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Le blog de  Robert Injey

L'actualité politique à Nice et en France.

ESTROSI et la place Saint François : Mensonges ou approximations ?

Publié le 29 Juin 2012 par robert Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

 

 Lors du conseil municipal du lundi 25 juin 2012, une part des débats ont porté sur le devenir de la place Saint François et de la CGT sur cette place. Le maire a présenté une délibération portant abrogation des décisions de 1892 et 1954 attribuant l’ancien palais communal/Bourse du travail et l’Aigle d’Or à la CGT. Sans prendre en compte les remarques et les propositions que j’ai pu faire, le maire de Nice, pour justifier sa décision, a usé et abusé d’arguments pour le moins discutables et surtout il a renié ses engagements de 2009,  actés par un protocole d’accord avec la CGT.

 

Aujourd’hui, dans ce dossier qui connait un prolongement sur le terrain judiciaire,  il est utile de faire le point sur 5 questions précises pour tenter  de déterminer ce qui relève du mensonge ou de l’approximation.

 

 

1er question :En signant un accord en 2009 avec la CGT où il s’engageait au retour de la CGT à l’Aigle d’Or après les travaux de restauration, le maire avait-il connaissance de la réalité historique du bâtiment ?

 

Aujourd’hui il affirme que non et n’avoir été informé de cette situation qu’en mars 2010.

Je m’étonne tout d’abord qu’entre mars 2010 et le 3 mai 2012 il n’a pas pu prendre le temps d’informer la CGT de cette nouvelle situation.

 

La réalité est bien plus simple, car cette situation n’était en rien nouvelle. Elle était connue avec une très grande précision par les services de la ville depuis le printemps 2006.

En effet à cette date une équipe des services archéologiques de la Ville de Nice a engagé une étude sur le bâtiment de l’Aigle d’Or,  avec près de 20 sondages dans les murs du bâtiment pour « observer les caractéristiques des maçonneries tout en décryptant leurs articulations »

Ce travail, d’une grande qualité, a été  rendu public par la publication d’un article de Fabien BLANC dans la revue ARCHEAM de 2007 (n°14) éditée et diffusée au premier semestre 2007. Article très détaillé, argumenté,  de 25 pages (pages 95 à 118) ou tout est dit sur la réalité du bâtiment. Dans la présentation de la revue (page 7)  M. Marc BOUIRON, archéologue municipal, constate : « la mise en évidence (des) restes du couvent des franciscains de façon beaucoup plus précise … »

 

En signant l’accord en 2009 portant sur l’Aigle d’Or, C. ESTROSI et son équipe ne peuvent ignorer cette étude. Lui et les services de la Ville de Nice savaient précisément cet aspect du dossier. Oui en 2009 le maire savait, et sa décision le 3 mai 2012 de ne pas faire revenir la CGT place Saint François ne doit rien aux caractéristiques historiques du bâtiment.

 

 2ème question : Il y a-t-il incompatibilité entre la mise en valeur du cloître et l’utilisation du bâtiment par la CGT ?

 

Aucunement. Sur la vidéo réalisée par la Ville de Nice il apparait très clairement que la partie du cloître concernée par le plan de mise en valeur est un couloir d’une dizaine de mètres de longueur sur deux de largeur, sans communication avec le reste du bâtiment de l’Aigle d’Or. A défaut de pouvoir argumenter sur cette impossibilité qui n’existe pas, Christian ESTROSI sort un argument d’autorité « Je ne veux pas de bureaux ici, le ministère des finances a bien quitté le Louvre ! ». Sans doute pris dans son élan le maire de Nice n’a pas remarqué que l’Aigle d’Or n’est pas le Louvre ! 

Aujourd’hui la bâtiment  de l’Aigle d’or,  mise à part le sous sol et la galerie du cloitre,  ne comporte aucun élément architectural remarquable. Ni fresque, ni boiserie, ni décoration…. Rien ! La preuve les « Bâtiments de France » ont laissé édifier une cage massive en béton pour un ascenseur sur 4 niveaux.

Un fait s’impose, la CGT peut tout à fait être présente dans ce bâtiment sans que cela ne gêne en quoique ce soit la mise en valeur du cloitre.

 

 

3ème question : Des franciscains ou du mouvement ouvrier qui a la plus grande légitimité sur la place Saint François ?

 

La question est stupide, mais puisque le maire de Nice a voulu argumenter là-dessus, posons-la !

Les « légitimités » ne s’opposent pas,  elles constituent l’une et l’autre l’histoire de la Ville. Avec une différence, l’une est strictement de domaine du passé, l’autre est toujours d’une grande actualité,  à travers une activité humaine qui rayonne avec plus de 12 000 adhérents, des élus dans un grand nombre d’entreprises et des centaines de salariés défendus aux prud’hommes.

 

De plus, la présence ouvrière en ce lieu de la Ville est bien plus ancienne que l’existence de la Bourse du travail. Ainsi il apparait que pendant la révolution française et sous le 1er Empire la place Saint François s’appelait « Place des Ouvriers » (Article de Madame Caroline CHALLAN DELVAL, in Archeam n° 14, 2007, page 75). Une appellation peu commune qui,  sans nul doute, doit renvoyer à une réalité de l’activité de cette place à la fin du XVIII siècle et sans doute avant.

Porter la mémoire du passage des Franciscains durant quatre siècles jusqu’en 1792  ne s’oppose pas  à laisser le mouvement ouvrier marquer cette place comme il le fait depuis plus de deux siècles au-moins. Respecter le passé sans insulter le présent et l’avenir tel devrait-être l’attitude du maire de Nice….

 

4ème question : L’affaire est-elle terminée après le vote du Conseil Municipal ?

 

Nous sommes sans doute loin du dénouement final. D’une part parce que l’affaire est devant la justice, d’autre part l’histoire de cette place est déjà riche en tentatives qui ont échoué.

En effet ce n’est pas la première fois que l’on tente d’écarter  la CGT de la Place Saint François. En 1902,  le 3 mai (déjà un 3 mai) le maire de l’époque, Honoré SAUVAN,  prenant prétexte d’une opposition entre  syndicats pro et anti-mairie, prend un arrêté de fermeture de la Bourse. Il faudra attendre mai 1906 pour que la CGT prenne officiellement possession de la Bourse du travail.

En 1940 la CGT est dissoute par le gouvernement de Vichy….la CGT revient sur la place Saint François le 28 août 1944….

En 1950 le tribunal civil de Nice ordonne l’expulsion de la CGT de l’Aigle d’Or. Les locaux réquisitionnés en 1944 restent occupés. Finalement Jean MEDECIN entame une procédure d’acquisition des locaux par la ville et les affecte à la CGT par délibération du conseil municipal.

En tout état de cause c’est à la CGT et à ses organisations de décider des suites de cette affaire. Une chose est sûr au regard de 120 ans d’histoire…prétentieux celui qui croit clore plus d’un siècle de présence…

 

5ième Question : Et la Caserne FILLEY ?

 

Un des arguments pour la ville de récupérer, hier, le palais communal et aujourd’hui l’Aigle d’Or c’est de réaliser là un musée de l’histoire locale. Passons sur le fait que l’Ancien palais communal a été classé aux monuments historiques en décembre 1949 sous la dénomination de « Bourse du travail », les lieux se prêtent difficilement à une réalisation muséographique de grande ambition.  Si Nice doit se doter d’un musée de l’histoire locale digne de ce nom, un lieu apparait judicieux : c’est la caserne Filley.  Lors du débat au Conseil Municipal le maire a évacué cette proposition de pouvoir y créer un musée de l’histoire locale par un  méprisant « des bâtiments qui ont à peine 100 ans ».

 

Quelle méconnaissance de la réalité du patrimoine de notre ville !   Je laisse la parole à Monseigneur Denis GHIRALDI dans un article sur le « Monastère de saint Martin, Saint Augustin » : « Le couvent construit par les augustins  après leurs installation à l’Eglise Saint Martin en 1405 n’avait pas l’ampleur de celui qui existe  de nos jours, transformé d’ailleurs en caserne Filley» . Construction décidé en 1716, il y a donc prés de 300 ans !

 

A moins que Christian ESTROSI est une autre idée en tête pour ce site. En 2008 la ville était sensée racheter la caserne Filley, voici ce que relatait  Nice-Matin le 23 novembre 2008 « Christian Estrosi se prend à rêver : « On pourrait faire sur ce site une très belle opération d'urbanisme, au service de la population et du quartier. Je lancerai un concours d'architectes pour y réaliser des équipements culturels et sportifs. » Un gymnase et une salle de sports pour le collège et la population, une salle de réunion pour les associations, un parking pour le quartier...Si aucun obstacle ne surgit, le transfert de propriété pourrait intervenir d'ici la fin 2009 ».

« Opération d’urbanisme » rime trop souvent avec « opération immobilière spéculative », sans parler d’un parking à la place d’un cloitre du début du XVIIIème siècle, voilà des précisions qu’a oublié de nous apporter Christian ESTROSI…..

 

 

 

Robert INJEY

Conseiller municipal de Nice

 

 

 

 

 

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Et le changement c'est quand?!

Publié le 27 Juin 2012 par

Les échos titre " recul historique du pouvoir d'achat en 2012" et le Smic n'augmentera que de 2% au 1er juillet. Hollande reveille-toi, tu vas -déjà- dans le mur!
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Le programme de la Fête du Château

Publié le 26 Juin 2012 par PCF 06 dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Ce week-end se tiendra la 67 fête du Château organisée par la fédération des Alpes-Maritimes du PCF. C'est le plus grand rendez-vous festif et politique du département et cette année la Fête sera marquée par le meeting avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,  dimanche à 17h30. Outre le programme des débats (liste ci-dessous) la Fête c'est aussi 2 scènes de spectacles (samedi et dimanche soir) et plus de 70 stands. Ouverture de la Fête samedi à 11h30. (Navettes minibus au départ de la rue Ségurane).

 

A samedi sur la colline.

RI

 

SAMEDI 30 JUIN

 

14H30 :« LesCheminsdeFerdeProvence,versunenouvellevoie :larégie ! »rencontreaveclaparticipationdesyndicalistesdescheminsdeferdeProvenceetGérardPiel,PrésidentduGroupeFrontdeGaucheàlaRégion.(Espacedébat)

 

15H30 :« UneHistoirepopulairedelaCôtedAzur ».Présentationdutome2 (1914-1939)delacollectionéditéepar"LesAmisdelaliberté"écritparlesjournalistesPhilippeJérômeetAndréBaudinetpréfacéparlephilosopheAndréTosel(Espacedébat).

 

15H30 :« Jeunesse,quelleplacedanslaluttedesclasses? »(EspaceMJCF).

 

16H30 :« JusticeetPolice,pourdevéritablesservicespublics ».RencontreaveclaparticipationdIsabellePasquier,sénatricedesBouchesduRhône(Espacedébat).

 

18H :« Réussirunvraichangementàgauche ?Atoutsethandicaps ? ».RencontreavecJacquesVictor(ConseillerGénéral),CécileDumas(secrétairedépartementaleduPCF),desmilitantssyndicauxetdesmilitantsassociatifs(Espacedébat)

 

 

DIMANCHE 1er JUILLET

 

15H30 :« Aveclespeuples,pouruneautreEurope ! ».RencontreavecPierreLaurent(secrétairenationalduPCF,PrésidentduPGE),Marie-ChristineVergiat(députéeeuropéenne),desresponsablespolitiquesgrec,espagnoletitalien(EspaceDébat)

 

17H30 :MEETING avecPierreLaurent

àlespaceDonjon.

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Estrosi tente d'effacer 120 ans de présence du mouvement ouvrier

Publié le 26 Juin 2012 par dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Séance très particulière, ce vendredi 25 juin, du conseil municipal de Nice, puisque Chrisitan Estrso,i au travers un plan de valorisation du patrimoine,  a fait voter une délibération portant l'abrogation des délibérations de 1892 et 1954 attribuant des locaux municipaux à la bourse du travail et à la CGT.

Une décision qui ne doit rien au hasard puisque annoncée entre les deux tours de l'élection présidientielle... Une action est engagée auprès du TA et dans la journée la CGT doit décider des suites qu'elle donne à cette décision arbitraire.

Ci-dessous l'intégralité de mon intervention au conseil municipal sur cette question.

 

« C’est une délibération importante qui pointe deux aspects de l’histoire de notre ville qui, contrairement à ce que je peux lire ou entendre, ne s’opposent pas l’un à l’autre.

 

Le premier aspect, c’est le patrimoine de notre ville et sa mise en valeur.

Qui pourrait s’y opposer d’ailleurs?

Et de ce point de vue fous sont les élus qui dans les années 70 ont pris la décision d’installer là, place Saint François, le service du nettoiement.

Notre ville recèle des richesses architecturales souvent oubliées ou inconnues. Chacun d’entre nous espère qu’un jour nous puissions mettre enfin au jour –au-delà de quelques morceaux de poterie- des traces de l’occupation du site par les phocéens.

 

Cette richesse, n’est pas propre au Vieux Nice, c’est souvent le cas des centres historiques des villes. C’est le cas de Marseille ou bien encore de Paris. Et trouver les formes pour que la vie continue tout en mettant en évidence ces éléments de notre passé est important et n’est nulle part chose impossible.

De la même manière il m’apparait important que Nice se dote enfin d’un musée qui retrace l’histoire de notre territoire, avec une véritable ambition muséographique.

J’ai eu l’occasion de visiter le Musée de la Corse à Corté, au cœur de la citadelle, et j’ai toujours du mal à comprendre que ce qui est possible à Corté ne le soit pas à Nice.

 

D’un point de vue muséographique, le palais communal comme l’Aigle d’Or ne sauraient répondre à cette ambition.

Si nous avions l’ambition d’un espace muséographique pour retracer l’histoire de plus de 2500 ans d’occupation humaine, depuis l’arrivée des phocéens, seuls 2 lieux semblent, à mon avis répondre, à cette exigence.

 

Il y a le palais Sarde qui, je pense, doit servir à autre chose qu’à des logements de fonction et l’organisation des soirées électorales.

 

Il y a la caserne Filley. Localisée dans un lieu plus symbolique et mieux adapté par l’espace immense concerné, avec une charge historique importante. En effet elle jouxte l’église St Augustin, où les moines de l’ordre des Augustins s’établirent en 1405, où Martin Luther fit un passage en 1510 et où fut baptisé Garibaldi. Une caserne située au pied des fortifications de l’ancienne citadelle et fait face au monument de Catherine Ségurane.

Si nous voulions une véritable espace muséographique digne de la 5èmeville de France et de son histoire, je pense que c’est là qu’il faudrait le concevoir.

 

Dommage que dans votre délibération il n’y ait pas trace de cette ambition.

 

Mais l’essentiel en vérité n’est pas là.

Et là ne tournons pas autour du pot, à chaque fois qu’on a tenté de faire partir la CGT de la place St François c’est au prétexte de la création d’un lieu sur l’histoire locale

 

L’affaire n’est pas nouvelle, déjà Jacques Peyrat si était employé.

L’argument archéologique et la reconfiguration de la place St François sont des prétextes.

De ce point de vue une petite erreur dans les considérants est assez significative. Page 3 de la délibération, les premiers relevés archéologiques effectués concernant l’Aigle d’ Or ne datent pas de mars 2010, mais du printemps 2006, avec une publication dès 2007 (« Le couvent des frères mineurs de Nice » article de Fabien Blanc, Revue ARCHEAM n°14 de 2007, page 95 à 118) .

Donc bien avant la signature du protocole d’accord de 2009.

 

Prétexte, car à l’exception du sous-sol et d’éléments de façade, le bâtiment de l’Aigle d’Or en lui-même ne recèle aucun trésor architectural. La preuve, avec l’assentiment des bâtiments de France une massive cage d’ascenseur vient d’être édifiée sur 4 étages.

 

Un prétexte pour tenter d’effacer une autre réalité historique, qui continue aujourd’hui, c’est celle du mouvement ouvrier et de la place de la CGT.

Un prétexte pour, aujourd’hui, nous proposer ni plus ni moins d’abroger les délibérations du 20 octobre 1892 (mais là il y a accord de fait puisque cela concerne l’ancien palais Communal), mais surtout d’abroger la délibération du 12 avril 1954 affectant l’Aigle d’Or à la CGT. Une délibération présentée par Jean médecin lui-même.

 

C’est le deuxième aspect de cette délibération, la présence de la CGT sur la place St François que, de manière très artificielle, vous voulez opposer à la mise en valeur du patrimoine.

Depuis 1892, la place St François est marquée par cette présence du mouvement ouvrier et particulièrement par la CGT depuis 1895.

La place Saint François est le siège d’une des 5 bourses du travail historiques en France.

Une présence ponctuée par les grands mouvements sociaux, les grandes conquêtes sociales.

Une présence marquée, et c’est particulièrement vrai pour l’Aigle d’or réquisitionné à la libération, par la Résistance.

 

A plusieurs reprises par le passé dans ce conseil, et avec beaucoup d’émotions, vous nous avez parlez de votre grand père.

Pour la première et la dernière fois permettez-moi de vous parler du mien.

Pour l’avoir vu quand j’étais plus jeune, j’ai recherché une photo de mon grand-père dans les locaux de la bourse du travail en 1936.

Je ne l’ai pas encore retrouvé, mais en cherchant je suis tombé sur d’autres documents.

L’ordre d’appel sous les drapeaux pour rejoindre le centre de mobilisation d’infanterie à Saint Jean d’Angely en date du 25 août 1939, des diplômes de la Résistance en date du 4 septembre 1944, des veilles coupures de journaux relatant le procès et la condamnation de la voisine qui dénonça mon grand-père à la Feld-Gendarmerie en 1944.

 

Heureusement lui a pu s’en sortir, prendre une part active à la libération de Nice dans son quartier, bd Gambetta, et par la suite reprendre son activité syndicale à l’Union Locale de Nice, place Saint François, et dans sa branche d’activité dont il était le responsable sur Nice.

J’ai d’ailleurs retrouvé à cette occasion une carte de la CGT daté du 1ermai 1945.

Mais si mon grand-père en pu s’en sortir ce n’est pas le cas de tous.

A cet instant me reviennent 2 noms Virgile Corbani secrétaire départemental de la CGT assassiné en août 1944, dont une plaque perpétue le souvenir sur l’ancien palais communal, et Jean Baptiste Malausséna employé de la ville de Nice fusillé avec d’autres le 15 août à l’Ariane.

Monsieur le maire la présence de la CGT sur la place St François, elle a une légitimité historique depuis 120 ans, mais elle a aussi la légitimité du sang versé.

Le respect du passé et sa mise en valeur de notre patrimoine doit et peut se conjuguer avec cette histoire-là.

C’était d’ailleurs l’esprit qui a animé la CGT quand elle a engagé avec vous des discussions et signé un accord en 2009.

 

Respect du patrimoine, respect du passé, respect des engagements.

 

Même si je ne partage pas le projet du Nice Stadium, je comprends votre colère quand l’Etat ne respecte pas les siens dans l’affaire du financement du Musée du Sport

Je fais miens vos propos rapportés dans l’édition de samedi de Nice-Matin concernant cette affaire, où vous demandez à l’Etat d’honorer sa parole.

Dans le cas de l’Aigle d’or je vous demande aussi d’honorer la parole et l’engagement de la ville de Nice lors de la signature de l’accord avec la CGT

Monsieur le Maire, nous sortons d’une période électorale chargée.

Votre camp a perdu un scrutin, localement vous en avez gagné un autre.

 

Dans cette période les uns et les autres nous avons eu de fortes poussées d’adrénaline.

Je mets sur le compte de cette poussée d’adrénaline votre annonce entre les deux tours de l’élection présidentielle de ne pas faire revenir la CGT place St François.

Persister dans cette posture serait une erreur.

Aussi je vous propose de retirer cette délibération.

Et je vous suggère de reprendre le fil de la discussion avec l’organisation concernée, car sans doute dans le cadre d’un projet de valorisation du patrimoine il y a deux-trois choses à revoir par rapport à l’accord signé.

La place Saint François doit-être le témoin de la présence des Franciscains jusqu’en 1792, il y a 220 ans et de la présence actuelle du mouvement ouvrier depuis 120 ans.

Lier le passé et le présent c’est permettre à la place Saint François de demeurer un véritable lieu de vie.

Personnellement c’est mon ambition pour cette place.

 

Nice le 25 juin 2012

 

Robert INJEY

Conseiller municipal de Nice

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Estrosi à la manœuvre pour faire taire les élus communistes ?

Publié le 22 Juin 2012 par Robert Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

Christian Estrosi a-t-il en tête d’imposer le silence aux élus communistes et du Front de Gauche ?

 

Déjà en campagne pour tenter de déloger la CGT de la place Saint François, Christian Estrosi s’apprête, lors du conseil municipal du lundi 25 juin et du conseil métropolitain du vendredi 29 juin, à modifier le règlement intérieur de ses 2 assemblées. La modification, en particulier pour le conseil municipal, porte sur un seul point : relevé de manière très forte (1) le nombre d’élus nécessaires pour former un groupe ouvrant par la même la possibilité de pouvoir s’exprimer au sein du conseil.

Cette décision est  pour le moins surprenante, toutes les assemblées ont plutôt tendance à baisser le seuil pour favoriser l’expression démocratique. Traduirait-elle  une inquiétude chez le député-maire de Nice ? Celle de continuer à voir les élus du Front de Gauche à s’exprimer au conseil municipal ou à la Métropole? Ou bien est-ce la crainte postélectorale d’une implosion de la majorité UMP et de la création d’un groupe divers droite ?

En tout état de cause, réduire de manière arbitraire la possibilité de pouvoir créer des groupes au sein de ces deux assemblées n’est pas une bonne chose pour l’expression démocratique. Et cela d’autant plus dans un département champion de l’abstention électorale.  

 

Robert INJEY

 

(1)        Le seuil passerait de 2 à 5 au conseil municipal et de 2 à 8 à la Métropole.

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Le meeting de la Mutualité avec Pierre LAURENT (Vidéo)

Publié le 21 Juin 2012 par Public Sénat dans Politique France

 

 

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Le PCF dit non au gouvernement (afp) (afp)

Publié le 20 Juin 2012 par

Les communistes ont, sans surprise, voté aujourd'hui à une écrasante majorité leur refus d'entrer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, lors d'une conférence nationale des délégués PCF réunis à la Mutualité. Les quelque 500 délégués PCF, représentant les militants qui ont débattu pendant deux jours de cette question, ont voté à main levé. Il y a eu seulement 4 votes contre le texte proposé par la direction et 16 abstentions. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, avait dès lundi devant le Conseil national du parti, estimé que les conditions n'étaient aujourd'hui "pas réunies" pour que des communistes entrent au gouvernement.
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La CGT doit revenir place Saint-François

Publié le 19 Juin 2012 par Robert Injey dans Actualités Nice et Alpes Maritimes

 

La CGT vient d’engager l’occupation de l’Aigle d’Or place Saint-François. C'est une action légitime.

 

Face au mépris de Christian Estrosi,  reniant ses engagements comme maire de Nice, la CGT fait prévaloir le respect du  droit sur l’arbitraire.

Tous les « arguments historiques » avancés par le maire de Nice sont de circonstance. Avec ce type de raisonnement l’ensemble du Vieux-Nice devrait être transformé en musée,  quant à sa conception bien particulière de «  c’est la propriété de tous les Niçois » cela est assez amusant venant de la part d’un maire qui « privatise » une grande part de l’espace public du Vieux-Nice pour quelques amis restaurateurs….

 

En réalité, à l’image d’une droite et de son extrême qui ont la haine du mouvement ouvrier, Chrisitan Estrosi voudrait tirer un trait sur une réalité : celle de la CGT, force majeure du syndicalisme dans les Alpes-Maritimes, présente sur la place Saint François depuis la fin du 19ème siècle. Une présence marquée par les grandes dates du mouvement ouvrier, comme 1936, la libération face à l’occupant Nazi, 1968, 1995…. Une présence étroitement liée à l’histoire de notre ville et d’une grande part de sa population.

 

Il est temps pour Christian Estrosi d’abandonner une posture où, entre les deux tours de l’élection présidentielle, le maire de Nice voulait régler ses comptes avec la principale organisation syndicale.

 

Oui, Nice est riche de son patrimoine. Elle est riche aussi grâceaux  salariés qui y vivent et y travaillent. Faire conjuguer les deux est possible: cela se pratique dans tous les centres historiques de notre pays.

 

Quant à trouver un lieu pour un musée du patrimoine local, des sites existent à Nice pour accueillir un tel espace. Je ne manquerai pas, à l’occasion du prochain conseil municipal, de faire une proposition en ce sens.

En attendant, la CGT doit revenir place Saint-François.

 

 

Robert INJEY

Conseiller municipal communiste de Nice

 

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Démocratie en crise: suite

Publié le 18 Juin 2012 par Robert Injey dans Politique France

Le PS a la majorité absolue. A partir d'aujourd'hui difficile de dire que rien n'est possible quand le pouvoir en place détient la majorité à l'assemblée et au sénat, 20 régions sur 22 et une majorité de conseils généraux. Maintenant tout sera une question de volonté politique ou pas. A suivre !

 

Par contre ce second tour illustre la crise de notre démocratie sur au moins deux aspects.

 

D'une part l'abstention explose une nouvelle fois. Pour un second tour l'abstention était de 28,6% en 1997, 39,7% en 2002, 40,1% en 2007 et elle a atteint hier 43,6% ! Sauf à considérer que tout va bien il serait urgent de s'interroger sur la question.

D'autant, et c'est le second aspect, que l'abstention va de pair avec le renforcement du bipartisme. PS et UMP (avec leurs satellites réciproques) vont totaliser plus de 92% des sièges alors qu'ils totalisaient 56% au premier tour de la présidentielle.

Président de gauche ou de droite cette situation devient de plus en plus insupportable.

 

Les résultats sur Nice illustrent un peu plus cette crise de la représentativité. Une abstention qui atteint le record national. Une droite qui s'effrite légèrement sur 2007 (Ciotti est le seul à Nice qui a du effectuer un second tour à l'époque) perd un peu plus de 600 voix sur le périmètre de l'ancienne 1ère circonscription. Allemand en gagne même pas 500 malgré la vague rose...

RI

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Une démocratie représentative à bout de souffle!

Publié le 14 Juin 2012 par Robert Injey dans Politique France

Le premier ministre vient d’annoncer, mercredi 13 juin, sa volonté de rapprocher un peu plus les législatives de la présidentielle, sans pour autant que les deux scrutins se tiennent le même jour.

A quoi veut-on jouer ?

Après 2002 et 2007, nous venons de connaitre en 2012   le troisième scrutin version "calendrier inversé" (C'est à dire la présidentielle puis quelques semaines après les législatives).  Le bilan est catastrophique pour notre démocratie de moins en moins représentative.

Ainsi dimanche 17 juin au soir l’UMP et le PS totaliseront sans doute 95% des sièges à l’assemblée nationale. Les mêmes,  lors du 1er tour le la présidentielle le 22 avril  totalisaient 56% des suffrages.

 A l’inverse le Front de Gauche qui totalisait 11% des suffrages va se retrouver avec moins de 2% des sièges, le MODEM avec près de 7% n’aura sans doute qu’un seul siège et le FN, au-delà du dégout pour les thèses dont il est porteur, devrait en compter 2 ou 3 alors que Le Pen comptabilisait près de 18% des suffrages le 22 avril.

 

Ce décalage entre la représentation politique et l’expression des français est le résultat « mécanique » de l’inversion du calendrier.  On ne vote plus pour des idées ou un programme aux législatives on vote pour donner une majorité au Président nouvellement élu. Système vicieux qui favorise la bipolarisation, car encore deux élections  (2017 et 2022) et il n’y aura plus que des députés PS et UMP à l’assemblée.

Système qui vide les législatives de tout intérêt aux yeux des électeurs.

La preuve l’évolution du taux d’abstention. En 1993 il est de 30,8%, il passe à 32% en 1997 ; En 2002 avec l’inversion du calendrier il « explose » à 35,6%, puis 39,5% en 2007 et atteint 42,77% en 2012 !

 

Il faut en finir avec  ce système anti-démocratique. La proportionnelle (pondéré ou pas pour assurer une majorité à la force politique arrivée en tête) est la seule solution pour redonner sens à une démocratie représentative qui aujourd’hui « évacue » plus de 40% des électeurs de la représentation nationale.

La proposition de Hollande porte sur une « part » des députés élus à la proportionnelle. Tout le débat porte sur l’importance de cette part. Soit c’est la totalité (position Front de Gauche), soit c’est beaucoup moins. Il circule le chiffre de 10%, ce qui est tout à fait ridicule, puisque une force totalisant 10% des suffrages se retrouverait avec 5 à 6  députés soit 1% des sièges…

En tout état de cause nous ne pouvons plus en rester là !

 

Robert INJEY

Conseiller municipal Nice

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Second tour: lettre ouverte à Patrick Allemand (PS)

Publié le 12 Juin 2012 par Robert Injey dans Politique France

Monsieur le Vice-président, Cher Patrick 

 

Après la défaite de Sarkozy le 6 mai dernier, il nous faut aujourd'hui assurer une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Candidat du Front de Gauche dans la 1ère  circonscription des Alpes-Maritimes, j'appelle toutes celles et tous ceux qui m'ont accordé leur suffrage à voter pour vous le 17 juin et par là même à empêcher Eric Ciotti d'être à nouveau député.

Dimanche prochain, dans notre département comme en France  la victoire à gauche doit être la plus large possible.


Mais gagner est une chose, réussir un vrai changement en est une autre.


Tout au long des campagnes (présidentielle et législatives)  j'ai pu prendre toute la mesure des attentes et l'urgence de prendre des mesures indispensables à l'amélioration concrète des conditions de vie. L'attente à l'égard de la gauche est immense.  La gauche n'a plus le droit d'échouer, car le risque alors serait de voir arriver une droite alliée à Marine Le Pen avec la mise en œuvre d'une politique très régressive pour notre peuple.

Par le passé, faute de répondre à cette attente, à chaque fois que la gauche est revenue  au gouvernement elle a été sanctionnée au scrutin suivant (1986, 1993, 2002). Nous avons la responsabilité d'inscrire le changement dans la durée et de répondre à l'attente de celles et ceux qui  attendent des améliorations réelles, des ruptures avec les politiques libérales.

C'est pourquoi, sans reprendre l'ensemble des sujets où parfois nos avis sont différents, je souhaite attirer votre attention sur des questions précises et j'aimerais pouvoir prendre connaissance de vos intentions sur celles-ci : 


Mes questions sont les suivantes :


1/ Les nouvelles règles du nouveau traité budgétaire européen, plus communément appelé traité Merkel/Sarkozy, sur lequel les députés socialistes se sont  abstenus à l'Assemblée Nationale, durcissent et rendraient irréversibles les politiques d'austérité en Europe. L'aide aux pays en difficulté, prévue par le Mécanisme Européen de Stabilité,  sera conditionnée par l'application de plans d'austérité, de privatisations et de libéralisation. Les marchés financiers et les banques, activement soutenus par la BCE, continueront à imposer leur loi aux gouvernements. Nous considérons que c'est  au peuple de décider de son avenir sur des questions aussi cruciales, et nous proposons   la tenue  d'un référendum sur le traité budgétaire européen. Etes-vous favorable à ce référendum ?


2/ Depuis quelques jours, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient dans notre  pays. Ces destructions massives de l'emploi industriel français doivent être stoppées.

Contre les licenciements boursiers, nous proposons l'adoption d'un moratoire à effet immédiat et l'inscription à l'ordre du jour au début de la session parlementaire d'un débat sur les mesures anti - licenciements. Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier. Etes-vous favorable à son adoption ?


3/ La question de l'emploi et du pouvoir d'achat sont au cœur des préoccupations des ménages. Le Front de Gauche est favorable à une hausse du SMIC brut à 1700 euros, accompagné d'un dispositif pour permettre aux PME-PMI d'accéder au crédit à des taux très faibles et  faire baisser les charges financières qui pèsent sur elles. Le Président de la République a  parlé d'un coup de pouce au SMIC. Très concrètement quelle est pour vous la « dimension » de ce coup de pouce ?


4/ Dans notre ville, le logement représente en moyenne 34% du budget des familles. Pouvoir se loger est une angoisse pour des milliers d'entre-elles. La construction de logements à loyers modérés devient une urgence de plus en plus grande. Après des années de hausses frénétiques,  le blocage (et pas simplement en cas de re-location)  et la baisse des loyers sont indispensables. Que comptez-vous faire en la matière ?

De la même manière pour en finir avec les possibilités de dérives  clientélistes dans   l'attribution des logements sociaux  quels dispositifs juridiques  comptez vous mettre en place pour assurer au mieux la transparence des attributions ?


5/ La forte implantation du système libéral et lucratif de santé et le démantèlement des hôpitaux publics entraînent une inégalité d'accès aux soins de plus en plus forte. A l'image du dossier « l'affaire CHU/Lenval » avec le regroupement du pôle « mère-enfant » sous l'égide d'une structure privée c'est l'accès à une santé de qualité pour tous qui est remise en cause. Sur ce dossier précis CHU/Lenval que comptez-vous faire ?


6/ Le fort taux d'abstention qui a marqué les élections législatives est le reflet d'une crise de notre démocratie représentative. Comment pourrait-il en être autrement quand les citoyens ont le sentiment de ne pas être représentés. L'inversion du calendrier a accentué la bipolarisation. Ainsi le PS et l'UMP, dont les candidats au 1er tour de la présidentielle totalisaient près de 56% des suffrages, vont détenir près de 95% des sièges à l'Assemblée Nationale. A l'inverse le Front de Gauche qui rassemblait plus de 11% des suffrages  devrait compter moins de 2% des sièges à l'Assemblée nationale. Quelles sont très concrètement vos propositions pour remédier à cette  crise de nos institutions représentatives?

 

Je vous remercie par avance pour vos réponses et vous souhaite plein succès pour le second tour.

Amicalement

Robert Injey

 

 

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Débat: Ciotti-Injey-Peyrat-Allemand (Vidéo france 3)

Publié le 6 Juin 2012 par France 3 dans Politique France

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