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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Intervention de N. Sansu contre le pacte de Valls (Vidéo)

Publié le 30 Avril 2014 par injey06

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Manuel Valls fait une politique de droite

Publié le 30 Avril 2014 par injey06

Il y a rien à rajouter à la déclaration (ci-dessous) d'Olivier Dartigolles porte parole du PCF. A toutes celles et tous ceux qui ne se retrouvent pas dans cette gauche "morte" pour reprendre l'expression de Nicolas Sansu, député communiste du Cher, rendez le 1er mai!

Manuel Valls est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite


A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l'affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.

Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d'une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.

Un âge d'or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d'égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.

Il n'y aura pas « d'apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d'installer la confiance », c'est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite : celle d'une austérité à perpétuité.

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Estrosi sans opposition ?.....

Publié le 29 Avril 2014 par injey06

Monotone, soporifique.... la presse n'est pas tendre avec l'actuelle opposition au sein du conseil municipal de Nice et de la Métropole.

La véritable opposition à Estrosi se fera en dehors du conseil. Rendez-vous dans quelques semaines avec la mise en place de l'Observatoire citoyen.

(Article Direct Matin de ce mardi 29 avril)

Estrosi sans opposition ?.....
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Nouvel article

Publié le 20 Avril 2014 par

Vallée de Cairos

Vallée de Cairos

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Un plan de bataille sans élus (Direct Azur, 17 avril)

Publié le 18 Avril 2014 par injey06

Un plan de bataille sans élus (Direct Azur, 17 avril)
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Nice, l'Humain d'abord: Tout commence!

Publié le 16 Avril 2014 par injey06

Après les élections municipales le Front de gauche se trouve sans représentation au conseil municipal de Nice. Cette situation, résultat de petits calculs politiciens, si elle prive plus de 6000 Niçoises et Niçois d’une présence au conseil, n'entame en rien notre volonté. Et c'est avec beaucoup de détermination que nous allons mettre en œuvre des formes inédites pour continuer à:

-Agir dans l'intérêt des Niçoises et des Niçois.

-Faire vivre une véritable opposition en dehors du conseil municipal.

-Porter des propositions alternatives.

Cette volonté est renforcée par deux choses :

D'une part une droite qui, forte du résultat des municipales, veut faire main basse sur tous les pouvoirs pour mettre en œuvre des politiques de régression sociale.

D'autre part un François Hollande qui, loin d'entendre le message des urnes et l'abstention/sanction massive des électeurs de gauche, a décidé d'amplifier et d'accélérer sa soumission au MEDEF et aux marchés.

Dans cette situation, hors de question pour les forces du Front de gauche (PCF, PG, Ensemble !) et les femmes et les hommes qui se sont engagé-e-s dans la campagne de « Nice, l'Humain d'abord » de laisser faire et d'attendre.

Dans le prolongement des propositions de campagne de la liste "Nice, l'Humain d'abord", nous allons innover et créer, pour poursuivre et amplifier ce que nous avons commencé à faire avec plusieurs initiatives :

La première initiative que nous prenons c'est la mise en place d'une de nos propositions de campagne, celle d'un Observatoire citoyen.

Il n'y a pas de démocratie sans contrôle. Aujourd'hui la parole des citoyen-ne-s est confisquée au profit de « l'expression d'experts » dont l'indépendance est toute relative.

Et ce n'est pas le gadget comme le « Comité d'éthique » que va mettre en place C. Estrosi lors du prochain conseil qui va rendre le pouvoir aux citoyen-ne-s.

Notre ambition est tout autre. Nous voulons mettre en place un Observatoire pour exercer un contrôle citoyen sur les affaires de la ville et de la Métropole, sur les budgets, les régies publiques, les délégations de service public (DSP) et tout ce qui touche au quotidien des Niçoises et des Niçois.

Cet Observatoire, nous allons le mettre en place avec des femmes et des hommes refusant l'opacité qui entoure aujourd'hui la gestion des collectivités locales. L'éloignement des centres de décision des citoyen-ne-s, avec la Métropole par exemple, rend de plus en plus difficile l'appropriation par le plus grand nombre des enjeux et des choix qui sont effectués.

Notre conception de la démocratie ne se limite pas à la durée d'une campagne électorale. C'est au quotidien que nous voulons rendre du pouvoir aux Niçoises et aux Niçois.

La mise en place effective de cet Observatoire aura lieu à la mi-juin.

Seconde initiative, c’est la tenue en octobre des premières Assises de la Ville.

Des Assises ayant trois objectifs :

- Faire un bilan de la gestion et des réalisations de l'équipe en place.

- Enrichir les propositions alternatives pour Nice et la Métropole.

-Décider de nos actions prioritaires.

Ces Assises doivent être pour les Niçoises et les Niçois l'occasion de reprendre la parole.

Enfin nous prendrons toute notre part à la campagne des Européennes qui s'engage, dans laquelle nous porterons les mêmes valeurs que celles portées durant les municipales : solidarité, écologie, démocratie active et égalité des droits.

Robert Injey

Roseline Grac, Arthur Leduc

et les colistiers de la liste « Nice, l’Humain d’abord”.

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Meeting avec Alexis Tsipras (Vidéo)

Publié le 15 Avril 2014 par injey06

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Pour un front de gauche d'un type nouveau

Publié le 15 Avril 2014 par injey06

Même sans être d'accord sur tout, je trouve que la tribune ci-dessous de F. Genevée et F. Parny a le mérite de nourrir positivement le débat sur le devenir du Front de gauche.

Pour un front de gauche d'un type nouveau

Les élections municipales sont marquées par un échec cinglant du Pari socialiste et aussi du Parti Communiste même si nous résistons mieux.

Cette défaite n’est pas seulement le fait du rejet du gouvernement et de sa politique. Elle constitue une étape supplémentaire de la crise politique, économique, sociale et culturelle que nous traversons.

A force de succession de politiques libérales et néolibérales, les principes mêmes de ces politiques finissent par s'imposer à tous jusqu'à pénétrer les couches populaires.

La baisse des « charges » des entreprises est acceptée comme un moyen de créer de l'emploi.

Les comportements individuels changent. Le désir de réussite individuelle dans une concurrence acceptée remplace la recherche d'une émancipation personnelle dans un cadre solidaire. Les campagnes électorales ont été le théâtre sans précédent des querelles de personnes et de la recherche de la place éligible à tout prix.

Ce glissement idéologique rend plus difficile toute évolution de société. Nous assistons à une véritable hystérésis sociale collective. Confrontés à un avenir économique incertain, nos concitoyens sont peu enclins à accepter la remise en cause de normes traditionnelles. Il faut se rassurer.

La désignation de bouc-émissaires qui justifie les discriminations et la xénophobie est plus facile que la recherche de justice et d’égalité. La famille et son patriarche rassurent beaucoup plus que la reconnaissance des différences et de l’égalité de droits pour toutes et tous.

La défaite électorale est d'abord une défaite idéologique. L'hégémonie culturelle du libéralisme est le plus sur garant des intérêts de l'oligarchie financière qui nous gouverne, nous devons la combattre.

Le fonctionnement des institutions de la 5ème République continue de réduire la citoyenneté au choix d'un homme ou d'une femme tous les cinq ans suivi de votes pour ou contre le parti du président qui renforcent toujours le bipartisme. On vote PS ou UMP en pensant voter gauche ou droite et en gommant toute différence à l’intérieur de ces deux camps.

Notre bataille pour une sixième république n'est donc pas une action à la marge de nos propositions sociales et économiques. Elle est essentielle.

* * * * *

Mais revenons à la question politique centrale que nous avons à résoudre. Comment se fait-il que nous soyons sanctionné et « mis dans le même sac » que ce gouvernement auquel nous ne participons pas ?

Le clivage simplifié gauche/droite fonctionne contre nous, sauf dans les villes que nous dirigeons où nous sommes considérés comme les représentants de la gauche. Dans toutes les autres villes dirigées par la droite, à deux exceptions près, le socle politique que nous avons ne permet pas de gagner.

Comment élargir ce socle ? Comment faire en sorte que les déçus du Parti socialiste ne se tournent pas vers la droite et l'extrême droite ou vers l'abstention et rejoignent le Front de gauche et le Parti communiste ? C’est là que se joue notre avenir.

Formulée autrement, la question politique reste celle de mettre fin à l’hégémonie du Parti Socialiste sur la gauche sans quoi il n’y aura pas de changement.

Personne ne peut plus croire qu'il est possible de « peser à gauche » pour changer de cap. La sortie de la crise ne peut se faire qu'en rupture avec les politiques libérales. En outre cette attitude ne permet pas de sauver nos élus, comme en témoignent les résultats des municipales et ce concept risque de devenir de plus en plus illusoire.

Nos élus risquent d'être entraînés dans les collectivités où ils siègent de façon minoritaire, dans une gestion de plus en plus contrainte du fait de la réduction massive des dépenses publiques. Celle-ci réduit les budgets de fonctionnement et rend impossible la satisfaction des besoins sociaux exprimés au plan local.

Regagner passe par notre autonomie à gauche et le rassemblement le plus large autour de propositions en rupture avec les logiques libérales. C’est ce que nous avons initié avec notre politique des fronts puis avec le Front de Gauche. L'heure est au développement et au renouvellement de cette stratégie.

Les choix différents des organisations du Front de Gauche pour les élections municipales dans les grandes villes ont brouillé le message national. Aucun de ces choix n'a démontré son efficacité plus grande en terme de résultat, mais là n'est pas la question. La pérennité du Front de gauche est une question essentielle pour l’avenir et tout ce qui rend moins lisible ce rassemblement génère du désespoir dans notre population.

* * * * *

Ce rassemblement est-il assez large ? Mais nous n’avons jamais opposé le Front de Gauche à notre effort pour rassembler toutes celles et ceux qui à gauche pensent qu’une autre politique est nécessaire. Et la situation nouvelle née de la nomination de Manuel Vals ouvre de nouvelles opportunités sans doute.

«La gauche du parti socialiste» produit des textes que nous pourrions signer. Mais si nous pouvons mener des actions commune très large avec elle contre tel ou tel aspect de la politique gouvernementale ou pour une alternative, dans quelle entité pouvons nous nous rejoindre ? Nous avons besoin de manifester l'existence d'un pôle de rassemblement anti-libéral, ouvert largement, mais présent dans le paysage politique en tant que force politique. Une force qui soit à l’initiative d’une politique et d’une majorité alternatives.

Une telle entreprise ne plaît pas à tout le monde à gauche et certains s'ingénient à démontrer qu'il est impossible de substituer une autre gauche à la gauche actuelle. Et la montée du Front national va être utilisée n'en doutons pas pour justifier l'union de toute la gauche pour éviter le pire.

C’est bien sûr une question politique que nous avons à traiter. Mais un tel choix conduirait encore à la disparition de notre autonomie et à l’impossibilité d’incarner une alternative au Parti socialiste.

Par ailleurs EELV reste une organisation marquée d'une grande diversité idéologique. L’écologie politique y côtoie d'autres attitudes politiques très diverses, parfois libérales et ils tiennent bien sur à leur autonomie

Toutes cela nécessite que le Front de gauche reste l'organisation qui incarne le troisième pôle de la gauche dans notre pays. C’est cela que nous avons réussi avec les présidentielles sans affaiblir l'originalité du Pcf et en lui redonnant tout son sens au service du rassemblement.

Quel choix alternatif aurions-nous ?

C'est la stratégie du Front de gauche qui nous a redonné de la lisibilité politique. Elle a confirmé notre utilité au service de la transformation sociale. La forme de ce rassemblement ouvert, au delà des organisations politiques, à des citoyen-ne-s engagés autrement dans la politique a répondu au souhait populaire de voir changer les pratiques politiques.

Et la stratégie «gauche plurielle» conduit, on le sait, à une satellisation mortifère au côté du Parti socialiste.

* * * * *

Il est grand temps de relancer le Front de gauche.

Il faut d'abord clarifier avec nos partenaires son orientation. Le Front de gauche doit être indissociablement un lieu de résistance à toute politique libérale et porteur d'une alternative pour un rassemblement plus large que lui.

Il doit aussi dépasser sa forme de cartel d'organisation fonctionnant sur la base de rapport de force interne. Il ne doit pas reproduire le fonctionnement des partis politiques mais vivre comme un rassemblement.

Il faut donc donner plus de place à la société civile, à celles et ceux qui sont sans partis et qui cherchent une issue. Nous les avons rencontrés comme élus et comme candidats dans toutes ces élections municipales. Ils ont mené campagne avec nous. Ils attendent de nous que nous leur proposions une issue politique pour notre pays et un cadre commun de combat.

La condition de cette relance, enfin, c'est le développement d'une démocratie de terrain, décentralisée, autour du Front de Gauche. Ce qui suppose notamment de trancher la question de l’adhésion directe au Front de Gauche. Nous devons partager le pouvoir avec tous ceux et toutes celles qui n’adhèrent à aucun parti, c’est la condition pour une mise en mouvement citoyenne condition de l’élargissement du Front de gauche.

Sur cette base, pourquoi ne pas lancer un appel national à rejoindre la seule force porteuse d'une alternative à gauche ?.

Les élections européennes sont l'opportunité de la relance du Front de gauche, saisissons les pour exprimer le besoin de refondation de cette Europe en rupture avec les dogmes libéraux et permettre ainsi le rassemblement le plus large sur une base claire de transformation sociale.

Frédérick Genevée, Francis Parny,

membres du CEN du PCF

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Pour l'égalité femmes-hommes: on leur fait un dessin? (Vidéo)

Publié le 14 Avril 2014 par injey06

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Lettre d'une militante qui quitte le PS.

Publié le 10 Avril 2014 par injey06

Caroline de Haas , ancienne dirigeante de l'Unef et d'Osez le féminisme vient de quitter le PS. Dans la lettre ci-dessous, publiée sur son blog, tout est dit. Comme elle j'espère que "les chemins de toutes et tous les militants de gauche finiront par se retrouver pour construire ensemble un projet politique qui fasse reprendre à notre société la marche du progrès".

RI

Premier Secrétaire du Parti socialiste

10, rue de Solférino

75007 PARIS

Objet : Démission

Cher Harlem ou celui (celle ?) qui te remplacera,

Je souhaite mettre fin aux mandats que j’exerce au Parti socialiste. Après 13 ans de militantisme, je rends ma carte.

Je me suis engagée en politique convaincue que les injustices et les inégalités n’étaient pas la faute à pas de chance mais le produit de choix politiques qui ont toujours favorisé quelques-uns au profit de tous les autres. J’ai adhéré au Parti socialiste convaincue que nous pouvons transformer le réel et que l’organisation collective d’individus doués de raison est le meilleur moyen de contrer un ordre établi qui creuse les inégalités, fragilise nos sociétés et porte en son sein le rejet des autres, quels qu’ils soient.

Depuis deux ans que la gauche est au pouvoir, j’ai le sentiment que nous avons plus géré que transformé. Comme si le pouvoir nous avait changés au point que nous ayons abandonné toute analyse des rapports de forces. La société est traversée par des intérêts contradictoires, notamment économiques : nous devons choisir pour qui nous voulons agir et nous battre. C’est bien d’une bataille dont il s’agit. Car dans ces rapports de force sociaux, la gauche est – devrait être – du côté des salariées et salariés, des femmes et des hommes qui ne détiennent pas le pouvoir, les codes culturels ou les richesses. Nous devrions être leur porte-voix et leurs défenseurs.

Nous avons cessé ce combat. La liste de nos renoncements est si longue ces derniers mois que cela donne le tournis. Au lieu de construire un rapport de force et de nous dégager des marges de manœuvres politiques et économiques pour mieux répartir les richesses, nous avons – presque méticuleusement – remis en cause nos fondements politiques.

Nous avons fait reculer la gauche dans les têtes et dans les faits lorsque nous avons parlé de coût du travail ou lieu de parler de la richesse qu’il constitue et du coût – exorbitant – du capital. Nous avons fait reculer la gauche quand nous avons hésité ou capitulé face à des ultra-conservateurs minoritaires. Nous avons fait reculer la gauche lorsque nous avons entériné une réforme des retraites contre laquelle nous étions descendus dans la rue dix-huit mois auparavant. Nous avons fait reculer la gauche lorsque nous avons choisi de parler de « ras-le-bol fiscal » ou du « trop d’impôts » plutôt qu’engager la fameuse réforme fiscale promise en 2012. Nous allons faire reculer la gauche avec le « pacte de responsabilité » qui demande aux salariés et salariées de financer des exonérations pour les entreprises, sans qu’aucune contrepartie solide soit exigée.

Un autre chemin était possible. François Hollande l’avait d’ailleurs dit lors du discours du Bourget : le changement, c’était pour maintenant. Changer la société, changer la vie. Nous aurions pu, fort des 18 millions de voix du 6 mai, imposer ce changement en Europe et renégocier le traité budgétaire. Nous aurions pu nous appuyer sur les nombreux travaux de celles et ceux, parmi lesquels des prix Nobel, qui appellent à refuser le dogme de l’austérité. Nous aurions pu prendre appui sur les manifestations en France et en Europe, syndicales ou associatives, qui revendiquaient plus de justice et de protection sociale. Au lieu de nous nourrir de la force donnée par le suffrage universel et les mouvements sociaux, nous avons choisi de les ignorer.

Nous avons payé le prix fort lors des dernières élections municipales. Avons-nous tiré les leçons de ce scrutin ? Non, pas plus que nous ne l’avions fait après le 21 avril 2002 ou le 29 mai 2005. La seule chose que nous avons dit, c’est « ne vous inquiétez pas, on va mieux vous expliquer ». Comme s’il s’agissait simplement d’un problème de communication ou de casting. Les citoyennes et citoyens ne sont pas idiots, ils ne sont simplement pas d’accord. Et pour une raison très simple : les politiques que mène actuellement la gauche au pouvoir vont à l’encontre de leurs intérêts.

Alors que nous devrions changer de cap, nous continuons à leur adresser des sourires polis : « c’est difficile, mais nous n’avons pas le choix ». Mais s’il n’y a pas d’alternative, à quoi cela sert de faire de la politique ? Les grandes écoles regorgent de femmes et d’hommes très compétents qui sont tout à fait capables de gérer au mieux les comptes pour les faire rentrer dans les exigences de Bruxelles. La politique, c’est l’inverse : refuser l’état de fait et construire un rapport de force permanent qui nous donne des nouvelles marges de manœuvres pour agir. En donnant le sentiment qu’il n’y a pas d’autre voie possible, nous renforçons la désespérance et les partis qui prospèrent dessus.

Certes, nous nous heurtons à des années de construction libérale de l’Europe et à dix années de droite au pouvoir qui a profondément rebattu les cartes. Je ne reproche pas au Parti socialiste de ne pas avoir renversé la table. Je lui reproche de n’avoir même pas essayé de la faire bouger.

Je suis restée au Parti socialiste pendant 13 années, pas toujours d’accord avec les orientations qu’il portait mais convaincue qu’il fallait mieux un outil – même imparfait – capable de changer la vie que pas d’outil du tout.

Si je pars, c’est que je constate que le Parti socialiste tel qu’il existe aujourd’hui n’est plus cet outil de transformation de la société. Il suffit d’ailleurs de regarder avec un peu de lucidité ce qui se passe au sein même de cette organisation : j’ai vu pendant des années une reproduction implacable des inégalités (sociales, de sexe, d’origine, etc…) que nous combattons à l’extérieur.

Je vais donc aller construire la gauche ailleurs et participer comme je peux à préparer une alternative au chemin politique que vous avez décidé d’emprunter.

J’espère que les chemins de toutes et tous les militants de gauche finiront par se retrouver pour construire ensemble un projet politique qui fasse reprendre à notre société la marche du progrès.

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Quand on est de gauche.....

Publié le 9 Avril 2014 par injey06

Quand on est de gauche.....
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Faire émerger une alternative: c'est maintenant.....

Publié le 2 Avril 2014 par injey06

Le PS vient d'essuyer la défaite la plus sévère pour une force politique aux municipales sous la Vème République, avec la perte de plus de 160 villes. Et pour seule réponse, Hollande vient de nommer Valls comme 1er ministre avec l'arrivée de Royal au gouvernement. J'ai beau savoir qu'il est difficile de trouver plus sourd et plus entêté que Hollande , mais là s'ajoute en plus un total mépris pour l'électorat qui a voté pour lui au second tour de la présidentielle. Mépris pour une partie du PS (la gauche du PS) qui au soir du second tour l'avait interpellé pour demander un changement de cap. La réponse est tombée, il vient de prendre les plus "libéraux" pour poursuivre dans la même direction.

L'heure est venue pour ces écologistes et ces socialistes qui refusent de poursuivre dans cette fuite en avant d'unir leurs forces avec les partenaires du Front de gauche pour tenter de faire émerger une alternative. Après il sera trop tard....

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