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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Emploi: l'échec de la stratégie économique de C. Estrosi

Publié le 25 Février 2016 par injey06

« Une stratégie économique : objectif 20 000 emploi », ce n’est pas une dernière annonce gouvernementale, ou le nouveau mot d’ordre du MEDEF, c’était tout simplement une des promesses électorales de Christian Estrosi dans sa profession de foi pour les municipales de mars 2014.

Deux ans plus tard, les chiffres du chômage sont là, permettant de dégager une tendance forte et peu réjouissante. Avec une progression du chômage de +3,6% en un an sur Nice, contre 3,3% pour les Alpes Maritimes et +1,8% en France Métropolitain, les chiffres à Nice sont mauvais, malgré les engagements du député-maire-président. Loin des grandes déclarations et des beaux discours, ces chiffrent traduisent l’échec d’une « stratégie économique » qui mise tout sur l’ « éco-vallée» et l’arrivée de grosses enseignes.

Robert Injey

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Quelle gauche, quel processus pour 2017?

Publié le 11 Février 2016 par injey06

Quelle gauche, quel processus pour 2017?

En regardant, mercredi sur TF1, Jean Luc Mélenchon faire son annonce pour 2017, le premier sentiment que cela m’inspire c’est une profonde exaspération.

Le scénario est déjà compliqué, mais plus que jamais le commun doit prévaloir.

Depuis plus de 20 ans, nous subissons les mêmes politiques qui produisent les mêmes effets : toujours plus de cadeaux aux plus riches, toujours plus de chômage et de précarité pour la majorité d'entre nous, toujours moins de pouvoir d'achat, toujours moins de protection sociale et de services publics....

Tout cela est voulu et soutenu par un MEDEF qui en veut toujours plus.

La droite, et depuis 2012 Hollande, Valls et la direction le PS, ont appliqué ces politiques avec zèle, anticipant les exigences du MEDEF.

Maintenant, avec l’affaire de la déchéance de la nationalité et de la constitutionnalisation de l’état d’urgence, ce gouvernement court après les thématiques les plus réactionnaires de notre pays, rompant avec l’esprit de la République.

Sommes-nous condamnés au pire ?

Sommes-nous condamnés à devoir nous soumettre aux exigences des actionnaires?

Sommes-nous condamnés à la guerre des égos et à l’émiettement de celles et ceux qui partagent au moins la volonté de transformation sociale ?

Sommes-nous condamnés à rester les simples spectateurs d’une pièce qui va décider, ni plus ni moins, de notre avenir et de celui de nos enfants ?

Sommes-nous condamnés à subir le scénario du pire en 2017 ?

Je ne le pense pas.

Nous sommes sans doute une majorité à gauche à avoir soif de vivre, soif de justice sociale, de progrès, de liberté, d'égalité et de fraternité.

Une majorité à ne pas vouloir subir la séquence 2016-2017.

Au-delà des motivations, parfois différentes, de ceux qui les portent, la multiplication des appels pour des primaires traduit une aspiration à pouvoir décider.

Mais décider de quoi au juste ?

Décider de désigner un seul candidat de gauche pour 2017, quand bien même celui-ci pourrait porter la continuation des politiques désastreuses depuis 2012 ? Très peu pour moi.

Désigner un/une candidat-e qui porte une alternative de gauche aux politiques que nous subissons et qui redonne une espérance ? Je préfère et pour 2017 c’est la seule chose qui puisse déjouer le scénario à 3.

Et dans ce cas, sur quelle base, sur quelle plateforme, quelles engagements ? Cela doit-il être le fruit d’une élaboration et d’une validation collective, ou devons-nous nous rallier à un programme déjà « ficelé ».

Les questions sont nombreuses dans les têtes, alors que nous assistons à des manœuvres politiciennes dans tous les sens.

Celles d’une gauche du PS qui essaye de contraindre Hollande à une primaire pour s’en débarrasser, celles d’une partie de la direction du PS qui tente de reprendre la main, celles d’un Valls qui calcule sur l’échec de Hollande pour se projeter sur le coup d’après en 2022... La liste est longue.

Une chose est certaine cependant, ce qui se joue en 2017, c’est le risque de la disparition, dans ce pays, des courants politiques qui portent la transformation sociale. C’est le risque de voir disparaitre, pour de longues décennies, une espérance sociale qui rime avec progrès et solidarité.

Dans cette situation la précipitation n’est pas la meilleure chose à faire.

Prenons le temps de réfléchir ensemble

Ne vaut-il pas mieux s’arrêter, un instant, pour réfléchir.

Réfléchir collectivement sur un processus subversif pour renverser la logique mortifère de la présidentialisation.

Processus subversif par exemple, en inversant la logique « Proclamation du candidat puis présentation du programme ». Faisons précéder « la primaire » pour le choix d’un candidat par une élaboration et une validation collective (pourquoi pas au travers d’une votation) d’une plateforme portant l’ambition collective d’une alternative de gauche aux politiques libérales.

Après cette première phase du processus, une seconde pourrait avoir lieu pour désigner celui ou celle mieux à même de porter cette plateforme lors de l’échéance présidentielle.

Un tel processus, ou quelque chose de cet ordre liant élaboration et désignation est-il, souhaitable, concevable et possible?

Peut-être avant d’aller plus en avant dans le débat des primaires, ou bien d’apporter son soutien à tel ou tel candidat autoproclamé, faut-il pousser ce débat.

Ce temps de la réflexion et de la construction collective est indispensable, car sinon nous n’auront devant nous que des choix par défaut et une indifférence populaire.

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Résolument opposé à l'extraction des gaz de schiste

Publié le 10 Février 2016 par injey06

Résolument opposé à l'extraction des gaz de schiste

Le Tribunal administratif a autorisé à nouveau, par une décision rendue le 28 janvier dernier, Total à rechercher du gaz de schiste en France. Le groupe est désormais autorisé à prospecter dans la région de Montélimar, territoire qui rayonne sur plus de 4000 km2 et cinq départements.

La loi ne dit rien concernant les gaz de schiste. Elle prohibe simplement l’usage de la fracturation hydraulique en France. La décision de justice est donc conforme à la loi puisque TOTAL s’engage formellement à ne pas recourir à la fracturation hydraulique.

La rentabilité de l'exploitation des gaz et pétroles de schiste est avantageuse lorsque le prix du baril de l'or noir est élevé. C'est le calcul à moyen et long terme que font les entreprises pétrolières françaises comme Total qui poursuit son intense lobbying dans toutes les administrations et dans tous les ministères afin de pouvoir soumettre le sous-sol français aux mêmes exploitations que les USA, devenus premier pays producteur.

Cet objectif semble bien peu crédible en Europe, comme en France au regard des engagements pris pour lutter contre le réchauffement climatique afin de réduire les gaz à effet de serre et donc l'utilisation des énergies carbonées.

Le PCF réaffirme son opposition à l'extraction des gaz de schiste dans notre pays. Parce que leur intérêt économique est loin d'être démontré et que les techniques actuelles d'extraction ont largement fait la preuve de leur nocivité pour l’environnement.

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Estrosi un indécrottable réac!

Publié le 9 Février 2016 par injey06

Estrosi un indécrottable réac!

Christian Estrosi vient encore, le dimanche 7 février lors de l'émission 12-13 sur France 3, de nous livrer un aperçu du caractère ultra-réactionnaire des idées qu'il porte.

Ainsi l'idée de lier le versement du RSA et des indemnités chômages à l'obligation d'une activité bénévole de 7 heures par semaine. Vieille hypocrisie de la droite tendant à faire croire qu'il n'y a que des chômeurs « volontaires » et « fainéants ». Passons rapidement sur le fait qu'un privé d'emploi sur 2 touche aucune indemnité, passons sur le fait que le débat sur les emplois non pourvus est bidon (1) et attardons nous sur un aspect de sa proposition : des heures de bénévolat ou de travail obligatoires pour percevoir le RSA ou des indemnités chômage. Cette proposition n'est ni plus ni moins une énième tentative de « punir » celles et ceux qui perçoivent RSA ou des indemnités chômage. Il n'est pas anodin qu'aujourd'hui dans notre pays le « Travail d’Intérêt général » relève d'une sanction disciplinaire ou judiciaire...

Par ailleurs les indemnités chômage ne sont pas une aumône versée par le contribuable ou l'Etat. C'est l'Unedic qui la verse, après que le salarié ait cotisé pour s'ouvrir un droit à indemnisation couvrant le risque chômage.

Par ailleurs cette proposition cynique, ouvrirait la voie à la création d'une main d’œuvre corvéable qui, à très peu de frais, entrerait en concurrence avec d'autres salariés. Il est d'ailleurs symptomatique qu'en formulant cette proposition Estrosi, tout comme le président de conseil départemental du Haut Rhin, pointent le secteur de l'aide à la personne où les besoins d'emplois sont énormes. Au lieu de précariser un peu plus, créons de frais emplois !...

Bloqué dans son logiciel très réac, Christian Estrosi en vient à nous sortir les veilles recettes de l'ultra droite qui n'ont jamais fait reculer le chômage réel. Dans un monde où (dans la même interview C. Estrosi le pointe) plusieurs millions d'emplois vont être supprimés du fait de la révolution numérique, où les besoins de formation n'ont jamais été aussi importants, il serait bien plus utile d'ouvrir des droits à la formation pour tous les privés d'emploi, il serait bien plus moderne de réfléchir en terme de réduction du temps de travail.

Autre proposition, autre aspect des propositions réactionnaires de Christian Estrosi qui parle de « fiscalité confiscatoire ». Là, il y va franchement en proposant la division par deux de l'impôt sur le revenu (IRPP), baisse compensée pas une forte augmentation de la TVA (+ 3 points). Sachant que plus de 50 % des contribuables ne sont pas imposables sur le revenu, cette proposition de Christian Estrosi revient, ni plus ni moins, à « alléger » l'impôt des uns, en particulier les hauts revenus, pour accroître la pression fiscale sur les bas revenus... Astucieux, monsieur Estrosi !

Passons (là encore) sur le fait que l'impôt le plus juste est celui qui touche les contribuables non pas de manière indifférenciée (TVA, impôts locaux...) , mais en fonction des revenus (IRPP), constatons seulement que Christian Estrosi se garde bien de dénoncer la fraude fiscale (40 à 80 milliards qui « échappent » aux caisses de la nation), oppose fiscalité sur le travail et fiscalité sur les consommateurs se gardant bien de parler de la fiscalité sur le Capital. Tout cela sent bon le « réflexe de classe »...

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Budget de la ville de Nice (Nice Matin)

Publié le 5 Février 2016 par Nice Matin

Budget de la ville de Nice (Nice Matin)
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Budget 2016 ville de Nice

Publié le 4 Février 2016 par injey06

Budget 2016 ville de Nice

Investissements publics en berne, malgré une forte pression fiscale!

Le conseil municipal de ce vendredi doit engager le débat d'orientation budgétaire pour 2016. Conséquence des Régionales, mais aussi d'un cumul des mandats qui frise l'indigestion pour Christian Estrosi (1) il vient tardivement ce vendredi 5 février.

Un débat qui s'inscrit dans un contexte d'austérité imposé par le gouvernement aux collectivités locales. Pour Nice cela passe par une perte pour l'année à venir de près de 13 millions d'euros de la dotation. Une nouvelle saignée qui fait suite à celles des années précédentes. Entre 2013 et 2016 la différence est de près de plus de 28 millions d'euros, à mettre en rapport avec un total des recettes de fonctionnement de 542, 6 millions d'euros pour 2016.

La traduction immédiate de cette perte des dotations de l'Etat, c'est la confirmation de la baisse des d’investissements publics pour les années à venir. De 96 millions en 2013, nous tombons pour la période 2016-2020 à une annonce de 55 millions par an en comptant le fonds de concours versé à la métropole pour la ligne 2. On mesure mieux là les conséquences des politiques d'austérité engagées par le gouvernement, et partagées sur le fond par la droite.

Cette chute de l'investissement public, est un moins significatif pour l'économie locale et par là même pour l'emploi.

On mesure mieux aussi les mauvais choix effectués par Christian Estrosi. Celui du choix tunnel pour la ligne 2, qui égale, ni plus ni moins, la totalité des investissements de la ville de Nice pour 5 ou 6 années. Ou bien encore celui du nouveau stade, dont le remplissage, malgré les bons résultats du Gym, est conforme à nos prévisions (moins de 15 000). Le coût final du stade pour la ville (apport à la construction, redevance à l’exploitation, aménagements extérieurs..), devrait représenter plus de 400 millions au bout de la concession (27 ans). Soit l’équivalent de la totalité des investissements de la ville sur 7 ou 8 années….

Dans ce contexte budgétaire la vente des biens communaux est un pis aller pour renflouer les caisses. A Nice ce qui est pudiquement désignée comme de « l’optimisation du patrimoine privé » va représenter près de 70 millions d'euros pour la période 2016/2020, avec des opérations déjà lancée comme la Villa Béluga à Cimiez en vente pour plus de 4 millions d'euros. D'autres « perles » du patrimoine local risquent de suivre, comme la villa Paradiso dont le plus grand flou entoure l'avenir. A ces ventes sèches, s'ajoutent les opérations de bail à construction. Après le programme immobilier d'accompagnement du nouveau stade, la prochaine opération d'envergure concerne l'ancien couvent de la Visitation dans le vieux Nice. Une opération qui concerne près de 8000 m2, pour faire un complexe hôtelier de luxe, pour un loyer sur l'ensemble de la période d'exploitation du bail (90 ans) de 33 780 000 d'euros soit quelques euros le m2/mois....

Dans ce contexte l'annonce d'une baisse des impôts par Christian Estrosi relève exclusivement de l'effet de communication, mais ne correspond en rien à la réalité.

La raison en est simple, les taux (taxe d'habitation, taxe foncière) s'appliquent sur des bases (bases locatives cadastrales). Pour l'année 2016 le montant de ces bases augmentent de 1 % (Loi de finance 2016). Pour que le montant des impôts acquittés baisse réellement il faudrait d'une part que les abattements ne soient pas modifiés, d'autre part que le taux de la taxe d'habitation baisse de plus de 0,20 point (soit passé de 21,31 % à 21,10%). A cette heure, Christian Estrosi s'est bien gardé d'annoncer un chiffre.....

Dans les faits si nous prenons comme point de départ 2014, le document d’orientation budgétaire donnait 268 millions d’euros pour le produit de la taxe foncière et la taxe d’habitions. Pour 2016 ce chiffre est de 287,3 millions d’euros. Une hausse de 7,2% sur 3 exercices, voilà la réalité de la fable de la baisse des impôts de Christian Estrosi.

Autre fable, celle qui consiste à laisser penser que les impôts locaux sont moins élevés à Nice que dans les autres villes de même importance. Ne donner que le taux d’imposition ne rime à rien, si on ne donne pas la valeur des bases locatives cadastrales sur lesquels s’appliquent ces taux.

Puisque le document de la ville de Nice ne le fait pas, je vais vous donner les chiffres :

Valeur locative moyenne 2015 (source SFL Forum)

Lille : 1910 euros

Marseille : 2940

Nantes : 3024

Toulouse : 3098

Lyon : 3359

Bordeaux : 3531

Nice : 3650 euros

Le seul comparatif crédible est le produit taux- bases locatives. Et là le résultat est sans appel :

Nice : 777

Lille : 640

Investissements publics en berne, malgré une forte pression fiscale, le budget 2016 de Christian Estrosi pour la ville de Nice n’est pas très brillant …

Robert Injey

(1) Actuellement Christian Estrosi est : président de la Région, président de la Métropole, maire de Nice, député, président du CCAS, président du conseil de surveillance du CHU de Nice, président des LR 06.....

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Pour 2016....

Publié le 2 Février 2016 par Nice Matin lundi 1 févreir

Pour 2016....
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