal prenait une délibération pour demander le classement de la ville de Nice en zone touristique. Une demande ouvrant droit, dans le code du travail, pour les « établissements de vente au détail situés dans le périmètre, de donner le repos hebdomadaire par roulement pour tout ou partie du personnel. »

 En d’autre terme, un périmètre-assez grand- à l’intérieur duquel tous les commerces de détail non alimentaires pourraient déroger de plein droit au principe du repos dominical , contraignant pas la même des milliers de salariés à travailler ce-jour là.

Mais il y a une condition à cela : que le préfet établisse la liste des communes concernées.

Pour des raisons inconnues le Préfet des Alpes-Maritimes n’a pas publié cette liste.

Qu’à cela ne tienne : Christian  Estrosi prend un arrêté, le 28 Juillet pour remplacer les dimanches traditionnellement ouverts en décembre par les dimanches 1er, 8 et 15 Août.

Une véritable soumission du politique à la volonté patronale, qui anticipe sur les décisions souveraines du représentant de l’Etat !

Un passage en force qui méprise les salariés de cette ville se retrouvant dans l’obligation –en 3 jours !- de travailler le dimanche.

Une situation d’autant plus inique quand les salariés concernés, ceux du commerce, sont les plus précarisés et les moins bien protégés devant l’arbitraire patronal.

Cette mesure du maire de Nice est à l’image de la politique que mène le gouvernement UMP : une politique qui ne connait que l’intérêt des puissances de l’argent.

Robert Injey, Emmanuelle Gaziello

Conseillers municipaux de Nice

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Phil 31/07/2010 17:29



Cet arrêté a eu comme conséquence immédiate de précipiter les événements à la FNAC de Nice. En effet, vu le délai ultracourt, la direction s'empresse de vouloir ouvrir le dimanche 8 août 2010,
commençant à organiser l'ouverture dans la précipitation, communiquant sur le sujet avant même de remplir ses obligations légales qui consistent à informer et consulter le comité d'établissement
préalablement à toute action.


De ce fait, on peut se poser des questions quant au respect absolu de la notion de volontariat, de la vie personnelle et des contraintes familiales des salariés concernés, de l’organisation
d’embauches (grand argument des pro-dimanches), mais aussi de l'intérêt commercial du fait du manque de publicité et d'information des clients.


Tout cela est la conséquence du dictat de quelques grandes enseignes (FNAC, Virgin, Nice Etoile, Galeries Lafayette) qui veulent coûte que coûte que la loi sur les ouvertures dominicales soit
mise en application le plus rapidement possible.


Le fait que le préfet consulte méticuleusement ses partenaires patronaux et syndicaux semble irriter le maire de Nice qui a l'air de trouver que les choses ne vont pas assez vite à son goût.


Cette nouvelle dérogation fleure bon des discordances marquées entre la mairie et la préfecture, pourtant du même camp !


Malheureusement, les salariés du commerce, pris par surprise, sans qu’aucune anticipation d'organisation ne soit possible, vont être les victimes des pressions exercées entre les différents
acteurs puissants de cette triste affaire.


C'est révélateur du bien peu d'égard que nos dirigeants, politiques ou patronaux, prêtent au respect des salariés, corvéables à souhait sous prétexte que le monde du travail est organisé de façon
à toujours écraser les plus petits au bénéfice de quelques puissants.