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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Articles avec #luttes sociales catégorie

Casse du code du travail: On lâche rien!

Publié le 20 Juillet 2017 par injey06 dans Politique France, Luttes sociales

Casse du code du travail: On lâche rien!
Casse du code du travail: On lâche rien!

Pendant l'été on lâche rien face à la casse du code du travail que veut imposer le président des Patrons. Hier sur Nice présence très visible pour donner des éléments d'appréciation sur la casse qui se prépare (Texte ci-dessous.)

A bientôt pour de nouvelles actions....

Code du Travail: Déflagration sur ordonnances!

Le débat sur le projet de loi habilitant le gouvernement à réformer le code du travail par ordonnances a débuté à l’Assemblée Nationale.

Le projet gouvernemental, en élargissant considérablement la brèche ouverte par la loi El Khomri, tend à faire changer de base la conception même du droit du travail en renforçant les pouvoirs du patronat sur ceux des salariés.

Ce n’est en effet pas seulement une énième loi pour grignoter des droits des salariés comme on en a tant connu depuis plus de 20 ans. La brèche ouverte par la loi El Khomri est celle de l’inversion de la hiérarchie des normes. Avant, un accord d’entreprise ne pouvait que faire mieux que l’accord de branche, lui-même ne pouvant faire moins que la loi.

La primauté à l’accord d’entreprise

La loi El Khomri limitait principalement la possibilité pour l’accord d’entreprise de déroger à l’accord de branche sur la question du temps de travail. Le projet de loi en vue des ordonnances pose le principe général de la primauté de l’accord d’entreprise et pose en exceptions limitatives les domaines où l’accord de branche restera premier.

En contrepartie empoisonnée, le projet gouvernemental fait mine de renforcer les accords de branche…au détriment de la loi !

Ainsi « la gestion et la qualité de l’emploi » relèveraient des accords de branche, ce qui signifie que certaines règles concernant le recours aux CDD (motifs de recours, prime de précarité, renouvellement, .. ) pourraient être variables d’une branche à l’autre et ne plus relever de la loi !

Au final, la construction est limpide : recul de la loi vers des accords de branche et d’entreprise, et corsetage des accords de branche face à la primauté des accords d’entreprise.

Renforcement de la partie patronale

Sous prétexte de « souplesse », la partie patronale se voit systématiquement renforcée vis-à-vis des salariés et de leurs représentants.

 

  • C’est la « barémisation » des indemnités prud’homales lorsque le licenciement est reconnu abusif.

  • Dans les faits c’est permettre au patron de savoir d’avance à quel prix il peut s’acheter un licenciement illégal !

  • C’est aussi la voie ouverte en vue de permettre au patron d’organiser un référendum d’entreprise pour mieux contourner les organisations syndicales.

  • C’est la fusion des instances représentatives du personnel (DP, CE, CHSCT ) en une instance unique dans de très nombreuses entreprises.

  • C’est la réduction des délais, pour contester un licenciement, ou contester la légalité d’un accord d’entreprise.

  • Quant à la pénibilité, elle est sortie des domaines réservés à la branche professionnelle pour être renvoyée aux accords d’entreprise, tout en voulant « simplifier » le compte pénibilité.

Fragilisation de l’emploi

L’instrument en est ici la proposition d’élargir les recours possibles au « CDI de projet par accord de branche ou à défaut à titre expérimental ». Or qu’est-ce qu’un « CDI de projet », lui-même élargissement de la notion de « CDI de chantier » du BTP ?

Tout simplement un CDD où l’employeur n’a plus à la fin l’obligation légale de payer la prime de précarité propre aux CDD. C’est un véritable démantèlement du CDI de type classique.

Les trois failles majeures du projet de loi

Il repose sur la mystification de « l’obésité » du Code du travail actuel. Or le Code du travail souffre de ce point de vue de l’inflation de dérogations imposées au fil des ans par le patronat et les gouvernements successifs.

On ne peut que conseiller la consultation de la contre « proposition de Code du travail » fait par un certain nombre de juristes ( http://pct.u-paris10.fr ) qui démontre que Code du travail « moins gros» et droits des salariés mieux garantis est parfaitement possible

La deuxième mystification est celle de « l’assouplissement » des règles pour favoriser l’emploi.

De l’Angleterre à l’Allemagne, et en France même,  les dernières décennies montrent implacablement que cette fragilisation ne dope que la précarité et la multiplication des « travailleurs pauvres » dans un sous-emploi élargi.

Et c’est évidemment un projet qui ne dit rien d’une réorientation et d’une relance de l’économie, indispensable à la promotion d’un emploi de qualité.

Rien pour diminuer le coût du capital et les prélèvements des dividendes, rien des salaires qui globalement n’ont toujours pas retrouvé le pouvoir d’achat de 2008, rien de la récupération des moyens perdus dans la fraude fiscale, etc..

 

La bonne riposte, c’est la dynamique initiée par l’appel unitaire « Pour un Code du travail protecteur des salariés, non à la loi travail XXL ». ( http://pournosdroitssociaux.fr ).

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Hollande dit adieu à la gauche et au changement !

Publié le 29 Mars 2013 par PCF 06 dans Luttes sociales

 Rassemblement jeudi 4 avril 

Durant 1h15, François Hollande s’est livré à un laborieux exercice de justification de sa politique sur un grand plateau de télévision au décor très glacial.

Lors de cet entretien, Hollande a dit adieu au peuple de Gauche, mot d’ailleurs qu’il s’est bien gardé d’utiliser durant 1H15.

Il a dit « Je ne suis plus président socialiste, je suis le chef d’Etat de la France » et tout cela en utilisant le « Moi, je » typique de la présidentialisation de la vie politique de notre pays soumis à cette 5ème république en bien mauvais état !

Et oui, tout est dit ! Il continue à renoncer l’affrontement avec le mur de la finance, il continue à ne pas vouloir changer de cap, il continue à suivre la dérive libérale, il continue à soutenir les attaques contre les droits des salariés avec l’ANI, il continue à soutenir que l’austérité est la solution tout en annonçant que le chômage va continuer à augmenter … Et en plus il semble totalement sourd aux urgences sociales de son pays, sourd à la colère qui monte, sourd à la défiance envers la politique !

C’est indigne d’un président qui s’est annoncé comme un homme de gauche et vouloir le changement !

Non, monsieur le Président, nous, militants communistes et du Front de Gauche, n’acceptons pas ce nouveau renoncement. Nous appelons donc tout le peuple de gauche qui ne veut pas renoncer au changement à entrer massivement dans l’action pour exiger un changement de Cap, pour dire stop aux politiques d’austérité, pour dire stop aux licenciements boursiers, pour dire stop à la casse du code du travail et des services publics.

Ainsi, nous serons donc toute la semaine prochaine en campagne contre le projet de loi de l’ANI, auprès des salariés devant les gares de Cagnes, Antibes et Nice le vendredi 5 avril à partir de 7H, devant les restaurants d’entreprises de Sophia et de Carros et nous appelons aussi à un rassemblement devant la fédération du PS jeudi 4 avril à 18H.

 

PCF 06

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Elections TPE: la CGT largement en tête

Publié le 21 Décembre 2012 par CGT dans Luttes sociales

Les résultats des élections TPE viennent -enfin- de tomber. La CGT (29,54%) devance très largement la CFDT (19,26%) et FO (15,25%). Toutes les autres organisations réalisent moins de 10%.

Ci-dessous le communiqué de la CGT.

Les salariés des TPE placent la Cgt très largement en tête

Vendredi 21 décembre 2012.

Avec un résultat de 29,54%, la Cgt arrive très largement en tête du premier scrutin de représentativité dans les très petites entreprises. Scrutin où 465 756 électeurs et électrices se sont exprimé-e-s malgré les innombrables obstacles.

La Cgt remercie les salarié-e-s qui ont porté leur choix sur la Cgt. Ce résultat vient après d’autres signes forts quand à la place majeure occupée par la Cgt dans le paysage social. La deuxième organisation syndicale recueille quant à elle 19,26% et la troisième organisation recueille 15,25%.

Le résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n’acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l’emploi en cours.

Dans les conventions collectives et au niveau national interprofessionnelle, ce résultat renforce la place de la Cgt. Il donne du poids aux exigences portées par les salarié-e-s des TPE et renforce leur volonté d’obtenir à l’avenir de véritables lieux de négociations avec des élu-e-s pour les représenter.

Au cours de plusieurs mois de campagne, la Cgt dans les territoires et avec ses organisations professionnelles a tissé de nombreux liens avec des milliers de salarié-e-s des TPE qui lui ont réservé un accueil très favorable.

La Cgt entend poursuivre cet effort au-delà de l’élection et créer les conditions pour que le syndicalisme et la négociation collective prennent toute leur place auprès de ces salarié-e-s.

Forts de ce résultat, les salarié-e-s peuvent compter sur la présence de la Cgt pour agir avec eux en faveur de nouvelles conquêtes sociales. Elle les appelle aussi à prendre toute leur place dans cette mobilisation en rejoignant massivement la Cgt.

Montreuil, le 21 décembre 2012

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Salariés des Petites Entreprises: VOTEZ!

Publié le 9 Décembre 2012 par Bob Injey dans Luttes sociales

Jusqu'au 12 décembre les salariés des TPE peuvent voter.

C'est une première pour les salariés des TPE de pouvoir désigner le syndicat qui  qui les représente lors des négociations sur les conventions collectives ou sur les grandes réformes sociales.

 

Pour plus d'informations le lien utile:

http://www.tpe2012.cgt.fr/

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Les rdv du Front de Gauche lors du contre sommet du G20

Publié le 31 Octobre 2011 par BoB Injey dans Luttes sociales

Nous y sommes ! Ce week-end vu la quantité assez importante de fourgons de gendarmerie postés à Nice et ses alentours,  il ne faut pas être au fait de l’actualité pour savoir qu’il va se passer quelque chose. Il y a le G20, dont une fois encore les résultats seront inversement proportionnels au matraquage médiatique (1). Mais plus que le G20 c’est le contre sommet des peuples qui inquiète depuis des semaines la µµpréfecture et les leaders locaux de l’UMP. Ils sont inquiets de quoi exactement ?  Un article de Nice-Matin, hier dimanche,  révèle  une information de taille : le peloton de gendarmerie de haute montagne a simulé un exercice pour décrocher une banderole visible de ….Monaco !

Tout est là, vous avez le droit de critiquer, mais il ne faut pas que cela soit visible par ceux là même qui spéculent et se gavent sur le dos des peuples. Vu la masse des tracasseries, la mauvaise volonté des Ciotti et autre Estrosi pour accueillir ce contre sommet, ils auront tout mis en œuvre pour que cela se voit le moins possible. Allant même proposer que le contre sommet se tienne au bec de l’Estéron ou au stade de l’Oli… Qu’importe le contre sommet se tiendra les 1, 2, 3 et 4 novembre.

Et à cette occasion le PCF  et les partenaires du Front de Gauche seront parties prenantes de plusieurs initiatives.  Voici les principaux rendez-vous pour les mardi 1 et mercredi 2 novembre. Le programme complet est disponible dans le numéro du Patriote de cette semaine.

 

Mardi 1er novembre :

 

Avant la manifestation internationale, le Front de Gauche tiendra un meeting:

  

13H30 : Meeting du Front de Gauche,

Place St François à Nice,

 

Avec Pierre Laurent (Secrétaire national du PCF et Président du PGE) , Martine Billard (Vice Présidente du PG, Députée), Jacques Lerichomme (GU), Marie Christine Vergiat  et Jürgen Klute (députés Européens), Daniel Dalbéra (FASE).... 

 

15h : Départ de la manifestation internationale.

Esplanade De Lattre de Tassigny, devant le Palais des expositions :

 

 

Mercredi 2 novembre

 

12h-14h : Table ronde

Avec les représentants des partis soutiens de la Coalition

 

«  Face au G20 et aux politiques d’austérité, quelles alternatives de la gauche de transformation sociale et écologique ? »

Sur le site des anciens abattoirs  (Quartier Nice Est)

 

 Intervenants : Bruno Della Sudda, membre de l’exécutif national des Alternatifs, Hervé Puzenat d’Alternative Libertaire, Daniel Dalbéra, responsable de la FASE, Thomas Couderette, membre de la coopérative du MOC, Myriam Martin, porte-parole du NPA, Bob Injey, membre du Comité exécutif national du PCF, Raquel Garrido, porte-parole internationale du PG et Franco Turigliatto, Sinistra Critica, signataire de l’appel « Dobbiamo fermarli ».

 

16h30 : Atelier

Sur la crise européenne,  les alternatives et les enjeux politiques.

A l’initiative de  Transform ! (réseau européen PGE) et Espaces Marx.

Sur le site des anciens abattoirs  (Quartier Nice Est)

 

20h : Réunion publique:

A  l’initiative du Front de Gauche :

 « Une alternative politique face à la crise et au G20 ? Nous, on peut ! ».

Salle Splendid Hotel, 50 Bd Victor Hugo à Nice.

 

 Avec la participation de représentants nationaux du PCF, du PG, de parlementaires européens,  de représentants de Grèce, d’Italie, d’Allemagne….   (Tram : arrêt Jean Médecin).

R.I.

 

(1). Des  déclarations langue de bois nous allons en entendre cette semaine. Et en ce lundi matin, une mention spéciael pour un responsable UMP qui met la barre très haute : « Ce G20 doit nous faire basculer dans un monde plus juste ». C’est du Christian Estrosi….

 




 

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La crise financière expliquée à des ami-e-s

Publié le 18 Août 2011 par dans Luttes sociales

Depuis plusieurs semaines, les discussions entre amis, ou sur les points de rencontres, sont marquées par le développement de la crise financière et l'ardeur de nos dirigeants à nous en faire payer le prix.  Au sentiment profond que les peuples sont les dindons de cette affaire,  se mêlent la difficulté à percevoir les mécanismes de cette arnaque et les possibilités de faire autrement.

Très modestement, sur la base de ce que les uns et les autres[1]  ont pu écrire, voici pour celles et ceux  qui, comme moi, cherchent à y comprendre quelque chose quelques pistes pour décrypter ce que nous subissons et essayer de dégager des pistes pour faire autrement. 

 

R. Injey

 

 

Pourquoi la crise?

 

Après la crise financière de 2009 les États sont intervenus financièrement et très massivement pour sauver le système bancaire, s’endettant au passage très lourdement.  Aujourd’hui  ceux-là même qui avaient « fauté »  par leur imprévoyance face à l’évidence (les agences de notations par exemple) viennent donner des leçons aux États. Les marchés dont la cupidité nous a plongé dans la crise en viennent maintenant à exiger des mesures d’austérité. Mesures d’austérité qui visent ni plus ni moins à faire payer cette crise aux  peuples  et à  rassurer les « investisseurs », c'est-à-dire  leur garantir qu’ils vont pouvoir continuer à se gaver sur le dos du plus grand nombre. Les causes de la crise sont nombreuses, on peut essayer d’en distinguer quatre plus particulièrement :

 

1: Une cause endémique au système, à sa la logique profonde c’est la course effrénée au  profit . Des colonisations à la mondialisation, des guerres aux frappes chirurgicales, peut importe « comment »[2] , ce qui compte c’est « combien » cela rapporte.

 « La course au profit est destructrice : elle est, explique Marx, indifférente aux valeurs d'usage, c'est-à-dire au sort fait aux personnes et à la nature » [3].

Pour répondre à cet objectif, après une période où dans le prolongement de la seconde guerre mondiale les « possédants » ont du beaucoup lâcher, ils n'ont de cesse depuis les années 70 de reprendre du terrain et d'en gagner de nouveaux[4].

 

2 : Des Etats qui doivent recourir aux banques pour se financer. L’obligation faite à l'État en 1974, généralisée et consacrée avec le traité de Maastricht de 1992, de se tourner vers le privé pour ses besoins de financement a des conséquences dramatiques. Auparavant l'État pouvait emprunter directement et sans intérêts auprès de la Banque Centrale. Cette possibilité perçue comme un manque à gagner par les banques a été interdite au profit de l’endettement sur les seuls marchés financiers. Pour Michaël Chetrit, économiste, « la somme actualisée des intérêts de dettes payées aux marchés depuis 1974 représentent pour la France près de 1200 milliards d’euros », à comparer avec les 1641 milliards du total de la dette publique ![5].

 

Cette situation permet ainsi aux  banques  de se refinancer auprès de la BCE à moins de 1% et de fixer des taux exorbitants aux États. Plus de 4% pour la France qui bénéficie pourtant d’un AAA auprès des agences de notation, plus de 6% pour l’Italie, plus de 14% pour la Grèce[6].

Loin de jouer un rôle de financement auprès des Etats, la BCE crée des centaines de milliards de liquidités pour refinancer les banques et les marchés sans contreparties sur l’utilisation de ces fonds.[7] 

 

Un système devenu totalement pernicieux avec la mise en place  d’outils spéculatifs  qui «à l’œuvre dans la crise de 2007-2008 sont restés quasiment intacts: Paradis fiscaux, opacité des transactions, «produits dérivés» et  «ventes à découvert» utilisés sur des marchés orientés à la baisse, avant souvent de racheter plus tard des titres à prix diminués» [8]. 

Et la motivation des spéculateurs ne s’embarrasse d’aucun état d’âme, « L’Italie est visée par des spéculateurs qui ne cherchent plus à se faire rembourser mais parient sur sa faillite. » (Jacques Attali)

 

3 : Explosion de l’endettement privé. Depuis 30 ans, la part des salaires dans la redistribution des richesses n’a cessé de baisser au bénéfice des revenus du Capital qui ont ainsi récupéré plus de 10 points. Résultat  «pour maintenir le niveau des débouchés économiques le capitalisme financier a généré un endettement massif de tous les agents économiques»[9] et il  a pris le dessus sur l’économie réelle.  Selon Jacques de Larosière, ancien directeur du FMI, en 2007 aux USA, 40% des profits étaient réalisés par les seules institutions financières.  

L’endettement privé (banques, ménages, entreprises) est devenu gigantesque. Les crises américaines, irlandaises, espagnoles, sont d’abord des crises de dettes privées, le  sauvetage des banques,  les auront transformées en dettes publiques.  « Privatiser les profits et socialiser les dettes » telle est la politique mise en œuvre par  les politiques libérales.

4 : Avec  les cadeaux aux banques, les cadeaux aux riches. Après avoir réduit les marges de manœuvres financières des Etats, après avoir généré l’endettement massif des agents économiques, les politiques libérales se sont attachées à réduire au maximum le poids de l'impôt  sur les plus riches. De cadeaux fiscaux en réductions de l’impôt sur les bénéfices, cette politique a fait perdre des milliards aux finances publiques. Pour la France les cadeaux fiscaux représentent 110 milliards par an…..

Une situation que résume  avec force  le milliardaire Warren Buffet "Alors que les classes pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, alors que la plupart des Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous,  les mégariches, continuons de bénéficier d'exemptions fiscales extraordinaires".[10]

 

Quelles sont les conséquences ?

Pris en tenailles entre des marchés financiers voraces et des moyens d’agir volontairement réduits les États et les peuples sont exsangues. Cela entraine automatiquement :

1 : Les États voient leur endettement public explosé. Pour la France il est passé de 14% du PIB en 1974 à 81% aujourd’hui.

Cette situation n’est pas due aux acquis sociaux qui coutent trop chers ou bien encore au poids de la masse salariale. Non, c’est la résultante d’une politique soumise aux exigences de rentabilité, de profit d’une minorité et à la soumission d’une grande partie de la classe politique, à droite bien sûr mais aussi à gauche.

De ce point de vue les déclarations des candidats à la primaire socialiste sont inquiétantes: ils ne s’émancipent pas des marchés financiers[11].

2 : Le cercle vicieux de l’austérité et des récessions.

Non seulement les Etats et les Banques Centrales ont du injecter des milliards de liquidités pour soutenir les banques et les marchés financiers, mais cette crise financière s’est répercutée sur « l’économie réelle » entraînant récession, chômage, pertes de recettes publiques et dépenses supplémentaires. Par exemple pour la France, 1% de croissance en moins c’est près de 10 milliards de recettes publiques en moins. Autrement dit, soit le déficit s’aggrave mécaniquement de 10 milliards, soit patronat, gouvernement et instances européennes coupent dans les dépenses publiques et dans la protection sociale utile, renforçant le marasme économique et l’impasse financière !

En 2009-2010, les déficits publics et de la Sécurité Sociale ont été accélérés par ce manque de recettes, et les « politiques de relance », pourtant couteuses ont largement été inefficaces car aspirées pour l’essentiel par le soutien aux marchés financiers. Il faut sortir de ce cercle vicieux.

 

3 : La compression du  pouvoir d'achat de l'immense majorité des salariés et de leur famille,  influe directement sur  l'activité économique réelle qui est en panne, et que l’Etat exsangue est incapable de compenser par une politique économique adaptée.

Loin de tirer les leçons des crises à répétions et de l’impasse dans laquelle nous pousse la cupidité des marchés financiers, nos leaders politiques ne font que suivre les recommandations de  ceux –là même qui ont échoué.

Des recommandations qui malgré les erreurs et les échecs, qui se cumulent plan après plan, vont toujours dans le même sens : privatiser, démanteler….. Il en est ainsi de la BCE qui, début août 2011,  adresse une lettre au gouvernement Italien pour exiger « d’adopter au plus vite »  des mesures pour "Moins de rigidité sur les contrats à durée indéterminée, interventions sur l'emploi public, contrats de travail stimulant la productivité" et la privatisation "des sociétés municipales gérant déchets, transports ou distribution d'électricité".

Le cynisme n’a plus de limite quand le dirigeant d’une agence de notation  déclare : en France la réforme des retraites en 2010 était "une mesure intelligente" "un exemple de politique budgétaire bien conçue".[12]

Est-il possible de faire autrement ?

A  entendre et  à  lire, l'immense majorité de la classe politique et des experts répètent à l'infini le même discours  « rassurer les marchés financiers, réduire les déficits, faire des efforts »....

En décrypté cela donne « ne vous inquiétez pas, les dettes publiques seront honorées au centime d'euro près, le problème de la crise ce ne sont pas les marchés financiers mais les incertitudes que fait planer le poids de la dette publique; pour résoudre la crise il faut réduire la dette publique et par la même engager de nouveaux efforts et cela passe par privatiser, précariser le marché du travail, réduire les budgets sociaux ».

Le problème de ce raisonnement est double : D’une part  sa mise en œuvre ne ferait qu'accroitre les inégalités et accélérer la récession. Christine Lagarde elle-même l'illustre à sa manière quand, dans une déclaration du FMI le 16 août, elle demande aux gouvernements de ne pas pénaliser la croissance mondiale en instaurant des politiques de rigueur trop lourdes. Le prix Nobel, Joseph Stiglitz est encore plus clair : «Renforcer l’austérité n’aura pour résultat que de ralentir la croissance de l’Europe et d’accroitre ses problèmes budgétaires » [13] 

D'autre part  ce raisonnement part d'un postulat erroné: «la crise c'est l'endettement public». Au lieu d'agir sur une des causes de la crise on essaye d'agir que sur un de ses multiples effets. Loin de résoudre quoique ce soit on laisse les raisons profondes de la crise perdurer.

Loin d'un alignement sur les diktats des marchés financiers des propositions alternatives existes. Elles n’ont pas droit de cité dans les grands médias, mais pourtant elles existent. Ainsi trois  propositions fortes[14] pour rompre avec la spirale de la crise financière:

 

1 : Pour  un moratoire sur la dette publique et un audit citoyen sur celle-ci. On l'a vu précédemment depuis l'obligation faite aux États de se refinancer auprès des marchés financiers, ceux-ci se gavent littéralement de la dette.  1200 milliards d’euros de service de la dette, en total actualisé, versés par la France depuis 1974, cette année cela va représenter 45 milliards d’euros !

Un audit pour déterminer la part illégitime de la dette, due par exemple au sauvetage des banques et des fonds spéculatifs et de décider le non remboursement de cette part illégitime.

L'occasion aussi d'examiner les nécessaires  restructurations de dettes à engager, pour  dégonfler  la sphère financière au profit de l'économie réelle 

 

2 : Pour un financement de l’économie et des États émancipé des marchés. Pour ne pas replonger dans les dérives actuelles il faut remettre en cause le recours aux marchés  comme mode privilégié de financement des Etats.

Il faut  revenir à un financement direct des Etats par la Banque Centrale. Cela passe nécessairement par une refonte des statuts et des missions de la  BCE. Sortir les Etats des griffes des marchés financiers, c'est sortir du chantage permanent que ceux-ci exercent. C’est retrouver la maitrise d’une véritable politique économique.

 

3 : Pour un crédit sélectif à l’économie. En lien étroit avec un  nouveau rôle de la Banque Centrale, la constitution d’un pôle public bancaire privilégiant  un financement utile et efficace  de l’économie vers les ménages et les entreprises

L'objectif est de permettre un crédit à très faible taux d’intérêt pour les projets porteurs d’emplois, de salaires, de qualifications, et au contraire à taux dissuasifs pour les opérations spéculatives.

 

Ce dispositif autour de 3 mesures fortes renforcera  les réformes fiscales, la lutte contre les inégalités,  le développement de l’emploi et de droits nouveaux des salariés dans la  gestion.

 

De la même manière cela pose avec force l’émergence d’outils monétaires nouveaux, pouvant se substituer progressivement au dollar dans les transactions internationales[15].

 

 

« Et maintenant ? »

 

Deux perspectives s’ouvrent devant nous.

 

Soit, ceux-là même qui ont échoué à « maitriser la crise », ou bien encore à « refonder le capitalisme », qui se sont montrés incapable de  « sanctionner les patrons voyous », de « brider les pratiques spéculatives », ni de créer la moindre  relance, continuent dans la même logique. Même sous l’égide d’une « gouvernance européenne » une telle politique  de soumission aux marchés échouera  mettant en péril les conditions de vie des peuples

 

 Soit nous nous engageons dans la construction d’un changement politique radical. Cela commence par briser la spéculation, s’émanciper des marchés, sortir de l’impasse de l’austérité.

Pour les  forces de gauche cela commence par refuser au parlement  la règle d'or, les résultats du sommet européen de juillet qui sont nocifs pour la France (ils majorent de 15 milliards la dette de la France) et pour les peuples grec, italien, espagnol,….plongés  dans des cercles vicieux sans fin d’austérité et de récession.

L’enjeu pour chacun d’entre nous c’est de ne pas nous laisser imposer  des choix dont nous ne voulons pas. La mobilisation, l’intervention de chacun sera déterminante c’est l’ambition que se donne le Front de Gauche…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1]     Ce texte n'a pas la prétention d'être exhaustif. Il doit beaucoup aux éditos et articles de Jean Paul Duparc dans le Patriote des mois de juillet et août 2011, aux articles de l’Huma et de différents articles de presse.

[2]     « Apporter la civilisation, s'ouvrir au monde, droit d'ingérence, guerre propre... »  les va-t-en guerre du système ne reculent devant rien pour justifier leur main-mise.

[3]     Jacques Bidet, congrès Marx international V, octobre 2007.  

[4]     Dans le monde daté du 17 août un texte de Sylvain Cypel fait état de la publication du nouveau livre de Jeff Madrick « Une ère de cupidité : le triomphe de la finance et le déclin de l’Amérique, de 1970 à nos jours ». l’auteur y décrit 40 ans de  confrontations où le tenants de la finance se sont imposés.

[5]     Libération du 22 juillet,  cité dans le Patriote du 28 juillet.  

[6]          Pour tout connaitre ou presque de la dette de l’Etat en France : http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/dette_20_questions_69/index.html

[7]     Dernier exemple en date le rachat par la BCE pour 22 milliards d'euros d'obligations publiques auprès des ….marchés financiers!

[8]     JP Duparc « Le Patriote du 28 juillet

[9]     Edito  « Le Patriote du 11 aout  juillet

[10]   Tribune dans le « New York Times » du lundi 15 août.

[11]        Il y a F. Hollande qui propose un amendement à la Règle d'Or. Il y a les récentes tribunes (Le Monde et le JDD)  de Martine Aubry où il n'y a rien sur la BCE. Enfin la proposition du PS d'Euro-obligation est une fuite en avant dans la logique des marchés financiers.

[12]        Pour rappel, les agences de notation attribuaient une bonne note à la banque Lehman Brothers quelques jours seulement avant sa faillite.

[13]        Le Monde daté du 17 août 2011

[14]        Cf J.P Duparc dans le Patriote du 18 août 2011

[15]        Il ne s’agit ici que de pointer quelques pistes. Pour celles et ceux qui veulent approfondir la question je vous invite à prendre connaissance des propositions des communistes (http://www.pcf.fr/)  et celles du Front de Gauche au travers de son programme populaire et partagé qui sera publié dans les semaines à venir.

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CGT: Le Pen dans le camp des employeurs

Publié le 22 Mars 2011 par dans Luttes sociales

Alors que la droite patauge dans ses contradictions, l'intervention du secrétaire général de la CGT redonne quelques vérités..... A faire circuler sans modération

(extrait dépêche AFP)

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a affirmé que la présidente du Front national Marine Le Pen "avait choisi son camp, celui des employeurs" et que le parti d'extrême droite ne soutenait jamais les conflits sociaux. "Lorsque des salariés se battent pour leur emploi, empêchent la disparition de leur entreprise, se battent pour une augmentation des salaires, se battent pour empêcher (...) le recul de l'âge de départ en retraite, (...) le Front national n'est jamais venu appuyer ces revendications", a affirmé le dirigeant syndical sur Europe 1.

"Pire, il y a eu des déclarations dénonçant les manifestations, par exemple sur les retraites, nous avons été qualifiés à l'époque d'émeutiers et Mme Le Pen s'étonnait que le président de la République ne mette pas fin très tôt, plus tôt, à ces énormes manifestations", a-t-il continué. "Donc on voit bien qu'à ces moments de tension, là aussi, Mme Le Pen a choisi son camp et c'est le camp des employeurs", a insisté M. Thibault, ajoutant que le FN n'est "pas un parti politique comme les autres".

Il a répété que les valeurs de la CGT étaient à l'opposé de celle du Front national, comme il l'avait fait le 17 mars avec la CFDT, la FSU, Solidaires et l'Unsa. Peu avant, un représentant CGT en Moselle et une responsable FO dans le Nord avaient été suspendus de leur mandat pour s'être présentés comme candidats du FN aux élections cantonales. Le parti d'extrême droite a rassemblé 15,6% des voix au niveau national lors du premier tour des élections cantonales dimanche.

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10 millions de mal-logés et le CAC 40 au plus haut: trouvez l'erreur....

Publié le 1 Février 2011 par dans Luttes sociales

 

Aujourd'hui dans l'actualité deux faits qui traduisent  la  poussée des inégalités dans notre société. D'un côté le rapport de la fondation Abbé Pierre publié aujourd'hui et qui pointe l'aggravation de la crise du logement avec 10 millions de mal-logés, de l'autre le CAC 40 est au plus haut depuis octobre 2008...

Vraiment, il n'y a pas qu'en Tunisie et en Egypte où il y a des raisons de descendre dans la rue!


 

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"Nous allons finir par tuer des patients!" (Témoignage)

Publié le 17 Janvier 2011 par dans Luttes sociales

Au scandale du Médiator, qui illustre dramatiquement les dérives d'une santé livrée aux appétits financiers, le témoignage -ci-dessous- de Loic Pen, médécin urgentiste à Creil, met en évidence les conséquences   terribles  de la liquidition de l'hôpital public. Loic Pen nous invite à demander des comptes à celles et ceux qui, localement, mettent en ouevre cette liquidation....

RI

 

 

« Une vielle dame hurle qu’elle veut retourner chez elle. Plus loin d’autres personnes âgées gémissent ou tremblent de peur dans cet environnement inquiétant. Certaines se sont urinées dessus. Ailleurs, c’est un patient en chimiothérapie qui s’est aggravé. Dans ce coin c’est une patiente délirante attachée à son brancard… . Faute de place, ils sont une vingtaine dans le couloir des urgences de Creil. C’est un chiffre moyen, une journée ordinaire.

Ils sont entassés les uns sur les autres sans intimité. L’infirmière court partout, débordée. C’est une professionnelle expérimentée. Elle est depuis plusieurs années aux urgences. Elle me dit qu’elle a envie de pleurer. L’interne, quant à elle, a déjà craqué, de même qu’une infirmière plus jeune que j’aperçois en larme.

Pour ma part, je suis coincé au déchoquage avec un patient entre la vie et la mort… je ne les aiderai pas.

 

« Ce qu’il y a de scandaleux dans le scandale c’est qu’on s’y habitue » Simone de Beauvoir

Cela fait environ 6 ans que cela dure et c’est de pire en pire.

Il y a 6 ans, nous étions 19 médecins temps plein, nous sommes désormais 17, nous devrions être 25. On compense par des heures supplémentaires…

Récemment, en faisant la visite un lundi matin, j’ai trouvé deux « pré-infarctus» ignorés depuis 48 heures et un patient en arythmie cardiaque que l’on n’avait pas anti-coagulé et qui risquait l’accident vasculaire cérébral.

Après un moment de colère, j’ai pris connaissance de la situation aux urgences 48h avant : Critique ; des patients partout, des équipes débordées. Les médecins qui ont vu ces patients, je les connais depuis des années. D’excellents professionnels, particulièrement rigoureux. Ca peut m’arriver ; ça va m’arriver. Cette fois ci nous avons de la chance, tout fini bien. Nous allons finir par tuer des patients.

 

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

Si les urgences de Creil sont particulièrement en difficulté, cette situation n’est pas isolée. Partout, les urgences et les hôpitaux souffrent, c’est partout la même politique de liquidation de l’hôpital public.

En changeant le mode de financement de nos hôpitaux, les gouvernements de ces dernières années ont rendu les hôpitaux publics déficitaires. Aujourd’hui, ils s’appuient sur ces déficits qu’ils ont provoqués pour justifier la casse.

Cette casse sert à dégager le terrain pour le secteur privé lucratif. Le service public est rendu incapable de remplir ses missions, reste le service payant.

Tout s’accélère, la fusion démolition des hôpitaux de Creil et de Senlis est en route. La direction commune de ces hôpitaux a été votée. Nos services sont mis à genoux. Il restera à ramasser les morceaux pour un regroupement peau de chagrin.

Travailler plus pour gagner moins.

En fin d’année, la direction de l’hôpital de Creil a décidé de modifier le mode de comptabilisation des heures des médecins du pôle urgence, réanimation, anesthésie. Avec l’instauration d’un comptage plus défavorable aux médecins, le but de la manœuvre semble être de faire encore des économies. Devant cette situation, les médecins dans leur majorité ont décidé de ne plus travailler que 40 heures hebdomadaire et de ne plus faire d’heure supplémentaire.

Des anesthésistes qui travaillent moins, ce  sont des interventions chirurgicales en moins. Des réanimateurs qui ne font plus d’heures supplémentaires, ce sont 4 lits fermés sur les 12 que compte ce service pourtant vital. Et pour les urgences, ce sont des médecins en moins à l’accueil du patient. Certains jours, il pourrait n’y avoir que deux médecins là ou il y en a 5 actuellement. Ca peut arriver, ça va arriver.

On ne peut plus demander aux professionnels de santé d’assumer les aberrations des politiques de santé. Nous avons une responsabilité collective à nous indigner et à résister.

 

« Le motif de la résistance, c’est l’indignation » Stéphane Hessel

Nous devons tous nous préoccuper de ce qui arrive dans nos hôpitaux. L’indifférence serait la pire des attitudes. Si nous ne résistons pas c’est le droit à la santé pour tous qui va disparaître. La situation est inadmissible, tout ce qui permettait un contrôle démocratique des hôpitaux (instances comprenant des élus, des syndicalistes, des professionnels, des usagers, avec de vrais pouvoirs) a été balayé par la loi Bachelot. Cette loi transforme les directeurs en dictateurs d’hôpitaux. Eux-mêmes sont sous la coupe de l’Agence Régionale de Santé et in fine du ministre lui-même. Adieu démocratie locale, adieu autogestion, bonjour technocratie autoritaire !

Cette situation est dénoncée dans l’appel des soignants du MDHP (Mouvement de Défense de l'Hôpital Public) qui explique le conflit éthique entre le devoir d’assurer la qualité des soins et l’exigence de rentabilité financière

 

« Celui qui se bat peut perdre, celui qui ne se bat pas a déjà perdu » Bertolt Brecht.

Au-delà de l’appel des soignants, c’est à chaque citoyen qu’il incombe de s’exprimer.

Intervenez auprès de vos élus.

 Les députés de droite d’abord dont la responsabilité est immense mais aussi tous les élus locaux du maire au conseiller général. Demandez des comptes à ceux qui soutiennent la fusion des hôpitaux. Demandez-leur s’ils mesurent le désastre en cours.

Faites pression pour qu’ils exigent un moratoire sur la fusion des hôpitaux de Creil et de Senlis et une commission d’enquête incluant des élus, des usagers, des syndicalistes, des professionnels de terrain pour en mesurer les effets.

Qu’ils écrivent au préfet, au ministre, au directeur d’ARS pour demander des comptes.

Exigez une subvention d’équilibre de l’état pour apurer les déficits des hôpitaux de Creil et de Senlis. C’est la seule façon d’en finir avec les plans de retour à l’équilibre qui détruisent l’hôpital. C’est la seule façon de repartir sur le seul indicateur valable : les besoins de santé publique.

Nous avons besoin de démocratie, besoin de véritables assises départementales de la santé. Nous ne devons plus laisser les décisions à des responsables coupés des réalités quotidiennes.

J’interviens ici comme médecin et comme militant politique, un mélange des genres qui me sera reproché. Mais mon métier me fait obligation de dénoncer la situation  dangereuse pour les patients et mon engagement le devoir de me battre avec vous pour changer cette politique.

Alors allons-y !! Allez vraiment voir vos élus, ne cédez pas à l’indifférence, c’est un enjeu pour maintenant et pour demain. »

Loïc PEN, médecin urgentiste à Creil.

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"Bolkestein bis" en échec

Publié le 14 Décembre 2010 par dans Luttes sociales

Pour celles et ceux qui sont branchés sur les questions européennes l'info ci-dessous sur la mise en échec par le parlement européen d'une tentative d'imposer  une "nouvelle" version de la directive Bolkestein.

RI

 

Permis de résidence et de travail: Le Parlement européen rejette une deuxième "Bolkestein"

 

A l'issue du vote du Parlement européen sur la procédure de demande  de permis unique de résidence et de travail autorisant les ressortissants de pays tiers à résider et travailler dans les Etats membres, le député européen du GUE/NGL Patrick Le Hyaric (France) a déclaré: "Je me félicite que la  majorité du Parlement européen refuse un compromis négatif avec le Conseil européen sur cette directive. Aujourd'hui La plénière a dit non à  une grave compromission au service exclusif des grandes entreprises qui aurainet pu  demain mettre encore plus en concurrence les salariés de l’Union européenne avec ceux des pays extérieurs de l’Europe venant y travailler. En quelque sorte la création d’une seconde directive Bolkestein pour les salariés venant de pays tiers qui seront ainsi malléables et exploitables à merci".

 

Selon le député, cette directive est fallacieusement présentée comme garantissant les droits des travailleurs. C'est en fait un texte ouvrant la voie à la création de plusieurs statuts et de plusieurs catégories de travailleurs dans l’Union européenne. Par exemple celui des saisonniers, celui de travailleurs transférés au sein d’une même multinationale qui ne bénéficieraient que des droits de leur pays d’origine. C’est l’inégalité renforcée qui serait ainsi institutionnalisée.

 

"Ce projet - conclut Le Hyaric - violait gravement les principes de la charte des droits fondamentaux en ne respectant pas l’égalité des travailleurs face à leur rémunération, au temps de travail, à la sécurité au travail, à la santé, aux congés, à la protection sociale, à la formation. Aujourd'hui le  Parlement s' honore d' avoir pris en compte les remarques des syndicats, notamment de la confédération européenne des syndicats, et celles formulées par sa commission de l'emploi et des affaires sociales. Les citoyens d'europe doivent rester vigilants.

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Photos de la manif à Nice samedi 6 novembre

Publié le 6 Novembre 2010 par dans Luttes sociales

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Pierre Laurent sur LCI (Vidéo, 4 novembre)

Publié le 6 Novembre 2010 par dans Luttes sociales

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