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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

A propos de la ènieme mort annoncée du PCF

Publié le 30 Décembre 2010 par

Les 90 ans du PCF sont l'occasion pour les éternels théoriciens de la disparition du PCF de réapparaitre dans les médias. La pauvreté  des "analyses", qui se résument à une énumération de certitudes est décevante. L'intervieuw  de Marc Lazar dans le Monde ces jours-ci atteint sans doute un sommet.

Plus interessante le point de vue d'Yvon Quiniou dans le Monde daté du 30/12. Lien ci-dessus

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/30/la-fausse-mort-annoncee-du-communisme_1459052_3232.html

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Exclusif: Les voeux présidentiels dont vous rêvez!!

Publié le 28 Décembre 2010 par dans Initiatives PCF

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Esclandre avec C. Estrosi à la communauté urbaine de Nice...

Publié le 23 Décembre 2010 par dans Conseils municipaux et communautaires

La séance du conseil de la communauté urbaine de Nice qui vient de se tenir ce jeudi 23/12, aura été marquée par la très forte « agressivité » de Christian Estrosi. Une fois n’est pas coutume j’ai eu droit  aux qualificatifs d’incompétent et de menteur ! Le ton montant Christian Estrosi est allé jusqu’à menacer de suspendre la séance pour réunir les maires afin de décider de mon sort… Heureusement les lettres de cachet ont disparu avec la Bastille.

L’objet de sa colère ? Avoir osé dire que « les ressources des collectivités pèsent aujourd’hui essentiellement sur les ménages ». Partant de là, C. Estrosi à voulu me livrer un cours (la salle du conseil au demeurant est un amphi) sur la fiscalité sur le thème «vous n’y comprenez rien la communauté urbaine ne perçoit pas d’impôts des ménages, vous mentez….).  Le problème pour l’ancien ministre, c’est que la loi a changé et que le document d’orientation budgétaire indique précisément  « Pour la première année, la fiscalité de Nice Côte d’Azur devient mixte puisque la part départementale de la taxe d’habitation va être perçue par NCA » Au total les impôts sur les ménages vont représenter pour NCA :  72 598 011 euros pour l’année 2011. Ayant finalement pu répondre et sans doute alerté par un haut fonctionnaire conscient de l’énormité, C. Estrosi nous a offert ensuite un superbe rétropédalage…

Ci-dessous la plupart de mes interventions de ce matin sur le Débat d’orientation budgétaire, le plan local de l’urbanisme, Nice Stadium ou bien encore les transports urbain.

Bonnes fêtes !

 

Débat d’orientation budgétaire

« Nos débats et nos choix, ce matin, sont fortement marqués par le contexte national et international dans lequel nous évoluons, ou plus précisément que nous subissons.

Entre la Loi de Finances 2011, la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par la contribution économique territoriale, l’étranglement financier des collectivités territoriales et la réforme de celles ci, l’action des collectivités est sans cesse entravée.

Une situation d’autant plus  dramatique quand les familles les plus vulnérables -de plus en plus nombreuses- de notre collectivité  s’enfoncent dans une pauvreté de plus en plus palpable,

La situation sociale se détériore, pourtant le gouvernement a su trouver 679 millions pour financer le bouclier fiscal, alors que la trésorerie des entreprises du CAC 40 atteint ces derniers jours 146 milliards d’euros. 146 milliards qui pour l’essentiel n’iront pas aux investissements mais dans les poches des actionnaires.

Des richesses créées qui ne bénéficient pas à ceux qui les créent, pire comme si cela ne suffisait pas, depuis 2009 on ponctionne  230 millions d’euros aux  victimes d’accidents du travail et de maladie professionnelle.

 Et quand le Président de la République  évoque l’éventualité d’abandonner le bouclier fiscal, qui coûte 679 millions d'euros, il s’empresse d’ajouter, dans la foulée, la suppression de l’Impôt de Solidarité sur la fortune (ISF) qui rapporte quand à lui  près de 4 milliards d’euros.  Malgré la crise encore un cadeau fiscal....

Mais si pour les uns c'est cadeau, pour les autres, pour le plus grand nombre, pour les moins riches, c'est une pression encore plus forte.

Ainsi avec la suppression de la Taxe Professionnelle, les ressources des collectivités pèsent aujourd’hui essentiellement sur les ménages.

 Et tout cela dans un contexte général où la part de salaires ne cesse de se comprimer alors que la part des profits explose.

Un exemple au hasard d'une lecture du mensuel l'Expansion de ce mois ci: « entre 2003 et 2009 les dividendes par action des 24 entreprises les plus florissantes du CAC 40 ont augmenté de 110% (…) dans le même temps la masse salariale, par employé, de ces mêmes sociétés a augmenté de 8%. »

Dans un autre registre, mais se sont toujours les petits qui payent, la mise en place de la cotisation foncière des entreprises va étouffer une grande partie de celles et ceux qui ont fait le choix d’être auto-entrepreneurs.

 

Et pendant que les Etat saignent leurs peuples pour emprunter à des taux d’usuriers auprès des banques, celles-là même qui portent une lourde responsabilité dans la crise, la BCE continuent à refinancer ces mêmes banques à 1%.

 

Conséquence logique de ces choix,  c’est l’étranglement financier pour les collectivités, à travers la suppression de recettes et le gel des dotations de l’État qui, de fait, constitue une réduction durable de nos ressources.

Question recette, dans ce marasme dans lequel nous plonge vos politiques il y a la possibilité ouverte, à l’initiative des sénateurs, pour les EPCI à fiscalité propre  dotés d'un plan local de l'habitat et compétents en matière de logement, c’est le cas de NCA,  d’instaurer la taxe d'habitation sur les logements vacants depuis plus de cinq ans si les communes ne le font pas.

J’espère que nous allons nous saisir de cette possibilité, mais cela ne suffira pas pour compenser  le désengagement de l’Etat.

Conséquence inéluctable c’est l’endettement ;

L’encours de la dette est important avec 610 millions d’euros au 1 janvier 2011 et 125 millions d’euros de nouveaux emprunts en 2011.

C’est plus d’une année de fonctionnement  de la communauté urbaine. Une situation d’autant plus inquiétante que nous ne sommes pas à proprement parler dans une phase de lancement d’un  programme pluriannuel d’investissement.

Dans ce cas là nous pourrions envisager de laisser le ratio d’endettement se dégrader sur un ou deux exercices, pour le ramener progressivement vers  des niveaux acceptables, mais là ce n’est pas le cas….

Le poids de l’annuité de la dette est d’ores et déjà conséquent, quand sera-t-il quand nous allons entrer dans une phase d’investissements plus importante je pense par exemple au tramway, qui pour l’instant ne représente qu’une mobilisation de crédit  17,7 millions d’euros….

Une situation financière qui sans nul doute –si ce n’est déjà le cas- nous vaudra une interpellation de la cour régionale des comptes ;

Une situation qui doit nous interroger d’avantage sur un certain nombre de nos choix et sur les priorités.

 

Je prendrais juste deux exemples, d’une part  c’est celui du Nice Stadium.

Il y a la partie visible, les 6 millions d’euros que vous allez voter dans la délibération 2.10 et il y a le reste, comme par exemple la délibération 9.7 de ce matin au bureau communautaire où Nice Côte d’Azur s’engage à réaliser  la voie de Desserte par le nord entre le terrain concerné et le boulevard Auguste Vérola, des voiries secondaires raccordant par exemple le secteur à l’avenue St Marguerite, sans parler de la réalisation de 2780  place de parkings….le tout pour une première estimation à 7 millions d’euros

Dans la période de crise que nous traversons, je pense qu’il y a d’autre priorités, d’autres urgences.

C’est par exemple la question du logement (…) »

 

 

Plan local d’urbanisme

« Il nous est demandé d’approuver le plan local d’urbanisme du territoire de la commune de Nice,  et à mon grand regret nous voterons contre.

Regret car nous passons à côté de ce qu’il faudrait pour répondre aux défis auxquels nous sommes confrontés.

Regret, et même inquiétude car avec ce PLU je sens que nous allons connaitre un grand nombre de dérives urbanistiques.

Sur les défis auxquels nous sommes confrontés c’est en premier lieu la réponse à la crise du logement.

Le document du PLU est dans la logique insuffisante qui prédominaient dans le PLH.

Car la carence de logements sociaux favorise la spéculation immobilière et la pression à la hausse des loyers, et structure profondément les inégalités à l'égard du logement. 

Pour une fois je ne vais pas vous Je m'adresse des locataires mais des propriétaires.

Madame Estrosi-Sassone, vous n'avez  de cesse parlant du logement de parler d'ascenseur social.

Et bien je vais vous donner des nouvelles de l'ascenseur social !

C'était dans la dans La  Tribune, il y a quelques semaines,  un article relatait  les chiffres mis en avant par l'IEIF (Institut de l'Epargne immobilière et Foncière) qui révèle que nous assistons a une véritable fracture immobilière.

La France des  propriétaires progresse chez les hauts revenus (passant de 51%  en 1980 à 70% en 2007) par contre la proportion des propriétaires pour les bas revenus chutent sur la même période de 45% à 33%. Nous sommes très loin du slogan tous propriétaire de Sarkozy.

A l’image de la régression  du % de bas revenus propriétaires, la crise du logment n’a jamais été aussi forte. Terrible même avec l’explosion de nombre de mal-logés que pointe avec force la campagne actuelle d’Emmaus.

Et dans ce contexte vous allez nous parler chiffres, objectifs fixés et j’en passe.

Sans méchanceté de ma part mais vous me donner l’impression d’agiter avec, je ne dirais pas frénétiquement, mais avec conviction, d’agiter une boite d’aspirine, quand nous sommes confronté à une épidémie de peste !

La peste c’est la crise du logement que nous connaissons, la boite s’aspirine, c’est ce que vous nous proposez en terme de d’ambition pour le logement au travers de ce PLU.

 

Remarquez vous êtes très cohérents. Question logements social il y a toujours des limites. Il ne faut surtout pas qu’il y en ait trop.

Par contre quand il a possibilité spéculative, alors là il n’y a plus de limite, ouvrant la porte à toutes les dérives, parfois avec des arguments pour le moins surprenants.

Un seul exemple, il concerne la zone adjacente au Nice Stadium, le fameux  éco-quartier c’est 13 hectare à urbaniser (zone UAd sur le PLU) avec comme critères dans le rapport de présentation du PLU page 255, je cite :

La hauteur maximale des constructions : elle est sans objet de façon à permettre la conception architecturale la plus innovante ».

Le coefficient d’occupation du sol : il n’est pas fixé de COS de façon à permettre la conception architecturale la plus innovante et la plus économe d’espace ».

Ce qui vous êtes en train de nous préparer dans la plaine du var, n’a rien d’une éco-vallée. La dernière fois je parlais d’une accumulation de parkings et de surfaces commerciales avec un stade caution sportive au milieu, aujourd’hui j’y rajoute les tours qu’en catimini vous vous apprêtez à y construire. »

 

Nice-Stadium

 

« On nous demande d’attribuer un fond de concours de 6 000 000 pour la construction du stade Nice Stadium dont le montant d’investissement est de 204 ME HT

Je ne reviens pas sur le montage financier et juridique, j’ai eu l’occasion de le faire lors du dernier conseil municipal de Nice.

Je voudrais juste m’attarder sur la pertinence sportive d’un tel équipement de 35 000 places.

Il parait que cela va booster la fréquentation. Enfin c’est du moins l’argumentation que votre  adjoint au sport de la ville de Nice nous a longuement développé.

Je vais reprendre ses chiffres et les comparer à la réalité.

Première rectification,  sur la fréquentation actuelle annoncée parvotre adjoint,  celle-ci n’est pas de « 11 000 et 16 600 spectateurs », la réalité est tout autre.

Le site officiel de la LNF donne pour la saison 2009/2010 une moyenne de….8714 spectateurs  et cette année c’est en dessous.

Autre chiffre avancé  par votre adjoint, autre rectification, Grenoble grâce à son nouveau stade à une moyenne de 20 000 spectateurs même en L2.

Les chiffres de la LNF : Grenoble en L1 : une moyenne de 14000 avec un record contre l’OM sous les 20 000. Grenoble en L2 : 5254

 

L’impact d’un nouveau stade sur la fréquentation, même quand les résultats sportifs sont là, n’est pas aussi important que ce qu’on nous annonce. Un exemple  c’est Rennes, ainsi la saison d’avant le nouveau stade la fréquentation était de  18246 en 2002-2003

Après cela monte à plus de 25000 et c’est autour de 23 000 aujourd’hui. En d’autre terme, avec des résultats sportifs positifs, l’impact d’un nouveau stade est  de l’ordre de + 30% passé l’aspect nouveauté des premières saisons. 30% appliqué à la fréquentation du gym cela nous fait pas 12 000…

Vous avez commencé ce conseil communautaire en nous citant une citation latine, je vous propose d’en apposer une sur le fronton de votre futur Nice-Stadium : Veni, vidi, Vinci ! »

 

Délégation de service public du Transport Urbain

« Cette délibération nous demande d’approuver le contenu des caractéristiques des prestations que doit assurer le délégataire.

Il me semble qu’il faudrait insister sur 4 clauses qui manquent à l’heure actuelle dans ce document

Une clause que nous pourrions considérer de réactivité, pour que l’ensemble du réseau (lignes de rabattage, lignes des collines….) s’adapte en permanence  en fonction de l’évolution des travaux à venir (Ligne 2 du tramway….).

Une clause pour favoriser l’utilisation des transports par les personnes à mobilité réduite.

Une clause « sociale » plus conséquente que celle qui nous est annoncée et qui se limite à la reprise des contrats de travail. Par exemple il me semble qu’il faut des choses plus précises pour conserver tout ce qui a pu se mettre en place sur le plan de la prévention et de la formation.

Enfin je souhaite voir apparaitre une clause éthique précisant que l’opérateur ne devra pas être, ou avoir été associé à des violations du droit international humanitaire….. »

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Nice Stadium: publicité mensongère!

Publié le 18 Décembre 2010 par dans Conseils municipaux et communautaires

Au lendemain du conseil municipal du 17 décembre, où la majorité conduite par Christian Estrosi a adopté le projet du Nice-Stadium, une publicité sur le stade par la ville  est publiée sur une double page dans Nice-Matin.

Le montage financier de ce stade fait débat et le contenu de la publicité est simplement mensonger quand il est écrit : « Le solde (du coût global de construction de 244 millions d’euros) sera pris en charge grâce au Partenariat Public Privée en échange d’une redevance versée par la ville de Nice qui se situera en(tre) 6,8 et 7,8 millions d’euros par an ».

Cela tend à laissez croire que la redevance versée par la ville de Nice à la société Vinci serait de ce montant et « variable ».

C’est totalement faux. La redevance que va verser la ville de Nice à Vinci est fixe et elle s’élèvera pour la première année civile complète d’exploitation (2014) à la somme de 10 835 000 euros HT.

Pour minimiser l’énormité du jackpot que va encaisser la société Vinci pendant 27 ans, et par là même la réalité du coût de ce stade pour la ville, la majorité municipale feint de confondre le montant de cette redevance et le « coût net » qui est la différence entre cette redevance versée par la ville de Nice à Vinci et celle que l’OGC Nice verse à la ville de Nice pour l’utilisation du stade.

 

Si le montant de la première est une certitude jusqu’à la dernière échéance en novembre 2040(!), celle que la ville de Nice doit percevoir de la part de l’OGC Nice souffre de deux grandes incertitudes liées, chaque année, au montant des recettes de billetterie et au fait que l’OGC Nice évolue en Ligue 1 ou 2.

 

L’estimation retenue par la majorité municipale est celle d’un Club évoluant pendant 27 ans en L1 avec une moyenne de plus de 22 000 spectateurs par match. Pour simple rappel l’OGC Nice sur les 30 dernières années a fait 10 saisons en L2… 

 

Quand à la fréquentation actuelle du stade, contrairement aux chiffres annoncés par M. Veissière (« la saison dernière nous avons fait entre 11 000 et 16 600 spectateurs. Chiffres officiels »), la réalité est tout autre. Le site officiel de la LNF donne pour la saison 2009/2010 une moyenne de….8714 spectateurs !

 

Avec le projet Partenariat Public Privée retenu par le maire de Nice, c’est la ville de Nice qui assume totalement le poids financier  et le risque sportif, et des chiffres manipulés n’occulteront pas  cette réalité.

 

Robert Injey et Emmanuelle Gaziello

Conseillers municipaux de Nice

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De l'art et la manière de se gaver sur les fonds publics.....

Publié le 17 Décembre 2010 par dans Conseils municipaux et communautaires

 

Le conseil municipal de nice de 17 décembre a examiné le projet du nouveau stade de 35 000 places à Nice, élaboré dans le cadre d'un partenariat public privé. Formule à la mode qui permet aux grands groupes privés de se gaver sans prendre le moindre  risque sur le dos des collectivités locale.

Ci dessous une partie de l'intervention que j'aie fait ce matin à l'occasion du débat sur ce dossier.

RI

 

" (...)Présent au sein de ce conseil depuis 2001, c’est le 3ème  projet de stade sur-lequel  je suis amené à me prononcer. 3 projets en 8 ans, sans compter les effets d'annonces intermédiaires comme celui que vous avez fait en octobre 2009, belle performance.

Mais ce n’est  pas la seule.

La principale, n'est certainement pas la progression de la qualité des projets. Comparativement, le précédent projet sur le plan sportif me semblait plus cohérent, avec en particulier l'intégration d'un centre de formation. Ici c'est remplacé par un musée, drôle d'évolution.

Mais la principale performance de cette accumulation de projets n'est pas là.

La vraie « performance »  réside,  projet   après projet, dans l'explosion des  budgets

Le 1er projet (2003) sous l’ère Peyrat-Vialatte était estimé à 53 millions d’euros dans sa version 30 000 spectateurs.

Le 2ème projet (2006) Peyrat version Plaine du Var,  était estimé à 90 millions d’euros.

Votre pré-projet en octobre 2009 quant à lui explose à 157 millions d’euros.

Votre projet aujourd’hui atteint un sommet, avec un budget annoncé de 243 516 000 euros TTC ainsi que précisé dans l’annexe 2.

Près de 500% d'augmentation en 8 ans entre le 1er projet et le dernier, la progression est aussi foudroyante qu’une bulle spéculative.

 

Mais peut-être que l’investissement en vaut la chandelle, pourquoi pas ?

Alors, c’est sans à priori que j’ai examiné les quelques 1000 pages du dossier.

 

Plusieurs remarques

Le bien fondé sportif d’un tel projet. Ce qui est en cause ce n’est pas la nécessité d’un nouveau stade, nous sommes tous d’accord là-dessus depuis 10 ans, mais  ce qui fait débat c’est bien plus le profilage en fonction des réalités sportives.

Ainsi sur la possibilité de recevoir des rencontres internationales, ce projet pour être éligible à recevoir de telles rencontres doit répondre aux exigences de l’UEFA.

Nombre de places, parkings, parkings de bus, loges, équipements la liste est longue des obligation à remplir. Tout cela pour organiser, ainsi que cela est précisé page 60 du document « Programme fonctionnel »,  je cite : « l’Olympic Nice Stadium sera en possibilité d’accueillir les matchs de l’Euros allant jusqu’aux huitième de finales (excepté le match d’ouverture ») » 

Et plus loin page 128 vous constatez que, je cite : « les recommandations UEFA ne doivent cependant pas être le noyau de la réflexion architecturale car cela ne représente qu’une infime partie dans la vie du projet. Malgré tout, il est nécessaire de les intégrer »….

En d’autre terme une infime partie de vie du projet en clair les 90 minutes d’un huitième de finale imposent des contraintes pour 27 ans.

Est-ce bien raisonnable ???

 

Si ce n’est pas la carrière internationale du stade qui motive la dimension du projet,  c’est sans doute les possibilités locales. Vous citez à un moment donné la fréquentation moyenne de la ligue 1, un peu plus de 22 000, sans mentionner à aucun moment la réalité locale.

Je ne vais pas faire ici le récapitulatif du nombre de spectateurs à Nice en moyenne depuis 50 ans, mais une évidence s’impose pour des raisons multiples et diverses liées à la sociologie de la ville, à sa réalité sportive, à son histoire,  notre réalité ne sera jamais celle  de certains clubs.

Nice ne sera jamais à l’image de Marseille, St Etienne, Lyon  Lens ou bien encore Lille, un club à force attraction régionale.

D’ailleurs je note, que de manière consciente ou pas d’ailleurs, cette réalité de la  faible attractivité du club est intégrée,  puisque page 30 du document  il y a cette phrase exquise,  je cite : « Petite jauge de l’ordre de 15 000 à 20 000 places. Certains matchs de l’équipe résidente ayant une attractivité moindre ».

Donc on nous propose de construire un stade de 35 000 places mais en ayant en tête une configuration à 15 000 !!!

Au-demeurant une moyenne de 15 000 spectateurs constituerait déjà une belle progression. Mais il y a une marge entre 15 000 et 35 000, la marge entre la prise en compte des réalités, où la folie des grandeurs.

 

Deuxième remarque : Elle concerne le montage financier et le coût du projet.

Là, vous ne faites pas dans la dentelle.

Déjà dans le projet Peyrat-Plaine du Var le coût pour la ville sur 30 ans était de l’ordre de 185 millions d’euros (20 millions d’euros au titre de la compensation d’investissement et près de 5,5 millions d’euros de subvention par an pendant 30 ans !!!!.....).

Mais vous, vous dépassez de très loin de votre prédécesseur.

60 millions d'euros d'apport d'argent public, plus le versement d'une redevance de l'ordre de 10, 5 à 11  millions l'année pendant 27 ans,  soit au total 345 millions d'euros (1).

345 millions d’euros pour un stade qui sera souvent en jauge de 15000. En considérant que le gym reste en ligue 1 pendant 27 ans, en raison de 20 matchs par an cela représente un coût de plus de 40 euros par match et par spectateurs…..

Est-ce bien raisonnable ???

 

Mais ce n'est pas tout.

C’est déjà beaucoup, mais avec  le montage  du Programme Immobilier d'Accompagnement nous atteignons des sommets.

L'esprit : dans le cadre du Partenariat  Public Privée, Nice met à la disposition de Vinci des terrains, dont une partie concerne le Programme Immobilier d’Accompagnement de 30 000 M2 SHON. Vinci loue ce terrain à une filiale qu’elle va créer  avec un bail à construction  pour  99 ans en contre partie de 25 millions d'euros HT(2).

Ces 25 millions d'euros HT sont versés pour financer la construction du stade. Je remarque que cet apport de 25 millions n'aura pas couté beaucoup d'effort au bailleur et je suis surpris qu’une telle procédure ne fasse pas l’objet d’un appel d’offre spécifique.

Belle opération pour la filiale de Vinci qui pendant 99 ans va louer 30 000 mètres SHON.

Belle opération aussi pour Vinci tout court  qui bailleur et exploitant du stade, peut encaisser un loyer complémentaire qui peut se monter à 3 millions par an. En fonction je cite « de l’implantation d’une surface commerciale à haute fréquentation adjacente au programme immobilier d’accompagnement. » (page 21 du projet de bail à construction).

 

Au-delà d’être d’accord ou pas avec cette formule de bail à construction cela amène 2 remarques.

Un manque à gagner indéniable pour la ville. Car si au lieu d’avoir Vinci, nous avions la ville de Nice, celle-ci aurait pu bénéficier du loyer principal mais surtout des loyers complémentaires. Et pour une période disons de 25 ans cela peut représenter 75 millions d’euros, et que dire sur 99 ans….

Le manque à gagner, si la ville était directement le loueur dans le bail à construction, s’élève donc à plus de plus de 100 millions pour la période couverte par le PPP.

Si je récapitule entre l’argent public versé pendant 27 ans, soit 345 millions et  ce manque à gagner  de 100 millions nous frôlons les 450 millions d’euros.

Auxquels il faut ajouter tous les investissements pris à charge par la ville pour aménager le secteur, le tramway et tout le reste.

 

Autre remarque, dans ce bail à construction, de manière insidieuse, presque par hasard, au détour d’une phrase nous voyons apparaitre cette possibilité de « surface commerciale à haute fréquentation adjacente au programme immobilier d’accompagnement », adjacente au périmètre concerné par le PPP.

Donc en plus des 30 000 M2, autre chose se profile et pas que de simples commerces.

Et là monsieur le maire j’en viens à ma troisième et dernière remarque, qu’est-ce que vous êtes en train de faire de la plaine du var ?

Mes collègues sont sans doute un peu perdus dans les chiffres, mais pour donner un ordre d’idée :

Carrefour Lingostière, principale grande surface dans les Alpes-Maritimes,  c’est 14 800m2

Le nouveau centre commercial de Bonne à Grenoble, une cinquantaine de magasins, des moyennes surfaces et 6 restaurants,  c’est 17 300m2

Nous, c’est l’un plus l’autre, plus encore je ne sais quoi car l’éco-quartier adjacent c’est 13 hectare à urbaniser (zone UAd sur le PLU) avec comme critères dans le rapport de présentation du PLU page 255, je cite :

La hauteur maximale des constructions : elle est sans objet de façon à permettre la conception architecturale la plus innovante ».

Le coefficient d’occupation du sol : il n’est pas fixé de COS de façon à permettre la conception architecturale la plus innovante et la plus économe d’espace »

Petit à petit se dessine votre vrai projet pour la plaine du var. Il s’exprime de manière assez explicite à la page 2 de l’annexe 5 sur le cahier des charges du PIA : « la vallée commerciale ».

Voilà la destination unique que vous réservez à cet espace géographique. Une accumulation de parkings et de grandes surfaces, avec au milieu un stade sorte de caution à tout le reste.  Et par-ci, par-là des zone vertes, là-dessus le document sur le programme fonctionnel est éloquent page 12 « Ils (les terrains agricoles)  pourraient conserver leur usage et participer d’un aménagement s’apparentant à un parc agricole, où, seule leur vocation naturelle pourrait être conservée, leur usage évoluant vers des pratiques plus ludiques et récréatives ».

Dit plus clairement, vous voulez en finir définitivement avec la vocation agricole dans cette partie de la plaine du Var.

 

Monsieur le Maire, pour 4 raisons au moins, le bien fondé sportif, le coût pour les finances  publiques, le montage juridique et financier, et enfin la conception de qui sous tend votre projet à savoir transformer cette vallée en gigantesque zone commerciale, nous voterons contre l’ensemble des délibérations se rapportant au Nice Stadium. (...)"

 

RI

 

 

(1) Tout au long des débat l’adjoint en charge du dossier, Christian Tordo a essayé d’évacuer la réalité de la redevance annuelle  de plus de 10 millions d’euros en parlant d’un redevance de qui peut se situer entre 7,5 et 6 millions d’euros. Petite astuce qui consiste à confondre volontairement la redevance annuelle et le coût net pour la ville qui correspond à la différence entre la redevance versée à Vinci et le montant encaissé par la ville auprès de l’OGC Nice pour l’utilisation du Stade. Cette somme comprend une part fixe d’1 million d’euros et un % ensuite sur le CA réalisé en billetterie.  Au cas où l’OGC Nice est en ligue 2 la redevance fixe est diminué de 50% la 1er année puis 40% la seconde et encore 20% la 3ème.  Précisions « oubliées » par Christian Tordo, pourtant sur les 30 dernières années, Nice a passé 11 saisons en ligue 2. Mais l’astuce de Monsieur Tordo ne saurait masquer un fait, Vinci se goinfre chaque année de 10,8 millions d’euros de redevance versé par la ville…..

(2)  : Le loyer principal de 25 millions d’euros est versé en une fois au départ, et ensuite chaque année il y a un loyer annuel pendant 99 ans de 1 (UN) euro par an…….

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"Bolkestein bis" en échec

Publié le 14 Décembre 2010 par dans Luttes sociales

Pour celles et ceux qui sont branchés sur les questions européennes l'info ci-dessous sur la mise en échec par le parlement européen d'une tentative d'imposer  une "nouvelle" version de la directive Bolkestein.

RI

 

Permis de résidence et de travail: Le Parlement européen rejette une deuxième "Bolkestein"

 

A l'issue du vote du Parlement européen sur la procédure de demande  de permis unique de résidence et de travail autorisant les ressortissants de pays tiers à résider et travailler dans les Etats membres, le député européen du GUE/NGL Patrick Le Hyaric (France) a déclaré: "Je me félicite que la  majorité du Parlement européen refuse un compromis négatif avec le Conseil européen sur cette directive. Aujourd'hui La plénière a dit non à  une grave compromission au service exclusif des grandes entreprises qui aurainet pu  demain mettre encore plus en concurrence les salariés de l’Union européenne avec ceux des pays extérieurs de l’Europe venant y travailler. En quelque sorte la création d’une seconde directive Bolkestein pour les salariés venant de pays tiers qui seront ainsi malléables et exploitables à merci".

 

Selon le député, cette directive est fallacieusement présentée comme garantissant les droits des travailleurs. C'est en fait un texte ouvrant la voie à la création de plusieurs statuts et de plusieurs catégories de travailleurs dans l’Union européenne. Par exemple celui des saisonniers, celui de travailleurs transférés au sein d’une même multinationale qui ne bénéficieraient que des droits de leur pays d’origine. C’est l’inégalité renforcée qui serait ainsi institutionnalisée.

 

"Ce projet - conclut Le Hyaric - violait gravement les principes de la charte des droits fondamentaux en ne respectant pas l’égalité des travailleurs face à leur rémunération, au temps de travail, à la sécurité au travail, à la santé, aux congés, à la protection sociale, à la formation. Aujourd'hui le  Parlement s' honore d' avoir pris en compte les remarques des syndicats, notamment de la confédération européenne des syndicats, et celles formulées par sa commission de l'emploi et des affaires sociales. Les citoyens d'europe doivent rester vigilants.

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Flash-Ball: nouveau décès

Publié le 13 Décembre 2010 par

L’homme touché par un tir de flash-Ball dimanche 12 décembre  à Marseille est décédé. Avec ce nouvel accident ayant entrainé des blessures graves et un décés , le flash-Ball, arme supposée non-létale, démontre aujourd’hui que son utilisation peut être fatale. La politique du rendement, la banalisation de la violence deviennent d’authentiques facteurs d’insécurité.

Très loin des promesses électorales du candidat Sarkozy, son règne aura été marqué par une détérioration de la tranquillité publique et par une systématisation de la violence dans les relations humaines. Tout comme le Taser qui avait mortellement blessé un homme il y a quelques jours, la dangerosité du Flash-ball doit officiellement être reconnue et son usage doit être remis en cause. Le PCF demande la tenue d’un moratoire sur l’utilisation de ces armes dangereuses, conformément aux recommandations du Comité contre la torture des Nations Unies.

 

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URGENT: Rassemblement Nice à 18h

Publié le 10 Décembre 2010 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Ce vendredi 10 décembre,  suite à l'ignoble expulsion de l'immeuble rue clémenceau de 115 demandeurs d'asile dont 40 enfants , de nombreuses associations et forces politiques appellent à venir "acceuillir" - à l'occasion de la "présentation" de leurs candidats pour les élections cantonale-  Ciotti, Estrosi & Co, pour dénoncer la réalité de leur politique de haine et le mépris dont ils font preuve à l'égard d'hommes, de femmes et d'enfants dont le seul "crime" est de fuir la guerre et le terrorisme dans leur pays.

Rendez-vous ce vendredi 10 décembre à 18h au 12 avenue de Verdun devant l'Hôtel Plaza  à Nice,

OUI, un toit c'est un droit !

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Rencontre pour un programme partagé le 16 décembre à Nice

Publié le 10 Décembre 2010 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

A Nice, aussi, la résistance à Sarkozy et la construction d’une véritable alternative de gauche s’organisent !

Le 24 novembre se tenait, à l’initiative du Front de Gauche, une réunion publique pour engager la construction d’un programme partagé. A l’issue de cette réunion, il a été décidé de la tenue de 7 rencontres publiques sur des thèmes différents pour débattre très concrètement de ce que la gauche devra faire.

La première se tiendra Jeudi 16 décembre à 18h30 à Nice (Hôtel Holiday Inn, 20 bd Victor Hugo) sur le thème « Comment s’émanciper des marchés financiers pour une autre utilisation de l’Argent »

 

Cette rencontre est ouverte à celles et ceux qui aspirent à construire une véritable alternative politique dans notre pays.

 

 nb:  Hôtel Holiday Inn, 20 Bd Victor Hugo (à proximité du cinéma Variétés).Possibilité de parking et arrêt du tramway Nice Etoile.

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J’ai mal à mon pays, j’ai mal à ma ville.Ils l’ont fait !!

Publié le 9 Décembre 2010 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

 Le pouvoir dans cette ville, se cachant derrière le droit -« une occupation illicite »- a mis ce matin dans la rue et le froid des familles, des enfants, hors de l’abri de fortune qu’ils avaient trouvé sans leur aide.

 

Nous avons encore dans la tête le discours du maire Ch. Estrosi quand il inaugura récemment la place Jean-Paul II, « exemple de profonde et totale humanité ». M. Estrosi y parlait de fraternité comme valeur commune à la religion et à la république française !! Fraternité et son corollaire Solidarité : « Toute action humaine, si elle n’est pas un tant soit peu guidée par l’amour, ou la fraternité, ou le respect, est vouée à l’échec. (…). Les plus monumentales constructions politiques se sont effondrées à grand fracas quand elles ont ignoré cette idée », y déclarait-il.

 

Pourtant, le discours, le 10 juin dernier, à l’occasion des cérémonies du rattachement, de Monseigneur Louis Sankalé déclarant que  «  le diocèse de Nice, au-delà des questions politiques, ne cesse de vivre la même mission : accueillir chacun, quelque soit sa nationalité, comme un enfant de Dieu. » aurait dû lui être une corde de rappel !

 

Cet abri de fortune -devenu inutile aujourd’hui- représentait encore trop, pour ces tenants de « l’ordre républicain», le symbole du droit à la propriété privée contre le devoir de solidarité.

 

                                                                                 

 

            Emmanuelle GAZIELLO                                                  Robert INJEY

            Conseillère Municipale                                                          Conseiller Municipal

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La justice, l'UMP et les demandeurs d'asile

Publié le 7 Décembre 2010 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

 

(Réaction du PCF 06 suite à la décision du Tribunal de Nice)

 

Nous venons d’apprendre la décision du Tribunal de Nice au sujet de l’occupation de l’immeuble Rue George Clémenceau.

Le tribunal ordonne l’expulsion de la centaine de demandeurs d’asile dont plus de 40 enfants !

Après cette décision, comment ne pas être scandalisé par l’attitude de M.Lamy, Préfet des Alpes-Maritimes, et de Messieurs Estrosi et Ciotti, qui après la mort d’un « Sans Domicile Fixe » à Nice, demandent une vigilance de tous les instants aux associations et au SAMU Social et en même temps mettent 115 personnes à la rue dans les jours qui viennent en pleine trêve hivernale.

S’il y a un coupable dans ce dossier c’est l’Etat ! Coupable du non-respect de son devoir d’hébergement des demandeurs d’asile.

Nous sommes dans un département où les élus UMP et les institutions publiques préfèrent voir des immeubles vacants que des personnes hébergées !

En cette période d’hiver, les communistes sont totalement solidaires des hommes, femmes et enfants qui cherchent un lieu pour pouvoir vivre dignement.

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Des nouvelles du Parti de la Gauche Européenne.

Publié le 5 Décembre 2010 par

 

Le 3ème congrès du Parti de la Gauche Européenne (PGE) vient de se tenir à Paris, avec la participation de 25 partis politiques nationaux (communistes, socialistes et écologiques) et 10 partis observateurs. Ce congrès vient de décider d'engager une campagne contre les plans d'austérité en Europe, en utilisant la procédure « initiative citoyenne » (collecte d’un million de signatures à adresser à la Commission Européenne). Cette pétition européenne qui va être portée par le PGE dans les prochains mois propose d’ouvrir un débat pour la création d’un « Fonds Européenne de Développement Social » dont le financement sera assuré par la taxation des mouvement de capitaux.

Par ailleurs à l'issue de ce congrès Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a été élu président du PGE pour deux ans et demi.

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