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Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France

Syrie: l'infernal engrenage

Publié le 4 Septembre 2013 par Robert Injey in international

Avant d'aller plus, pour être clair: Bachar el Assad est une crapule prête à tout pour se maintenir en place. Sa détermination n'a d'égale que celle des insurgés. Dans un contexte où de part et d'autre la multiplication des crimes de guerre est une constante chaque camp considère que sa victoire doit se traduire par l'extermination du camp adverse. Bachar el- Assad l'a déclaré, en face beaucoup pensent la-même chose.

A partir de là, la somme des conneries dont on nous abreuve est assez effrayante.

- "Il faut punir Bachar el-Assad": certes, mais c'est oublier un peu vite qu'il n'est pas tout seul et que si depuis 2 ans si il se maintient c'est qu'il a une partie des Syriens avec lui. Pour  punir Bachar avons nous conscience -sauf un miraculeux "coup au but" dès le premier tir- que nous allons punir des dizaines de milliers de civils?

-"Munichois": dernière trouvaille de Harlen Désir et de Kerry. Passons sur le fait qu'Hitler voulait conquérir l'Europe et que Bachar el-Assad a comme seul objectif de se maintenir, passons sur le fait que la "résistance Syrienne" ce n'est pas l'Espagne républicaine... Constatons simplement qu'il est plus facile de gagner une guerre que de gagner la paix. Il est toujours plus facile de partir la fleur au fusil, d'autant que les élites décident et le peuple sert de chair à canon, il est bien plus compliqué d'arracher les conditions d'une paix juste et durable.  Dans cette partie du monde, de la Palestine aux zones Kurdes, du Liban aux rives de la mer morte le défi c'est de construire les conditions d'une paix et de sortir des griffes de tous les intégrismes. Là-dessus Hollande est silencieux....

- "Il faut faire comme contre la Serbie lors de la guerre du Kosovo (1999)". Les bombardements devaient durer 4 jours, ils ont duré plus de 70 jours. Mais la grand différence aujourd'hui c'est l'attitude de la Russie. En 1999 nous avions un Eltsine alcolisé qui "présidait", aujourd'hui nous avons un Poutine nostalgique de la puissance de l'URSS qui ne lâchera pas prise car l'obsession de la Russie d'avoir une ouverture sur la Méditerranée est une constante depuis le XIX siécle.

-Enfin on nous abreuve de déclarations mais il y a un grand absent c'est l'après! Après on fait quoi?? Alors que l'Afghanistan rien n'est réglé et que les Talibans sont aux portes du pouvoir, alors que l'Irak prend la même direction, alors que plus personne n'ose dire que la Libye est devenue une zone de non droit, quel scénario nos grands guerriers ont en tête pour l'après Bachar el-Assad? Aucun! Ces messieurs (Hollande-Obama) n'ont aucune vision sur l'avenir dans cette région du monde. Leur seule préoccupation c'est leur côte de popularité avec  toujours cette tentation de désigner un ennemi extérieur pour ressouder les troupes à l'intérieur.

 

Les uns et les autres se rendraient utiles en priviligiant la solution politique pour arrêter le plus rapidement possible les souffrances des civiles et créer les conditions d'une transition. Pour y parvenir par d'autre solution que de mettre tout le monde autour d'une table  et de discuter, discuter, discuter.... avec la volonté d'aboutir.

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andrea.m. 09/09/2013 08:52


 Les Etats qui agressent la Syrie ont tort. C’est évident. Ça ne veut pas dire qu’Assad a raison, mais ça veut dire que l’avenir des peuples appartient
aux peuples!