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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Dernier match au stade du Ray : Souvenirs

Publié le 30 Août 2013 par Robert Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Dimanche 1er septembre c’est le dernier match du Gym au stade du Ray.

Ce dernier match au Ray est aussi  l’occasion de revenir sur ces décennies d’épopées, de joies et de tristesses.  Deux séries de souvenir me reviennent.

 

Mes premiers souvenirs du Gym remontent au début des années 70. Ils ne se situent pas au stade du Ray mais au stade  Vélodrome. Né à Nice, supporter de toujours du Gym, l’activité professionnelle de mes parents les avaient amené à aller vivre à Martigues. Supporter du Gym en terre d’OM, cela relevait  d’une certaine folie,  surtout à l’époque des  Skoblar , Magnusson, Loubet.

C’est pour voir « mon »  équipe  que mon père m’amène la première fois au Vélodrome pour un OM-Nice (saison 70-71). Premier match, première déception, Nice ce jour là perd 4-0. Le lendemain dans la cour de récréation j’ai du affronter les sarcasmes de mes petits copains de classe …

 

Second souvenir toujours au Vélodrome c’est le jour où Charly Loubet en partance pour un retour à  Nice effectue son dernier match sous les couleurs olympiennes. Il sort pendant le match et je garde le souvenir d’un stade qui hurle pendant un long moment «  Loubet, Loubet … ».  Moment d’émotion particulier surtout que Charly Loubet fut dans ces année là  mon joueur préféré.

 

Mon premier souvenir au Ray c’est en 72 pour le match amical entre le Gym et la grande équipe d’Ajax d’Amsterdam. Au-delà du score (1-3 pour l’Ajax) c’était la joie d’avoir vu une équipe  quasi mythique, un rêve pour un gamin de 10 ans.

 

Seconde série de souvenirs, les années 80 marquées par l’allée retour D1 – D2 et les angoisses de bas de classement. Saison 82-83 un match contre Reims, me semble-t-il, sous la pluie dans un stade ou nous étions que quelques centaines … triste ambiance.

 

Période plus heureuse, la remontée en 85 et l’accueil tard dans la nuit de l’équipe après le dernier match à Grenoble.

Une foule immense dans le hall de l’Aéroport (Hall 1 aujourd’hui), j’en garde encore une cicatrice à la main, souvenir de la pression de la foule contre une barrière. 

 

Enfin le match qui m’a sans doute le plus marqué, celui en barrage contre Strasbourg en 1990. Tous les éléments, les statistiques des barrages, le résultat du match aller, les commentaires de la presse  donnaient  le Gym en seconde division. Magie du foot, dans un stade en folie, Nice l’emporte  6 – 0. Une joie plus grande, plus forte  encore que lors de la victoire en coupe de France en 1997.

 

Le départ du Ray c’est la fin d’une époque, celle  d’un stade au cœur de la ville, marquée par des moments d’émotions très fortes. Celle d’un foot moins « bouffé » par le business….

 

Personnellement, tout en souhaitant bonne chance au Gym dans son nouveau stade,  je ne participerais pas aux festivités officielles pour l’inauguration de celui-ci. Ce n’est pas le principe d’un nouveau stade (nécessaire) qui est en cause, mais le choix du montage financier (coûteux) qui a conduit à sa réalisation, le lieu d’implantation  et les aberrations environnementales qui l’accompagnent. Avec ma collègue E. Gaziello nous sommes revenus souvent et longuement sur le sujet et passé l’euphorie du début nous aurons l’occasion d’y revenir…. (1).

 

Robert Injey

 

(1) cf la lettre aux supporters : http://www.robert-injey.com/article-lettre-ouverte-aux-supporters-du-gym-86582697.html)

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Allocution Libération de Nice.

Publié le 29 Août 2013 par Robert Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

(…)

Il y a soixante neuf ans notre pays, notre région, notre département, notre ville se libéraient. 

Cette libération fut, à Nice, le fait de la Résistance elle-même.

Elle marquait la fin de quatre années d’occupation par les troupes italiennes puis allemandes.

Quatre années terribles pour une population soumise à toutes les privations physiques et morales.  

Quatre années terribles, avec  une  répression de l’occupant contre contre la population juive et la Résistances.

Juifs, résistants ou simples otage, ils furent près de 4000 envoyés en déportation, l'immense majorité ne reviendra pas. 

Une répression qui, après les débarquements en Normandie et en Provence,  s’accélère en cet été 44.

Le 11 juin, à St Julien du Verdon, des lycéens du lycée Masséna sont fusillés.

Le 7 juillet Torrin et Grassi, du village de  Gattières, sont assassinés et pendus en public à Nice.

Le 11 juillet Max, le fils de Virgile Barel, est torturé et assassiné par Klaus Barbie.

Le 12 août, les fascistes et l'occupant fusillent 15 résistants italiens et français à Sospel.

Le 15 août, l'occupant et la milice exécutent  10 résistants à Cannes et 21 à l'Ariane à Nice.

La liste est encore longue.

C'est dans ce climat de répression, mais aussi d'espoir d’une victoire contre le nazisme, que ce décide et s'engage la libération de Nice.

Une  libération qui  prit naissance dans ce quartier du Passage à Niveau où fut lancé l’appel au combat.

Ici ont éclaté les premiers coups de feu donnant le signal d’insurrection.

 

Ce jour de deuil et de lumière était depuis longtemps préparé activement.

Depuis cinq ans les communistes sont dans la clandestinité.

Depuis quatre ans, les libertés conquises de haute lutte par le peuple sont supprimées par Vichy.

Mais la résistance s’organise et ne cesse de croître.

Depuis le débarquement en Provence, la population niçoise attend avec impatience la libération de sa ville.

Dès le 15 août, l’UD-CGT décide le principe de la grève insurrectionnelle dans les entreprises. Rapidement la grève devient effective. Ce sont des journées de fièvre au cours desquelles l’insurrection se prépare.

Le 24 Août, le comité insurrectionnel est crée.

Il rassemble FTPF, milices patriotiques, militants communistes. Le 24 Août, également, se forme un comité d’action FFI de Nice.

Un appel est lancé à la population.

Les mouvements des jeunes multiplient leurs appels.

Le 27 Août, une réunion décisive du comité insurrectionnel a lieu au palais Stella : l’ennemi est affaibli, américains, FTPF et FFI sont sur le Var, la population est acquise à la résistance dans sa quasi unanimité.

L’insurrection est décidée pour le 28 Août.

 

Ce 28 Août 1944, à 6h30, le groupe 6 de la 16e compagnie FTPF à laquelle  se sont joints les membres des milices patriotiques de Nice-Nord ouvre le feu sur l’occupant et donne ainsi le signal de l’insurrection générale.

Les combats gagneront toute la ville.

Jusqu’à la nuit.

Jusqu’au départ des allemands.

Il serait trop long, dans cette allocution, de retracer les innombrables actes héroïques qui ont émaillé cette journée du 28 Août 1944.

Le 28 Août est un moment de fierté et de souvenir devant la détermination de nos aînés. Cet engagement, 31 d’entre eux l’ont payé de leur vie.

 

Soixante neuf  ans après la Libération, nous n'oublions pas!

Nous n'oublions pas  où nous mènent les idéologies qui prônent l’exclusion et le racisme.

Nous n'oublions pas leur sacrifice pour la liberté.

 

Se retourner sur notre Histoire  permet de mieux voir où on va.

Notre devoir de mémoire est de faire vivre au quotidien, dans notre temps, dans le combat et dans le partage, l’esprit de la Résistance.

Dans cet affrontement terrible de l’histoire de l’humanité, face à la terrible entreprise de destruction et de mort, des femmes et des hommes, des jeunes ont levé la tête,  déterminés à ne pas subir l'histoire, mais à la faire.

 

 

En 1944, la France est exsangue, pourtant l'’heure est  aux lois sociales!

Dans un pays dévasté, il faut reconstruire. Mais cette reconstruction n’est pas séparée des grandes conquêtes sociales nées de l’esprit de la Résistance.

Car la lutte contre le fascisme, contre l'oppression se renforce d'un combat pour l'émancipation humaine.

Et il n'y a pas d'émancipation humaine possible sans la justice et le progrès social, c'est tout le sens du programme du Conseil National de la Résistance

Ces grandes réformes façonneront notre société.

Mais ces grandes reformes sont  sans cesse remise en cause par la droite, le Medef et les marchés financiers.

 

Il y a quelques années, un porte parole du MEDEF écrivait :

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (...) Il est grand temps de le réformer, (...) La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Aujourd'hui encore cette volonté de destruction méthodique est la même. Rien d'étonnant, le discours que nous entendons aujourd'hui sur le coût du travail, est le même que celui qu'utilisaient les propriétaires des champs de coton dans les états du sud des USA qui s'opposaient à l'abrogation de l'esclavage.

Les mêmes arguments que les patrons qui s'opposaient à l'interdiction du travail des enfants, à la journée de 8 heures ou bien encore au repos le dimanche.

Les mêmes larmes de crocodiles quand il s'agit de partager les richesses.

La même haine qui poussa certains pendant la Commune de paris à se féliciter de l’occupation prussienne ou dans les années 30 à déclarer préférer Hitler que le Front populaire.

Hier comme aujourd'hui les valeurs de la Résistance nous guident.

Hier comme aujourd'hui le combat pour l'émancipation humaine est d'une cruciale actualité.

Et nous partageons plus que jamais l’ambition qu’affichait explicitement le programme du CNR, celle d’instaurer un ordre social plus juste. (…)

Robert INJEY

Conseiller municipal du Nice

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Libération de Nice

Publié le 26 Août 2013 par pcf dans Initiatives PCF

 

Le 28 août 1944, après quatre années d'occupation, la Résistance libérait notre ville de la barbarie nazi.

 

Une libération qui ouvrait la porte, dans notre ville et notre pays, à une formidable période de reconstruction et de progrès pour notre peuple, à l'image du programme du Conseil National de la Résistance.

 

Pour ne pas oublier où nous mènent les idéologies qui prônent l’exclusion et le racisme, pour ne pas perdre de vue qu’il n’y a pas d’émancipation humaine sans la justice et le progrès social.

 

Pour rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui ont libéré Nice et notre pays, le PCF vous  invite à participer à la commémoration populaire qui se tiendra :

 

 

Mercredi 28 août à 18h30

Carrefour du 28 Août

(Angle Bd Gambetta - Bd Joseph Garnier)

 

 

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Dossier des retraites: un choix de société (vidéo)

Publié le 20 Août 2013 par PCF CN dans Les vidéos On vous fait un dessin

A l'heure où le gouvernement va engager nouvelle "réforme"   des retraites, qui de fait est  une nouvelle reculade face aux marchés financiers, il est utile de diffuser largement cette vidéo qui décrypte ce sujet.

 

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