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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Tout comprendre à la révolution numérique....

Publié le 23 Mars 2016 par injey06

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Le retrait plus que jamais d'actualité!

Publié le 18 Mars 2016 par injey06

Le retrait plus que jamais d'actualité!

Cette semaine, le gouvernement s'est livré à une opération d'enfumage sur le projet de la loi travail. L'objectif est simple : offrir une porte de sortie aux organisations syndicales réformistes (CFDT, CGC, CFTC). Objectif facile à obtenir avec le retrait des mesures les plus scandaleuses à l'image de la durée de travail des apprentis. Mais si cela suffit à faire battre en retraite les « leaders » des organisations réformistes, sur le fond, en réalité rien ne change. Ainsi l'article 1 constitue à lui seul la négation du code du travail : Art. 1er. - Les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail. « Des limitations ne peuvent leur être apportées que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché ».

L'autorisation d'une limitation des droits fondamentaux au nom du « bon fonctionnement de l'entreprise » illustre la volonté première du gouvernement de soumettre les droits des salariés aux exigences du patronat. Le Medef est très clair là-dessus, il veut remplacer la « subordination caractéristique du contrat de travail » avec en contrepartie le code du travail, par… une « soumission librement consentie » sans contrepartie.

Une volonté clairement reprise et annoncée par François Hollande à l'automne : « on va adapter le droit du travail aux besoins des entreprises ». La négation même des principes qui ont prévalu à la création du ministère du travail, puis du code du travail, en 1906 au lendemain de la catastrophe de Courrieres marquée par la mort de 1099 mineurs. Le patron avait exigé, au nom du « bon fonctionnement de l'entreprise », la reprise du travail avant qu’on n’ait retrouvé tous les survivants.

Cette volonté se traduit tout au long du texte par l'inversion de la hiérarchie des normes (un accord d'entreprise même très négatif prévaut sur un accord de branche ou la loi), et par l'emploi de formulations très vagues ouvrant la porte à toutes les interprétations.

Cette loi est, par son esprit même, régressive, c'est la raison pour laquelle elle est inamendable et doit être retirée.

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Déclaration sur le "nouveau départ" de la loi travail (PCF)

Publié le 14 Mars 2016 par injey06

Déclaration sur le "nouveau départ" de la loi travail (PCF)

Manuel Valls a présenté aux organisations syndicales, patronales et de jeunesse, ce qu'il appelle le « nouveau départ » de la loi travail.

Ce nouveau départ aboutit au même terminus .

La logique du texte, qui organise la précarité , facilite les licenciements dits économiques , s'attaque à la durée du temps de travail , reste la même : elle fragilise les salariés, et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation.

C'est ce que montre l'expérience des autres pays européens qui , comme en Allemagne, en Italie ou en Espagne, sous couvert de réformer leur droit du travail, ont développé la précarité et la réduction des droits pour les travailleurs, accru les inégalités , sans résoudre, au contraire, le problème du chômage.

Certes, les fortes mobilisations ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de la loi, ou faire quelques effets d'annonce .C'est un des résultats positifs à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui se mobilisent pour s'opposer à ce texte et en exiger un autre. C'est un encouragement pour élargir la riposte à ce texte . En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement , reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes .

Il y a chez ce gouvernement , au-delà des effets d'annonce , un incroyable acharnement contre les salariés, leurs organisations, et le monde du travail.

La mobilisation doit donc se poursuivre , notamment les 17 mars, à l'appel des organisations de jeunesse, le 31 mars à l'appel des syndicats , pour exiger le retrait du texte , et reprendre les négociations sur de nouvelles bases, pour un code du travail répondant aux besoins de sécurisation réelle des parcours professionnels, s'attaquant réellement au cancer du chômage .

Le Parti communiste français, ses militant-e-s, ses elu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisé-e-s pour pour contribuer à ce que la mobilisation se renforce encore jusqu'à ce que cet objectif soit atteint.

Il invite à ce que partout dans le pays des initiatives de rencontres de débats, puissent se tenir pour décrypter la réalité du projet de loi, élaborer des propositions alternatives, et renforcer la mobilisation.

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Un grand Monsieur vient de nous quitter

Publié le 7 Mars 2016 par injey06

Un grand Monsieur vient de nous quitter
Un grand Monsieur vient de nous quitter
Un grand Monsieur vient de nous quitter
Un grand Monsieur vient de nous quitter

Nous nous sommes rencontrés en janvier 2015. C'était à l'occasion du vernissage de l'exposition qui lui était consacrée (http://robert.injey.over-blog.com/2015/01/expo-baillargeon-la-politique-a-travers-une-image.html).

Mais ma première rencontre avec lui - au travers de ses affiches- a eu lieu il y a près de trente ans . Avant même mon adhésion au Parti communiste j'ai affiché sur les murs des facs de Nice sa très belle affiche sur Mandela. Certains peuvent penser que ce sont plus des œuvres d'art que des affiches, mais je persiste à dire, comme au soir de ce vernissage, qu'une très belle image est souvent bien plus forte qu'un long discours.

Il aura réalisé sa dernière affiche, il y a seulement quelques mois, pour le PCF.

Merci Claude

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Ci-dessous le message de Pierre Laurent.

Claude Baillargeon, le grand affichiste, nous a quittés pour rejoindre ses maîtres et amis, Roman Cieslewicz et Hector Cattolica.
Après avoir mis son talent au service du Parti socialiste dans les années 70, la cohabitation était devenue impossible entre l'artiste, les agences publicitaires et les puissances de l'argent attirées par le pouvoir. Claude Baillargeon avait alors travaillé pour des organisations œuvrant pour l'émancipation dont les municipalités communistes, pour des musées, pour Graphisme dans la rue à Fontenay et des théâtres. L'homme était modeste mais ses images, de l'affiche réalisée pour la libération de Mandela à la série de Bagnolet, marquaient les militants qui les collaient comme ceux et celles qui les regardaient. Ne pouvant plus faire face à son loyer, il est expulsé, de son atelier du Faubourg Saint Antoine à Paris. Il part se réfugier à Hermet en Mayenne où il se consacre, presque en ermite, à son jardin et sa maison.
Tout cela se passait avant l'essor d'internet ; l’œuvre de papier, non numérisée, de Claude était menacée de disparaître. C'est pourquoi, un collectif de graphiste dont ses amis de Grapus, a organisé l'année dernière une grande rétrospective de l’ensemble de sa production au siège du Parti communiste, dans l'écrin de Niemeyer, puis à Laval, tout près de chez lui. Depuis, ses créations, alliant politique et poésie, ont retrouvé leur place au sein du graphisme, montrées dans les écoles, présentes à l'exposition Graphisme contemporain et engagement(s) à la Bnf, à Internationales Graphiques de la BDIC. Ultime hommage, sa dernière affiche, Austérité, commandée par le PCF, est aujourd'hui sur les murs de France.
Sa disparition nous remplit de tristesse. Nous transmettons nos condoléances à toute sa famille des deux rives de l'Atlantique, à ses amis et aux graphistes qui l'aimaient.
Pierre Laurent secrétaire national du PCF

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Mobilisation contre la loi El Khomri (Déclaration CN PCF)

Publié le 7 Mars 2016 par injey06

La mobilisation ne cesse de grandir dans notre pays contre le projet de loi gouvernemental « El Khomri »et le dynamitage, inédit depuis 1945, du Code du travail qu'il prépare.

Cette mobilisation est à la hauteur de la gravité de l'attaque portée au monde du travail, aux salariés, à la jeunesse, à l’emploi et au syndicalisme de lutte. Elle a permis un premier recul du gouvernement qui a repoussé la date d'examen du texte en Conseil des ministres du 9 au 24 mars.

Le Parti communiste français, ses militant-e-s, ses élu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisé-e-s pour s'opposer à ce texte, pour participer à toutes les initiatives, pour contribuer à ce que cette mobilisation se renforce encore jusqu'au retrait de ce projet de loi.

80 % de nos concitoyens expriment leur désaccord ou leur rejet de ce texte, plus d'1 million de signatures en ligne ont désormais été recueillies ; dans ce cadre, la journée du 9 mars sera un moment important de mobilisation, comme celle du 10 mars, à l'appel de confédérations syndicales de retraités. Sept organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union Syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent ensemble à une journée de grève et de manifestation le 31 mars pour « obtenir le retrait du projet de loi de réforme du Code du travail, et pour l'obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire ».

C'est la société française, sa jeunesse qui refuse un avenir de précarité, ses salariés, ses privé-e‑s d'emploi, ses retraités, etc... qui aujourd'hui expriment leur opposition à la politique gouvernementale et à ce texte rétrograde.

Ce texte en effet met fin à la durée légale du temps de travail, on travaillera plus pour gagner moins, avec la possibilité de travailler 12 h par jour par « simple accord ». Les congés payés ne seront plus obligatoires, le salarié pouvant y renoncer pour de l'argent. Les apprentis pourront travailler 40 h, les patrons auront toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche. C'est par là même une nouvelle attaque contre le temps libre, le temps consacré à la famille, aux loisirs, aux sports et à la culture, à l'engagement dans la vie associative. Les femmes seront particulièrement pénalisées.

Les licenciements seront facilités et préprogrammés dès la signature d'un contrat, les risques encourus par les licencieurs abusifs seront réduits. La médecine du travail, les prud'hommes, les institutions représentatives du personnel seront laminés.

Ce texte organise, au nom de la « modernité », le retour au 19e siècle, il cherche à tuer l'idée même de progrès humain et d'extension des droits, il dilapide les conquêtes sociales et progressistes conquises de haute lutte. Ainsi le gouvernement exclut la citoyenneté et les valeurs de la République de l'entreprise, en s'exonérant lui même de sa responsabilité de faire respecter les droits fondamentaux. Il veut en finir avec l'existence en France d'une gauche de transformation sociale, qui agit au service des intérêts populaires, pour la réduire à la simple obéissance aux exigences du MEDEF.

Le Parti communiste français, comme des millions de nos concitoyens, refuse cette perspective.

Il invite ses militant-e-s et élu-e-s, parlementaires à prendre toutes les initiatives pour contribuer à gagner le retrait du texte en étant notamment présents et force de proposition dans toutes les mobilisations à venir, notamment le 8 mars lors de la journée internationale des droits des femmes, lors de la journée du mercredi 9 mars, celle des retraités le 10 mars , puis celle du jeudi 31 mars.

L'énorme mobilisation qui monte contre ce projet de loi fait renaître l'espoir dans notre pays. En s'appuyant sur les exigences populaires qui s'expriment avec force en cette période, le PCF va, dès à présent, et dans la durée, lancer une grande campagne de propositions et d'action « zéro chômage, pour une société de partage ».

Le pays a besoin d'une mobilisation nationale pour la création d'emplois stables et correctement rémunérés faisant reculer chômage et précarité.

Nous porterons, dans cette campagne, l'exigence de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l'argent public donné aux entreprises pour financer non pas des actionnaires sans contrepartie mais des programmes de création d'emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d'innovation.

Nous porterons l'exigence que soient donnés aux salarié-e-s, aux citoyen-ne-s et élu-e-s des droits et pouvoirs nouveaux d'intervention et un code du travail du 21e siècle qui permettent de contester la main mise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises .Le Parti communiste français s'engage ainsi pour construire toutes les convergences qui permettront de bâtir une majorité politique nouvelle à gauche, dès les échéances législatives et présidentielle de 2017 pour sortir le pays des impasses dans lesquelles la politique du gouvernement actuel l'enfonce.

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Bétonnage de la plaine du Var

Publié le 2 Mars 2016 par injey06

Bétonnage de la plaine du Var

Il fallait s'y attendre la commission départementale d'aménagement commercial vient de donner son accord au projet d'installation d'Ikéa à proximité du nouveau stade. Au total plus de 27 000 m2 de surfaces commerciales qui s'ajoutent aux 29 000 m2 de Nice One, aux 35 000 m2 supplémentaires de Cap 3000, sans parler des 70 000m2 du polygone de Cagnes sur Mer et de ce qui va sans doute se faire autour de l'Aéroport avec sa privatisation à l'automne. Cette surdensification commerciale, outre qu'elle entraînera immanquablement des fermetures ailleurs en particulier en centre ville transforme définitivement la plaine du Var en une enfilade de parkings et de centres commerciaux. Adieu éco-vallée, bonjour béton vallée !

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