Il y a beaucoup à dire sur cette affaire. En essayant de faire simple:
- La violence n’a pas sa place en politique, et ne devrait pas l’avoir dans notre société. Rien ne justifie la violence et le meurtre de Quentin Deranque et la justice doit pouvoir aller au bout de son travail pour faire la lumière sur la responsabilité de ceux qui se sont acharnés sur Quentin et les condamner en conséquence.
- Être intraitable face à la violence et condamner ceux qui sont impliqués directement dans son décès est un impératif.
- Tout aussi impératif est d’être intraitable avec celles et ceux qui usent de la violence. Dans l’affaire Quentin Deranque, dont le passé de militant néo-nazi refait surface peu à peu, nous sommes face à une énième tentative d'agression violente perpétrée par l’extrême droite et le groupuscule Némésis. Une tentative qui a mal tourné, mis en échec ils ont rebroussé chemin laissant derrière eux Quentin.
- Le nom que se donne ce groupuscule Némésis n’est d’ailleurs pas innocent, il fait explicitement référence à la déesse grecque Némésis, déesse de la …vengeance. Tout un programme. Et dans les actions de ce groupuscule il apparaît clairement que la cible ce sont les migrants. A titre personnel j’ai été confronté au «SO» de ce groupuscule lors de leur tentative de bordéliser la manifestation «Toutes aux frontières» en juin 2021 à Nice.
- Des médias indépendants sont en train de retracer le déroulé de l’agression. Un déroulé qui remet en cause l’histoire qu’a vendu le groupe Némésis aux médias.
- Une question se pose: alors que plus de 100 (CENT) agressions de l’extrême droite ont été recensées ces dernières années à Lyon, pourquoi l’extrême droite peut-elle encore agir ainsi sans que cela n'entraîne l’intervention des autorités compétentes ?
- Une inaction qui n’est pas nouvelle et qui aide à comprendre pourquoi des jeunes ont décidé de s’organiser pour ne plus se faire tabasser en toute impunité. Et c’est un aspect qui est évacué dans cette affaire par de nombreux médias, la création -récente- de la Jeune Garde est la conséquence de la violence systémique de l’extrême droite et de l'inaction (parfois de la bienveillance) d’une partie des autorités. Ma propre expérience m’a appris que des dossiers de violences physiques mettant en cause des groupuscule d’extrême droite pouvaient disparaître au sein même d’un Palais de justice.
- Ce drame est instrumentalisé pour lancer une nouvelle offensive contre LFI. La présence de Rima Hassan n’était qu’un prétexte pour l’extrême droite de se lancer dans une nouvelle «action» violente. La mort de Quentin est un autre prétexte pour tenter de faire exploser le front républicains et de marginaliser LFI.
- Pourquoi ? Il suffit de voir ce qui se passe à l’Assemblée nationale pour comprendre que ceux qui s’opposent tout à la fois à la macronie et à l’extrême droite dérangent.
- Ils et elles dérangent l’extrême droite qui perçoit clairement, que seuls les Insoumis et quelques autres portent une véritable alternative et qu’à l’arrivée cela va se jouer entre eux et l'extrême droite.
Ils et elles dérangent celles et ceux qui, à l’image des Hollande, Glucksmann et quelques autres idiots utiles, ne veulent surtout pas bousculer l’ordre établi, allant jusqu’à trouver plus fréquentable une extrême droite qui est dédiabolisée que LFI qui portent, en élevant la voix, les attentes et les espoirs des «sans dents» et autres «gens qui ne sont rien».
Avec Hollande et Macron, jamais le mépris de classe n’a été exprimé avec autant d’arrogance au plus haut sommet de l’Etat. Que ces gens-là tentent de diaboliser en permanence LFI devrait aider les indécis à comprendre ce qui est en train de se jouer…
Robert Injey
/image%2F0941213%2F20221006%2Fob_7340db_231451818-10159396589428545-4673251014.jpeg)
/image%2F0941213%2F20260219%2Fob_a11eb5_te-le-chargement-15.jpeg)