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Robert Injey

Blog personnel sur l'actualité politique à Nice et en France

AUX COMMUNISTES QUI REFUSENT L'IMPASSE MORTIFERE DE LA CANDIDATURE ROUSSEL.

Publié le 7 Septembre 2026 par injey06

AUX COMMUNISTES QUI REFUSENT L'IMPASSE MORTIFERE DE LA CANDIDATURE ROUSSEL.
Les communistes viennent de voter pour valider la candidature de Fabien Roussel.
Sans surprise, il fait un score «élevé», étant le seul candidat. Mais derrière ce score de 72,06%% se cache une autre réalité : c’est l’effondrement de l'appétence des communistes en carte pour la candidature de Fabien Roussel.
En effet, ce scrutin marque un nouveau recul du nombre de suffrages des adhérents. En 2021, sa candidature avait été appuyée par le vote de 23 345 adhérent·es (82,32%). En 2026, iels ne sont plus que 17 267 (72,06%). Un recul de plus de 6000 voix, qui sonne comme un désaveu. Seuls 45% des 37260 communistes à jour de leurs cotisations ont approuvé cette candidature.
Ce vote, de plus en plus réduit, entérine un choix mortifère.
Un des arguments avancés pour justifier ce choix est «pour élargir le socle électoral». Cet argument est fallacieux. Le mode de scrutin de la présidentielle est contraignant : seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent se maintenir. C’est donc avant le premier tour qu’il faut élargir le socle électoral, d’ou l’inutilité de cette candidature solitaire.
Aujourd’hui il n’y a pas 36 options. Face à Marine Le Pen, face à la droite extrême, face aux libéraux dont les politiques constituent le terreau privilégié de la progression de l’extrême droite, le seul vote utile pour porter une alternative de gauche qui puisse marquer une rupture c’est celui en faveur du seul candidat de gauche qui puisse atteindre le second tour : Jean-Luc Mélenchon.
Bien évidemment, tout n’est peut-être pas parfait. Mais en l’état actuel, dans le rapport de force tel qu’il existe, la meilleure option politique pour offrir à notre pays une véritable alternative face à l'extrême droite aux libéraux et autres sociaux-libéraux c’est cette candidature, accompagnée d’un accord avec LFI liant programme / législatives / présidentielle.
A mes camarades communistes, beaucoup de coeur, de moins en moins nombreux de carte, à celles et ceux qui se retrouvent dans ce courant de pensée : ne perdons plus de temps dans les tergiversations, les hésitations : aujourd’hui il faut s’engager résolument pour faire prévaloir d’autres choix en 2027.
Ne restons pas l’arme au pied, engageons-nous dans la campagne avec les insoumis, des écologistes, les camarades de la gauche radicale, les communistes libertaires et toutes celles, tous ceux qui veulent un autre avenir. Dans nos communes, nos quartiers, nos lieux de travail , engageons-nous dans cette campagne, tels que nous sommes.
A titre personnel c’est ce que je vais faire dès aujourd'hui à Nice et dans la Roya.
A bientôt,
Robert Injey
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L
Cher Robert Ingey, Cher camarade,<br /> <br /> Je tiens à te répondre fraternellement, mais aussi avec une certaine rigueur, car ton texte pose une question qui dépasse largement la seule candidature de Fabien Roussel : celle de ce que nous faisons d’une décision démocratiquement adoptée et de la manière dont nous transformons ou non le rapport de forces. Mélenchon est un autoritaire. Il est le candidat du système pour tuer toute transformation sociale.<br /> <br /> D’abord, qualifier le résultat du vote de « désaveu » me paraît difficilement tenable. Que 64 % des adhérents à jour aient participé au vote est évidemment une donnée politique que nous devons regarder en face : notre participation militante, notre capacité à faire vivre la démocratie interne et notre organisation sont des questions essentielles. Mais 72,06 % des suffrages exprimés constituent néanmoins une décision démocratique claire. On ne peut pas à la fois demander que la démocratie communiste soit respectée et considérer que son résultat devient facultatif lorsqu’il ne correspond pas à notre propre position.<br /> <br /> Et c’est ici que nos statuts qui ne sont pas gazeux me semblent apporter une distinction essentielle. Ils protègent pleinement la liberté de débat, le pluralisme, le désaccord et la possibilité de continuer à défendre une autre orientation. Personne ne devrait être sommé de penser autrement parce qu’un vote a eu lieu. Mais elle affirme également que la décision collective constitue le cadre commun de l’action et que la liberté de débat ne peut être confondue avec la liberté de refuser ou de détourner sa mise en œuvre.<br /> <br /> Or ta conclusion va au-delà du désaccord.<br /> <br /> Lorsque tu écris : « Ne restons pas l’arme au pied, engageons-nous dans la campagne avec les insoumis, des écologistes, les camarades de la gauche radicale, les communistes libertaires… », tu n’appelles pas simplement à poursuivre le débat interne sur la pertinence de la candidature Roussel. Tu appelles concrètement des communistes à s’engager dans la campagne d’une autre candidature, celle de Jean-Luc Mélenchon, alors même que le Parti vient démocratiquement de décider de présenter Fabien Roussel.<br /> <br /> C’est là que se situe, à mon sens, la contradiction organisationnelle. <br /> <br /> Le désaccord n’est pas une faute. Le contournement organisé d’une décision collective n’est pas le désaccord. On peut continuer à combattre une orientation politiquement dans le débat ; on ne peut pas faire comme si la décision collective n’avait jamais été prise dès lors qu’elle ne nous convient pas.<br /> <br /> Cela n’a rien à voir avec une fidélité à une personne ou avec une quelconque interdiction de penser.<br /> <br /> La loyauté démocratique n’est pas la loyauté envers des individus : elle est la loyauté envers les décisions collectivement prises. Autrement, c'est l'anomie et la culture trotskiste de la scission et des beaux parleurs. Au contraire, c’est ce qui permet à un parti démocratique de conjuguer débat et efficacité collective.<br /> <br /> Sur le fond politique, je pense également que ton raisonnement sur le « vote utile » repose sur une conception trop statique du rapport de forces. La mutation a fait glisser certains militants vers une vision infantile : gauchiste. Tu pars du constat que Mélenchon serait aujourd’hui le candidat de gauche le mieux placé pour accéder au second tour et tu en déduis qu’il faudrait donc le soutenir. Mais un rapport de forces n’est jamais seulement une photographie électorale : c’est le produit de rapports sociaux, d’organisations, de luttes, de consciences, d’implantations militantes et de choix politiques. Il peut donc être transformé.<br /> <br /> Sinon, nous entrons dans une logique circulaire : le PCF est faible, donc il faut soutenir la force électorale la plus importante - c'est le raisonnement qui a fait après 1981 arrimer le PCF au PS social-libéral ; en la soutenant, nous réduisons notre visibilité, notre capacité d’organisation et notre autonomie politique ; nous devenons alors encore plus faibles et nous pouvons à nouveau conclure qu’il faut soutenir la force devenue dominante. Ce n’est pas transformer le rapport de forces : c’est risquer de s’y adapter durablement.<br /> <br /> C’est précisément là que je ne partage pas ta conception de l’élection présidentielle comme simple course à la qualification pour le second tour. Le rêve de Mitterrand et désormais de son digne héritier populiste Mélenchon. Une campagne communiste peut être autre chose qu’un placement dans une compétition électorale. Elle peut servir à faire émerger des revendications, à organiser des salariés et des habitants, à reconstruire de la conscience de classe, à implanter des collectifs dans les entreprises et les territoires, à faire connaître nos propositions et à préparer les batailles sociales, municipales et législatives qui suivront.<br /> <br /> Autrement dit, la question n’est pas seulement : « Qui peut être au second tour ? » Elle est aussi : « Que construisons nous politiquement pendant cette campagne et avec quel rapport de forces voulons nous en sortir ? » C’est toute la différence entre une stratégie d’accompagnement du rapport de forces existant autour d'un rassemblement hétéroclite et opportuniste et une stratégie visant à le transformer.<br /> <br /> Il y a d’ailleurs une autre faiblesse dans ton appel au « rassemblement ». Additionner LFI, écologistes, gauche radicale, communistes libertaires et « toutes celles et ceux qui veulent un autre avenir » ne suffit pas à définir une stratégie de transformation. La question décisive est : autour de quel contenu social, de quelles forces sociales et pour conquérir quels pouvoirs ? Entre l'OCF et le NPA-A qu'elle convergence, entre la sortie de l'Union européenne et le soutien au campisme de l'occident global ? Quel lien confus alors que la sobriété est à l'ordre du jour et la division par deux de nos capacités industrielles ? Etc. <br /> <br /> Les médias favorisent l'image de Jean-Luc Mélenchon. Il est soutenu par des sondages ; pour empêcher toute reconstruction d'une force capable de s'opposer à la fascisation. Mélenchon est déjà en train de faire une campagne centriste et d'agréger des forces ouvertement pour le capitalisme vert (cf. Pigasse etc.). <br /> <br /> Or, pour un communiste, les questions fondamentales sont : Qui contrôle le crédit et l’investissement ? Quelle place pour un pôle public bancaire ? Comment réindustrialiser réellement le pays ? Qui décide des investissements industriels et écologiques ? Quelle maîtrise publique des secteurs stratégiques ? Quels pouvoirs nouveaux pour les salariés dans les entreprises ? Comment reconquérir les services publics ? Comment sortir de la dépendance énergétique ? Comment affronter concrètement les contraintes européennes, notamment celles qui résultent de l’article 123 du TFUE ? Quelle politique de paix et d’indépendance nationale ? Et surtout, comment faire de ces propositions autre chose qu’un programme électoral en construisant les rapports de forces nécessaires à leur réalisation ?<br /> <br /> C’est précisément sur le « comment faire » que le débat devrait porter. Pas sur un sauve-qui-peut. <br /> <br /> Car le risque serait de remplacer progressivement le projet communiste par une fonction d’appoint électoral à une force politique plus importante. Or nous avons déjà suffisamment expérimenté cette logique pour savoir qu’elle ne résout pas mécaniquement la question de la reconstruction communiste. Le problème n’est pas de savoir si nous devons nous « ouvrir » ou nous « rassembler ». Bien sûr que nous devons chercher le rassemblement. Mais rassembler pour faire quoi, avec qui, sur quelle base de classe et pour conquérir quels pouvoirs ? C’est là que la démarche du « communisme de conquête » me paraît plus féconde : partir des besoins réels ( salaires, emploi, industrie, logement, santé, école, énergie, services publics, paix) identifier les pouvoirs qu’il faut conquérir pour y répondre, organiser les travailleurs et les citoyens autour de ces objectifs, et utiliser chaque bataille électorale comme un moment de transformation du rapport de forces. Nous ne devons donc pas considérer la candidature Roussel comme une fin en soi. Elle doit être jugée sur ce qu’elle permettra de construire. Si elle échoue à organiser, convaincre, implanter et transformer, nous devrons en tirer collectivement les conséquences. Mais précisément : la bonne manière de démontrer qu’une stratégie est erronée n’est pas de l’abandonner avant même de l’avoir mise à l’épreuve ; c’est de la confronter à la réalité, d’en mesurer les résultats et d’en débattre collectivement.<br /> <br /> Notre règle comme adhérent du PCF est assez simple : débattre librement, décider collectivement, agir collectivement, rendre compte loyalement.<br /> <br /> Par conséquent, Robert, cher camarade, tu as parfaitement le droit de continuer à défendre l’idée que la candidature Roussel est une erreur au sein des instances du Parti. Pas publiquement. Tu as même le droit de vouloir convaincre les communistes de changer demain de stratégie. Mais entretenir le débat n’est pas la même chose qu’appeler aujourd’hui les communistes à faire campagne pour une autre candidature.<br /> <br /> La question n’est donc pas de faire taire les divergences.<br /> <br /> Elle est de savoir si nous voulons être une addition d’engagements individuels, chacun poursuivant sa propre stratégie, ou une organisation politique capable de débattre démocratiquement, de décider collectivement et, ensuite, de mettre en mouvement une force organisée pour transformer le rapport de forces. Pour ma part, je préfère la seconde voie. Non par discipline abstraite, mais parce que sans organisation, sans stratégie collective et sans capacité à transformer le rapport de forces, notre volonté de transformation sociale restera précisément… une volonté.<br /> <br /> Fraternellement,
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O
Une nouvelle candidature pour faire entre 1 et 3 % ça c'est quelque chose de positif ... nous n'avons pas la même notion de "candidature utile"
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L
Je comprends ton désaccord, OSTRIC, et je pense qu’il est parfaitement légitime de continuer à défendre une autre orientation. D'ailleurs, au sein du mouvement LFI, aucune discussion n'est possible et la verticalité est implacable vu les purges récurrentes en son sein depuis 2016.<br /> <br /> Mais il faut distinguer le droit au désaccord et le droit d’organiser une action contraire à une décision collective. Sinon, le Parti n'existe plus : c'est l'anomie. Nous venons de décider démocratiquement de présenter Fabien Roussel. On peut discuter le résultat, la participation et surtout la stratégie. Mais appeler ensuite les communistes à « s’engager dans la campagne avec les insoumis », c’est autre chose qu’un désaccord : c’est proposer une ligne d’action concurrente.<br /> <br /> Et sur le « vote utile », je crois qu’il faut éviter une conception trop statique du rapport de forces.<br /> <br /> Notre rôle n’est pas de nous adapter au rapport de forces tel qu’il existe, mais de travailler à le transformer. Sinon, le raisonnement devient circulaire : puisque nous sommes faibles, rallions-nous à plus fort que nous ; puis, devenus encore plus faibles, rallions-nous davantage.<br /> <br /> Le débat doit donc continuer, bien sûr. Mais nos statuts de 2023 sont claires : débattre librement, décider collectivement, agir collectivement. Le désaccord n’est pas une faute ; contrairement à l'autoritarisme insoumis. Mais, le contournement d’une décision collective n’est pas le désaccord.
O
Il me semble qu'il aurait été beaucoup plus utile de prendre la décision de porter nos voix vers la candidature de gauche la plus à même de faire un résultat et il n'y a pas d'autre solution même si bien des choses ne nous conviennent pas <br /> (une partie de mon message avait disparue...)
P
Le problème c’est que Mélenchon s’est assis dans le fauteuil de candidat avant tout le monde et sans demander l’avis au reste de la gauche … facile pour lui de tendre la main maintenant … et de faire porter le chapeau à ceux qui veulent faire entendre leur voix … je n’oublie pas non plus les villes que LFI a conquises,toutes à gauche et souvent communistes … et pour finir Mélenchon est devenu un repoussoir pour de nombreuses personnes de gauche .. la gauche hors LFI a raté le coche et aurait dû présenter un candidat avant lui <br /> Maintenant on est piégés par LFI et son autocrate de chef
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L
C'est aussi sa ligne chauvine et impérialiste qui doit être dénoncée publiquement !<br /> <br /> Il y a un point qui mérite d'être ajouté mes relation concernant : le Maroc, Israël et Dakhla : la position prise par Jean-Luc Mélenchon en octobre 2023 sur le Sahara occidental est une trahison.<br /> https://www.spsrasd.info/fr/depeche/laarasd-denonce-les-declarations-de-jean-luc-melenchon-en-faveur-de-loccupation-marocaine<br /> <br /> Son opportunisme sur la Palestine après le 7 octobre ne doit pas nous faire oublier cela. <br /> <br /> En effet, la position impérialiste et chauvine de Mélenchon est publique et documentée même par Révolution Permanente, pour te dire :<br /> https://www.revolutionpermanente.fr/La-France-insoumise-est-elle-vraiment-un-frein-a-la-militarisation<br /> Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise défendent le maintien de la souveraineté française sur les Îles Éparses, s'opposant ainsi aux revendications de restitution de Madagascar. e programme de LFI prévoit explicitement de réaffirmer la souveraineté de la France sur ces îlots de l'océan Indien. Cette position s'inscrit dans une vision de puissance maritime et de présence française dans les zones stratégiques, malgré les désaccords diplomatiques avec l'État malgache. Aucune volonté d'aller vers la décolonisation et une coopération multipolaire. <br /> https://liberte-actus.fr/politique/vie-politique/article/iles-eparses-melenchon-contre-madagascar<br /> <br /> Au passage, LFI par populisme défend les mêmes thèses que la député RN de Mayotte au nom d'un droit à l'accès des migrants des Comores au territoire métropolitain. Aucune perspective de coopération et de développement fraternel avec les Comores n'est au programme. Antoine Léaumont a été très clair et tend la main aux dirigeants nationalistes de Mayotte. La créolisation n'est qu'un volet pour défendre les intérêts du capital raciste et s'inspire plus des théories étasuniennes que de la fraternité socialiste internationaliste. <br /> <br /> Pour Rabat-Washington-Tel Aviv. Ce n'est pas une reconstruction a posteriori. En effet, l'Association des Amis de la RASD dénonçait publiquement ses déclarations, estimant qu'elles rompaient avec la tradition anticoloniale de la gauche française et avec la défense de l'autodétermination du peuple sahraoui.<br /> <br /> Cette association de lutte anti colonialiste lui reprochait à juste titre notamment de soutenir la position marocaine et de chercher à limiter, au sein de la NUPES, les expressions de soutien à la lutte sahraouie. Ce sont évidemment les appréciations de l'AARASD, qu'il faut prendre en compte et respecter.<br /> <br /> Mais il y a surtout les propres déclarations de Mélenchon. Lors de son séjour au Maroc, il disait constater la « ferveur marocaine » autour de la marocanité du Sahara et s'y sentir attaché. Il ajoutait que le Maroc avait mis sur la table des « propositions intéressantes », en référence au plan d'autonomie de 2007, qui « doivent être considérées ». Surtout, il expliquait que les positions prises par les États-Unis, Israël et l'Espagne avaient « modifié le regard que le monde porte » sur la question, et souhaitait que la France en tienne compte. Le réalisme impérialiste sortait de sa bouche. Et Sanchez est plus courageux que Mélenchon. <br /> <br /> Il faut être précis : Mélenchon n'a pas explicitement déclaré que la souveraineté marocaine sur le Sahara était juridiquement établie. Mais il a clairement demandé que le changement du rapport de forces international et le plan d'autonomie marocain soient pris en considération, balayant par conséquent l'ONU et tout le processus qui implique que les sahraouis occidentaux puissent librement se prononcer sur leur avenir institutionnel. Si le renforcement de l'axe Maroc–Israël–États-Unis autour de l'armement, des drones, de Dakhla et des infrastructures stratégiques constitue aujourd'hui une recomposition géopolitique majeure, alors il faut aussi regarder autrement ce qui s'est joué en 2023. Car une question demeure : le changement du rapport de forces entre Rabat, Washington, Tel-Aviv et Madrid peut-il à lui seul modifier la question du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui ? Un communiste ne peut pas accepter la position de la LFI.<br /> <br /> C'est bien donc là, par exemple, que la position de Mélenchon mérite d'être discutée et doit être combattue par tous les communistes sincères et non révisionnistes, par opportunisme électoraliste fondé sur les oracles des instituts de sondages promouvant un diable de confort du système qui refuse le socialisme.<br /> <br /> Une conception internationaliste et anticoloniale devrait distinguer deux choses : reconnaître les réalités géopolitiques nouvelles, et considérer que ces réalités peuvent déterminer à la place d'un peuple son propre avenir. Le vrai débat pour la présidentielle de 2027 est donc que nous disent la militarisation du Maroc, le développement stratégique de Dakhla et l'alliance avec Israël et les États-Unis sur la question du Sahara occidental ? Et, corrélativement, comment une gauche qui se réclame de l'anticolonialisme doit-elle articuler rapport de forces international et droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ?<br /> <br /> Pas une voix pour le populisme démagogique ! Front de classe anticolonialiste pour 2027 avec soutien à Fabien Roussel ! <br /> https://www.spsrasd.info/fr/2026/07/05/16537.html<br /> <br /> Enfin, le PCF rappelle que l'État français a conservé ces îles (Europa, Juan de Nova, Bassas da India, les Glorieuses et Tromelin) juste avant l'indépendance de Madagascar en 1960, bafouant les aspirations légitimes du pays. Le parti soutient les revendications de rétrocession de Madagascar et plaide pour le respect du droit international et de la décolonisation dans l'océan Indien. C'es le seul parti de gauche.<br /> <br /> La lutte contre le capitalisme passe par la dénonciation de l'opportunisme de LFI, de sa démagogie et de son inclinaison chauvine : tant colonialiste qu'impérialiste pour reconstruire la conscience de classe.<br /> <br /> <br /> Fraternellement,