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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Lettre ouverte à Christian Estrosi

Publié le 31 Janvier 2012 par groupe communiste dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Lettre ouverte à Christian Estrosi, Député maire de Nice, président de la métropole.

Monsieur,

Nous ne partageons pas les motivations et la méthode qui ont prévalu à la mise en place de la Métropole Nice Côte-d'Azur. Cette divergence n'est pas nouvelle, mais aujourd'hui elle se renforce par ce qui constitue à nos yeux une pitoyable dérive marketing.

Une nouvelle marque apparaît sur les publications concernant la Métropole:  « Nice and Smart». L'objectif annoncé est d'affirmer une marque internationale dans la compétition des villes, à l'image de Lyon et son «Only Lyon», Toulouse et son «So Toulouse».

Mais dans le cas qui nous concerne sommes nous obligés de singer les autres, dans une pâle tentative d'imiter New-York avec son «I  (Love)  NY» créé en 1977 dans le cadre d'une campagne de promotion touristique?

Sommes-nous obligés de faire preuve d'aussi peu d'imagination que les autres? Le «Only-Lyon» est un anagramme à deux sous. Quand au «So Toulouse», l'imagination n'est plus au pouvoir. «Ô Toulouse» aurait sans doute été plus audacieux.

A l'heure du retour dans le débat politique du «fabriqué en France », votre anglicisme est assez ringard. Cela d'autant plus qu'il renvoie à l'image d'un véhicule automobile connu pour être très compact. Votre ambition pour la métropole serait-elle de la taille d'une Smart?

Cette affaire de marque, n'est pas anecdotique, car elle renvoie à la logique d'ensemble de votre projet pour la Métropole, une logique de mise en concurrence des territoires.
Mais là, à force de vouloir faire du zèle dans ce domaine, vous commettez une erreur.

Nous ne savons pas quels sont les « grands communicants » qui ont trouvé cette idée, ni combien cela a coûté à la collectivité, mais nous ne saurions trop vous conseiller de l'abandonner.

Pour nous, «Nice Côte d'Azur» se suffit largement à elle-même. Et quand on a la chance d'avoir un territoire portant un nom déjà connu et reconnu à travers le monde, on ne le galvaude pas.


Robert Injey
Emmanuelle Gaziello
Conseillers municipaux de Nice
Conseillers métropolitains

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Sarkozy en guerre contre les salariés et leur famille

Publié le 30 Janvier 2012 par Bob Injey dans Politique France

La prestation offerte hier soir par Sarkozy illustre un peu plus la dérive monarchique d'un système.  Neuf chaines de télévisions retransmettant l'intervention du Président de la République pas encore candidat, mais déjà en campagne, «interviewé» par des journalistes dont certains n'auront même pas fait semblant. C'est assez pitoyable !

Sur le fond du discours, après une semaine marquée par la véritable entrée en campagne de Hollande, Sarkozy fait de même sur le registre bien connu « je ne suis pas en campagne je m'occupe de la crise ».

Il s'occupe surtout de faire un maximum de cadeaux à sa bande. La TVA sociale(+1,6 point) entérine le transfert de plus de 11 milliards d'euros des poches des ménages à celles des actionnaires. La pseudo CSG sur les revenus financiers ne représente que 2 milliards. Résultat net pour les marchés + 9 milliards.

Seconde annonce marquée par la volonté d'en finir avec les 35 heures, les accords par entreprises sur la durée du temps de travail et les salaires. En faisant exploser les accords par branches et la primauté de la loi c'est le retour au capitalisme du XIX siècle, où le patron impose sa loi .

La prestation de Sarkozy hier soir c'est celle du Président des Riches pour qui le travail est un coût et les dividendes la juste rémunération des rentiers... Une prestation qui illustre un peu plus que la campagne sera dominée par la question sociale.

De ce point de vue Sarkozy mêne une guerre contre notre peuple  dont les exigences sociales sont  une entrave au profit maximum!

R. Injey

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Suite aux declarations d'Estrosi: mise au point!

Publié le 27 Janvier 2012 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Les déclarations de Christian Estrosi face aux citoyens concernant les problèmes des quartiers (Nice matin du 27 janvier) appellent 3 remarques de notre part 1/ Que le maire de Nice arrête de mener en bateau les habitants du quartier Pasteur. Le seul dossier qui existe à l’administration pénitentiaire concernait un projet de reconstruction sur site. Nous mettons au défi le maire de Nice de donner les noms des 3 sites qui font « l’objet d’une réflexion ». 2/Sur la Costière de Magnan, où « plus aucun permis ne sera accordé», Ch. Estrosi avait pourtant bien proposé au conseil Municipal du 7 Octobre dernier une modification du PLU portant sur cette parcelle les surfaces constructibles de 1600 à 8000m2, et les hauteurs de 7 à 15m. Nous écouter sur ce sujet, c’est bien, nous écouter aussi sur le logement social en centre ville, c’est encore mieux ! 3/ Sur le centre Costanzo, Christian Estrosi aurait pu remercier les habitants du quartier de leur détermination à empêcher le projet dont le maire de Nice avait déjà signé le permis de construire. Ecouter en amont les habitants aurait fait gagner à tout le monde 18 mois et l’argent des procédures. Christian Estrosi est en campagne, voilà revenu le temps des promesses. Mais depuis 2008 les niçois ont pris l’habitude, qu’après le temps des promesses viendra le temps des décisions arbitraires que seules les mobilisations citoyennes peuvent remettre en cause. Nous serons de toutes ces mobilisations. Robert Injey et Emmanuelle Gaziello Conseillers municipaux de Nice
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Une dynamique est en marche

Publié le 26 Janvier 2012 par Bob Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

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Nouvelle assemblée citoyenne à Nice-quartier Riquier- dans la première circonscription sur le  thème "TVA sociale: solution ou arnaque?". Un débat qui aurait pu être très technique, mais qui rapidement a fait emerger l'exigence de mise en commun pour de véritables solutions alternatives. Si la question "solution ou arnaque" a vite et clairement été tranché dans la discussion, la nécessité d'apporter de véritables réponses de gauche a dominé les débats.

De la même manière, à l'image de la hausse de JL Mélenchon dans les sondages et des succès des meetings, je perçois semaine après semaine une volonté de s'en méler de plus en plus forte. En trois mois de campagne beaucoup de chose peuvent se passer, une des clés du scrutin pour la dynamique du Front de Gauche c'est de démultiplier les grandes et petites réunions, les réunions d'appartement comme les réunions dans les quartiers. Dans le département des Alpes-Martimes il y a une véritable accélaration, mais il faut démultiplier bien plus... C'est dans cet esprit que Delphine, Jacques et moi-même,  disponibles pour répondre à toutes les sollicitations,  nous allons nous engager dans un véritable marathon des réunions d'appartement.

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Fillon a raison (enfin presque)

Publié le 24 Janvier 2012 par Bob Injey dans Politique France

Lors d'une cérémonie des voeux dans une mairie d'arrondissement à Paris ce soir,  Fillon est monté à la charge contre "la gauche qui peint tout en noir, comme si notre pays était celui de tous les échecs, de tous les inégalités" Il a raison!

C'est pas noir pourtout le monde, par exemple pas pour  les actionnaires et les grands patrons qui se sont gavés sur notre dos (et continuent) que ce soit la crise ou pas.

Il a raison notre pays n'est pas qu'un pays d'inégalités, il y a aussi égalité. Par exemple les dividendes versés ces dernières années et les salaires des grands patrons du CAC 40 ont progressé d'une moyenne de plus de 30%. A l'inverse le pouvoir d'achat d'une grande partie des retraités a baissé....

 

Certains annocent que la droite a déjà perdu. Attention, jusqu'au 6 mai et aux législatives,  il ne faut rien lâcher face à la droite et à son extrême. Rien lâcher non plus sur ce que devra faire la gache en cas de victoire...

RI

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Enfin, on va pouvoir débattre à gauche!

Publié le 23 Janvier 2012 par Bob Injey dans Politique France

Enfin !

 

Le discours de François Hollande marque l'entrée en campagne du candidat du PS avec des propositions précises qui vont, enfin, permettre de débattre et de confronter les idées sur ce que devra faire la gauche en 2012.

Ces propositions  confirment les annonces distillées depuis des semaines, elles s'insèrent aussi dans un discours dont chacun aura remarqué la forte tonalité de gauche. Révolution de 1789, de 1848, front populaire de 1936, 1945, 1968 et bien sûr le 10 mais 1981, François Hollande n'a pas lésiné sur les références historiques pour s'inscrire dans l'Histoire de la gauche. Multipliant les références aux valeurs de gauche il désigne les «marchés financiers» comme étant son véritable adversaire dans cette campagne.

 

C'est très bien tout cela mais... comme de nombreux hommes et femmes de gauche je reste sur ma faim sur la suite. Si la tonalité des formules et l'enrobage du discours sont très marqués à gauche, le contenu des propositions (plus d'une quarantaine dans son discours) est marqué par une certaine «adaptation» aux politiques libérales.

 

Du départ à la retraite à 60 ans avec 41 annuités (donc avoir commencé à cotiser sans interruption dès 19 ans...), au silence sur la question des salaires et sur le rôle de la BCE, en passant par le maintien de l'emploi public au niveau actuel (c'est-à-dire sans revenir sur les 170 000 suppressions de Sarkozy) sans parler de la tarification à l'activité pour les Hôpitaux, tout cela ne traduit pas une grande ambition sur la transformation de notre société.

Ce discours qu'il va prolonger jeudi par une conférence de presse et sa participation à l'émission « Des paroles et des actes » pointe une évidence : le Front de Gauche sera plus que jamais la garantie d'une solide victoire de la gauche face à Sarkozy et aux marchés financiers.


Robert Injey

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Ciotti : la crispation. Costanzo : la victoire. Tram-tunnel : la gabegie…

Publié le 22 Janvier 2012 par Bob Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

 

 

Ciotti n’en rate pas une !  Le monsieur sécurité de l’UMP, n’en est pas à une énormité près. Après l’échec de la droite sur la question de la sécurité, que le ministère et E. Ciotti cherchent à  masquer  à forte dose de chiffres tronqués (1), voilà qu’Eric Ciotti  lors de ses vœux jeudi a eu cette phrase assez surréaliste « C’est grâce au FN qu’un conseiller général communiste a remporté le 3ème canton »

 

Voilà ce qui est l’exemple typique d’une piteuse réécriture de l’histoire, car si J. Victor a conservé son siège au second tour face au FN, il l’a conservé aussi contre l’UMP qui dans l’entre-deux tours n’avait  pas manqué de faire circuler la consigne pour faire battre Victor.

Cette déclaration de Ciotti n’est-elle pas révélatrice d’une droite qui, les législatives approchant, commence à souffrir d’une crispation aigue. Même à Nice, où les circonscriptions d’Estrosi et de Ciotti ont été, grâce aux redécoupages des circonscriptions,  étoffées avec des cantons les plus à droite de la ville (le 10ième pour Estrosi et le 8 et le 4 pour Ciotti), les ténors locaux de l’UMP semblent pris d’une inquiétude à l’approche de la présidentielle et surtout des législatives.

C’est sans doute cette inquiétude aigue, renforcée par la mobilisation des habitants du quartier,  qui explique le retournement de la situation concernant le centre Costanzo.

Depuis plus de deux ans les habitants du quartier Riquier, le comité de quartier et le conseiller général du canton (J. Victor) se mobilisent pour empêcher la destruction du centre Costanzo, bâtiment emblématique de ce quartier de Nice depuis 1911. Bouygues avait un gros projet sur cette parcelle, mais il faudra attendre 18 mois pour que C. Estrosi et E. Ciotti entendent enfin le refus de la population de voir ce bâtiment détruit. Aujourd’hui grâce à cette formidable mobilisation de la population la ville va racheter le bâtiment. Démonstration si il en était nécessaire qu’il est possible de faire reculer les Estrosi et Ciotti…

Reculer… il faudra bien les faire reculer sur la gabegie du projet du tramway en sous sol que veut imposer Estrosi. Après le projet –abandonné- de passage sur la promenade voilà maintenant la version tunnel sur plus de 3 km pour un budget de plus de 750 millions d’euros –aujourd’hui, dans quelques années si ce projet doit se réaliser le milliard sera atteint-. L’enquête publique  est terminée depuis le 20 janvier. Avec Emmanuelle Gaziello et Jacques Victor nous avons déposé deux textes sur ce projet .  Nous sommes POUR le tramway, mais le projet qui est avancé est couteux, dangereux et aberrant. Beaucoup de chose sont dans les 2 textes j’y reviens pas sauf sur un aspect.

Un aspect qui n’apparait quasiment nulle part dans la présentation très « enthousiaste » du projet et dont on ne peut se rendre compte qu’en regardant d’un peu plus près une coupe du trajet en tunnel. Et là stupeur, le tramway en sous sol cela relève plus des montagnes russes  que du rail. Il monte il descend, il remonte il redescend avec des pentes à 5, 6, 7 et même 8% !

Je savais le sous-sol de la ville de Nice « complexe » d’un point de vu géologique, malheureusement si Estrosi devait persister dans ce choix, je pense que cette complexité va être ruineuse pour les finances publiques.


Robert Injey


(1)   C’est quand même une aberration que le ministère de l’intérieur juge lui-même de son activité au travers des chiffres dont il est seul à avoir la maitrise. Un peu comme si à l’école la notation relevait des élèves !? A quand la mise en place d’uns structure indépendante pour juger de la réalité des chiffres sur la sécurité pour en finir avec cette caricature ?

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Les propositions du gouvernement sont une fumisterie

Publié le 18 Janvier 2012 par Bob Injey dans Politique France

L'emploi est censé être la priorité de ce gouvernement?!  La nature des mesures qu'il annonce révèle qu'il n'en est rien. Un chiffre s'étale 430 millions d'euros. Un chiffres qu'il faut comparer avec le dernier cadeau sur l'ISF qui représente 2 milliards d'euros ou bien encore le coût pour l'Etat de la défiscalisation des heures sup: 4 milliards d'euros. Sans parler des 500 milliards d'euros que la banque centale européenne prête aux banques privées à 1% sur 3 ans.

 

Dans les mesures, on notera l'embauche de 1000 CDD à pôle emploi pour "fuidifier" l'acceuil des nombreux chômeurs (+30% sous le règne de Sarkozy). Après avoir fusionné l'ANPE et les Assedics et coupé dans les effectifs, cette annonce est un sérieux aveu d'echec,  d'une politique qui ne cesse de briser l'emploi public et de prendre dans les poches des ménages pour mieux garnir les poches des membres de la bande du Fouquet's.

 

Ce gouvernement et ses portes flingues locaux (Estrosi, Ciotti, Leonetti...) est le gouvernement d'un clan qui dépouille notre peuple et sacrifie l'avenir de toute une génération. Leur mépris et leur arrogance à l'égard de la population n'a d'égal que leur soumission aux exigences des marchés financiers. Vivement le Front de Gauche!

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Compétivité et coût du travail (JP Duparc)

Publié le 18 Janvier 2012 par JP Duparc dans Politique France

Depuis plusiers mois, plusiers semaines, c'est une véritable offensive qui se mêne sur le thème du "coût du travail". Au nom de la compétitivité des entreprises,  la perte du AAA vient  accélerer cette offensive dont l'objectif au final est assez simple:  tranférer des poches des ménages a celles des actionnaires 50 à 80 milliards d'euros. Pour décrypter le débat sur compétivité et coût du travail vous trouverez ci-dessous une note très argumentée de Jean paul Duparc.

 

 

 

Compétitivité et coût du travail

Dans ces derniers mois, et plus encore depuis la perte du AAA, Sarkozy, Fillon, Parisot, se relaient en boucle pour assener qu’il faut prendre des mesures courageuses pour « baisser le coût du travail », présenté comme l’obstacle à l’emploi, à la compétitivité et le facteur essentiel des délocalisations. C’est ce coût qui serait le facteur premier du déclin industriel du pays.

Droite et patronat reprennent ainsi le discours des agences de notation, exigeant des « mesures structurelles » et qui sont bien obligées d’admettre les effets pervers et récessifs de l’accumulation des restrictions budgétaires !

Le coût du travail par rapport à qui ?

La concurrence libre et non faussée comme la libre circulation des produits et des capitaux, ainsi que l’orientation européenne qui encourage les dumpings fiscaux et sociaux en son sein, obligent à se poser la question. Car nulle baisse des charges ne permettra de rattraper les salaires des pays émergeants, ni non plus les salaires des pays d’Europe orientale. Ce n’est d’ailleurs pas souhaitable. C’est une impasse totale et évidemment ce serait une catastrophe sociale et économique ( Que la directive Bolkestein avait tenté d’importer en ouvrant la voie à ce que des salaires des pays d’origine soient pratiqués en France !)

La seule comparaison raisonnable est de comparer les salaires dans l’industrie en France et en Allemagne ou en Belgique, pays aux niveaux de vie comparables, puisque nous avons avec ces deux seuls deux pays un déficit du commerce extérieur plus important qu’avec la Chine (Hong Kong inclus)

Le MEDEF, relayé un temps par l’INSEE, avait bien tenté d’imposer à l’automne 2010, une vision de coût salarial structurellement plus élevés en France qu’en Allemagne. Mais dès le printemps 2011 l’INSEE était obligé de faire machine arrière.

D’ailleurs une note de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale en juin 2010 a montré qu’en cout annuel complet pour un salarié à temps plein en Allemagne et en France, le cout global restait supérieur en Allemagne, même si l’écart s’était réduit entre 2000 et 2008. ( la réduction de cet écart est d’ailleurs à mettre en relation avec les orientations impulsées par Schroeder il y a quelques années, dans un pays sans SMIC et qui a généralisé en direction des chômeurs les petits boulots très mal payés, d’ou l’extension récente d’une grande et nouvelle pauvreté en Allemagne )

EXTRAITS : « Néanmoins,en rapportant le coût annuel du travail précédemment estimé pour les seuls travailleurs à temps plein au nombre d’heures effectivement travaillées, le coût horaire du travail au niveau du salaire moyen demeure supérieur enAllemagne, mêmesi l’écart entre les deux économies s’est réduit sur la période 2000-2008 : le coût horaire français, qui représentait 87% de celui constaté en Allemagne en 2000, est passé à 96% en 2008. »

Les évolutions depuis n’ont pas creusé d’écart et tous les analystes, à part ceux de l’institut patronal Rexecode confortentl’idée d’un coût voisin entre les deux pays. De même , dans les statistiques d’Eurostat, le coût salarial complet en France est voisin ou inférieur de ceux de la Belgique ou de l’Allemagne. Et,pour la seule industrie manufacturière,même le quotidien Les Echos du 12/01/2012 reconnaitun niveau voisin de coûtdu travail global de 35,4 euros en France pour 35,1 en Allemagne. Impossibledonc d’expliquer par le coûtdu travail que l’Allemagne connaisse un excédent de son commerce extérieur de 146 milliards d’euros sur les 11 premiers mois de 2011, pendant que la France connait un déficit de 65 milliards.

Lécart de compétitivité et le déficitdu commerce extérieur ne viennentdonc pas de là.

A contrario,on peut d’ailleurs montrerquedans un pays où les charges socialessont bien moindrescomme la GrandeBretagne ,cela n’a nullement empêché ce pays de devenir un désert industriel et de connaitre un déficit du commerce extérieur voisin de 100 milliards d’euros en 2011 !

La compétitivité par rapport à quoi ?

Le terme « compétitivité » est connoté, très lié à l’idéologie de la concurrenceet il conviendrait de plutôtrechercher une analyse de l’efficacité, économique, sociale et écologique d’un appareil productif.

Nonobstant cette remarque, même les analyses de la compétitivité considèrent que le prix n’en est qu’un élément et que de multiples facteurs hors prix interviennent.

De ce point de vue la qualité du travail en France, n’est pas plus en cause que son coût, puisqu’en « productivitéhoraire »toutes les comparaisons internationales s’accordent à placer en tête de classement la France parmi les grands pays industrialisés.

C’est donc que d’autres éléments interviennent : l’effort d’investissement, la recherche et l’innovation, l’organisation industrielle et les rapports entre grands groupes et sous-traitants, les spécialisations industrielles, l’importance des prélèvements du capital en dividendes taux d’intérêt, etc...

Sans être exhaustif, on peut constater que l’Allemagne a une spécialisation industrielle et un tissus de PME-PIM sur des produits à forteValeur Ajoutéealors que la Francea connu un affaiblissement continu de son appareil industriel, et qu’hormis quelques créneaux, celui ci se retrouve en difficulté d’innovation et sur des produits à tropmoyenne Valeur Ajoutée.

Enjanvier2011léconomisteduCNRSPhilippeAskenazyauJournal20minutesrépondaitdéjààlaquestion :

Est-cepertinentdelierledébatsurlacompétitivitéen Franceaucoûtdutravail?

« Laquestionestmalposée.Uneéconomieavecuncoûtdutravailélevémaisdesentreprisesinnovantesseratoujourspluscompétitivequelinverse.LAllemagnesensortmieuxcar,contrairementàlaFrance,elleabeaucoupinvestidanslinnovationetsestspécialiséesurdessecteursencroissance.Pourcomblercedifférentiel,laFranceadoncdeuxsolutions.Ellepeutsoitcontinueràsedévelopperdansdessecteurspeuproductifsetbaissersoncoûtdutravail,soitrendresesentreprisesplusinnovantesetdoncplusproductives.Cestunchoixpolitique. »

CecimontredailleursquelapréférencesarkozystepourlabaisseducoûtdutravailnecorrigerapasledéficitaveclAllemagnequiestunequestionprincipalementdecompétitivitéhorsprixetportesurdesproduitssouventnousavonsperdudescapacitésdeproduction,etcettebaissedeschargesseraégalementsanseffetvisàvisdespaysàbasniveauxdesalaires. !



« Labaissedescharges » :onconnaitdéjà !

Lors de la création de la CSG en 1990, il y a eu baisse des cotisations « part dite patronale » dontle taux est passéde 7% à5,4% pour la branche famille. Cemouvement se poursuivraà plusieurs reprises. Sibien que ces cotisations de la « partdite patronale »ont été ramenées 43% desressources de la protection sociale àmoins de 37% aujourd’hui.

De même avec des exonérations de charges ( coût de l’ordre de 25 milliards d’euros pour le budget de l’Etat ) , et pour un salarié payé au SMIC, il n’y a que 2% de cotisations maladie-vieillesse contre 28% pour un salaire sans exonérations.

L’emploi va t-il mieux ? Le recul industriel a t il été enrayé ? le commerce extérieur redressé ? A l’évidence non !

Et une « TVA sociale » se substituant à des cotisations sociales ( outre le problème structurel posé sur la nature du financement de la protection sociale ) s’apparente à un trèsgros cadeau de trésorerie aux entreprises, del’ordre de 30 milliards d’euros,sans effet réel sur l’emploi, l’activité et lecommerce extérieur.

Dabord parce que comme d’habitude , au non de la souplesse,le patronat ne veut prendre aucun engagement sérieux sur l’utilisation de cette manne.

Ensuite parce que pour l’exportation hors zone euro, le taux de change de l’euro ( qui porte sur la totalité du prix du produit ) à une influence bien plus grande qu’une variationde 2 ou 3 % sur le coûtdu travail,qui ne représenteen moyenne que 20% du coût complet d’un produit manufacturé exporté.

Pour les importations,ce ne sont pas lentrée des produits qui sera taxé par cette TVA, mais leur vente au consommateur final, comme augmenteront aussi le prix de tous les produits consommés.

C’est si vrai que pour l’activité , la croissance, une étude de la DGTPE ( direction générale du trésor et de la politique économique) de mars 2010 évaluait l’apport de la baisse des charges et de l’instauration de la TVA sociale à « 0,1%d’augmentation du PIB à moyen terme »( ! ) et encore l’étude précisait qu’elle ne pouvait pas prendre en compte « nile contexte conjoncturel, ni la réaction des entreprises étrangères »( !! ).Or ce contexte conjoncturel va être particulièrement mauvais, du fait du climat de recession.

Dans ces conditions la TVA sociale ne sera qu’une déflation salariale déguisée, elle amputera également plein pot le pouvoir d’achat des retraités, chômeurs, précaires, étudiants, fonctionnaires, .....

Et si on s’interrogeait sur le coût du capital !

Déjà dans les années Giscard, le théorème de Schmidt , du nom du chancelier allemand del’époque, n’était pas vérifié« lesprofits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après demain ».

Une étude récente de l’OIT souligne que dans les pays développés les profits ont augmentés de 83% entre 2000 et 2009, mais les investissements ont stagné, et les dividendes distribués ont pris une part de plus en plus importante dans l’utilisation des profits bruts ( de 29% des profits en 2000 à 36% en 2009 ). De même les investissements financiers ont pris le pas sur les investissements productifs.

En France , il en va de même. ainsi pour 86 milliards d’euros de profits en 2010, les entreprises du CAC40 ont distribués 40,2 milliards d’euros de dividendes. Et en 2011, le volume des rachats de leurs actions en Bourse par les entreprises elle-même, a doublé ! ( ce qui relève le montant du dividende par action desactions restantes ). Lesrendements des fonds propres des sociétés du CAC40 ont augmentés de 55% depuis 15ans. ( les dividendes représentaient 4% de la masse salariale au début des années 80, ils en représentent 12% maintenant !)

Alors que la part de la masse salariale dans l’utilisation de la valeur ajoutée estla même qu’il y a 50 ans, et qu’elle a mêmereculée en moyenne de l’ordre de 6% à 10 % depuis son point le plus haut du début des années 1980, celledes profits distribués augmente.Et les entreprises privilégient des placements de trésorerie ( plus de 120 milliards d’euros pour les entreprises du CAC40)

Leffort de formation initiale et professionnelle par rapport au PIB,à l’inverse,régresse depuis 15 ans. Lesdépenses de recherche développement des entreprises en France sont 20% inférieures à celles de l’Allemagne. Lesgrands groupes ont eu en France un comportement différent qu’en Allemagne,privilégiant les délocalisations, le mythe de l’entreprise sans usine, et négligeant les PME.

Grands groupes et ingénerie financière ont faitleur miel du Crédit Impôt Recherche.Tout commeon pourrait interroger l’utilisation par les entreprises des nombreuses exonérations et diminutionsde l’impôt sur les sociétés dont elles ont bénéficié depuis desdécennies.

On peut ajouter : les prélèvements des banques, les rapports inégaux grands groupes/sous traitants,

Bref, ce n’est pas le coût du travail qui est en cause dans l’affaiblissement économique relatif de la France mais une croissance financière plus forte , notammentqu’en Allemagne, et des coûtsdu capital Et les gâchis du capital coutent cher soit en prélèvements publics ( exonération de charges, crédit d’impôts, la fraude légale qui fait que les entreprises du CAC 40 ne paient que 8% d’IS et non 33% ,.....) soit en dépenses induites par ces gâchis ( coût du sous emplois, etc.... )

Changer de cap : baisser les coûts du capital et développer le travail !

Pour développer l’emploi et l’efficacité économique, « copier l’Allemagne » n’est pas une solution. D’une part parce patronat et gouvernement allemand déploient une même pression contre les dépenses pour le travail, et que le mode de développement choisi ( la domination par les exportations ) est d’une part non généralisable, et repose sur l’exploitation de différentiel de salaires à l’est de l’Europe, et donc un développement inégal, économiquement, socialement, et écologiquement.

Les gâchis du capital

Les taux de retour sur investissement (environ10% à 15%)demandés par les fonds d’investissement et autres LBO sont meurtriers pour les investissements productifs. Les prélèvements en dividendes et frais financiers plombent les PME-PMI, au détriment des banques et des trésoreries des grands groupes. Les fonds publics sont atteints par les deux bouts : moins de recettes par les cadeaux fiscaux au capital (ceux aux personnes physiques que l’on met le plus souvent en exergue ne sont que la partie émergée de l’iceberg, l’essentiel c’est la fiscalité sur les personnes morales) etplus de dépenses, soit en béquille du capital ( le crédit Impôt recherche ) soit en réparation des dégâts ( délocalisation ,etc..). Sans compter les 50 milliards d’euros du service de la dette qui pour une part correspondent à une rente abusive d’une dette illégitime.

Le capital coûte trop cher ! Alors qu’il n’est pas le coeur de la création de richesse !

Le « cancer » de la société française c’est pas l’assistanat, c’est la prédation financière !

Baisser le coût du capital, c’est lié notamment à un nouveau financement monétaire ( rôle BCE, prêt direct aux Etats surle marché primairedes titres financiers, ..) , Pôle public du crédit d’une taille significative pour orienter une politique globale du crédit, ( les encours de crédit, c’est influencer une masse de l’ordre de 2000 milliards d’euros, cest bien plus que la masse financière que pourra représenter une réforme fiscale, qui si elle influence de 100 à 200 milliards d’euros sera à son apogée), avec sélectivité et différentiation des taux d’intérêtselon l’utilité sociale économique et écologique des projets à financer. ( d’où l’utilité de Fonds aussi bien européen que régionaux ).

Baisser le coût du capital, c’est la modulation de la « partdite patronale »des cotisations sociales selon les contenus en emplois , en production et en qualification des stratégies d’entreprises.

Baisser le coût du capital, c’est la réforme fiscale ( IRPP et IS ) et les choix visant à dégonfler la sphère financière ( pénalisation des banques ayant des filiales dans les paradis fiscaux, interdiction des opérations sur des produits dérivés non liés à la réalité d’opérations sur des biens réels , ...)

Baisser le coût du capital c’est la révision des rapports de concurrence et de domination dans l’économie ( gâchis et coût tarifaire de la séparation EDF GDF par exemple, rapportsavec les fournisseurs et sous traitants, ...) au profit de coopération avec contenu d’emplois de qualification et de production , et dans une relocalisation écologique des activités ( circuit court , bilan carbone, etc ...

Cest cette baisse, comme de nouvelles orientations publiques et des droits nouveaux des salariés et des population, qui peuvent générer une autre utilisation des richesses, privilégiant « l’humain d’abord », et donc dans la production l’emploiet la qualification ainsique leurreconnaissance salariale. Lesalaire, ce n’est pas seulement pour la justice sociale, ou la relance par la consommation, c’estaussi privilégier letravail qualifié comme vecteur de réorientationéconomique et écologique.( outre les effets de l’augmentation du SMIC, de la hausse des salaires pour le financement de la protection sociale, etc .... )





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Sarkozy: "Estrosi est ridicule....."

Publié le 17 Janvier 2012 par Bob Injey dans Politique France

Et pourtant il a fait des efforts. Un livre sur la question industrielle et un retour  au gaullisme social pour essayer de raccrocher un poste ministéreil,  une métropole créee à marche forcée en promettant la main sur le coeur qu'il va respecter les communes pour conforter une assise locale.... mais  patatrac. Tout s'écroule la sentence vient de tomber de Sarkozy  lui même, qui déclare concernant Chrisitan Estrosi:
"Estrosi, lui est ridicule : il est comme un chien de chasse, il va chercher le gibier et il le déchiquette. Avec Nadine (Morano), la bête est étourdie mais encore mangeable." (intervention sur le site du JDD avec le lien ci-dessous)
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Portrait-de-Nadine-Morano-la-voix-de-son-maitre-454209/

 

Cette "sortie"de Sarkozy comparant ses "amis" à des chiens de chasse en dit long sur le climat qui règne au sein de l'UMP.  Quand à Estrosi....

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Demande de droit de réponse du PCF 06

Publié le 14 Janvier 2012 par PCF 06 dans Politique France

Coup de colère ce matin en lisant les pages de Nice-matin où le pseudo expert Roland Cayrol dans son analyse sur les faiblesses des candidats écrit concernant Jean Luc Mélenchon : "S'appuyer sur un PCF devenu bien squelettique, bien maigre, qui ne pèse plus grand chose dans les références idéologiques".  

Le communiqué de presse de Cécile Dumas -ci-dessous- met les points sur les i.

Nice-Matin va le publier ou pas ???

 

A Nice, le 14 janvier 2012

 

 

DROIT de REPONSE de la fédération des Alpes-Maritimes

du Parti Communiste

 

Après avoir téléphoné à M. Huault ce matin pour exprimer ma colère sur les propos du « soi-disant » expert de la vie politique M. Cayrol.

Je me permets de vous demander un droit de réponse.

En effet, Ce monsieur Cayrol attribue « au squelettique PCF qui ne pèse pas beaucoup au niveau idéologique »  la faiblesse de Jean-Luc Mélenchon.

Alors je sais que Roland Cayrol fait parti de ces nouveaux « bien-pensants » que les médias fabriquent comme des experts qui ont le droit d’avoir un avis sur tout, intervenir partout avec soi-disant grande objectivité !

Foutaise !

Je voudrais rappeler à ce monsieur, grand spécialiste, que le Parti Communiste Français possède le 3ème groupe parlementaire du pays à l’Assemblée Nationale ainsi qu’au Sénat avec nos partenaires du Front de Gauche.

Je voudrais aussi lui signaler que le Parti Communiste a été l’initiateur de l’appel à la création du Front de Gauche. Nous avons aussi des milliers d’élus locaux et en plus des milliers de militants qui diffusent et portent les idées du Parti Communiste et du Front de Gauche.

Si un spécialiste de la vie politique considère que le partage des richesses, libérer les peuples de la dictature des marchés financiers, construire une autre Europe, abolir l’insécurité sociale ne sont pas des idées qui comptent dans notre pays actuellement, je considère alors que ce spécialiste est parfaitement subjectif et ne doit surtout pas être qualifié d’expert.

Je lui conseille alors de venir dans une de nos permanences avec des militants bien vivants et en rien squelettiques pour qu’il puisse expertiser l’état de la société et peut-être lui permettre de sortir des plateaux télévisés et voir la réalité de l’activité politique du parti communiste tout particulièrement dans un département comme les Alpes-Maritimes où l’UMP est omniprésente !

Il me semble que ce type d’affirmation est non seulement mensongère mais en plus ne favorise en rien le nécessaire débat politique de haut niveau que les échéances 2012 méritent.

 

 

Cécile DUMAS


 

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le Fouquet's: une brasserie populaire (Estrosi)

Publié le 13 Janvier 2012 par vidéo dans Politique France

En mai 2010 lors de la polémique sur les logment de fonction à Paris  de C. Estrosi, alors ministre, celui-ci avait répondu que ce n'était "qu'un bureau avec un lit". Le logement en question faisait quand même 55m2, un rêve pour beaucoup de nous concitoyens qui essayent de se loger dans les gandes villes en particulier à Paris. A l'époque déjà j'avais publié un communiqué qui se terminait par un constat sur le fait que jamais un gouvernement n'avait été aussi éloigné des préoccupations et des réalités quotidiennes de notre peuple.

Ces jours-ci Christian Estrosi vient de récidiver en comparant le Fouquet's à une brasserie populaire ! Cela en dit long tout à la fois sur la coupure entre ces "gens là" à l'arrogance insupportable et la population.

Le petit journal n'a pas manqué l'occasion....

 

 

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