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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Réponse à 98 patrons

Publié le 30 Octobre 2012 par Robert Injey dans Politique France

Ils sont 98.

98 patrons qui veulent imposer à notre société des mesures d'austérité pour le plus grand nombre,  afin de  préserver et accroître leurs dividendes. Souvent cumulards des Conseils d'Administration des entreprises du CAC 40, ils ont décidé de lancer une grande offensive. Profitant de la disponibilité du gouvernement à toujours répondre présent quand des patrons claquent des doigts, ils ont décidé de pousser l'avantage le plus loin possible en exigeant :


-60 milliards d'économies sur le budget de l'Etat

-30 milliards de baisse des charges sociales patronales

-La baisse de l'impôt sur les sociétés

-l'augmentation de la TVA de 19,6% à 21%

-Le maintien du crédit d'impôts recherche......

 

On l'aura compris pour ces gens là un seul objectif: accroître l'épaisseur de leur portefeuille. Pour y parvenir, ils ont imposé au gouvernement leurs mots d'ordre « compétitivité » et "baisse du coût du travail ».

 

Mais de quoi s'agit-il exactement ?

Quelle est la réalité de la compétitivité?

 

A/ Ils prennent toujours prétexte de l'Allemagne, mais les chiffres donnent une autre réalité (1). En euros, en 2008, selon les dernières données exhaustives disponibles (Eurostat-Insee) le coût horaire était de 33,2 € dans l'industrie française, contre 33,4 € dans l'industrie allemande.

Dans la construction automobile, point fort de l'Allemagne, le coût horaire, est de 43,14 euros , alors qu'en France, le coût horaire n'est que de 33,38 euros (« Le coûtde la main-dœuvre: comparaison européenne1996-2008 », Bertrand Marc, Laurence Rioux)

 

B/Plus que le coût des charges sociales, ce qui pèse sur l'économie et la compétitivité des entreprises c'est le coût du capital.

 

Ainsi les comptes de la Nation de l'INSEE, pour l'année 2010, indiquent que, pour les sociétés non financières, (hors banques et assurances), les cotisations sociales patronales (charges sociales) s'élèvent à 145 milliards € .

 

C/Dans le même temps, les prélèvements financiers versés en intérêts aux banques et en dividendes aux actionnaires s'élèvent à 308,8 milliards d'euros soit 2,13 fois le montant des «charges sociales » !

Ce ne sont,pas les « charges sociales » qui étouffent les entreprises, mais les charges financières des banques et les dividendes des actionnaires.

 

C/ Illustration de cette réalité, en 2011, les groupes du CAC 40 ont réalisé pour 74 milliards € de bénéfices nets, dont 51% de ces bénéfices ont été versé en dividendes. Autre exemple, Sanofi, qui vient de détruire 914 emplois, a réalisé, l’an dernier, un bénéfice net de 5,7 milliards € (+4%) et en a distribué 44% en dividendes aux actionnaires.

En cassant et de précarisant l'emploi, en limitant les investissements et les efforts de recherche et de formation en France et en Europe, ces grands groupes ont accumulé, en 2011, une trésorerie de 267 milliards €, soit l'équivalent de la totalité des ressources nettes de l'État!

 

Cette réalité là les 98 patrons signataires de l'appel se sont bien gardés d'en parler.

Si il y a rien à  attendre de ces monstres d’égoïsme et de cupidité, par contre nous sommes en droit d'attendre du gouvernement un peu plus de courage pour affronter ces égoïsmes.

 

Pour l'instant il n'en est rien. Pourtant des propositions existent à l'image des 40 amendements que les députés du Front de Gauche ont proposé dans le cadre du débat budgétaires sur le volet recette de la loi de financement. Le gouvernement a fait le choix de n'en retenir aucun !

Le débat budgétaire va continuer encore plusieurs semaines, sauf à vouloir aller dans le mur, le gouvernement serait bien inspiré de résister aux diktats du patronat et de reprendre les propositions du Front de Gauche.

R. I.

 

1: Elements tirés de l'argumentaire "Emploi et compétitivité" édité par le PCF (cf site pcf.fr).

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25% de logements sociaux à Nice en....2090 !?

Publié le 29 Octobre 2012 par Robert Injey, photo D. Girard dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

L'INSEE vient de publier les chiffres sur l'évolution de la part  des logements sociaux dans les villes de PACA. Concernant Nice, sachant que 70% de la population est éligible au logement social, on constate, avec colère, que la ville -5ème ville de France- ne compte que 11,80% de logements sociaux (chiffre au 1/1/2010).

On peut toujours se rassurer en se disant que c'est pire ailleurs ou bien encore que la politique "volontariste" du Maire de Nice et de son adjointe au logement, madame Estrosi-Sassone va rectifier le tir... mais les chiffres sont là! Et tout aussi inquiétant que les 11,80%, c'est l'évolution de ce chiffre qui interroge sur la "réalité" de la volonté politique de faire du logement pour tous à Nice. L'UMP en version Peyrat ou Estrosi, c'est toujours la ségrégation urbaine en marche. Ainsi au 1/1/2004, la part de logements sociaux à Nice était de 10.97%, elle passe à 11,43% au 1/1/2007 pour atteindre péniblement 11,80% 3 ans plus tard. A ce rythme (0,87% en 6 ans, il faudra attendre  près de 2050 pour atteindre 20% (objectif actuellement fixé par la loi SRU)  et 2070-2090 pour atteindre 25% (nouvelmanif-log-27-oct.JPG objectif fixé)?!

Derrière les chiffres se cache le scandale des biens publics livrés en pature à la spéculation immobilière. Comme le 1 av Clemenceau qui appartient au CHU de Nice et est vendu à un privé. Ces ventes de biens publics au privé sont pléthores  à Nice et sont autant d'exemples du manque de volonté politique de s'attaquer à la crise du logement.

Madame Dufflot serait bien inspirée de légiférer pour interdire ce type de vente.....

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Droit de vote des résidents étrangers

Publié le 24 Octobre 2012 par bob Injey dans Politique France

 

Malek Boutih,  député socialiste de l'Essonne ancien Président de SOS Racisme, était l'invité de RTL le 24 octobre 2012.  Concernant le droit de vote des résidents étrangers il déclare que c'est plutôt "sage de décaler la réforme sur le droit de vote des étrangers dans le contexte de crise"; ajoutant "Pour ceux qui pourraient être tentés de mettre la réforme dans le débat public, c’est un contexte qui mettrait le feu au pays".

 

Cette déclaration suscite plusiers remarques:

-La France étant en crise depuis 40 ans et sans doute encore pour longtemps cette réforme selon Boutih ne verra donc jamais le jour.

-L'argument de la crise c'est un des arguments que des radicaux sortaient dans les années 30 pour refuser le droit de vote des femmes.

-Qu'il y ait un problème pour obtenir une majorité pour pouvoir introduire cette réforme dans la constitution,  qu'un référendum sur cette question n'est pas gagné d'avance, ou bien encore qu'il y a des choses qui peuvent faire débat (par exemple la réciprocité dans les autres pays) sont de véritables questions. Mais débattons-en et ne revoyons pas pour une énième fois cette réforme aux calendes grecques.

Sans être mesquins je remarques simplement que Monsieur Boutih avait plus de détermination pour que le PS lui offre une circonscription gagnable que pour se battre pour le droit de vote d'hommes et de femmes qui vivent en France depuis des décennies....

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L'austérité en vidéo

Publié le 19 Octobre 2012 par PCf Com dans Les vidéos On vous fait un dessin

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La réalité du contenu du Traité

Publié le 12 Octobre 2012 par bob Injey dans Politique France

 

Quelques heures après la ratification du traité par le parlement se tenait une réunion rue Smolett à Nice sur le sujet. L'occasion de décrypter un peu plus la réalité de ce qui a été voté.

Voici quelques extraits de l'introduction permettant d'apprécier l'ampleur des abandons que ce gouvernement vient d'acter.

 

 

"Passons sur les arguments bidons -votons  pour être plus forts demain pour réorienter l'Europe- car ce qui est en train d'être voté est purement catastrophique.

En quoi consiste ce traité qui de fait impose l’austérité .

Quelques éléments pour en mesurer la nature profonde :

 

Article 3 : La règle d’Or .

« Les parties contractantes (nb : c'est à dire les Etats ayant ratifié le traité) appliquent les règles énoncées au présent paragraphe :  (…) la situation budgétaire des administrations publiques d’une partie contractante est en équilibre ou en excédent. (…) limite inférieure du déficit structurel de 0,5% du PIB (…) assuré une convergence rapide vers leur objectif à moyen terme respectif.

Le calendrier de cette convergence sera proposé par la commission européenne

Tout est là ! La règle d’or, son caractère permanent et la perte de souveraineté au profit de la commission européenne.

N’en déplaise à François Hollande et au gouvernement, avec une telle contrainte budgétaire impossible de mettre en œuvre une politique alternative. Par ailleurs en durcissant les critères déjà sévères du pacte de stabilité (on passe de 3% à … 0,5%) En parlant de « solde des administrations publiques »c’est l’ensemble des dépenses publiques (Etat, sécurité, sociale, collectivités territoriales, entreprises publiques) qui seraient sous le contrôle autoritaire de a commission européenne

Et pour ne laisser aucune ambiguïté il est précisé que « les règles énoncées (…) prennent effet dans le droit national (…) au plus tard un an après (…) au moyen de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence constitutionnelles (…) »

 

Article 5 : L’austérité imposée

« Une partie contractante qui fait l’objet d’une procédure concernant les déficits excessifs (…) met en place (…) des réformes structurelles à établir et à mettre en œuvre (…) présentation et approbation au conseil de l’Union Européenne et à la commission européenne (…) »

L’expérience sur les « réformes structurelles »imposées en Grèce, en Italie et en Espagne sont marquées par la baisse des salaires dans la fonction publique, le recul de l’âge de la retraite, les privatisations, la précarisation …

Elles sont i marquées par la récession. Loin de guérir le malade ces politiques le tue. A l’image de la Grèce qui s’enfonce dans la crise.

 

Article 6 : Réaffirmer la domination des marchés financiers

« Les parties contractantes donnent à l’avance au Conseil de l’union Européenne des indications sur leurs commissions d’émissions de dette publique »

Dépendant entièrement des marchés financiers pour se financer, en plus les Etats sont contraints à faire de la publicité sur leur besoin. Une situation qui va renforcer tous les mouvements spéculatifs.

 

Article 7 : Renforcement des pouvoirs de la commission .  

« Les parties contractantes (…) s’engagent à appuyers les propositions ou recommandations soumises par la commission (…) ».

La commission décide, les pays – donc les peuples – exécutent !

 

Article 8 : La délation comme méthode de gouvernance

« Lorsqu’une partie contractante estime (…) qu’une autre partie contractante n’a pas respecté l’article 3, paragraphe 2 (c'est-à-dire La règle d’or) elle peut (…) saisir la commission de Justice (…) l’arrêt de la commission de justice est contraignant (…) »

Instauré la délation entre Etats comme mode de gouvernance il fallait oser. Mais les tenants des politiques libérales ne reculent devant rien .

Bien au contraire dans le paragraphe 2, il est précisé que si « une partie contractante considère qu’une autre partie contractante n’a pas pris les mesures nécessaires (…) elle peut saisir la commission de justice de l’affaire et demander que des sanctions financières soient infligées »

Une conception de l’Europe qui tourne définitivement le dos à la coopération et ouvre la porte à toutes les dérives.

 

Article 9 : Productivité 

« Les parties contractantes s’engagent à œuvrer conjointement à une politique économique qui favorise le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire et qui promeut la croissance économique grâce au renforcement de la convergence et de la productivité »

Il découle de cette conception que pour améliorer la productivité il fait s’attaquer au coût du travail (salaire, protection sociale).

Il n’est jamais question du bien-être social, l’Europe compte 20 millions de chômeurs et on ne s’en préoccupe pas.

La compétitivité est avancée pour favoriser la baisse du coût du travail à travers la baisse des charges patronales ou leur transfert sur les salariés (c’était la grande idée de la TVA sociale).

Remarquons que ceux-là même qui évoquent le coût du travail ne posent jamais la question du coût du capital. Pourtant les cotisations sociales patronales en 2010 représentaient 145 milliards,  alors que les prélèvements financiers (intérêts et dividendes) 308,8 milliards !!!!

 

 

Article 10 : Pas touché au marché 

« (…) sans porter atteinte au marché intérieur »

Seul préoccupation actée dans le marbre l’irréversibilité des politiques libérales

Article 11 : Rendre impossible toute initiative

« Les parties contractantes veillent à ce que toutes les grandes reformes de politiques économiques qu’elles envisagent d’entreprendre soient débattues au préalable (au sein de l’Union Européenne). »

Le système devient totalement verrouillé, pour décider de quelque chose en France il faut l’accord de tous »

 

 

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La gauche du renoncement

Publié le 9 Octobre 2012 par bob Injey dans Politique France

L'Assemblée nationale vient de ratifier le traité d'austérité européenne. L'UMP et le PS ont voté massivement pour ce texte, négocié par Sarkozy et Merkel et ratifié avec acharnement par Hollande et son gouvernement.

A l'heure où la Grèce plonge de plus en plus dans la récession, où des économistes de tous les horizons tirent la sonnet d'alarme, voilà 80% de la représentation nationale qui nous dirigent droit dans le mur. Un seul bénéficiaire à cette forfaiture contre notre peuple,  les marchés financiers!

Raison de plus pour celles et ceux qui hésitent encore à s'engager avec le Front de Gauche....

Premeir rendez-vous sur Nice, jeudi à 18h30 pour un débat sur le thème " l'austérité en Europe,fatalité ou choix politique" (salle FSGT, 27 rue Smolett Nice)


 

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