" />
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

Rendre l'espoir...

Publié le 30 Avril 2015 par injey06

Rendre l'espoir...

La phrase de Hollande assimilant le discours de Marine Le Pen à un tract du PC des années 70 et les déclarations hallucinantes de C. Estrosi sur la « 3ème guerre mondiale » et « la cinquième colonne » sont l’illustration d’un piège mortifère. Celui dans lequel Hollande et l’UMP veulent enfermer notre peuple pour 2017. L’un désigne l’extrême droite comme son adversaire au second tour, l’autre tente d’en récupérer les électeurs en reprenant les thématiques les plus nauséabondes. Mais, dans tous les cas, le FN joue un rôle central et fixe les débats. Ce scénario à trois, que déclinent à longueur de journée des médias complaisants, est celui de celles et ceux qui ont acté la soumission aux exigences des marchés financiers avec, son corollaire, la non-réponse aux attentes sociales de notre peuple. Ce scénario ne peut que favoriser le pire, mais il n’est pas une fatalité. Pour l’éviter, pour en écrire un autre, il est grand temps d’agir.

Il est grand temps que les forces sociales, politiques et associations, les femmes et les hommes qui portent d’autres choix et refusent d’enfermer l’avenir dans la régression sociale et démocratique se retrouvent et se rassemblent.

Il est grand temps de définir, ensemble, les priorités d’une politique alternative à celles que nous imposent Hollande et Valls.

Les chantiers d’espoir qui se déclineront dans le département en juin, le Forum Européen des Alternatives les 30 et 31 mai à Paris sont autant de rendez-vous qui doivent compter pour rendre l’espoir.

RI

(Edito du Patriote Côte d’Azur du 1er mai 2015)

commentaires

Estrosi et la tentation du pire.....

Publié le 28 Avril 2015 par injey06

Christian Estrosi, a livré ce week-end son spectacle favori : la reprise des thèses et des fantasmes du Front National, attisant les haines et les peurs.

«Cinquièmes colonnes», « troisième guerre mondiale » déclarée à « la civilisation judéo-chrétienne menacée »... Ces propos qui tendraient à faire croire que la France est à feu et à sang, font le jeu de ceux-là même qu'elle prétend combattre.

L’urgence, est bien de sortir des logiques de guerre. Des guerres qui , en Irak ou comme celle menée en Libye n'ont fait que semer le chaos et renforcer l'intégrisme.

L'urgence, est de sortir du cercle de la haine et de la division que porte l'idée mortifère de choc des civilisations.

L'urgence, est de ne pas instrumentaliser, à des fins politiciennes, la lutte contre le terrorisme.

L'urgence, est de ne pas entretenir, insidieusement, un racisme « ordinaire » pour qui la religion musulmane serait intrinsèquement dangereuse.

Aujourd'hui en Syrie, en Libye et en Irak les victimes les plus nombreuses de Daech sont de confessions musulmanes.

Nous appelons les femmes et les hommes de notre département à ne pas tomber dans la psychose d’un candidat qui veut faire parler de lui.

Nous appelons les femmes et les hommes de notre département à se rassembler autour des valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité pour qu’elles deviennent réelles. A se rassembler autour des valeurs de paix et de solidarité des peuples.


Cécile Dumas Robert Injey

commentaires

Migrants: 9 propositions du PCF

Publié le 24 Avril 2015 par PCF

Un drame humain se déroule sous nos yeux, transformant la mer Méditerranée en vaste cimetière. L'Union européenne s'indigne. Mais la décision de l'UE de mettre fin au dispositif italien « Mare nostrum » dont les bateaux allaient jusqu'à l'approche des côtes africaines, par deux simples dispositifs Frontex, Triton en Italie et maintenant Poséidon en Grèce, de surveillance des côtes européennes, a donné l'illusion que le renforcement des mesures de sécurité était la solution. Il n'en est rien.

Bien au contraire, cela a ouvert la voie aux naufrages à répétition en pleine mer. Elle envisage à présent une intervention militaire pour « identifier, capturer et détruire les bateaux avant qu'ils ne soient utilisés par les trafiquants » sans qu'il n'existe de véritable option crédible à ce jour. L'UE n'est pas à la hauteur de la tragédie humaine en cours en Méditerranée. Il n'y a pas de solution militaire aux tragédies migratoires ; il n'y a de solutions que politiques, économiques et sociales.

Sous nos yeux un crime majeur contre l'humanité se déroule. En 2014, ce sont l'équivalent de deux naufrages du Titanic qui ont eu lieu. En dix ans, plus de 22 000 personnes sont mortes noyées sur des bateaux de fortune.

À toutes les familles qui ont perdu un ou une proche nous tenons à dire que nous partageons leur immense douleur et leur profonde révolte. Nous saluons chaleureusement toutes les femmes et les hommes qui, au quotidien, essayent de venir au secours des réfugié-e-s, les personnels des secours maritimes et des ONG, ainsi que les habitants des côtes italiennes qui ont réaffirmé leur pleine solidarité avec les migrant-e-s.

L'UE ne peut continuer d'ignorer que ces enfants, ces femmes, ces hommes essaient de sauver leur vie en échappant à la guerre, aux persécutions, des crises économiques dramatiques, aux conséquences du réchauffement climatique qui créent des conditions de vie désastreuses dues directement ou indirectement à des politiques dont l'UE porte la responsabilité.

La priorité des priorités de l'Europe est d'abord de sauver les vies. Il est indispensable de revaloriser les structures et les moyens de recherche, de sauvetage et d'accueil en Méditerranée. Il faut une solidarité et la mobilisation de moyens sans précédent.

L'UE doit aussi redéfinir sa politique des visas respectant les droits de l'Homme, de la Femme et de l'Enfant. Elle doit être solidaire des pays méditerranéens de premier asile, et garantir la juste répartition des charges de l'aide économique et de l'accueil.

C'est pourquoi nous préconisons l'abrogation des règlements de Dublin.

Il faut garantir une entrée sécurisée et légale à tous les réfugié-e-s et migrant-e-s, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Les conditions d'accueil des réfugiés sont indignes de l'U.E.

Ces femmes et ces hommes sont les victimes de situations créées par les guerres et la guerre économique marquée par l'exploitation, la domination et la prédation des richesses. Les trafiquants ont bien retenu leur leçon de libéralisme en pratiquant la marchandisation de la détresse humaine et de l'espoir d'un mieux vivre ailleurs.

La tragédie qui se déroule en Méditerranée est une tragédie internationale qui nécessite une réelle mobilisation internationale sous égide l'ONU et un engagement réel des pays membres de l'UE qui passe, en ce qui la concerne, par un changement de politique envers les pays de la Méditerranée.

Les Etats de l'UE, dont la France ont une responsabilité particulière. On ne peut pas intervenir militairement en Libye, en Syrie, en Irak sans se préoccuper du sort des populations civiles. On ne peut pas intervenir économiquement, exiger des plans d'ajustement structurel et d'austérité, mettre en place des traités de libre-échange avec les pays du pourtour de la Méditerranée sans se préoccuper des conséquences pour les populations. On ne peut faire l'impasse sur des siècles de politiques coloniales qui ont vidé le continent africain ou le Proche et Moyen-Orient de ses richesses, de la maîtrise de ses ressources, de la liberté de ses habitants sous des régimes autoritaires complices de cette prédation.

En 2015, il est plus que temps d'inventer une véritable politique de coopération et de développement.

Aucun des engagements pris pour porter à 0,7 % du PIB la part de la coopération et de l'aide au développement n'a été respecté par les pays développés. La France est à 0,36 %, le recul est de 16% pour l'ensemble des pays bailleurs de fonds !

Il est besoin de faire de l'ONU, comme cadre multilatéral de décision et d'action, le coeur du processus de résolution de la catastrophe qui est en cours.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit appuyer les actions du Secrétaire général et de ses émissaires pour le règlement pacifique des conflits en cours.

Le Conseil de sécurité doit mettre à son ordre du jour le débat sur des mesures de solidarité réelles pour réduite les inégalités sociales et économiques qui explosent. C'est un nouveau plan mondial avec des objectifs précis qui doit se mettre en place, avec des moyens nouveaux et conséquents pour sa mise en oeuvre.

Dans ce cadre, la France par le biais de sa politique extérieure et européenne a un rôle d'impulsion et de conviction à jouer. Elle doit changer sa politique d'accueil des migrants. Elle doit prendre part comme les autres pays européens à la prise en charge de migrants de manière digne et suivi, à l'inverse de ce qu'elle fait actuellement à Calais, par exemple. La France n'est jamais si belle que quand elle se bat pour ses principes républicains: Liberté, Égalité, Fraternité.

Le PCF propose 9 mesures d'urgence :

Ces mesures peuvent être prises sans attendre pour que la Méditerranée cesse d'être un vaste cimetière marin.

La Méditerranée doit redevenir le berceau de l'humanité et d'échange qu'elle a été au long des siècles :

L'UE doit :

  • Abroger les règlements Dublin et,
    • Soutenir dans leur politique d'accueil les pays méditerranéens de premier asile : la Tunisie, le Liban, l'Algérie.
    • Garantir le respect des conventions internationales garantissant les droits de l'Homme, de la Femme, de l'enfant et des réfugiés. Les ONG, le HCR, les associations doivent être entendues.
    • Garantir une entrée sécurisée et légale pour les réfugiés et les migrants.
    • Revaloriser les structures de gestion de l'immigration et de recherche et de sauvetage en Méditerranée.
  • Redéfinir sa politique des visas respectant la protection des personnes.
  • S'engager résolument dans les initiatives diplomatiques de l'ONU pour la résolution politique des conflits en Syrie, en Irak et en Libye ; et dans la lutte pour le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens financiers, humains et matériels.

La France doit :

  • Demander une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU,
    • pour la mise en place d'un plan mondial de solidarités et d'actions nouvelles avec pour objectif la réalisation concrète du plan de lutte contre les inégalités sociales et économiques
    • pour la relance de l'aide publique au développement avec le respect des promesses la portant à 0,7 % du PIB et monter progressivement cette aide à 1 %
commentaires

Naufrages en Méditerranée : l'Europe forteresse tue !

Publié le 22 Avril 2015 par injey06

Naufrages en Méditerranée : l'Europe forteresse tue !

La multiplication des drames en Méditerranée ne doit rien à la fatalité.

C'est la conséquence des logiques de guerre que les pays occidentaux (les USA en Irak, la France en Libye...) n'ont cessé de faire prévaloir. Bafouant le droit international, tournant le dos à l'ONU, depuis 15 ans les va-t-en-guerre ont bombardé sans jamais s'interroger sur l'après. Sur les champs de ruines marqués par la quasi-disparition des structures étatiques, Daesch et d'autres ont pris le contrôle de territoires entiers, captant les richesses pétrolières et poussant à l'exode des millions de réfugiés. Les pays de la région qui ont des frontières directes avec les zones de conflits connaissent depuis des années une flux important de ces réfugiés. Plus d'un million en Tunisie, autant au Liban, et près d'un million Jordanie. Trois millions de réfugiés pour des pays dont la population cumulée ne n'atteint par 25 millions. Loin des déclarations politiciennes et des discours alarmistes sur une « invasion », il faut relativiser le nombre de 170 000 personnes réfugiées en Europe en 2014 ; cela rend plus insupportable la multiplication des naufrages en mer Méditerrané.

La décision de l'UE de mettre fin au dispositif italien (Mare nostrum ) dont les bateaux allaient jusqu'à l'approche des côtes africaines, par un simple dispositif Frontex de surveillance des côtes européennes, a donné l'illusion que le renforcement des mesures de sécurité était la solution. Il n'en est rien. Bien au contraire, cela a ouvert la voie aux naufrages à répétition en pleine mer.

La lutte, nécessaire, contre les réseaux mafieux ne doit pas faire oublier que nous sommes devant une immigration de survie face aux ravages de la guerre et de ses conséquences (famine...)...

Une situation qui amène l'Italie et la Grèce à intervenir. Alexis Tsipras vient d'exhorter les gouvernements de l'UE à définir immédiatement un plan cohérent pour faire face à la crise humanitaire à laquelle nous sommes confrontés.

Ce qui se passe aujourd'hui en Méditerranée est l'illustration d'une carence politique européenne.

C'est avec raison que la députée Européenne Marie Christine Vergiat a déclaré : « Il ne suffit pas de s'émouvoir à chaque naufrage, il faut agir pour stopper l'hécatombe.

Combien notamment de Syriens, d'Erythréens, de Soudanais, de Somaliens, tous des demandeurs d'asile potentiels, devront encore perdre la vie avant que les gouvernements des États membres de l'UE respectent enfin leurs obligations internationales, au moins en matière de sauvetage en mer et d'accueil des réfugiés, et se décident à changer de politiques migratoires. »

Aujourd'hui l'ampleur de la crise exige sans doute la mise en place d'une conférence internationale sous l'égide de l'ONU.

commentaires

A propos de l'avidité des actionnaires

Publié le 21 Avril 2015 par injey06

A propos de l'avidité des actionnaires

Il faut lire le texte ci-dessous. C’est l’édito du mardi 21 avril du journal « Les Echos ». Il décrit un phénomène qui prend de l’ampleur celui du rachat d’actions.

En résumé :

A : les grandes entreprises n'ont plus de projets assez excitants pour garder l'argent que les actionnaires leur ont confié. Elles préfèrent le leur reverser. C'est le capitalisme qui tourne à l'envers.

B : « l'«avidité » des actionnaires » (…). Ils (les actionnaires) exercent une pression croissante pour récupérer toujours plus d'argent. »

C : « si les patrons cèdent à la pression, c'est parce qu'ils sont en panne de projets. Ou, pour être plus précis, en panne de projets assez rentables pour séduire leurs actionnaires. »

D : « avec cet argent extirpé de firmes essoufflées, les actionnaires doivent en principe investir… ».. sic !

Dans les faits : Sanofi a consacré 898 millions d’euros pour les rachats d’action en 2015, Carrefour 556 millions (1). Cette situation rend encore plus insupportable l’affaire du CICE , puisque pour 2014 Sanofi a perçu 16,5 millions d’euros et Carrefour 126 millions (C’est une estimation car Carrefour ne veut pas communiquer le chiffre…)(2).

Les grands groupes aujourd’hui croulent sous les liquidités et comme les flux financiers libérés par la BCE tout cela va vers l’achat d’action. Une nouvelle bulle financière se met en place déconnecté totalement le l’économie réelle. Et pendant ce temps là nos gouvernants continuent d’avoir pour seule boussole de répondre à « l'«avidité » des actionnaires .

Tout cela renforce l’exigence de mettre en place d’autres choix…..

RI

Edito des Echos (21 avril 2015)

« Aux Etats-Unis, le rachat d’actions est une industrie. Les entreprises y consacrent plusieurs centaines de milliards de dollars. En France, c'est seulement un artisanat. Les grands groupes français pourraient dépenser cette année plus de 15 milliards d'euros pour racheter leurs actions, montant le plus élevé depuis le record de 2007. Mais le symbole est exactement le même : les grandes entreprises n'ont plus de projets assez excitants pour garder l'argent que les actionnaires leur ont confié. Elles préfèrent le leur reverser. C'est le capitalisme qui tourne à l'envers.

La frénésie de « buyback », comme disent les Anglo-Saxons, s'explique bien sûr par ce qu'ils appellent l'« avidité » des actionnaires. Ces dernières décennies, ils ont renforcé leur pouvoir dans la gouvernance des groupes. Ils exercent une pression croissante pour récupérer toujours plus d'argent. La faiblesse des taux d’intérêt renforce encore leur appétit : les autres placements comme les obligations ne rapportent plus rien, les entreprises ne peuvent plus faire fructifier leur trésorerie et peuvent en revanche emprunter à taux presque nul de quoi racheter leur capital.

Les dirigeants des grandes entreprises sont rarement fiers de ces programmes de rachat. A vrai dire, on n'a jamais rencontré un PDG heureux de rendre de l'argent à ses actionnaires (à l'exception de quelques détenteurs d'un paquet d'actions de leur entreprise). Tout au plus certains directeurs financiers parviennent-ils à être convaincants quand ils expliquent qu'un rachat d'actions permet de redistribuer un profit exceptionnel sans créer chez les actionnaires une espérance délirante de dividendes. Mais si les patrons cèdent à la pression, c'est parce qu'ils sont en panne de projets. Ou, pour être plus précis, en panne de projets assez rentables pour séduire leurs actionnaires. Autrement dit, le grand futur ne s'écrira pas dans les grandes entreprises. Même si elles s'appellent General Electric, Toyota ou Apple.

Si les rachats d'actions sont de mauvais augure pour l'avenir des géants d'aujourd'hui, ils ne signifient pas pour autant la mort du capitalisme. Car, avec cet argent extirpé de firmes essoufflées, les actionnaires doivent en principe investir dans de jeunes pousses prometteuses. En principe, car cela suppose que cet investissement soit facilité et encouragé sans être pénalisé par des impôts stupides ou des normes prudentielles idiotes. Sinon, le capital va ailleurs - dans l'immobilier stérile, des matières premières devenues ainsi spéculatives, voire des bas de laine. Dans tous les pays avancés, bâtir des canaux pour faire couler l'argent vers les projets d'avenir constitue un défi. En France, il faut creuser dans la montagne »

  1. http://business.lesechos.fr/directions-financieres/02119427501-pourquoi-les-stars-du-cac-40-vont-augmenter-les-rachats-d-actions-en-2015-110362.php
  2. http://www.journaldunet.com/economie/magazine/cice-des-grandes-entreprises-francaises.shtml
commentaires

Décryptage de la phrase de Hollande

Publié le 21 Avril 2015 par injey06

La phrase de Hollande établissant un lien entre le discours de Marine Le Pen et un tract du Parti communiste des années 70 a choqué. Mais au-delà de la colère face à un tel amalgame on peut s'interroger sur les motivations de F. Hollande. C'est le sens de la réaction des anciens ministres communistes du gouvernement Mauroy qui se sentent insultés, et s'interrogent « que François Hollande mésestime ainsi l'Histoire, au moment où Marine Le Pen déploie ses efforts pour capter les suffrages des couches populaires ne peut manquer de poser des questions ».

Cet amalgame de Hollande ne doit rien au hasard. La phrase est préparée et traduit plusieurs choses :

il y a la volonté du PS de continuer à normaliser le FN et Marine Le Pen, candidate idéale pour un second tour. Candidate avec laquelle Hollande se déclare prêt à débattre entre les deux tours de la présidentielle, débat qu'avait refusé Chirac avec le père. Privilégier la confrontation avec le FN c'est une stratégie qui se double de la volonté d'écarter toute alternative de gauche.

Ainsi pour mieux écarter cette alternative de gauche, volonté de nous renvoyer (les communistes) dans le camp des extrêmes pour nous marginaliser.

Enfin la référence à la période (les années 70) n'est pas anodine. C'est celle de la montée en force du programme commun. On voudrait tourner le dos à ce qu'a pu être l'ensemble de la gauche, et donc le PS, dans les années 70 on ne si prendrait pas autrement.

Cette réaction de F. Hollande, après un reportage sur des élus et des électeurs socialistes du Pas de Calais déçus de sa politique et qui votent aujourd'hui à l'extrême droite, s'inscrit bien dans la conviction des leaders du PS .

Dans le droit fil des thèses développées par Terra Nova, en l’absence d'une volonté politique de répondre aux attentes des couches populaires, Hollande et les dirigeants du PS abandonnent ces couches populaires à l'extrême droite.

A la place, ils ciblent les couches moyennes-moyennes sup et les jeunes diplômés des quartiers. Le format de l'émission sur Canal+ tout comme sa dernière interview dans une nouvelle revue branchée sont révélateurs de cette quête d'un électorat de substitution à l'électorat populaire abandonné pour répondre aux exigences des marchés financiers.

RI.

commentaires

La justice s'intéresse au nouveau stade de Nice: ENFIN!

Publié le 16 Avril 2015 par injey06

Enfin la justice a décidé de s’intéresser au montage financier du stade de Nice. C’est peu de dire qu'elle aura pris sont temps, et ce n’est pas faute avec ma collègue Emmanuelle Gaziello d’avoir tiré la sonnette d’alarme.

Pour comprendre les méandres de cette affaire, ci-dessous l’extrait de mon intervention au conseil municipal 22 juillet 2011 où le conseil municipal a décidé que le grand stade de Nice était d’intérêt général….


« (…) Troisième remarque sur le rapport de la commission d’enquête, page 6 sur le coût et l’endettement lié au PPP.

La commission considère qu’elle n’a aucune légitimité pour juger du coût de ce projet. C’est pourtant l’essentiel puisque la ville va être liée sur 27 ans pour le stade et près d’un siècle sur le PIA

C’est fort regrettable que la commission ne s’intéresse pas à la question, et cela pose la pertinence de sa mission qui n’évolue pas alors même que le cadre juridique et les montages financiers évoluent.

Sans nul doute il faudra attendre un prochain rapport de la Cour des Comptes.

Après la publication de celui très intéressant sur « l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique » un prochain portera sur les marchés juteux des prisons « full PPP ».

A l’image de celle non pas de Nice, mais celle d’Annœullin (Nord).

Marché plutôt juteux : 15 millions d’euros de loyer annuel, pendant vingt-sept ans, payé par l’Etat à Bouygues, pour cette prison de 688 places, inaugurée il y a quelques jours par le ministre de la Justice, Michel Mercier, la semaine dernière.

Je vous passe les détails, l’élément le plus intéressant, celui qui attire l’attention de la Cour des comptes c’est que les deux tiers du budget de la direction pénitentiaire interrégionale de Lille sont absorbés par les prisons en gestion déléguée, qui ne représentent pourtant que la moitié des effectifs. En d’autre terme le PPP est budgétivore !

Le montage financier et le coût c’est bien le problème majeur de votre projet.

60 millions d'euros d'apport d'argent public, plus le versement d'une redevance de l'ordre de 10, 5 à 11 millions l'année pendant 27 ans, soit au total 345 millions d'euros.

345 millions d’euros pour un stade qui sera souvent en jauge de 15000. En considérant que le gym reste en ligue 1 pendant 27 ans, en raison de 20 matchs par an cela représente un coût de plus de 40 euros par match et par spectateurs…..

Est-ce bien raisonnable ???

Mais ce n'est pas tout.

C’est déjà beaucoup, mais avec le montage du Programme Immobilier d'Accompagnement nous atteignons des sommets.

Nous mettons à la disposition de Vinci des terrains pour un Programme Immobilier d’Accompagnement de 30 000 M2 SHON. Vinci loue ce terrain à une filiale qu’elle va créer avec un bail à construction pour 99 ans en contre partie de 25 millions d'euros HT

Belle opération pour la filiale de Vinci qui pendant 99 ans va louer 30 000 mètres SHON.

Un manque à gagner indéniable pour la ville.

En définitif les PPP, véritables endettement camouflet des collectivités locales et de l’Etat, risque fort à terme de faire exploser la réalité de la dette publique.

Dernière remarque sur la plaine du Var elle-même, là non plus je ne rentre pas à nouveau dans les détails, mais quand nous mettons bout à bout ce projet, et le reste une question s’impose qu’est-ce que vous êtes en train de faire de la plaine du var ?

Car l’éco-quartier adjacent au Stade c’est 13 hectare à urbaniser (zone AUd sur le PLU) avec comme critères dans le rapport de présentation du PLU page 255, je le cite pour rappel :

« La hauteur maximale des constructions : elle est sans objet de façon à permettre la conception architecturale la plus innovante ».

« Le coefficient d’occupation du sol : il n’est pas fixé de COS de façon à permettre la conception architecturale la plus innovante et la plus économe d’espace »

Petit à petit se dessine votre vrai projet pour la plaine du var.

Une accumulation de parkings et de grandes surfaces, avec au milieu un stade sorte de caution sportive à tout le reste.

Monsieur le Maire, pour ces raisons : le bien fondé sportif, le coût pour les finances publiques, le montage juridique et financier, et enfin la conception de qui sous tend votre projet à savoir transformer cette vallée en gigantesque zone commerciale, nous voterons contre cette délibération.

Une délibération dont le titre est d’ailleurs mal rédigé.

Ce que vous nous proposez ce n’est pas une déclaration de projet d’intérêt général, c’est une déclaration de projet d’intérêt privé."

commentaires

Tour de France de Pierre Laurent (Vidéo)

Publié le 15 Avril 2015 par PCF

commentaires