" />
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

La Palestine a l'ONU

Publié le 30 Novembre 2012 par

COMMUNIQUE DE PRESSE Palestine/ONU : Le PCF exprime sa très grande joie Le PCF exprime sa très grande joie devant le vote remarquablement positif de l'Assemblée générale de l'ONU. Il partage l'émotion des palestiniens qui manifestent a Ramallah, et ceux de toute la Palestine. Les 139 voies obtenues par la résolution palestinienne est une victoire pour le peuple palestinien. La Palestine vient d'obtenir le statut d'État observateur aux Nations Unies c'est une avancée réelle qui change la donne juridique et politique internationale sur la question de Palestine. La colonisation et l'occupation militaire seront désormais encore plus intolérables et injustifiables qu'elles ne l'étaient puisqu'elles bafouent maintenant les droits d'un État reconnu comme observateur par l'ONU. La France - qui a voté pour - et ses partenaires européens devront tenir compte de cette nouvelle situation et s'engager dans une politique de la contrainte vis a vis de l'État d'Israël qui doit faire l'objet de sanctions tant qu'il persistera a se moquer du droit international et des résolutions de l'ONU en continuant la colonisation et la dépossession du peuple palestinien. Les 9 voies négatives recueillies contre la résolution palestinienne sont un camouflet pour Israël et pour les États Unis qui se sont fait isoler par une très large majorité d'états membres des Nations Unies. Le PCF et le Mouvement de la Jeunesse Communiste de France (MJCF) vont engager une grande campagne de solidarité avec le peuple palestinien et avec toutes les forces progressistes et anti-colonialistes au Proche Orient et en Israël afin que ce combat pour la justice et pour la paix prenne une nouvelle dynamique. Parti communiste français, Paris, le 30 novembre 2012.
commentaires

Sénat: pourquoi nous refusons l'austérité

Publié le 29 Novembre 2012 par Sénat dans Politique France

 LETTRE OUVERTE DES SENATRICES ET SENATEURS

DU GROUPE COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN (CRC)

 

 

Depuis plusieurs semaines, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ont travaillé sur des textes fondamentaux et structurants pour l’avenir de notre pays.

Parmi ces textes, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), la règle d’or, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et le projet loi de Finances (PLF) pour 2013, sont sans doute les plus emblématiques.

Nos votes sur ces textes ne relèvent pas d’une posture circonstancielle. Ce sont des votes responsables qui prennent appui sur la volonté de changement qui s’est majoritairement exprimée dans notre pays en mai et juin derniers.

Ils portent les combats du Front de gauche contre la droite et l’extrême droite, mais sont aussi exigeants pour que cette volonté de changement se concrétise par des décisions et des actes forts du gouvernement, attendus par nos concitoyens pour répondre à leurs besoins.

En n’approuvant pas ces textes, notre groupe a provoqué leur rejet par le Sénat.

Faut-il le rappeler ? Il n’y a pas de majorité de gauche au Sénat sans les 20 membres du groupe CRC.

Dès les premiers jours de la session extraordinaire de juillet, notre groupe qui souhaite la réussite de la gauche, c’est-à-dire du changement, a manifesté sa disponibilité pour travailler à la préparation de textes législatifs.

Le gouvernement n’a pas vu ou plutôt, n’a pas voulu voir le rôle charnière de notre groupe.

Nos propositions n’ont été examinées, et encore moins prises en compte, ni en amont de la présentation des projets de loi, ni durant leur examen en commission, comme en séance publique.

Les textes étaient à prendre ou à laisser. Nous n’avons pu à aucun moment, véritablement discuter, ni de l’orientation ni de leur contenu.

Nous l’affirmons avec force : nous sommes acteurs du changement. Notre seule ambition est de répondre aux attentes et exigences de notre peuple.

Avec le Front de gauche, nous avons soutenu au second tour de l’élection présidentielle le candidat François Hollande. Nous avons ainsi permis la défaite de la droite à laquelle nous nous sommes opposés hier comme aujourd’hui, et comme nous le ferons demain.

Fort de ses 4 millions de voix, soit 11% des votes, le Front de gauche est une composante essentielle de la majorité politique actuelle.

Le Front de gauche, comme le Parti communiste en son sein, a fait le choix de ne pas participer au gouvernement qui a, d’entrée, annoncé des orientations trop éloignées d’une politique de progrès et de justice sociale.

L’absence de rupture avec les politiques libérales qui ont prévalu depuis tant d’années, a justifié l’abstention de nos camarades du groupe GDR à l’Assemblée nationale lors de la déclaration de politique générale du Premier Ministre le 3 juillet dernier, position que nous avons soutenue et fait nôtre au Sénat où ce débat se déroulait sans vote.

Notre désaccord avec un certain nombre d’orientations de la majorité gouvernementale, celle qui a voté la confiance au Premier Ministre, est connu et nos votes d’aujourd’hui ne peuvent constituer une surprise.

Avec le Front de gauche, nous avons rejeté le traité Sarkozy-Merkel qui devait être réorienté, comme le nouveau Président de la République s’y était engagé quand il était candidat, et qui fut finalement soumis à la ratification des parlementaires tel quel, sans qu’aucune virgule ne soit modifiée.

Ce recul face aux libéraux européens et les marchés est malheureusement un acte fondateur du quinquennat.

De cet acte découlent les insuffisances, les contre-sens, la fausse route actuelle.

Alors que le peuple a voté pour « un changement maintenant », ce sont les dogmes libéraux qui, au-delà de quelques mesures positives, perdurent. Ils ont pour nom : compétitivité, réduction des dépenses publiques et coût du travail.

L’annonce du pacte de compétitivité, avec la hausse d’une TVA, pourtant dénoncée hier, a confirmé et renforcé nos craintes d’un refus d’affronter le monde de la finance, qualifié d’ennemi sans visage par le candidat François Hollande.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 n’a pas rompu avec la terrible logique de la maîtrise des dépenses de santé qui signifie toujours moins de soins pour une part croissante de la population et toujours plus d’inégalités face à la vieillesse.

Nous avons décidé, comme les député(e)s du groupe GDR à l’Assemblée nationale, de voter contre un texte sans ambition, ne se donnant pas les moyens de revenir sur les mesures les plus régressives des « années » Sarkozy. Nous avons maintenu ce vote quitte à provoquer le rejet par le Sénat. C’est une question de cohérence, c’est une question de respect.

Nous ne pouvons accepter - car c’est une mesure importante et symbolique - le renforcement de la taxation des retraites pour le financement de la protection sociale.

Le gouvernement connaissait notre hostilité de principe à cette mesure comme à l’absence de remise en cause des exonérations de cotisations sociales patronales.

Il n’a pas bougé d’un iota sur ces points. Plus généralement, un seul de nos 50 amendements a été accepté par la majorité gouvernementale et un autre a été repris par le Rapporteur général. Nous avons donc maintenu le vote contre.

Concernant le projet de loi de Finances dont le débat a commencé le 23 novembre, nous préconisons pour l’instant, tant sur les recettes que sur les dépenses, une abstention, car même si sur le plan des recettes un effort de rééquilibrage a été effectué, l’amendement « pigeons » a réduit la portée de cette avancée en retirant 750 millions de recettes sur la taxation des plus-values en matière de cession d’entreprise. Par ailleurs, nous constatons que les dépenses sont toujours marquées par le dogme libéral de réduction coûte que coûte des dépenses publiques.

Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Eliane Assassi, présidente de notre groupe au Sénat, ont été reçus par le Premier Ministre.

Une liste d’amendements adoptés l’an dernier par la majorité de gauche du Sénat lui a été remise. Ces amendements ne relèvent pas de la surenchère.

Ils marquent une inflexion significative vers plus de justice sociale et fiscale.

Jusqu’à ce jour, le gouvernement maintient l’affirmation du Premier Ministre sur l’absence de marge de manœuvre et le refus de nos propositions.

De toute évidence, le carcan européen, les premières conséquences du pacte budgétaire et de sa règle d’or se font sentir.

Le changement est-il encore à l’ordre du jour ? La question mérite d’être posée.

Notre abstention sur le budget entraînera sans doute le rejet du projet de budget par le Sénat.

Nous avons toujours dit que nous voterions les mesures qui vont dans le bon sens : ainsi, nous avons voté et voteront le projet de loi relatif au logement.

Nous avons voté en juillet le collectif budgétaire qui, alors, marquait un infléchissement net par rapport à la politique de Nicolas Sarkozy.

Nous avons pleinement participé à l’élaboration de la loi contre le harcèlement sexuel et l’avons bien entendu votée.

Nous nous engageons pleinement pour le vote dans les meilleurs délais du projet de loi instaurant le mariage pour tous.

Nous ne votons pas pour ce qui nous paraît contraire à nos engagements et aux chances de réussite de la gauche.

Outre les projets clefs de ratification du traité budgétaire européen, de l’instauration de la règle d’or, ou de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale, nous n’avons pas voté le texte relatif au statut des étrangers qui prolonge la stigmatisation d’hier.

Nous avons vivement rejeté un texte relatif à l’énergie qui engageait le démantèlement du service public, mettait en danger le principe d’égalité et aurait abouti à faire payer, à terme, plus cher l’énergie aux plus démunis.

Nous exigeons par contre dans l’urgence, l’adoption de mesures sociales dans ce domaine. Nous avons déposé une proposition de loi en ce sens qui peut être adoptée par toute la gauche dès demain.

En décembre, si rien ne bouge, nous nous opposerons au projet de loi de finances rectificative. En effet, il doit, pour l’essentiel, intégrer les dispositions du pacte de compétitivité, qui prennent à contre-pied la gauche, en allant à l’encontre des intérêts populaires.

On nous dit : « attention ! Vous vous alliez avec la droite. C’est une alliance contre nature, vous trahissez la gauche ».

C’est oublier bien vite que tant sur la ratification du traité, la loi organique portant règle d’or, le texte relatif aux étrangers (instaurant une garde à vue spécifique) que sur la reconduction des mesures sarkozistes relatives au terrorisme, seuls les renforts des voix de l’UMP et de l’UDI, ont permis au gouvernement de faire adopter ces textes par le Sénat.

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ne sont pas figés dans une attitude de refus systématique et stérile. Nous avons des propositions, en particulier pour la justice sociale, pour une lutte déterminée contre le chômage avec la mesure emblématique d’interdiction des licenciements boursiers pour une nouvelle répartition des richesses dans notre pays. Nous agissons avec détermination pour que ces propositions soient entendues et prises en compte.

Nous ne sommes pas dans l’opposition, fût-elle de gauche, car nous revendiquons haut et fort notre appartenance à cette majorité politique qui le 6 mai a permis de chasser la droite du pouvoir.

Mais ne pas nous entendre est sans nul doute prendre le risque de renoncer à cette majorité du changement, et de décevoir cruellement les aspirations populaires.

 

                                                                       Paris, le 28 novembre 2012

 

Mme ASSASSI Eliane

Mme BEAUFILS Marie-France

M. BILLOUT Michel

M. BOCQUET Eric

Mme COHEN Laurence

Mme CUKIERMAN Cécile

Mme DAVID Annie

Mme DEMESSINE Michelle

Mme DIDIER Evelyne

M. FAVIER Christian

M. FISCHER Guy

M. FOUCAUD Thierry

Mme GONTHIER-MAURIN Brigitte

M. LAURENT Pierre

M. LE CAM Gérard

M. LE SCOUARNEC Michel

Mme PASQUET Isabelle

Mme SCHURCH Mireille

M. VERGES Paul

M. WATRIN Dominique

 

commentaires

Corse: Les élus communistes et de FdG s'adressent au gouvernement

Publié le 26 Novembre 2012 par Elu-e-s communistes

Pour information l'intégralité de la lettre des élu-e-s communistes et du FdG de l'assemblée Corse adressée  à la Garde des Sceaux et au minisitre de l'intérieur.

 

 

Assemblée de Corse

Groupe des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche

Communication à Madame le Garde des Sceaux et à Monsieur le Ministre de l’Intérieur

Le 26 novembre 2012



Monsieur le Ministre,



La Corse connait une situation des plus préoccupantes caractérisée par une double urgence à propos de laquelle l’intervention de l’Etat est indispensable à la fois pour stopper le dérive affairiste et mafieuse et pour soutenir la CTC dans une politique sociale de relance économique par la création d’emplois stables, la lutte contre la cherté de la vie, la construction de logements sociaux.

La presse samedi rappelait que plus de 100 assassinats ont été commis en Corse depuis 2005. Les causes sont identifiées. La plupart des assassins ne le sont pas. Nous savons qu’il faut de la détermination, du discernement pour agir en conséquence contre cette infime minorité d’individus qui tentent de s’accaparer le territoire, son économie et de corrompre son administration.

Il est insupportable qu’ils puissent, comme ils le font, tuer qui ils veulent, ou ils veulent et quand ils veulent et s’enrichir ainsi. Une société qui vit à ce rythme est condamnée. Le président de l’Assemblée de Corse en a appelé à l’intervention de l’Etat dans l’exercice de ses compétences régaliennes parce que la Corse seule ne peut faire face à un tel phénomène destructeur et rejeté par l’immense majorité des Corses qui aspirent à vivre sereinement et dignement.

Monsieur le ministre, il faut démanteler ces bandes armées, interpeller les individus qui mettent ainsi la Corse en coupes réglées. Ces dix dernières années le modèle libéral low cost, fondé sur l’économie résidentielle et la dé-sanctuarisation, a stimulé leurs ambitions dans l’immobilier notamment. Les trafics vous l’avez souligné ont été florissants pour la drogue, les jeux et la main d’œuvre à bas coût…

Il faut s’extraire des faux débats et des clichés. Vous avez cité une profession celle des notaires. Soit vous en dites trop, soit vous n’en dites pas assez si vous disposez d’information et si certains notaires sont effectivement indélicats il faut être précis sans bafouer la présomption d’innocence. Il appartient à la justice et à la police de mener les enquêtes. Ainsi l’impérative nécessité d’élucider les affaires criminelles va de pair avec la confiscation des biens illégalement acquis.

Le gouvernement a renforcé les moyens pour cela, nous nous en félicitons, il doit également veiller à la coordination et à la cohésion des services pour gagner en efficacité. La circulaire pénale doit le permettre. Pour ce qui nous concerne, nous faisons la différence entre le témoignage et la délation parce que nous ne tirons pas un trait d’égalité entre le braqueur et le braqué, entre l’assassin et l’assassiné. Nous nous mettons du côté de la victime. Le témoin n’est pas le repenti. Il agit par civisme sans être payé mais la subornation existe et il faut l’empêcher.

La pression exercée par les criminels est très forte. Les actes commis relèvent de la barbarie. Dans ces conditions plus encore il faut rétablir les repères, c’est ce à quoi s’emploi le président de l’Assemblée de Corse à travers la commission violence. Il privilégie la culture intellectuelle non le culte des armes, la justice, non la vengeance, le vivre ensemble, non le relationnel formel, le respect de la vie humaine et les règles élémentaires d’un fonctionnement normal de la société. La Corse à besoin de transparence et de démocratie.

En Corse comme dans tout le pays les collectivités publiques font l’essentiel de l’investissement sauf qu’ici l’abus de position dominante est facilitée à la fois par le petit nombre d’entreprises susceptibles de répondre aux appels d’offres et par la difficulté de candidater pour les entreprises extérieures. Là-dessus s’ajoute une proximité problématique entre le monde économique et politique qui nécessite des mesures spécifiques empêchant ce type de cumul a fortiori sur un territoire de si petite taille.

Pour ce qui est du sport la loi, permettant l’introduction en bourse des clubs de foot en 2005, a structuré le championnat en distinguant ceux qui peuvent prétendre aux premiers rôles en Europe et les autres qui deviennent des faires valoir en imposant les mêmes critères de gestion à tous. L’élite peut se vendre aux fonds d’investissements aux origines indéterminées.



Les clubs qui font le milieu et le bas de classement doivent se débattre pour boucler leur budget en comptant sur les subventions publiques. On peut s’interroger sur certains transferts mais au-delà de tel ou tel cas qui interpelle et justifie une clarification, il faut réguler ce milieu où le joueur est plus une marchandise qu’un être humain.

Monsieur le ministre depuis que le gouvernement a présenté ses dix mesures pour rétablir l’Etat de droit et combattre les dérives affairiste et mafieuse, des rapports, des écrits des déclarations, consécutifs au lâche assassinat du préfet Erignac ont refait surface.

Les rapports parlementaires Glavany, pour l’Assemblée nationale, Courtois pour le Sénat, le rapport Legras pour la justice, tous fournissent des éléments sur lesquels l’Etat peut orienter son action et fonder les positions du gouvernement en effaçant les stigmates de l’affligeant épisode des paillotes incendiées par les hommes du préfet Bonnet.

Montrer une perspective tel est l’enjeu pour ancrer la Corse avec ses spécificités dans la République et l’assurer à travers l’application des principes républicains de la solidarité nationale qui le permettent. L’action des élus, l’intervention citoyenne et démocratique indispensables au sursaut civique se développeront d’autant mieux.

La Corse a besoin d’une politique de rupture avec celle de la droite qui a contribué à aiguiser les appétits sur les portions de territoire les plus lucratives. Dans le cadre de l’élaboration du PADDUC nous défendons l’application de la loi littoral, nous nous sommes mobilisés pour mettre en place une Agence de l’urbanisme et un EPF. Le gouvernement doit accompagner ces efforts de reconquête de la maîtrise du foncier comme dans ses efforts de construction de logements sociaux.

Dans le même temps la convoitise de l’argent public dans de nombreux domaines a été encouragée par l’accélération libérale de la libre concurrence. La continuité territoriale, mise en cause dans ses fondements, en fournit l’exemple le plus significatif. La Mission sénatoriale Revet, la Chambre régionale des comptes et maintenant l’Inspection générale des finances l’ont démontré. Le gouvernement ne peut l’ignorer.

Le gel de l’enveloppe de continuité territoriale impacte lourdement le budget de l’OTC confronté avec les compagnies délégataires de service public à la hausse du coût du pétrole. Ces compagnies, dont l’Etat est encore actionnaire, pour deux d’entre elles sont en difficultés et celles-ci sont répercutées sur les usagers et les salariés. Les tarifs sont trop élevés et les plans sociaux se multiplient. Air France a licencié 45 jeunes en février dernier sur les escales de la Corse.

A la SNCM 900 postes ont été supprimés ces dix dernières années. Ça suffit ! Nous demandons au gouvernement la réindexation de l’enveloppe de continuité territoriale, la réintégration des 45 indignés d’Air France et l’adoption de loi imposant le pavillon français premier registre pour le cabotage maritime.

La Corse importe dix fois plus qu’elle n’exporte et au bénéfice d’une loi scellier particulièrement stimulante enregistre un boom immobilier qui fait craindre à présent un effondrement d’autant plus désastreux que des centaines de foyers attendent désespérément un logement social.

A cela s’ajoute la cherté de la vie, une augmentation sans précédent du chômage en particulier des jeunes, une grande précarité relative à l’économie saisonnière et liée exclusivement à l’activité touristique, un pouvoir d’achat des ménages populaires d’autant plus écrasé que les salaires sont bas.

Nous préconisons l’adoption d’une loi pour mettre fin au scandale de la vie chère, des mesures fiscales antispéculatives pesant sur les gros patrimoines, un soutien à la création d’emplois stables et rémunérateurs.

Monsieur le ministre, répondre aux aspirations de celles et ceux qui aujourd’hui sont le plus en difficulté est une priorité. 22 % des ménages insulaires vivent sous le seuil de pauvreté, plus de 60 000 personnes, alors que part ailleurs une infime minorité a pu dans cette situation s’enrichir considérablement. Il suffit de regarder l’écart de revenu de plus de sept points entre les plus riches et les plus pauvres. La grande pauvreté côtoie ainsi la richesse insolente.

Réduire la fracture sociale et territoriale, créer de l’emploi productif, promouvoir le service public, c’est aussi prendre le chemin inverse de la désertification des territoires, de la RGPP qui a supprimé en Corse plus de mille postes, de la réduction des dotations aux collectivités locales.

En plus des 10 mesures de lutte contre le crime organisé, le gouvernement doit sans tarder en prendre de nouvelles pour l’emploi, l’Education, la culture, le logement, la santé, l’agriculture… et contribuer ainsi à faire grandir la nécessaire alternative politique et démocratique à la violence sous toutes ses formes et au libéralisme.

commentaires

Nice: Christian Estrosi condamné pour injures publiques

Publié le 26 Novembre 2012 par Nice-Matin dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

 

Information  Nice-Matin 

 

Le député-maire de Nice Christian Estrosi a été condamné en correctionnelle à Nice, ce lundi après-midi, pour injures publiques.

Le tribunal l'a condamné à une peine symbolique - une amende de 300€ avec sursis -, sans pour autant se prononcer sur les demandes d'indemnisation de la partie civile.

La défense envisage d'interjeter appel.

Christian Estrosi était poursuivi en justice par Robert Injey. L'opposant communiste niçois dénonçait des propos tenus à son égard par le maire en conseil municipal, le 25 novembre 2011, lors d'un débat d'orientation budgétaire houleux.

commentaires

Pour l'avenir de l'industrie (P. Laurent)

Publié le 26 Novembre 2012 par Pierre Laurent dans Initiatives PCF

commentaires

Moody's : vite, une cure de désintoxication pour Pierre Moscovici !

Publié le 20 Novembre 2012 par PCF

L'agence de notation Moody's vient de dégrader la note de la France. L'adoption du Traité européen, la loi organique, le budget d'austérité pour 2013 et la loi de programmation financière 2012/2017 avec les 60 milliards de réduction de la dépense publique, les concessions faites au patronat, l'appel au compromis historique... Rien n'y fait ! Les marchés n'en n'ont jamais assez et tant qu'il gagnent, ils jouent.

En octobre, Pierre Moscovici déclarait : "Les agences sont sensibles aux efforts qui sont engagés, et sont prêtes à nous laisser du temps". Il y a quelque jours, présentant le pacte de compétitivité, le ministre de l'Economie était tout sourire : " les agences vont apprécier ".

Quelles que soient les garanties apportées aux banques par le gouvernement, Moody´s, le chien de garde du capital, continuera à mordre pour exiger toujours plus d'austérité pour les Français. Le gouvernement doit cesser de donner des gages aux irresponsables de la finance. Le ministre, les comptes de l'État comme les outils de production en France, ont besoin d'une cure de désintoxication.

  PCF, Paris, le 20 novembre 2012.

commentaires

Statuts du PCF : Osons le tirage au sort !

Publié le 16 Novembre 2012 par bob Injey dans Initiatives PCF

Ou comment commencer - modestement - à rafraîchir la démocratie (1)

(Contribution dans le cadre de la prépartion du 36ème congrès du PCF)

 

La démocratie représentative est en crise. La dérive de nos institutions nationales et la nature des institutions européennes sont l'illustration d'une logique qui vise à éloigner de plus en plus les citoyens des centres de décisions. Les pouvoirs se concentrent dans les mains de quelques-uns et cette réalité là s’accommode très bien d'un niveau d'abstention sans cesse plus élevé. Cette crise nous interpelle sur la nécessité de dépasser une conception, celle d'une « aristocratie élective », qui monopolise les pouvoirs dans les mains d’une élite et écarte toujours plus les citoyens des lieux de pouvoir.

Cette crise pose avec force la nécessité de repenser le rapport au pouvoir.

Ne nous pose-t-elle pas une exigence, à nous même, celle de sortir d'un moule institutionnel qui nous imprègne ? (2).

 

Dans le cadre du débat sur nos règles de vie, peu de propositions émergent réellement. Certains considèrent que ce n'est qu'un débat annexe. Je pense que c'est une erreur.

Nos statuts c'est un peu comme une constitution pour une nation, ils fixent les droits des adhérents mais aussi les périmètres des pouvoirs.

 

La révision des statuts n'est ce pas l'occasion de se « révolutionner nous même » ?

De rompre avec la conception de la délégation de pouvoir qui caractérise notre démocratie ? N'est-ce pas l'occasion de donner à voir qu'il est possible de faire de la politique autrement ?

Dans le projet de base commune nous écrivons  au chapitre « la Démocratie comme mode de vie »  : « Dans toutes les institutions, nous voulons rompre avec le présidentialisme, en finir avec le cumul des mandats en nombre et en durée, favoriser la délibération et l’exercice collectif des responsabilités. (...) »

 

Pour contribuer à tout cela, il faut commencer par nous même, il faut oser.

Dans le mouvement révolutionnaire, la question du pouvoir a trop souvent été évacuée. La conception d’une avant-garde éclairée – notre réponse à l’élite bourgeoise- tout comme les institutions, nous ont trop imprégné pour que nous ayons été innovants sur la question.

Du centralisme démocratique nous sommes passés aux « choix de faire du pluralisme des idées, un droit et un principe de notre mode de fonctionnement » (Article 8 des statuts du PCF)

Pour autant, nous n'avons ni dépassé les logiques de «tendances», ni le phénomène de cooptation et de reproduction des directions. Sans parler de « l'invisibilité » d'une partie de nos adhérents dans celles-ci.

On peut continuer à se lamenter de cet état de fait, pour ma part je pense qu'il est possible de dépasser cette situation, de commencer à ré-inventer une démocratie.

 

Au risque de surprendre, ne faut-il pas revenir sur une des formes qui a marqué quelques républiques pendant deux millénaires ? Celui de l’utilisation du tirage au sort, avec des directions composées à tous les niveaux d’une partie de camarades élus par les communistes et d’une autre tirée au sort sur une liste dont le périmètre est à définir.

 

Si à travers le monde on tire au sort les citoyens pour juger et condamner leurs semblables, nos démocraties bourgeoises ont, dès l’origine, écarté cette solution en invoquant les « capacités » (3) car la question du pouvoir est « trop importante » pour être liée au tirage au sort (4).

 

Sans préjuger des modalités de mise en œuvre, cette méthode de désignation d’une partie de nos directions aurait, de mon point de vue, plusieurs avantages :

 

  • A la question toujours posée mais jamais résolue de nouveaux droits aux adhérents, elle permettrait enfin d’apporter un début de concrétisation puisque, dans l’esprit, tout communiste pourrait être amené, à un moment donné, à intégrer un collectif de direction sans pour autant devoir être coopté.
  • Elle peut permettre, dans une certaine mesure, de dépasser les logiques de tendances, et réduirait de manière notable le phénomène de cooptation et de reproduction des directions tel que nous pouvons le connaître, et qui n’est pas propre au Parti d’ailleurs.
  • Elle favorise tout à la fois une plus grande rotation des responsabilités et une plus grande participation d’un plus grand nombre de communistes à l’animation de leur Parti
  • Elle peut permettre que les directions soient plus le reflet de ce qu’est le Parti dans sa composition sociologique.
  • Plus que des discours, cette disposition donnerait à voir de notre ambition de modifier le rapport au pouvoir.
  • Quand à la qualité et l’engagement des «tirés au sort», constatons simplement que le taux d’absentéisme au CN est de près de 50% et nul n’osera prétendre que les « meilleurs » sont au Conseil National...

 

Sur la mise en œuvre très concrète, pour la direction nationale nous pourrions concevoir une direction qui réponde en amont à plusieurs besoins :

 

  • Des camarades avec des responsabilités pour la mise en œuvre effective des choix de congrès. Aujourd'hui cette question ne se pose qu'une fois la direction élue....
  • Des camarades avec des compétences dont l'apport est indispensable à la réflexion collective
  • Des camarades qui reflètent la réalité du terrain et des expériences du Parti

 

A partir de là, nous pourrions concevoir une direction nationale de 160 membres qui se décline en 4 collèges dont les modes de désignations sont différents :

 

  • Collège 1 : 40 camarades, élus par le congrès à parité, sur la base de responsabilités très précises pour la mise en œuvre de nos choix et l'activité du Parti.
  • Collège 2 : 40 camarades, élus par le congrès à parité, sur la base de leurs apports, de leurs compétences.
  • Collège 3 : 40 secrétaires fédéraux (hors celles et ceux qui peuvent être élus au titre des collèges 1 et 2) élus selon un processus particulier (5).
  • Collège 4 : 40 camarades tirés au sort sur un échantillon à définir (les secrétaires de sections, les membres des CD...), avec des dispositifs à mettre en place pour respecter la parité, la présence des jeunes et éviter la surreprésentation de certaines fédérations ou régions (6)

 

Au congrès l'élection porterait sur les collèges 1 et 2, avec possibilité de listes alternatives pour ces collèges.

A l'échelon des fédérations il faut envisager une formule qui tout en conservant le principe soit plus souple pour tenir compte des réalités de terrain (nombre d'adhérents....)

 

En cette période où la souveraineté des peuples est mise à mal, nous pourrions faire la démonstration de la différence entre ce qui est une profonde régression (le traité européen d'austérité sans parler des conclusions de la commission Jospin) et une conception radicalement différente du rapport au pouvoir.

Sous une forme ou sous une autre, de manière expérimentale ou pas, aurons-nous l’audace nécessaire ?

Une audace rafraichissante qui trancherait dans le paysage politique…..

 

Robert Injey

 

  1. Dans le cadre de la préparation du 34ème congrès j'avais rédigé une contribution (Soyons pleinement communistes : Osons !) qui portait sur deux points : le rassemblement et les transformations pour le Parti. Cette contribution reprend et développe ce dernier point.
  2. Pour l’anecdote ; les statuts adoptés au congrès de Nanterre en 2001, instituant la direction bicéphale sont marqués par le « moule » de la 5ième république. Ainsi, si le Secrétaire National était responsable devant le Conseil National de l’activité de l’exécutif national (un peu comme un premier ministre devant le Parlement), le Président du Parti n’avait de compte à rendre à personne, tout comme le Président de la République… Le « mimétisme » va même jusqu’à faire des relations internationales un domaine réservé du Président du Parti. (Chapitre 2 des statuts adoptés au 31ème congrès en octobre 2001, modifié dès le congrès suivant).
  3. C’est au nom du même argument des « capacités » que le droit de vote des femmes à mis plus de 150 ans à s’imposer.
  4. Yves Sintonner (Professeur à Paris VIII et directeur adjoint du centre Marc Bloch à Berlin) a consacré un ouvrage à la question en mars 2007 : « Le pouvoir au peuple » (édition la Découverte). Dans les raisons qu’il donne sur l’éclipse du tirage au sort en politique à la fin du XVIIIème siècle, deux doivent nous interpeller : « la victoire d’une conception « aristocratique » de la République insistant sur la constitution d’une élite de gouvernants distincte du peuple ; la professionnalisation progressive d’une activité prise comme les autres dans le développement de la division du travail…. » (page 99). Ne retrouve t’on pas là des reproches que l’on fait fréquemment à nos institutions ?!
  5. Le problème sur ce collège c'est celui de la parité. Il n'y a que 21 femmes secrétaires départementales. Pour prendre en compte ce fait nous pourrions envisager que lpour maintenir la parité soit : dans ce 3ème collège il y a deux échantillons (Hommes et Femmes) et ne sont « pourvu que » le nombre de sièges permettant de rester à la parité. Soit on compense en équilibrant avec le collège 4. Il va s'en dire que l'idéal c'est d'arriver à la parité sur les 96 secrétaires départementaux... quelque soit le choix, les secrétaires fédéraux non élus participent aux travaux du CN sans droit de vote
  6. Ainsi on peut concevoir que les 40 camarades tirés au sort le soient dans 4 échantillons différents. 10 hommes de plus de 35 ans, 10 femmes de plus de 35, 10 hommes de moins de 35 ans et 10 femmes de moins de 35 ans. Malgré le caractère aléatoire, pour éviter la surreprésentation de quelques fédérations, on peut considérer pour les très grosses fédérations qu'au-delà de 3 elles « sortent » de l'échantillon, 2 pour les fédérations moyennes et un pour les petites fédérations. Toutes ces modalités peuvent faire l'objet d'un règlement intérieur de manière à ne pas alourdir les statuts....

 

commentaires

Franchir une nouvelle étape du Front de Gauche

Publié le 14 Novembre 2012 par bob Injey dans Initiatives PCF

 

(Contribution dans le cadre de la préparation du 36 ième congrès)

 


Quelques mois seulement après la défaite de Sarkozy, la ratification -sous haute pression de l’exécutif- du traité européen d'austérité, le rapport Gallois et la conférence de presse de François Hollande marquent une phase nouvelle.

Celle d'un gouvernement qui fait le choix, assumé, de la spirale libérale, le choix des marchés financiers contre les peuples.

Il est trop tôt pour mesurer l'ampleur des renoncements et des conséquences pour notre peuple en terme de renforcement des inégalités et de la précarité. Mais l'attitude complaisante à l'égard des exigences patronales, le refus d'engager des mesures fortes en faveurs du pouvoir d'achat ou contre les licenciements boursiers, illustrent une réalité : au mieux ce gouvernement n'a pas le courage d'affronter la cupidité des marchés financiers, au pire il accompagne une profonde transformation de notre société pour répondre à l'insatiabilité des marchés.

Quelques mois à peine après la mise en place d'un gouvernement PS-EELV, cette situation n'est pas sans entraîner, déjà, de profondes interrogations sur le chemin dans lequel nous sommes engagés. La crainte de l'échec, le poids du renoncement se mêlent à l'interrogation de l'utilité d'avoir la gauche au pouvoir « si c'est pour faire ça ! ».

 

Certains auront peut-être la tentation de tirer à vue sur le PS ou d'attendre l'échec pour « apparaître comme un recours ». Douce illusion et meilleur moyen pour se retrouver avec une droite avide de revanche et son extrême en embuscade.

 

D'autres espèrent pouvoir « peser » sur les choix d'un gouvernement socialiste. Pourquoi pas ? Mais de la Grèce à l'Espagne en passant par la Grande Bretagne et l’Allemagne sans parler de nos propres expériences, cet espoir c'est trop souvent fracassé sur l'entêtement des gouvernements sociaux-libéraux à persévérer dans l'erreur.

 

Le chemin à prendre est étroit, coincé entre le poids du renoncement et la déception, face à une situation qui ne change pas. Cela ne peut que renforcer la crise de confiance dans la politique et ne manquera pas de nourrir l'abstention des électeurs de gauche aux prochains scrutins et cela dès les municipales.

 

Sommes nous capable de contribuer à déjouer ce piège ? A conforter ce chemin, à l'élargir, à inverser la logique infernale qui voit se succéder en Europe des gouvernement de droite libéraux à des gouvernements de gauche sociaux-libéraux et inversement?  

C'est le défi qui est devant-nous, celui que doivent relever toutes les forces progressistes en Europe. Ce défi nous pouvons le relever à la condition d'agir sur tous les fronts.

 

-Ne rien lâcher face aux politiques régressives et dans le débats d'idées. Le rouleau médiatique est depuis longtemps en marche pour nous faire accepter l’inacceptable. Pourtant du local au global, les champs d'interventions ne manquent pas. Les mobilisations contre les politiques d'austérité et leurs effets dans nos territoires (santé, école, emplois...), sont autant d'espaces pour rassembler et agir. Des espaces pour démonter l'argumentaire libérale, pour faire vivre des propositions alternatives.

 

-Pour y contribuer dans le même mouvement et en permanence, il faut avoir le souci de populariser nos analyses, de crédibiliser nos propositions. Là aussi le défi est immense ! Certes sur ces dernières années nous avons réussi à faire glisser le débat de l'existence des richesses à l'utilisation de celles-ci. Pour autant rien n'est acquis, c'est une véritable bataille d'idées en mouvement que livrent les forces libérales, à l'image du «débat» sur la dette publique, la compétitivité ou bien encore le «coût du travail» (1) . Être déterminé ne suffit pas, notre effort doit être permanent pour être audible et crédible.

 

-Enfin, rien de tout cela ne sera utile si nous n'avons pas -jusqu'à l’obsession- l'ambition de favoriser le plus large rassemblement dans le débat d'idées, les mobilisations, de toutes celles et ceux qui aspirent à vivre autre chose que sous le joug des politiques capitalistes. Pour y parvenir il faut engager de manière offensive une nouvelle étape du Front de Gauche. Depuis nos prises d’initiatives politiques en 2008, nous avons su franchir des étapes et déjouer des pièges institutionnels. La dynamique des campagnes de 2012 a donné à voir -au-delà des résultats- le champ des possibles et des attentes.

Cela donne à l'ensemble des partenaires et particulièrement à nous-même, une responsabilité plus grande pour ne pas décevoir et créer les conditions de l'élargissement du Front de Gauche.

 

Dans le débat et l'expérience de près de 4 années de mise en œuvre, en tâtonnant, en expérimentant, nous avons ébauché une forme nouvelle de rassemblement, ouverte, souple et respectueuse des organisations, qui tire sa force de la richesse de sa diversité. Loin du débat stérile sur « la forme dépassée de la forme parti » ou bien encore une énième version du concert des lamentations sur la crise de la politique, l'expérience du Front de Gauche est une tentative concrète pour permettre la réappropriation par le peuple du champ politique.

Une expérience qui s’est révélée plus adaptée à notre pays, que des formes de parti unifié, type « Die Linke ». Une expérience française qui se nourrit aussi de la vitalité et du renforcement de ses composantes, et qui ne vise pas à leur extinction ou fusion, pas plus qu’elle ne cède aux illusions d’un parti-plus guide qu’un autre en son sein ou d’un homme providentiel.

 

Mais ce n'est encore qu'une ébauche, qui doit se renforcer par l'apport de ces millions de femmes et d'hommes qui rêvent d'un autre avenir, à commencer par celles et ceux qui ont voté ou envisagé de voter pour les candidats du Front de Gauche. Nous devons répondre à ces exigences d’expérimentations, de partage de celles-ci.

Depuis des mois des expériences se mènent, tâtonnent. Associations locales, coordination départementale, demandes d'adhésions directes.... Faudra bien constater que pour cette dynamique, pour laquelle nous œuvrons depuis 4 ans, le mode d'emploi n'existe pas, nous l'écrivons au fur et à mesure.

 

La facilité serait de céder à une tentation supra-organisationnelle locale, voire départementale ou nationale, certes compréhensible mais finalement bien conformiste dans son imaginaire. Le risque serait alors grand d’étioler ce qui fait l’originalité du Front de gauche, son caractère de coopérative ouverte et souple, construisant des convergences et des Fronts qui ne rassemblent pas forcement toujours les mêmes femmes et hommes selon les sujets et domaines de lutte.

 

Plus que d'une structuration figée, le Front de Gauche n'a-t-il pas besoin pour s'élargir de respecter et de faire vivre quelques principes : la démocratie comme moteur, la proximité comme territoire et le respect de la diversité comme règle de vie ?

 

Contribuer à engager cette nouvelle étape ne peut se faire que si les communistes s'y investissent pleinement.

Et pour y parvenir nous avons besoin d'un Parti qui continuent de se renforcer, qui permette à toutes celles et tous ceux qui viennent de le rejoindre ces dernières années d'en être pleinement acteurs.

Changer la société, rompre avec les logique capitalistes, engager la transition écologique tout cela exige -aussi- plus de communisme et plus de communistes !

 

 

(1) Sur ce débat lire l'argumentaire édité par le PCF en septembre 2012 sur « Emploi & compétitivité ».

 

commentaires

Sauvons la ligne 2 du tramway du fiasco financier (Pétition)

Publié le 10 Novembre 2012 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

  Pétition en ligne:

http://www.mesopinions.com/petition/politique/sauvons-ligne-2-tramway-fiasco-financier/9367

 

La ligne 2 du tramway fait beaucoup parler d'elle, sur son tracé (tunnel), sur son coût (750 millions d'euros aujourd'hui, 1 milliard plus sûrement) et sur les inconnues du financement.

Des menaces réelles pèsent sur la réalisation de cet équipement L'entêtement de Christian Estrosi à faire le choix le plus coûteux et le plus aléatoire techniquement,  alors même que la ville et la Métropole sont   exsangues financièrement, le refus de prendre en compte les attentes des usagers...tout cela pèse sur la réalisation effective  de cette ligne, que nous considérons comme prioritaire.

Après l'abandon du projet de LGV et le report après 2020 de l'extension de la ligne 1 vers l'Ariane-La Trinité,  l'abandon de la ligne 2 du tramway serait catastrophique pour le développent des transports en commun sur notre territoire.Il est encore temps de re-profiler le projet et de prendre en compte le bon-sens.

 
Dans cet esprit nous proposons:

-L’abandon définitif du coûteux tracé en tunnel.

-Le ré-examen des possibilités de tracés en surface sur les axes Victor-Hugo ou Thiers.

-La possibilité d’une connexion directe avec la ligne 1

-L’examen d’une connexion directe avec la gare SNCF Riquier.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je soutiens ces propositions :

Nom……………………………………………Prénom…………………………….

Adresse…………………………………………………………………………………

…………………………………Code Postal :…………….Ville……………………

Téléphone…………………………..Mail………………………..@..........................

A retourner à PCF- Front de Gauche, 2 place St Roch 06300 Nice

commentaires

Rapport Jospin: vaste fumisterie!

Publié le 9 Novembre 2012 par Bob Injey dans Politique France

Jospin vient de rendre soon rapport; L'homme de l'inversion du calendrier a décidé de parachever son "oeuvre". Aujourd'hui du fait que les élections législatives se tiennent 5 semaines après les présidentielles, la nature de ces élections législatives a totalement changé. Il ne s'agit plus d'élire des députés en fonction de ses attentes ou de la politique que l'on souhaite voir se mettre en oeuvre: on vote maintenant pour donner une majorité au président.

Ce phénomène favorise et amplifie, scrutin après scrutin, le bi-partisme sur fond de progression constante de l'abstention aux législatives. Résultat UMP et PS qui représentent 56% des voix au 1er tour de la présidentielle, strustent  96% des sièges à l'Assemblée Nationale.

En ramenant le délai à 3 semaines, Jospin propose ni-plus ni moins d'amplifier encore un peu plus ce phénomène.

Dans ce cadre là, la proportionnelle sur 10% des sièges c'est bidon puissance 10.

commentaires

Le 14 novembre, je manifeste!

Publié le 8 Novembre 2012 par PCF dans Politique France

autocol j aime l europe rouge web

commentaires

Le Parti communiste est mort... 1 700 000 fois sur Google !

Publié le 7 Novembre 2012 par PCF dans Initiatives PCF

Samedi 10 novembre:

Enterrement d'un enterrement

Le Parti communiste est mort... 1 700 000 fois sur Google !

Allez sur le célèbre moteur de recherche, et vous pourrez constater l'incroyable accumulation de fleurs de cimetière déposées sur la tombe du PCF.

 

 

Pierre Laurent,
secrétaire national du PCF

ainsi que les membres du Conseil national

invitent

ses 45 000 nouveaux et nouvelles adhérent-es

à l'enterrement de l'enterrement du PCF

 

Samedi 10 novembre à 9h30, place du Colonel Fabien

Ni fleur, ni couronne

 

Et aussi sur http://congres.pcf.fr - #PCF2013

 

 

Rendez-vous aux nouveaux adhérents samedi 10 novembre

2, place du Colonel-Fabien Paris 19e - Métro Colonel-Fabien

9h30 : Accueil café-croissants    
10h00 : Visite-conférence du siège conçu par l’architecte Oscar Niemeyer
11h00 : Rencontre/Débat avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
13h00 : Conférence de presse de Pierre Laurent, lancement d’une nouvelle campagne en présence des nouveaux adhérents
13h30 : Pot de l’amitié et du combat !

L'initiative sera retransmise en direct sur congres.pcf.fr - Hashtag #PCF2013 !

 

A Nice rencontre avec les nouveaux adhérents à partir de 10h, 6 rue Balatchano (quatier du port)

commentaires
1 2 > >>